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III. — PRINCIPAUX ARTICLES D’EXPORTATION DU PORT d’ARICA

Argent. — L’argent vierge, dit piiîa, vient de la province de Tarapaca, de Puno et de la Bolivie. Il vaut de 9 piastres 6 réaux à 10 piastres le marc (229 à 255 fr. le kilogr.) à bord (1).

Il est impossible de connaître le chiffre de l’exportation de l’argent, non plus que de l’or, à cause de la contrebande, qui est très-considérable sur ces articles.

Café. — Il vient delà Bolivie et sa qualité est excellente. L’exportation en est presque nulle. Le quintal vaut de 25 à 50 piastres (295 fr. 75 c. à 552 fr. 50 c.) les 100 kilogr. à bord.

Cuivre. — Le cuivre en barres, ainsi que le minerai de ce métal, vient de la province de Corocoro en Bolivie. L’exploitation en remonte à une époque très-reculée; mais ce n’est que depuis 1856 qu’elle a pris quelqu’importance. Aujourd’hui, elle se fait presqu’entièremen t pour le compte de maisons françaises. L’exportation annuelle est de 20,000 à 25,000 quintaux (920,000 à 4,150,000 kilogr.) de minerai, et de 5,000 à 4,000 quintaux (158,000 à 184,000 kilogr.) de cuivre en barres. La valeur du premier est de 10 à 12 piastres à bord, et celle du second, de 18 à 19 piastres.

Le cuivre, au Pérou, se présente généralement en veines plus ou moins riches. Ce n’est qu’à Corocoro qu’il s’étend en couches parallèles à celles qui composent le terrain même. Ces couches sont également formées de craie dont les grains sont blanchâtres , quelquefois roux ou verts, et pénétrés de particules de cuivre , phénomène dont l’origine doit se rapporter à la formation des Cordilières. Il est à remarquer que les craies blanchâtres contiennent seules du cuivre. L’épaisseur des couches renfermant le métal varie beaucoup, ainsi que leur richesse. Le cuivre s’y trouve en général pur, surtout dans les parties inférieures, d’un roux obscur ou d’un jaune clair, et, quelquefois, lorsqu’il renferme de l’arsenic, d’un blanc sale, presque semblable à celui de l'argent.

Ces mines ne sont cependant pas les plus riches de la Bolivie, mais ce sont celles où le travail est le plus facile , et c’est ce qui leur donne tant d’importance. Malheureusement, la manière de préparer les métaux et de les séparer des corps étrangers auxquels ils se trouvent mêlés, laisse encore beaucoup à désirer. Le minerai de cuivre, expédié en Europe, donne 72 à 75 p. c.

Dans quelques-unes de ces mines de cuivre, on a aussi dernièrement dé¬

fi) Le marc=230 grammes.

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