COPAHU
diminuer les aux muqueiix, qu'ils peuvent mônne supprimer tout à coup. On peut débuter par là dans le traitement de la blennorrhagie ; mais leur usage devient inopportun dès que la cure de balsamiques est commencée, attendu qu'ils contrarient l'absorption des principes oléo-résineux du Copahu, et deviennent ainsi réellement ses antagonistes.
Les acides en excès sont un peu dans le même cas. Le froid nuit également à ses effets.
Usages. — N'était l'odeur repoussante qui le caractérise, le Copahu serait rationnellement désigné pour combattre les catarrhes de toutes les muqueuses, au même titre que les autres balsamiques ; mais cet inconvénient a dû le faire réserver pour les lésions qu'il est le plus apte à guérir : celles del'urèthre et de la vessie, contre lesquelles il ne possède d'ailleurs aucune vertu spécifique.
Deux méthodes ont été proposées pour guérir la blennorrhagie par le Copahu. Selon la première, il ne faut donner ce baume qu'après avoir fait céder par un traitement antiphlogistique les symptômes inflammatoires. D'après la seconde, le Copahu devrait être administré d'emblée, quelle que fût l'acuité du mal.
La première est évidemment la seule fondée en principe, et l'expérience prouve que la seconde n'est pas toujours exempte d'inconvénients ou de dangers. Seulement l'incertitude pour les partisans de la méthode de temporisation commence lorsqu'il s'agit de décider de l'opportunité de l'emploi du Copahu, et l'on ne saurait contester qu'au déclin de la médecine physiologique, ils n'aient toujours trop attendu pour arriver aux balsamiques, et que plus tard ils n'aient encore de temps à autre laissé passer l'occasion d'agir. C'est contre cette lenteur excessive que réagissait la précipitation non moins exagérée des promoteurs de l'emploi exclusif du Copahu.
Mieux inspirés, nous commençons aujourd'hui par calmer les phénomènes phlegmasiques lorsqu'ils sont excessivement intenses, comme dans la cordée, mais nous nous empressons de recourir aux balsamiques dès que les complications inflammatoires sont apaisée.s. La douleur en urinant, un certain degré de cystite, le priapisme ne contre-indiquent pas l'usage du Copahu; seulement il y a lieu en pareil cas de procéder avec ménagement, ot de prescrire en môme temps des moyens anliphlogistiques : bains, boissons délayantes, etc.
Le Copahu est moins héroïque contre la blennorrhagie des femmes (Ribes.R.cord), parce que chez elles luréthrite n'est qu'une partie du rhal, et que le catarrhe purulent est ordinairement étendu à toute la cavité du vagm, SI ce n'est du col utérin, surfaces que les urines copaïfères ne touchent pas Trousseau et Pidoux). Aussi Ricord, après avoir démontré la réa hté de 1 action topique du Copahu, a-t-il eu l'idée ingénieuse de faire pratiquer des mjections vaginales avec l'urine chargée des principes balsamiques de cette térébenthine, et la réussite est venue justifier ses prévisions. Ces résultats ont été confirmés par les expériences de Hardy.
Mais puisque c est la résine qui passe de préférence par les urines, il se-
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rait rationnel de l'administrer seule contre la blennorrhagie ; l'expérience a été faite avec succès. J'ai administré le résidu solide de la distillation de de l'essence pour les besoins de la parfumerie. Cette substance, à la dose de 4 à 8 grammes par jour, m'a paru agir aussi bien que le baume tout entier, à la condition de nôtre pas absolument solide, auquel cas elle constituerait des pilules perpétuelles ; elle a de plus le double avantage de coûter fort peu (2 fr. ou 2 fr. 50 le kilogr.) et de ne communiquer qn une odeur faible ou nulle aux diverses exhalaisons gazeuses qui trahissent le plus inévitablement l'emploi qu'on fait de ce dernier. On pourrait également s'en servir avec avantage contre le catarrhe vésical ; mais pour corab .ttrele catarrhe chronique des bronches, il faudrait toujours s'adresser au Copahu en nature, et mieux encore à son huile volatile, la dose étant ainsi allégée de tout le poids de la résine, qui dans ce cas est inutile.
Mais une partie du Copahu ingéré échappe toujours à l'absorption, et peut servir à diminuer l'hypercrinie muqueuse de la membrane mterne des intestins dans l'entéro colite chronique. Dans ce but, au heu de favoriser la digestion et l'assimilation du baume en le donnant au voismage des repas, comme nous croyons utile de le faire lorsqu'on veut obtenir les effets éloignés ou diffusés du médicament, il est préférable de l'administrer à jeun, ou du moins en dehors du travail digestif.
Garrod, puis Duffin et Leveing se servent du Copahu pour.provoquer d'abondantes diurèses chez les hydropiques.
Dans ces dernières années, le Copahu a reçu de la part des dermatologues une nouvelle application. A la suite de Hardy, ils 1 ont employé a doses élevées, dans le but de stimuler la peau, et de provoquer un exanthème à la faveur duquel ils espéraient se rendre plus facilement maîtres d une affection chronique- De bons résultats ont été obtenus ainsi par n^^^ habiles collègues de l'hôpital Saint-Louis, dans le lichen et e psoriasis, cernment encore Trideau (d'AndouiUé^ a vanté le Copahu contre le c ouP aP^èTquelques cas heureux de sa pratique, à dose suffisante pour :Z;re l'::y^hèm\. Cet agent ne saurait -urément pi-éten .e ^^^^ tre la cause infectieuse, ni même à changer profondément létal géne ai chez les malades atteints de diphtérie, mais on peut admettre qu il st.mu e un rganisme languissant, modifie l'éiat anatomique des -"q--- P lesquelles s'exhale son huile essentielle et s'oppose à la Propagat.on de^ fausses membranes ou bien en favorise l'élimination. Archambault, J Berge™mplentun certain nombre de succès dont prop~^^^^^ esttrop faible pour démontrer l'efficacité du moyen propose par fudeau^ Hal le c 0 t utile contre l'irilis et l'ophtalmie purulente, en badigeonnage fu Is paùniè es dans ce dernier cas ; enfin quelques médecms angbus en Lnt lo 'jourrun diurétique de premier ordre contre les hydropis.es (Dixon, tnvlor^ et il passe pour ténifuge en Amérique.
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