‹ Commerce entre l'Espagne et ses provinces ultramarines et les provinces confédérées de la Puissance du Canada [microforme] (volume 2)Chapitre 5 sur 42 · EXPORTATIONS · texte numérisé non relu

EXPORTATIONS

MON écrans $658,803 Faces 96,975 Oranges douces... 2,375 158,153

$752,440 616,920 65,360 433,500 94,322 1,334,445 245,728 29,817 253,606 Nil.

Ïl faut espérer que l'intérêt que le peuple du Canada porte à cette question tournera à l'avantage de ce pays, dans lequel j'ai l'honneur de représenter la nation espagnole, et qu'on remédiera bientôt au mal que je

signale.

Mais si le Canada ne se montrait pas déjà disposé à prendre des mesures pour améliorer cet état de choses, il y aurait encore un autre moyen de le faire que j'in-

diquerai ailleurs.

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Il est évident, que si les produits bruts étaient ens de Cuba en Espagne pour y être préparés, l’ar-

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merce avantageux pour leg deux pays, au lieu de périr, serait favorisé et s’agrandirait,

Un article du New-York Tribune, Gazette de Montréal du 16 novembre 1878, fait référence

qu'il en est de même POUr ceux qui sont destinés à l'exportation, ce qui occasionne aussi une fraude réelle éfnement. Les importateurs prétendent

à $5,000,000 annuellement, ”

Cette question de la falsification du sucre a beaucoup OCCupé la presse depuis quelque temps: mais ce qui suit Peut résumer en grande partie tout ce qui a été dit sur ce sujet.

“ En septembre dernier, il Y à eu, à la douane de New-York, une investigation sur les fraudes qui se pratiquent pour tromper les autorités douanières, au sujet

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des sucres. Un comité, présidé par un M. Wood, avait été chargé de faire cette investigation.

“ Les accusations étaient portées contre des raffineurs de sucre formant, parait-il, une confrérie parfaitement organisée, comme on sait le faire aux Etats-Unis, sous le nom de ring, et qui volaient le revenu de plusieurs millions, chaque année, en trompant les douanes, dans les différentes marques, et réclamant les remises de droits, tel que pourvu par la loi, lorsque ces sucres, après avoir été raffinés, étaient réexpédiés à l'étranger.

‘ Outre ces faits, qui ont été prouvés d’après le rapport du comité (rapport que nous avons sous les yeux) il a aussi été prouvé, que dans les procédés es raffineries, on faisait usage de substances délétères, pour changer les marques du sucre, de sorte qu’on ne se contentait pas de voler le trésor, mais on empoisonnait le consommateur américain, et celui des autres pays aussi, en leur expédiant des sucres et sirops adultérés, sous le nom de sucres ruffinés el sirops purs ; et pour ce dernier acte, c’està-dire, l'expédition d'articles délétères à l'étranger, on réclamait une remise partielle sur les droits de douane payés.

“ Deux des chefs de ces manufactures, du nom de Havemeyer et Humphey, ont été examinés devant le comité, et ont protesté qu'il n’y avait aucune fraude, au sujet des droits sur les sucres, ni aucune adultération. Mais plusieurs importateurs et raffineurs honnêtes ont aussi donné leurs témoignages et jeté du jour sur la question.

‘“ Au moyen de chiffres officiels, pris au département du trésor, à Washington, on a pu constater les quantités de sucre requis en 1876 et 1877, et aussi ce qui a été réçu, à New-York, en particulier, depuis le commencement de l'année 1878. Ces chiffres, mis en regard des recettes, attestent, pour 1876, un défcit de

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$4,084,080 : Pour 1877, un déficit de $5,867,449 : et pour ‘

New-York, seul, 1878, un déficit de $4,578,553.

“ Les chiffres donnent aussi la quantité de sucre et sirop consommée dans les Etats-Unis, et ce qui a été exporté après avoir été raffiné,

“ Les procédés chimiques par lesquelles on fait du sucre de haute marque avec de la matière commune sont des secrets qu'on n'aime pas À faire connaître ; Cependant on sait que le muriate d'étain, l'acide sul. phurique et le bisulphate de chaux

uvais sucre qui en impose par une couleur belle et brillante.

“ Pour ajouter au volume du sucre, on y de l’empois et de la farine commune, encore à la blancheur, sans toutefois & à la santé, Mais celui qui achète Pas acheter de l'empois, ou de la far qu'il lui faut,

“ Les chimistes engagés dans les gens très-versés dans leur art ; prendre le change aux officiers de douane, au sujet des marques du sucre, et aussi de donner au sucre et au Sirop, après qu'ils ont été soumis AUX Opérations de la raflinerie, une couleur et un éclat qui trompent l'œil

des acheteurs, I] Pourrait aussi se faire que quelques officiers de douane se trouvassent impliqués dans ces fraudes.

“A l'heure qu'il est, tout le nécessité impérieuse de Protéger le public contre les adultérations déléières contre le vol de 9 à 10 millions de dollars Far année,

par des exemptions de droits sur ies sucres importés et par des remises sur les sucres raflinés réexportés. On Comprend aussi, qu'il est temps de mettre un frein aux adultérations si Préjudiciables à la santé des acheteurs.

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“ Le tout doit être porté devant le Congrès à Washington à sa prochaine réunion.”

Quelle que soit l'étendue de ces falsifications, et quelles que soient les résolutions que le Congrès des Etats-Unis puisse adopter, elles seront naturellement dans l'intérêt des Etats-Unis mêmes, et non pas dans ceux du Canada ni de Cuba. Maintenant, il est un fait irrécusable et frappant, c'est que les canadiens et tous ceux qui importent leur sucre des Etats-Unis, tout en payant aussi cher,et même plus, par livre,que quand ils le fabriquaient eux-mêmes, ont encore à payer le prix d’un sucre pur, pour ce qui n’est que de la glaise blanche ou jaune sous forme de poudre ou de pains. Le tableau ci-dessous indiquant le montant des droits perçus sur le sucre, fait voir en même temps qu'on consume actuellement plus de sucre qu'autrefois. On devrait cependant raisonnablement supposer que la consommation du sucre dans ces temps de gêne et de misère devrait être moindre ; ce qui arriverait, si cet article était aussi pur qu'autrefois.

Mais en conséquence de la falsification mentionnée, il faut une plus grande quantité de ce mélange pour produire le même effet qu'une quantité donnée de sucre pur. Ainsi, le peuple paie le haut prit pour un objet falsifié, et se trouve en outre Jorcé d’en acheter une plus grande quantité.

Je crois avoir raison en disant que l'amélioration de cet état de choses est de la plus haute importance, car il s'agit, à part du commerce bona fide du pays, d’une autre question que non-seulement moi, mais le gouvernement du pays a à cœur, et sur laquelle il veille, sans doute, avec la plus granc, sollicitude Je veux dire, du bien de tous les habitants, comme opposé au profit de quelques spéculateurs malhonnêètes,

Suivent à la prochaine page les tableaux susdits :

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