‹ Commentaires th©♭rapeutiques du Codex medicamentarius [electronic resource]Chapitre 332 sur 384 · SULFITE (13I-) DE SOUDE, SULFITE ACIDE DE SOUDE · texte numérisé non relu

SULFITE (13I-) DE SOUDE, SULFITE ACIDE DE SOUDE

]a putréfaction des malièi-es organiques. Comme l'hyposulfite de soude, par exemple, il pourrait servir à la conservation des cadavres ou des pièces anatomiques ; en outre les humeurs animales qu'il a imprégnées pendant la vie résistent plus facilement à la putréfaction. C'est à Polli principalement que l'on doit la démonstration des vertus anlizj^motiques et antiputrides du Sulfite de Soude, et ses expériences ont été en partie vérifiées par Piétra Santa et C. Paul, en France, comme elles l'avaient été déjà par un grand nombre de médecins italiens. Les théories proposées pour expliquer le mode d'action du Sulfite de Soude contre les ferments sont toutes critiquables, je n'ai donc pas à les mentionner ici. Je me borne à dire qu'il les tue ou les rend impuissants à la façon de l'acide sulfureux, l'un de nos meilleurs désinfectants et antiseptiques.

Ses voies d'élimination sont surtout les reins. On le retrouve dans l'urine à l'état de sulfite quand il a été ingéré à dose assez élevée, ou de sulfate s'il a été pris à petite dose (Rabuteau).

Synergiques auxiliaires. — Les synergiques du Sulfite de Soude sont les antiseptiques en général, d'une part, et d'autre part, plus près de lui encore, les hyposulfites (voy. p. 778) et les différents sulfites, principalement ceux de magnésie et de chaux, ses véritables succédanés. Mais ces derniers sont peu solubles dans l'eau, surtout le sulfite de chaux, de sorte qu'ils n'ofi"rent au médecin aucun avantage réel sur leur rival mieux favorisé sous ce rapport. Le sulfite de chaux est d'ailleurs transformé en Sulfite de Soude dans les premières voies.

Substances incompatibles. — Les matières oxydantes : permanganate de potasse, acide nitrique, transformant sur place le Sulfite en sulfate de soude neutralisent ses effets; elles sont incom.patibles avec le Sulfite de Soude. C'est un sel assez peu stable d'ailleurs, qui se décompose très vite au contact des substances organiques, se réduisant quand elles sont privées de vie, s'oxydant alors qu'elles sont vivantes (Rabuteau).

Usages. — Le Sulfite de Soude peut être employé avec avantage • 1" pour neutraliser l'action de l'oyygène atmosphérique et réaliser en quelque sorte, pour les plaies, les avantages de la méthode sous-cutanée et des pansements par occlusion ; 2" pour arrêter la fermentation, particulièrement a putréfaction; 3° pour détruire, en leur enlevant l'oxygène essentiel à leur constitution, les matières putrides déjà formées ; 4» pour tuer les organismes inférieurs, voisins des ferments proprement dits, qui caractérisent les afiections parasitaires. Le Sulfite de Soude a d'ailleurs, sur les autres moyens désinfectants, l'avantage d'être sans odeur et véritablement inoffensif.

On devra le consdller pour imbiber les pièces de pansement des plaies suppurantes, pour désinfecter et modifier les plaies gangréneuses les ul cères sameux fétides; pour détruire les champignons des herp^ onsurant et c.rciné des éphélides hépatiques, et ariôter le développemen" du muguet. Porté dans le tube digestif, le Sulfite de Soude d'étru^ra UWeuï repoussante des fèces dans certaines espèces de diarrhée. GuDLEn et Laddiîe, ;j<! édition.

y-g SULFITE (m-; DE SOUDE, SULFITE ACIDE DE SOUDli.

On doit à Kurz et Manuel, dans le choléra de 1832, le premier emploi interne du Sulfite de Soude, etàBurgraeve, deGand, les premières tentatives d'application externe de ce médicament comme topique chirurgical. Mais Polli et les médecins italiens ont cru trouver dans le Sulfite de Soude et ses congénères un spécifique contre les fermentations morbides qui se passent au sein de l'économie animale, et considérant toutes les affections spécifiques: morve, fièvre typhoïde, fièvres éruptives, fièvrepuerpérale, etc., comme le résultat de fermentations particulières, ils ont employé dans ces affections graves et autres de même ordre, les sulfites à l'intérieur. La théorie n'est pas acceptable pour deux raisons : la première, c'est que la nature zymolique de l'infection putride et même de l'infection purulente étant admise, il est au moins prématuré de leur assimiler la morve et les maladies virulentes ; la seconde, c'est que les agents capables de s'opposer aux fermentations morbides dans le sang le sont également d'arrêter les actes chimiques indispensables à l'entretien de la respiration et de la vie (Yoy. Chlore).

Toutefois les faits invoqués en faveur de la doctrine semblent témoigner que par un mécanisme ou par un autre, le Sulfite de Soude et les composés analogues exerçent une heureuse influence sur la marche et l'issue des maladies virulentes ou infectieuses contre lesquelles ils ont été préconisés. Mais avant de chercher l'explication de cette inQuence, de nouvelles observations sont indispensables pour établir définitivement la réalité du

fait pratique. , . , ,j

Si ie ne partage pas les espérances de Polli et de plusieurs autres médecins italiens, relativement à l'efficacité du Sulfite de Soude et de ses congénères contre les maladies à poisons morbides, je ne vais cependant pas jusqu'à considérer comme vaine leur administration à l'mtérieur ; car d'une part ils peuvent agir autrement que comme antizymotiques , et, d'autre part, ils peuvent, après avoir été, masqués par l'albumine du sang, retrouver leur puissance dès qu'ils passent dans les émoncloires et sont rendus, pour ainsi dire, à la liberté. De celte manière il désinfecte l'urine dans le catarrhe vésical avec fermentation ammomaca e de 1 urée. Et sans doute agit-il par un mécanisme du même ordre contre la bronchite fétide (Lancereaux et Leviez).

Semmola a bien vu, du reste, qu'il ne faut guère compter sur une influence thérapeutique réellement bonne du Sulfite de Soude dans les di Icrentes maladies infectieuses : typhus, fièvre scarlatine, rougeole : dans le. maladies virulentes : syphilis, pustule maligne, etc., tandis qu'il devient un agent vraiment héroïque contre les infections putrides, en paralysant i action nuisible du principe absorbé. ,„„,p„ 1^ Il est encore difficile d'admettre l'heureux effet des sulfites contre la diphtérie, malgré les rapports favorables de Giacchi et E.i. Schottin. bt nous ne croyons pas jusqu'à plus ample informé qu'on puisse les considérer comme des succédanés (Polli) delà quinine dans le traitement de a lièvre intermittente, malgré la petite statistique encourageante produite

SULFOVINATE Dlî SOUDE, lîTHYL-SULFATE DE SOUDE, 970 pat- C. Paul d'après quelques-uns de nos confrères italiens ; guérisons, 81, 46 p. 100, insuccès. II, 44. De plus Semmola assure que le sulfite de chaux n'a dans la phtisie aucune action curative, sans compter qu'il est comme ses congénères très mal supporté par les sujets adectés de cette maladie. Par contre le Sulfite de Soude a modifié avantageusement certaines dyspepsies, parasitaires, puisque les vomissements renfermaient de grandes quantités de sarcines (Silvestrini).

A l'extérieur le Sulfite de Soude rend comme topique d'excellents services. Il a sur les plaies une action anesthésiante, neutralise leur odeur putride et facilite leur cicatrisation (Burgraeve, Gritti, G. Paul) Enfin i'indiquerai en terminant quelques usages industriels des sulfites. Ils peuvent servir au blanchiment des linges, à la conservation des sucs végétaux (Recluz), et ils ont été usités dans la fabrication du sucre

Modes D'ADmNis™^^ doses. - On peut administrer par l'estomac le Su fite de Soude à la dose de 5 à 13 grammes par jour, en plusieurs fois en solution aqueuse, dans des tisanes aromatiques et amères, dans des teintures alcoohquesde quinquina, quassie, gentiane ; en potion ou en siron en pastilles et alcoolés (E. Delpech). ' '

On con^pose encore avec le Sulfite de Soude des gargarismes, collutoires collyres, lavements, glycerés (13 grammes pour 100) pommades. Pour les pansements on se sert de la solution au sixième ou bien au dixième dan

^^JULFOV,NATE DE SOUDE, ÉTHYL-SULPATE DE SOmE^ Btkylsulfas

Angl. - Sulphovinate of soda. - Ail. : Nalrium sulfo-aethylicum. Le Sulfovinate de Soude, 2(S03), G^H^O, NaO ; 2 aq., crfstallise en tables ZZu^U^^^^^^^ '''-'T''^ ^^^^ ^'-u froide et dan

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Action physiologique et usagfs — Mn n Knn„«

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long. 1S„ présence de l'e u, M r ut T k " ."'l' '""^

eau, surtout à clia„,l, le Sullovinate alcalin se dé-

tjgQ SUL1<"URE D'ANTIMOINE PUR.

compose parliellement en bisulfate et en alcool, l'altération pourrait se produire dans une bouteille de limonade et même dans une potion, ce qui justifie les réserves faites par la Société de pharmacie au sujet de l'emploi de ce nouveau purgatif. D'ailleurs quelques accidents ont déjà été signalés et s'expliquent par la présence d'une proportion plus ou moins forte de sulfovinate de baryte, composé dangereux formé pendant la préparation du Sulfovinate de Sodium par le procédé de Limousin (décomposition du sulfovinate de baryte par le carbonate de soude), et qu'une opération méthodique ne réussit pas toujours à éliminer. Toutefois le mode de préparation de Dubois (saturation du carbonate de soude par la solution alcoolique d'acide sulfovinique) met à l'abri d'une pareille altération.

Pour les motifs indiqués ci-dessus, je ne puis néanmoins recommander l'usage du Sulfovinate de Soude, et je conseille tout au contraire de revenir à l'emploi du phosphate de la même base dans la médecine infantile. Je l'ai cependant prescrit quelquefois avec succès et sans inconvénients, à la dose de 25 ou 30 grammes chez des adultes, et de 10 grammes chez des enfants, en dissolution, soit dans de l'eau de Seltz, soit dans de l'eau de fontaine édulcorée avec du sirop de groseille.

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