AYA-PANA
D'ailleurs la racine d'Awne'e entre dans la composition d'une foule de préparations dont les moins oubliées sont le Sirop d" Erysimum composé et le Sirop d'Armoise composé. — L'Hélénine se prescrit (Coqueluche) aux doses de 5-2S centigrammes.
. AURONE MALE ou CITRONNELLE, Artemisia Abrotanum, L. — Composées ou Synanthérées-Sénécionidées.
Angl. : Balm Mint, garden Mint. — Ail. : Citronenh-aut.
C'est un sous-arbrisseau originaire du midi de l'Europe, et dont les feuilles froissées entre les doigts exhalent une agréable odeur de citron. On en prépare une infusion théiforme qui est stomachique, carminative et môme anthelminthique. Wauters la considère comme un succédané du semencontra. Elle passe encore pour sudorifique, emménagogue et vulnéraire.
AVOINE. — Voy. Gruau.
AXONGE, GRAISSE DE PORC ou SAINDOUX. Graisse extraite de la panne [épiploon] du porc (Sus scrofa, L.) — Mammifères-Pachydermes.
Angl. : Hogs lard, Axunge. — Ail. : Schweineschmalz.
L'axonge est un corps gras, neutre, constitué par la réunion en proportions non définies de trois glycérides : la tristéarine, la (rioléine et la (ripalmitine, celle-ci dominant.
Rarement on l'emploie isolément. Elle sert à faire des onctions adoucissantes sur les surfaces érythémateuses, érysipélateuses, prurigineuses, excoriées, gercées ou affectées d'une d-ermatose démangeante.
Habituellement cette graisse entre dans la confection des pommades, m ins souvent aujourd'hui depuis que nous avons la vaseline, des onguents et des emplâtres.
On l'aromatise avec du benjoin, l'acide benzoïque jouissant, comme la vanille, du privilège d'empêcher le rancissement de la graisse et l'oxydation des substances qu'on y incorpore. L'axonge benzoïnée est particulièrement utile pour rendre stable la pommade d'iodure de potassium et prévenir la mise en liberté de l'iode (Deschamps).
AYA-PANA Eupalorium Aya-pana, Vent. - Composées ou Synanteé-
REES-EUPATORIÉES.
Cetle^«pa^o,;r. originaire de la vallée de l'Amazone, jouissait naguère au Brési d une réputation fabuleuse contre les fièvres intermittentes, les d rtres, les hydropisies et la plupart des maladies rebelles, sans p rler des morsures de serpents. Ses feuilles sont amères, aromatiques; leur odeur a quelque rapport avec celle de la fève ïonka Sans ôtre un remède infaillible des cas désesn^rn» nii. V^ ^^^^ H.!.finiiif To ^' S aesespéres, elles sont loin de mériter un oubli
amers .pL . ""'T^'^'' ^^"«^ de tous les aromatiques-
d^L iVrip?.. ''.'^''S'^''^ dans les troubles fonctionnels des organes
n fè f.\l ^ ^ ^^^tarrhes des muqueuse^, les
ulcères atoniques.
GuDLEH ot Ladbée, 3« édition. o