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IMPORTATIONS EN BOLIVIE

Les importations qui ont lieu, par le port de Cobija, en marchandises venant de l’entrepôt de Valparaiso, s’élèvent annuellement environ à une valeur de neuf millions de francs.

Les principaux articles que l’on importe concourent à la formation de ce

chiffre dans les proportions suivantes :

Tissus de coton, pour une valeur de . fr. 5,200,000

» de laine . » 1,800,000

» de soie . * 1,100,000

Teintures préparées . » 300,000

Papiers . » 130,000

Tissus de lin . » 50,000

Fils . » 40,000

Vitrification . 5‘ 30,000

Articles divers . * . » 350,000

Il faut ajouter ici les importations qui ont lieu en transit par le port péruvien d’Arica, et dont la valeur annuelle est environ de . » 6,000,000

Valeur totale des importations. . . fr. 15,000,000

La destination première des diverses marchandises qui s’introduisent par le port de Cobija se partage comme suit :

Le district de Potosi, reçoit pour une valeur de. . . fr. 4,500,000

» de Cochabamba, id. ... » 1,700,000

» de Salta et autres provinces argentines,

pour une valeur de . » 1,320,000

Le district de Sucre, pour une valeur de . » 720,000

» de La Paz, » » . » 530,000

» de Oruro , » » . » 190,000

» de Tarija, » » . » 25,000

» de Calama, Atacama, pour une valeur de. » 15,000

Total. . . fr. 9,000,000

Quoique Potosi, d’après l’opinion de quelques personnes, ait perdu de son importance comme entrepôt, il paraît cependant destiné à conserver cet avantage aussi longtemps que l’on fera usage du port de Cobija.

Le blocus de Buenos-Ayres explique l’importance du transit avec destination de Salta, estimé par l’administration de la douane à 890,000 fr.

Chuquisaca, siège de l’enseignement supérieur, s’occupe peu de commerce.

La Paz et Oruro se pourvoient par Arica, port du Pérou.

Nous ne pouvons présenter que des données approximatives sur la part de quelques nations dans l’importation des principaux articles en Bolivie.

Pour les tissus de coton , la part de l’Angleterre serait de. . . 6 p. c. » » celle de la France . . . 11 »

PAR LES PORTS SITUÉS DANS L’OCÉAN PACIFIQUE

Pour les tissus de coton, la part des États-Unis . 25 p. c.

« » celle de l’Allemagne . 5 »

Pour les tissus de soie,* la part delà France serait de. . . . 50 »

v » celle de la Chine et de l’Inde de. . . 15 »

» » celle de la Suisse et de l’Allemagne de 20 »

» » celle de l’Espagne de . 15 »

Pour les tissus de laine, la part de l’Angleterre serait de. . .70 »

» » celle de la France de . 25 »

» » celle de l’Allemagne de . 5 »

Les articles en matières diverses appartiendraient, pour les neuf dixièmes, à la France.

Nous croyons nécessaire aussi de faire connaître les frais de transport qui ont eu lieu pour conduire les marchandises importées, depuis Cobija, sur les lieux de consommation.

Afin de mieux faire comprendre l’importance des frais de transport en Bolivie, nous entrerons dans quelques détails sur un chargement fait à Cobija, pour l’intérieur de la Bolivie.

Les marchandises transportées se composaient de 34,113 ballots, grands et petits, sans compter ceux du mercure et autres articles non soumis aux droits.

En portant le prix moyen du transport de chaque ballot à 27 fr. 50 c., on

a dépensé, en frais de transport, la somme de . fr. 938,107 50

On a chargé à Cobija, en transit pour la république argentine, 2,818 ballots; le prix moyen de transport jusqu’à la frontière étant de 16 fr. 25 c. par chaque ballot, on a dépensé, en frais de-transport, la somme de. . * . • . . - » • 45,792 50

On a chargé à Cobija pour Tarapaca, frontière du Pérou,

30 ballots, dont on porte le prix moyen de transport à 10 fr. par ballot, ce qui porte les frais de transport à. » 300 »

Total des frais de transport. . fr. 984,200 »

Les frais de transport des marchandises sortant du port de Cobija pour Potosi, sont de 125 à 140 fr. par charge de 10 arobes (250 livres), charge ordinaire d’une mule ou de deux à trois ânes.

Le trajet a lieu en 20 ou 30 jours; le passage du désert de Cobija à Calama (40 lieues), où on change de mule, absorbe seul 27,fr. 50 c. sur les frais de transport ci-dessus de 125 à 140 fr.

Cobija ou Lamar, seul port de Bolivie, n’a pas acquis assez d’importance par lui-même jusqu’à ce jour pour le placement d’un chargement complet, (on n’y compte que 2,000 âmes environ) ; cependant, malgré que sa situation soit peu convenable pour attirer les acheteurs de l’intérieur, son commerce avec l’Europe et les États-Unis s’est augmenté depuis quelques années. La rareté d’eau douce et d’autres provisions est un des premiers inconvénients que les navires y éprouvent. La difficulté d’y vendre promptement une cargaison entière, les avances à faire pour l’acquittement des droits, et, en outre, les frais du transport pour l’intérieur (50 fr. environ par quintal) dont la marchandise se trouve grévée tout d’abord, ces diverses causes réunies expliquent suffisamment

IMPORTATIONS ET EXPORTATIONS

pourquoi il existe si peu de maisons étrangères en Bolivie. Les négociants de ce pays ont des associés ou des agents au Chili et au Pérou, dont les entrepôts, comme on a vu, suppléent aux besoins de la Bolivie. Depuis l’établissement de la navigation à vapeur sur la côte occidentale, les négociants de Bolivie ont la facilité de se rendre eux-mêmes sur les lieux pour y faire leurs achats. , . .

Plusieurs navires d’Europe en destination pour Valparaiso et Callao touchent à Cobija, Arica et ïslay, dans l’espoir d’y vendre une partie de leur cargaison ; comme ce n’est pas un long retard, les navires belges feront bien de tenter aussi cette chance de vente.

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