COUPES DE LA REGION KASAIENNE
KWILU=LUTSHIMA=BOILE
De Kikvvit (38o m.> à Bondo (ySo m.) par Lutshima (710 m.).
BAMBALAS BAHWBSBS TOLUNDA
De Bondo (760 m.) à Bienge (720 m.).
Observations. — Longueur, i 1,600,000; hauteur, i millimètre = 10 mètres d’altitude. -
Le plan de base est Madibi à 370 mètres (Kwilu). ' , '
Les hachures représentent le.'' forêts en galerie, le pointillé la brousse et la steppe.
Planche XXII.
HAUT LUBUE ET HAUT KWILU De Bienge (720 m.) à Illongonga (470 m.).
De Lutshima (710 m.) à Niunga (600 m.)
Observations. — Longueur, i/i 600,000; hauteur, i millimètre = 10 mètres d’altitude. Le plan de base est Madibi à 370 mètres (Kwilu).
Les hachures représentent les forêts en galerie, le pointillé la brousse et la steppe.
en plus large; le long des flancs de la vallée la forêt remonte en diminuant graduellement d’importance, pour faire place petit à petit à la savane, puis à la brousse quand on arrive sur la hauteur.
Cette galerie varie excessivement d’étendue : tantôt elle baigne dans la rivière, tantôt elle en est séparée par un marécage ou un banc sablonneux, à végétation herbacée, souvent constituée par des Papyrus. Elle peut atteindre une très grande largeur ou parfois, comme dans les environs de Dima, n’avoir que deux kilomètres de large; elle est là marécageuse par intermittence, et au delà du marécage, la galerie se perd petit à petit dans la savane à arbustes rabougris.
Dans les environs de Dima on trouve VElaeis en assez grande quantité ; on signale également comme assez répandus, les Borassus, qui s’élèvent isolés dans la brousse, à une certaine distance des rivières, le Pentaclethra macrophylla ou Nulla-Panza, un arbre à beurre, des arbres donnant abri aux fourmis et diverses Commelinacées, parmi lesquelles les Palisota à grandes feuilles, à inflorescences en épi, portées au sommet de longues tiges, semblent particulièrement abondantes.
Si la zone forestière s’élargit, la flore change d’aspect, les arbres à tronc droit deviennent plus nombreux, le sous-bois acquiert plus d’importance.
Près de l’embouchure des rivières leur lit s’étale et vient souvent former de vastes deltas marécageux, à zone inondée d’une manière intermittente lors des crues, où se forment très fréquemment des bancs de sable sur lesquels la végétation ne peut prendre pied. Dans cette zone, VElaeis et les Raphia semblent plus rares. Les palmiers du groupe Encephalartos, dont les tiges fournissent les coddys avec lesquels les indigènes fabriquent les paniers à caoutchouc, se rencontrent souvent là où Raphia et Elaeis n’existent plus, et ils apparaissent dans les buissons autour desquels on voit pendre leurs longues flagellumes à crochets.
Ces Encephalartos paraissent, d’ailleurs, avoir une dispersion assez étendue, ils se rencontrent encore assez loin de l’embouchure des rivières, le long de leur cours; on les trouve souvent associés aux lianes à caoutchouc et la présence de leurs larges flagelles à crochets rend souvent la pénétration du fourré difficile. Ces Encephalartos, parmi lesquels il convient de citer VEremospatha Haullevilleana et VE. Cabrae (ou des formes voisines), ne peuvent donc être cités comme caractéristiques de la région.
Les grands Raphia, dont les rachis foliaires sont employés dans la construction, et les épidermes des folioles pour la fabrication des fils dont on tisse les nattes, s’ils aiment l’humidité, paraissent plutôt fuir les plaines plus ou moins marécageuses et même les galeries plus ou moins longtemps sous eau, pour se cantonner dans les galeries sèches et assez étendues, ou dans la grande forêt touffue.
Cependant ils existent quelquefois en assez grand nombre dans la région Kasaienne, où ils sont exploités pour leur fibre dont l’indigène est parvenu à faire des tissus relativement fins.
Les alluvions sablonneuses ou argilo-sablonneuses de l’embouchure des rivières ou des niveaux où les eaux coulent à plat sont, dans bien des cas, la station préférée des Borassus, là, dès que la prairie s’élève un peu au-dessus du niveau du marais, on trouve souvent des groupes de ces palmiers, dont les stipes sont distants de i5 à 20 mètres.
Souvent, au delà de ces marécages intermittents, on trouve dans le cours inférieur des rivières non pas une vraie forêt, mais plutôt la savane à arbustes rabougris, bien entendu s’il s’agit de rivières débordant dans une vallée ou dans une plaine, car à l’embouchure des ruisseaux ou rivières secondaires la galerie ne disparaît guère, elle persiste en s’élargissant et en rappelant donc le cours moyen des cours d’eau plus forts.
Dès que sur le bord des rivières ou de leurs affluents assez développés se constitue une galerie marécageuse, on voit apparaître des palmiers-bambous du genre Eremospatha, dont les indigènes fendent les tiges pour obtenir la matière première pour la fabrication des paniers à caoutchouc.
C’est également dans de telles galeries que l’on rencontre plusieurs essences caoutchoutifères, telles Clitandra Arnoldiana, Clitandra robiistior. Baissea gracillima et les Landolphia Gentüii, Droogmansiana et Klainei, qui préfèrent de telles stations, tandis que le Landolphia owariensis semble aimer des zones plus sèches. Mais il n’est pas nécessaire d’avoir de larges rideaux de forêts pour trouver de nombreuses lianes caoutchoutifères, puisque celles-ci végètent, somme toute, mieux dans les endroits bien aérés.
C’est dans la galerie sèche qui succède vers l’intérieur des terres de la galerie marécageuse que l’on rencontre le plus fréquemment, semble-t-il, ce type et dans des conditions semblables le Landolphia Dewevrei, les Funtumia et le Periploca nigrescens qui apparaît souvent dans les plantations abandonnées. C’est, d’ailleurs, en général dans ces forêts ou galeries sèches que les indigènes installent de préférence, après défrichement par le feu, leurs cultures de manioc et de maïs; mais les villages eux-mêmes, les petites cultures et les plantations dlElaeis sont établis autant que possible en dehors de la forêt, dans la savane, car l’indigène du Kasai, très porté vers les cultures, n’aime en général pas de vivre dans la forêt.
Cette savane qui s’étend au delà de la zone des rideaux forestiers forme une zone herbeuse, un plateau légèrement incliné et plus ou moins ondulé dans lequel on rencontre des arbres et des arbustes plus ou moins espacés. Si les arbres sont assez développés et plus ou moins rapprochés, la savane forme ce que l’on a souvent décrit comme « paies » et que beaucoup de voya-
geurs ont comparé aux vergers de nos régions tempérées. Dans cette « savane verger », les arbres sont généralement à tronc assez irrégulier, assez rapidement ramifié formant une couronne ; très souvent aussi leur écorce est très subérifiée, pour résister à la sécheresse et probablement aussi aux feux de brousse.
De nombreuses légumineuses existent dans cette savane; des composées, parmi lesquelles le Pleiotaxis pulcherrima, à belles fleurs rouges; on y trouve également plusieurs Strjchnos, et la végétation herbacée est formée par des graminées au milieu desquelles les Liliacées, les Amaryllidées, les Iridées et les Orchidées terrestres : Lissochilus, Habenaria sont nombreuses.
Si dans la savane les arbres sont plus distants, ils deviennent plus rabougris, la région s’appauvrit.
Cette savane à arbres de plus en plus réduits est l’habitat fréquent des Landolphia humilis et Carpodiniis gracilis qui se logent en général à la lisière des bosquets constitués dans les replis de terrains et qui sont parfois marécageux et donnent alors asile à certaines lianes à caoutchouc. Ces replis de terrain boisés sont très souvent l’indice de la présence d’une source, de la naissance d’une rivière et le commencement d’une galerie.
Dans la savane, en dehors des vallées boisées et parfois marécageuses, on commence à trouver le Landolphia Thollonii.
Les indigènes de ces régions qui établissent leurs villages et leurs cultures dans ces savanes, cherchent, pour obtenir la matière grasse, à planter des palmiers Elaeis qui se développent bien quoique avec une certaine lenteur. Ils soignent particulièrement la culture de cette essence qui doit leur rapporter non seulement une matière comestible et leur huile de toilette, mais aussi du matériel pour l’entretien de leurs foyers. Parfois dans la savane on aperçoit un groupe de palmiers à huile, qui doit indiquer, sans aucun doute, l’emplacement d’un ancien village que l’indigène a dû abandonner, en suite de l’épuisement du sol par la culture irrationnelle et de l’enlèvement de l’humus par les eaux de ruissellement.
On comprendra que ces Elaeis ont pu se développer et résister aux feux de brousse allumés régulièrement par l’indigène, si l’on admet que ces palmiers ont été plantes dans le village et que pendant les premières années de leur développement ils y ont été naturellement protégés; arrivés à l’état adulte ils ont pu facilement résister à ces feux, qui ont à peine réussi à entamer la base des gaines des feuilles tombées.
Il devient actuellement très difficile de définir l’habitat de ce palmier de tant d’utilité pour le noir et de si grande importance économique. Il semble, de même que les Raphia, exister à l’état naturel à proximité des ruisseaux et rivières, d’où il a été introduit dans la plaine par les indigènes. Ceux-ci
n’en font pas de véritables cultures, mais ils plantent quelques graines aux alentours de leurs cases, et recouvrent les jeunes plants de petits paniers coniques à mailles larges pour les préserver.
Ils opèrent de même pour les Raphia.
On rencontre les palmiers Elaeis et les Raphia dans toute la région de la Compagnie du Kasai, sauf au sud de Kapanga (Katola État), où ils font complètement défaut. Ces palmiers ne semblent pas se rencontrer dans les régions Dilolo-Kimpuki.
Les Elaeis paraissent, dans leur état naturel, rechercher surtout les cours supérieur et moyen des rivières, c’est-à-dire les cours d’eau des plateaux où ils forment parfois de véritables galeries, presque des forêts compactes, comme M. A. Sapin l’a observé à Bondo (Sud du Kwilu) et à Bienge (Mongai-Monene).
Alors que dans les vallées de la savane on peut rencontrer des bois plus ou moins étendus, il arrive aussi, et assez souvent, dans la région du Kasai, que sur les plateaux se constituent de vastes marais peu profonds, à partie centrale plus ou moins dénudée ou portant au milieu un bouquet d’arbres ; autour de ces parties dénudées, on trouve alors des bosquets dans les endroits toujours humides. La Savane devient donc, près de ces marais de la hau teur, de plus en plus arborée, les arbres y atteignent de plus grandes dimensions et sont plus rapprochés. C’est donc une formation plus dense que la savane-verger, c’est une sorte de « Bois-savane » qui rappelle au voyageur de l’hémisphère boréal, les bois d’Europe à essences assez variées; les lianes sont relativement peu nombreuses et peu développées; le sousbois est peu touffu, quelques broussailles et l’herbe reçoit les rayons du soleil légèrement tamisés par le feuillage. La circulation dans ces bois est relativement facile.
Pour M. Sapin une telle formation constituerait le véritable habitat du Carpodinus gracilis, cette essence caoutchoutifère dont on a pendant longtemps nié la valeur et qui paraît assez répandue dans la région du Dilolo.
En général, ces bosquets se forment dans des terrains argilo-sablonneux, dans des sols où les termites se rencontrent en assez grande abondance. De tels bosquets le Landolphia Thollonii se trouve naturellement exclu, car il recherche uniquement la steppe ou la plaine à sol sablonneux, le seul genre de terrain dans lequel ce caoutchoutier des herbes puisse étendre ses rhizomes.
Sur les lignes de faîte, sur les plateaux qui couronnent les crêtes entre deux vallées, s’étend la steppe ou la campine, plus ou moins développée suivant les conditions orographiques. Là il n’y a ni arbre ni arbuste, le sol de sable pur, sans argile et sans termites, est en général très sec, la terre ne
s’agglomère pas, elle coule entre les doigts et les végétaux, même les graminées, n’y atteignent pas de très grandes dimensions.
A côté du Landolphia Thollonii, caractéristique pour la Campine du Kasai, on trouve également le Carpodinus lanceolata dont nous avons fait ressortir la non-valeur en parlant des caoutchoutiers des herbes. Parfois au sommet des plateaux, dans la steppe dénudée, on rencontre des sortes de marais ou plutôt de mares dont la végétation est constituée en grande partie par des touffes d’herbes, — dont les bases forment des ilôts dans l’eau — , généralement de la famille des Graminacées.
Ces mares se dessèchent ordinairement à la saison sèche et leur végétation est, dans la partie aérienne, brûlée comme les herbes du reste de la brousse.
Autour de ces mares les indigènes installent parfois quelques plantations, mais dans le reste de la campine ils ne se livrent en général à aucune culture.
Les mares sont parfois assez étendues constituant des sortes de lacs, leur partie centrale étant en toute saison très humide et même sous eau. Souvent alors les parties humides sont boisées. Les lacs de ces hautes régions de la campine paraissent avoir été plus étendus, la végétation de la brousse semble d’année en année empiéter sur le domaine de l’eau, celle-ci est refoulée dans des canaux entre les touffes d’herbes variées, et il se passe pour les lacs de l'Afrique, du moins pour ceux des hauts plateaux sablonneux et sablonneux-argileux, des phénomènes analogues à ceux que l’on a vu se produire dans la région du Nil ; phénomènes sur lesquels M. O. Deuerling a attiré l’attention dans son travail (i) et qui nous permettent de saisir pourquoi certaines espèces se répandent en Afrique centrale, comment des plantes que l’on a parfois considérées comme caractéristiques des zones du pourtour de la grande forêt centrale sont arrivées dans le centre de l’Afrique, apportées par les courants descendant des hauts plateaux.
C’est souvent autour de ces marais plus ou moins permanents que se constituent les Bois-Savanes riches en Carpodinus gracüis, du moins dans la région du Dilolo, mais cette plante n’est pas tout à fait caractéristique pour cette région, car elle existe dans d’autres brousses arborées, par exemple dans la région de Kisantu, qui a, il est vrai, au point de vue de la situation, des ressemblances avec celle du Kasai avec laquelle elle voisine.
Sur les plateaux, le long des rivières et près des sources, on rencontre
(i) O. Deuerling, Die Pflanzenbarren der afrikanischen Plusse in Münchmtr Gtographische Siudien. Th. Ackermann, 1909
d’une façon aussi caractéristique des Pandamis, qui rendent la marche à travers les ilôts marécageux encore plus difficile.
C’est dans la région du lac Foa que les Pandanus, dont on avait nié la présence à l’intérieur du continent africain, paraissent le plus abondants.
Malheureusement dans cette région des hauts plateaux où les marais plus ou moins permanents sont souvent les sources des rivières et où les plis de terrains abritent de petites forêts, nous assistons à la disparition progressive des zones boisées, car les indigènes recherchent ces plaines pour la culture et particulièrement pour celle du manioc qui est des plus épuisante. Le soleil, les pluies et les feux de brousse enlèvent alors très rapidement la terre arable, transformant donc les dernières parties cultivables de la steppe en espaces désertiques. Ce sera à nos agronomes de lutter contre ces procédés de culture, faciles, mais irrationnels.
Quant à la steppe sablonneuse, à sable non mélangé d’argile, qui occupe souvent les lignes de faîte dans le bassin du Kasai, c’est le véritable habitat du Landolphia Thollonii et du Carpodinus lanceolata qui, souvent mélangés, ne se rencontrent plus dès que l’on trouve de l’argile et des termitières.
Il importe d’ailleurs, comme le fait remarquer M. A. Sapin, de ne pas confondre ces différents genres de steppes au point de vue de la géobotanique et de la botanique économique, les campines au sol argilo-sablonneux paraissent avoir été boisées et leur transformation en plaines sans valeur pour la culture semble devoir être attribuée aux indigènes qui ont détruit la forêt pour installer des plantations, qu’ils ont abandonnées peu de temps après. Les feux de brousse allumés à intervalles réguliers empêchent la forêt de reprendre le dessus, c’est à eux qu’il faut, à notre avis, attribuer en grande partie la diminution de la forêt tropicale et la formation des déserts. On a souvent prétendu que le feu de brousse n’entamait pas la forêt, cela nous paraît inexact; en effet, le feu attaque la lisière de la forêt qui recule donc de jour en jour devant lui, en même temps qu’elle recule devant la cognée de l’indigène, le feu de brousse aide donc à la destruction de la forêt.
On a dit également que les bords de la cuvette du Congo ne sont plus boisés à cause des pluies. C’est là un argument sans valeur, car les pluies n’ont pu agir qu’après la destruction des végétaux ligneux dont les branches feuillues ombrageaient le sol et dont les racines le retenaient; c’est alors seulement que les pluies tropicales ont eu vite fait d’enlever la couche superficielle du sol brûlé par le soleil et de transporter dans les fonds des vallées, à des distances variables, suivant l’épaisseur des grains, la terre qui aurait pu être cultivée, ne laissant sur place qu’une masse compacte, se crevassant sous l’ardeur des rayons solaires, laissant passer l’eau et étant à son tour entraînée.
Cela ne veut pas dire que tout le bassin du Congo, ni même que tous les territoires occupés par la Compagnie du Kasai aient été boisés dans le temps, nous sommes persuadés du contraire, les plantes si différentes du sud et du nord de la région prouvent, à notre avis, qu’il y a bien là des zones différenciées depuis longtemps par la nature de leur sol et par le climat, ce dernier dérivant en partie de l’altitude.
D’après M. Sapin, le grès blanc, le granit de Katola est désagrégé par les éléments atmosphériques eau, air, soleil, etc., et surtout par divers cryptogames. Il se désagrège en parties solubles et parties insolubles, sable et argile. Par suite des pluies torrentielles le tout est entraîné pour aller former plus loin les terrains d’alluvions.
Les terrains d’alluvions eux-mêmes ne tardent pas à se modifier par suite de la séparation du sable et de l’argile, toujours à cause des pluies torrentielles.
On a donc ainsi toute une série de terrains transformés : rocher, sable, argilo-sablonneux, argileux; sur les bords de la cuvette congolaise cette séparation est beaucoup plus nette et plus rapide que sous nos climats tempérés. Le sol a une tendance à devenir sablonneux, l’argile étant entraînée vers la mer.
Sous le soleil des tropiques un arbre ne pourra jamais croître dans le sol sablonneux? On pourrait cependant faire exception pour les sols sablonneux où une nappe d’eau se trouve à une faible profondeur, comme dans la région du Lac Foa et du Lac Mukamba.
Cette argumentation est exacte, mais ces faits indiscutables sont-ils primordiaux, ou eux-mêmes déjà les résultats de conditions mauvaises.
Nous maintenons que c’est par les agissements de l’homme, par la culture mal comprise, par les feux de brousse que la brousse a tant gagné en Afrique, que les déserts ont succédé à des régions jadis fertiles. D’ailleurs, les mêmes phénomènes ont été observés en Amérique (i) et il conviendra pour la mise en valeur de notre colonie de lutter par tous les moyens contre les feux de brousse.
Sur cette question des leux de brousse les avis sont encore très partagés. Si les feux de brousse peuvent avoir une certaine utilité, il est incontestable qu’ils ont de grands inconvénients.
On a dit souvent que le feu était mis à l’herbe de la campine pour chasser le gros gibier, qui devient trop nombreux et détruit les plantations.
(i) O. F. Cook. — «Végétation afFected by agriculture in Central America. United States Department oi Agriculture. Bureau of Plant Industry », Bull, n» 145.
que, par ce moyen, l’indigène peut se procurer de la viande ; mais fréquemment les feux sont allumés non pas pour chasser le gros gibier, mais bien les insectes et principalement la sauterelle.
Il n’est pas rare de voir des milliers de femmes et d’enfants munis d’une | baguette terminée par une petite pelote chasser la sauterelle dans la brousse herbeuse récemment brûlée, et il est souvent difficile à cette époque de se procurer de la main-d’œuvre, car tout le village est à la chasse.
Les chasseurs se garnissent souvent les pieds d’une semelle de peau pour éviter les brûlures et les blessures par les bases d’herbes.
Les sauterelles sont ensuite fumées. M. A. Sapin a rencontré des ‘ caravanes entières chargées de sauterelles se rendant de Luluabourg à Lusambo. i
Ce mets est cher et très estimé. Les végétaux de cette région soit dicotylées ; soit monocotylées atteignent donc rarement un grand développement ; les touffes de graminées montrent toujours à leur base les restes des tiges de la saison précédente, et forment des touffes plus ou moins compactes, les dicotylées non arborescentes ont une souche généralement ramifiée formée de moignons brûlés au sommet, et à la base desquels partent alors des nouveaux rejets.
Des données réunies jusqu’à ce jour, nous croyons, malgré quelques controverses, pouvoir accepter pour l’Afrique centrale les conclusions présentées par M. Cook pour l’Amérique centrale, à savoir que cette partie du continent était beaucoup plus boisée avant l’arrivée de l’homme se livrant à des cultures et nous dirons, comme lui, que si l’intervention de l’homme disparaissait, la croissance de la végétation normale recouvrirait à nouveau le sol de forêts épaisses et continues. Les soins de culture et l’incendie répété de zones de forêts a permis l’extension de la brousse. L’incendie empêche le développement des arbres et fait reculer les forêts existantes.
M. Cook est donc d’avis, comme nous l’avons fait ressortir plus haut déjà, que les pratiques agricoles primitives, coupe et incendie de la végétation, peuvent transformer en désert des régions tropicales très boisées.
Les cours d’eau de la région Kasaienne sont peu ravinés dans leur cours supérieur, sauf quand ils sont formés par une sorte d’effondrement, de ravinement dans la plaine, comme cela est assez souvent le cas dans cette région.
Ils deviennent de plus en plus ravinés dans leur cours moyen, c’est-à-dire dans le trajet du plateau au fond de la grande vallée dont les bords, comme le montrent les croquis de M. A. Sapin, sont souvent fortement déclives.
Enfin, en arrivant dans la vallée ils s’étalent. Plus un cours d’eau est raviné, plus il est boisé sur ses bords. Cela est d’ailleurs très compréhensible, dans les vallées ravinées dont les parois s’abaissent brusquement au-dessus
Planche XXIII.
Coupe schématique du plateau passant par le cours supérieur d’une rivière Ex.ile Kasai près de Dilolo.
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Planche XXIV.
SCHÉ.MA DE LA DISTRIBUTION DES FORMATIONS VEGETALES SUR LE PLATEAU ET LE LONG DES COURS d’eAU. (COUPES).
du niveau des crêtes, l’humidité reste plus constante par suite de la moindre évaporation directe. Les feux de brousses ont également moins d’action et la végétation peut se développer à l’aise. Cette règle est d’ailleurs générale et elle s’applique aussi bien aux régions tempérées qu’aux régions tropicales.
Les grands arbres peuvent ainsi se développer et continuer, jusqu’au centre de la steppe, la forêt tropicale, souvent interrompue vers l’embouchure des rivières, où la vallée élargie ne laisse plus, par suite de la constitution du terrain, — sables inertes apportés des plateaux dénudés — et du niveau des crues, la végétation arborescente et même arbustive se développer. C’est ce qui explique comment dans certaines cartes géo-botaniques du Congo, encore très sommaires, on a été amené à figurer des îlots de forêt, dite tropicale, en dehors de la zone centrale.
De bons exemples de la rivière coulant à découvert et à bords légèrement marécageux, par intermittence, est fourni par le Kasai dans la région du Dilolo, le Lulua coupant la route de Dilolo à Kimpuki.
Dans son haut cours, le Kasai est bordé de chaque côté par un marais de 5oo mètres environ non boisé, desséché en saison sèche, à petites herbes fines. Cependant, de distance en distance la savane très boisée gagne la rive mais n’y forme pas une vraie galerie forestière à lianes. Les galeries forestières à lianes à caoutchouc bordent plutôt les ruisseaux affluents, mais ces galeries n’atteignent que quelques mètres de largeur.
La caractéristique de cette région de Dilolo est ; absence de palmiers Elaeis et Raphias; absence du Landolphia Thollonii-, présence de cultures de ricin pour l’huile de toilette; présence du caoutchoutier « Kabongon », caoutchouc des herbes du Dilolo, ou Carpodinus gracilis-, présence en grande quantité du Katoma ou Landolphia Dewevrei exploitable seulement par ses racines.
Dans son haut cours la Lulua sans galerie est comme le Kasai, tout au plus remarque-t-on de distance en distance quelques bosquets.
De même que pour le Haut-Kasai on la voit serpenter au loin sous forme d’un long ruban bordé de marais en saison sèche.
Ces marais, contrairement à ceux des hauts plateaux, ne sont pas bordés de bois savane mais se prolongent directement en savane ordinaire à arbustes dispersés.
Le bois-savane semble craindre les grandes rivières dont les bords marécageux intermittents constitueront probablement d’excellentes terres à rizières.
De Dilolo à Kimpuki on ne voit plus comme dans les environs de Katola de ces immenses rochers de granit; quelques affleurements se rencontrent cependant près de ruisseaux.
Sur le plateau le sol arable est constitué directement par les produits de
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transformation de la roche sous-jacente. Le sable et l’argile ne sont pas encore séparés. Cette couche de terrains transformés est peu épaisse, aussi les marais sont-ils de loin plus praticables que ceux des terrains d’alluvions.
Au delà de la Lulua la région change d’aspect. Dans la savane apparaissent les bambous. Les galeries deviennent plus larges surtout lorsqu’on arrive sur le versant de la Luilu (affluent du Lubilache). D’où plus grande richesse en caoutchouc de lianes.
Kimpuki déjà situé sur le versant Luilu- Lubilache se trouve au milieu d’un bois-savane où abonde le caoutchouc Kabongon, ou « caoutchouc des herbes » dit du « Dilolo »; mais les indigènes travaillent peu cette plante,* ils lui préfèrent les lianes des galeries de la Kamutambey et de la Luilu.
Le modèle des cours transitoires à rideau, ou galerie, de quelques mètres seulement de largeur est fourni par la Lulua à Muene-Kapangaj dans ces rideaux, les lianes à caoutchouc se multiplient aisément par graines, elles ont d’ailleurs pour se développer air et lumière. M. A. Sapin a souvent observé des centaines de jeunes pousses de Landolphia Klainei, très rapprochées ; c’est grâce à cette multiplication facile que ces galeries ont conservé dans la région leur richesse primitive.
Énumération Systématique
Filicales
PLATYCERIUM Desv.
Platycerium stemmaria (P. Beauv.) Desv.; De Wild. Études Fl. Bas et Moyen-Congo I p. g3, II p. 114 et III p. 3g; De Wild. Mission Laurent p. II.
Madibi, juillet 1906 (A. Sapin. — Nom vern. : Ngore [Kwilu]).
Cycadaceae
ENCEPHALARTOS Lehm. (i).
Encephalartos Lemarinelianus De Wild. et Th. Dur. in Th. Dur. et De Wild. Mat. fl. Congo VIII (1900) p. 28; De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo I (1903) p. g t. 23 et 24 et Not. pl. util. ou intér. du Congo I (1904) p. 386 t. 25-28; L. Gentil in Gard. Chron. (1904) I p. 370, fig. 164; Éd. André in Rev. Hort. (1904) p. 58, fig. 23; De Wild. Miss. Laurent (1907) p. 364 fig. 56, 5y et 5g.
Kapanga, avril 1908 (A. Sapin).
Alismaceae
LYMNOPHYTON Miq.
Lymnophyton obtusifolia (L.) Miq. Fl. Ind. Bot. III (i855) p. 242; De Wild. Études fl. Kat. (1902) p. 5; Wright in This.-Dyer Fl.
(i) Nous ne renvoyons pas dans ces citations a.u.SyUoge de Th. Durand ei Hél. Durand q}Tï\ aurait fallu rappeler pour presque chaque espèce. Le lecteur qui désire connaître la distribution actuelle des diverses plantes devra donc recourir à ce travail ou compulser l’ensemble des travaux publiés sur la Flore du Congo. Nous avons, pour diminuer le volume, réduit les citations à celles de certaine utilité directe pour le lecteur.
trop. Afr. III p. 209; Buchen. in Engler Pflanzenreich Alism. (igo3) |D. 22, fig. 10; Fr. Thonner Blütenpfl. Afrik. (1908) p. 80 t. 6; De Wild. Études Fl. Bas et Moyen-Congo III p. 41.
Sagittaria obtusifolia L. Sp. pl. ed. I (i753) p. 993,* Oliv. in Trans. Linn. Soc. XXIX (1875) p. i5/t. 102.
Tchimbumbang, 1907 (A. Sapin. — Nom ind. : Butolo. — C’est une des plantes qui servent à la fabrication du sel).
Qraminaceae
IMPFRATA ‘Cyrillo.
Imperata cylindrica (L.) P. Beauv. Agrostogr. (1812) p. 5 t. 5 fig. i; De Wild. et Th. Dur. Pl. Gilletianae I (1900) p. 5g.
Lagurus cylindricus L. Syst. nat. ed. 10 II {lySg) p. 878.
Imperata arundinacea Cyrillo Pl. rar. Neap. fasc. II (1792) p. 27 t. II; Renedle Cat. Welw. Pl. II p. i35; De Wild. Miss. Laurent (1906) p. 198. Dilolo, 23 mai 1906 (A. Sapin. — Nom ind. : Nianga. — La plante sert à faire les toitures en paille); Route de Kikwit à Boala (Éd. Lescrauwaet).
RHYTACHNE Desv.
Rhytachne congoensis Hack. in DC. Monog. Phan. VI (1889) p. 277; De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo II (1900) p. 71 et De Wild. Mission Laurent (1904) p. 198.
Entre Kinshasa et Kwamouth (Éd. Luja).
ANDROPOGON L.
Andropogon diplandrus Hack. in Flora (i885) p. 123 et in De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo II (1900) p. 175.
Rive Nord du Kasai (Éd. Luja).
Andropogon familiaris Steud. Syn. pl. glum. I (i855) p. 385; Hack. in DC. Monog. Phan. VI p. 636; De Wild. et Th. Dur. Pl. Thomerianae (1900) p. 3.
Katola, avril 1908 (A. Sapin. — Graminée des savanes).
Adropogon Schimperi Hochst. ex A. Rich. Tent. fl. Abyss. II (i85i) p. 466; De Wild. Miss. Laurent (1906) p. 198 et Étud. fl. Bas et Moyen-Congo, II (1907) p. 10.
Cymbopogon Schimperi Rendle Cat. Welw. Afr. Pl. II (1899) p. i55.
Lusubi (Éd. Lescrauwaet).
Andropogon schoenanthus L.
— subsp. densiflorus (Steud.) Hack. in DC. Monog. Phan. VI (1889) p. 61 1; De Wild. et Th. Dur. Contrib. Fl. Congo II (igoo) p. 76; De Wild. Études Fl. Bas et Moyen-Congo II (1907) p. 9.
Andropogon densiflorus Steud. Syn. pl. glum. (I (i855) p. 386.
Cjmbopogon Schoenanthus Rendle var. densiflorus Rendle Cat. Welw. Afr. Pl. II (1899) p. 154,
Pundu, 1907 (A. Sapin).
Andropogon Sorghum Brot. Fl. Lusit. I (1804) p. 86.
Dilolo, juin 1908 (A. Sapin).
Observations. — Les échantillons n’ont pas permis la définition plus complète de l’échantillon. Il existe, en effet, en Afrique, un très grand nombre de variétés de cette espèce dont l’étude est loin d’être complète.
PASPALUM L.
Paspalum conjugatum Berg.inAct. Helv.VII (1772) p. 129, t. 8; Trin. Gram, icon. et descr. II t. 102; De Wild. et Th. Dur. Contr, fl. Congo, II (1900) p. 71 et Reliq. Dewevr. (1901) p. 256; De Wild. Mission Laurent (1906) p. 199; Not. pl. util. in intér. du Congo, I (igo5) p. 5i4 et Êtud. fl. Bas et Moyen-Congo II (1907) p. 10.
P. ciliatum Lam. Illustr. genr. Encycl. I (1791) p. 175; Pal. Beauv. Pl. d’Oware, II p. 56, t. 92, flg. 2.
Kasai (Éd. Lescrauwaet).
Paspalum scrobiculatum L. Mant. pl. I (1767) p. 29; Th. Dur. et De Wild. Mat. fl. Congo I (1897) p. 44; Rendle Cat. Welw. Afr. Pl. II p.162; De Wild. Notes pl. utiles et intér. fl. Congo I (1905) p. 5i8; Mission Laurent p. 2o5 et Études Fl. Bas et Moyen-Congo II p. 10.
Dima, 1909 (A. Sapin. — Bonne herbe pour le bétail).
ISACHNE R. Br.
Isachne albens Trin. Gram. icon. et descr. (i823) p. 8 t. 83; De Wild. Mission Laurent (1906) p. 200.
Bienge, octobre 1907 (A. Sapin. — Petite plante de la plaine et du bord des rivières).
PANICUM L.
Paniçum arborescens L. Sp. pl. ed. i (i753) 5g; Rendle Cat. Welw. Afr. Pl. II 176.
P. ovalifolium Poir. Encycl. méth. Bot. XII (1816) p. 279; Pal. Beauv.
Fl. d’Oware II p. 79 t. iio, fig. I; De Wild. Contr. fl. Congo II (1900) p. 79; Reliq. Dewevr. (1901) p. 256 et De Wild. Mission Laurent (1906) p. 201.
Kasai (Éd. Luja).
Panicum brizanthum var. polystachyum De Wild. et Th. Dur. PI. Thonnerianae (1900) 3 PI. Gilletianae I (1900)60 et Contr. fl. Congo I (1900) p. 72; De Wild. Étud. fl. Katanga (i9o3) 171 et Miss. Laurent (1906) p. 200.
Katola, avril 1908 (A. Sapin. — Graminée des savanes).
Panicum Crus-galli L. Sp. pl. ed. i {1753) p. 56; Rendle Cat. Welw. Afr. PI. II p. 173; De Wild. Mission Laurent (1906) p. 200 et Étud. fl. Bas et Moyen-Congo II (1907) p. ii.
Echinochloa Crus-galli Pal. Beauv. Essai Agrostogr. (1812) p. 53. Oplismenus Crus-galli Dumort. Agrostogr. Belg. (i823) p. 128. LacFoa(Éd. Lescrauwaet).
Panicum indutum Steud. Syn. pl. glum. I (i855) p. 64; De Wild. et Th. Dur. Pl. Thonnerianae (1900) p. 5 et Reliq. Dewevr. (1901) p. 256; De Wild. Mission Laurent (1906) p. 201 et Étud. fl. Bas et Moyen- Congo I (1903) p. Il II (1907) p. 12.
Route de Lusubi à Luanu (Éd. Lescrauwaet).
Panicum maximum Jacq. Icon. pl. rar. I (1781) t. i3; Th. Dur. et De Wild. Mat. fl. Congo I (1897) p. 44; Rendle Cat. Welw. Pl. Afr. II p.i8i; De Wild. Not. pl. util. in intér. du Congo I (1903) p. 63-68 et (1905) p. 5o4-5o6 et Mission Laurent (1906) p. 201.
Dilolo, 23 mai 1906 (A. Sapin. — Plante fourragère. — Nom ind. : Delenge [Bangala]); Katola, avril 1908 (A. Sapin. — Graminée des savanes. — Nom Bangala : N’Delenge); Ferme de Dima, décembre 1909 (A. Sapin).
Panicum plicatum Lam. Illustr. genr. Encycl.I (1791) p. 171; Trin. Gram, icon. et descr. II t. 233; Schrank Pl. rar. Hort. Monac. t. 19; Th. Dur. et De Wild. Mat. fl. Congo I (1897) p. 45; De Wild. Mission Laurent (1906) p. 201 et Étud. fl. Bas et Moyen-Congo II (1907) p. 12).
Setaria mauritiana Spreng. Syst. veget. I (i825) p. 3o5 ; Rendle Cat. Welw. Afr. Pl. II p. 167.
La Lulua (Éd. Luja).
Panicum sulcatum Aubl. Pl. guian. I (1775) p. 70; De Wild. et Th. Dur. Pl. Thonnerianae (1900) p. 5.
Madibi, mai 1907 (A. Sapin. — Nom ind. : Kokoloko (Bangala]).
SETARIA Pal. Beauv.
Setaria aurea (A. Rich.) Hochst. ex Walp. Annal. Bot. III (i852) p. 721 ; De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo II (igoo) p. 74 ; De Wild. Miss. Laurent (1906) p. 3o2 et Études Fl. Bas et Moyen-Congo II (1907) p. 12.
Pennisetum aureum A. Rich. Tent. fl. Abyss. II (i85i) p. 378.
Entre Kabuluku et Kanda-Kanda, au Sud du 70 ; n février igoS (Lescrauwaet).
Observation. — La plante récoltée par Éd. Lescrauwaet porte des épis de 41 centim. de long.
PENNISETUM L. C. Rich.
Pennisetum Benthami Steud. Syn. pl. glum. I (i855) p. io5 ; De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo I (1899) p. 65 et Reliq. Dewevr. (1901) p. 257 ; De Wild. Études Fl. Kat. (1902) p. 3, Miss. Laurent (1906) p. 2o3 et Études Fl. Bas et Moyen-Congo II (1907) p. i3. P. purpureum Schumach. in Danske Vidensk. Selsk. Kjob. III (1828) p. 64; Rendle Cat. Welw. Pl. Afr. II. 189.
P. macrostachyum Benth. (non Trin.) in Hook. Niger Fl. (1849) p. 563 ; De Wild. et Th. Dur. Contr. Fl. Congo I (1899) P* 65. Dilolo, juin 1908 (A. Sapin); Katola, dans les marais, avril 1908 (A. Sapin); Ikoko (Éd. Lescrauwaet).
Pennisetum Prieurii Kunth Revis. Gram. II (1829) p. 41 1, t. iig et Enum. pl. I. 162 ; De Wild. et Th. Dur. Contr. Fl. Congo II (1900) p. 74 ; De Wild. Mission Laurent (1906) p. 2o3 et Études Fl. Bas et Moyen-Congo II (1907) p. i3.
Kwilu, 12 juin igo6 (A. Sapin) ; Lusubi (Éd. Lescrauwaet).
Pennisetum setosum (Sw.) L. C. Rich. in Pers. Syn. pl. I ("i8o5) p. 72; Rendle Cat. Welw. Afr. pl. II p. 190 ; De Wild. et Th. Dur. Reliq. Dewevr. (1901) p. 258.
P. purpurascens H. B. et K. Nov. gen. et sp. pl. I (i8i5) p. ii3; De Wild. Mission Laurent (1906) p. 2o3 et Études Fl. Bas et Moyen-Congo II (1907) p. i3.
P. poljstachjum Schult. Mant. pl. II (1824) p. 456 ; De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo II (1900) p. 74 et Reliq. Dewevr. (1901) p. 258.
Lubue (Éd. Luja).
TRICHOLAENA Schrad.
Tricholaena rosea Nees Fl. Afr. austr. (1841) p. 16; Rendle Gat. Welw. Afr. PI. II p. 194 ; De Wild. et Th. Dur. PI. Gilletianae II (1901) p. 108 et Reliq. Dewevr. (1901) p. 257 ; De Wild. Études Fl. Bas et Moyen- Congo I (1903) p. Il (1904) p. '94 ; II (1907) p. 12.
Panicum roseum Steud. Syn. pl. glum. I (i855) p. 92.
Bienge, octobre 1907 (A. Sapin. — Herbe de la plaine) ; Atène, novembre 1909 (A. Sapin. — Graminée de la brousse); Kwilu, juin 1906 (A. Sapin).
OLYRA L.
Olyra latifolia L. Syst. nat. ed. 10 (1759) p. 126; Rendle Cat. Welw. Afr. Pl. II. p. 255; De Wild. Mission Laurent (1906) p. 204.
Olyra brevijolia Schumach. in Schumach. et Thonn. Beskr. Guin. Pl. (1827) P- 402; De Wild. et Th. Dur. Contr. Fl. Congo I (1899) p. 66. Madibi, juin 1906 (A. Sapin. — Nom ind. : Dieri [Kwilu]) ; Dima, janvier 1907 (A. Sapin. — Nom ind. : Baluba ; Mihehilea et Midiangufu. — Les tiges servent à faire des flûtes).
LEPTASPIS R. Br.
Leptaspis cochleata Thw. Enum. pl. Zeyl. (1864) p. 387; Rendle Cat. Welw. Afr. Pl. II p. 256.
Leptaspis conchifera Hack. in Bolet. Soc. Brot. I (1887) p. 21 1 t. 9 fig. A.; K. Schum. in Engler Pflanzenw. Ost-Afr, 106; Th. Dur, et De Wild. Mat. fl. Congo II {1898) p. 83; De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo II (1900) p. 74; De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo I (1004) p. 95 et Mission Laurent (1906) p. 204.
Sankuru, septembre 1906 (A. Sapin).
SPOROBOLUS R. Br.
Sporobolus barbigerus Franch. in Bull. Soc. hist. nat. AutumVIII (1895 p. 371 ; De Wild. Études Fl. Bas et Moyen-Congo I (1904) p. 94. Bienge, octobre 1907 (A. Sapin. — Herbe des marais).
Sporobolus breviglume Hack. ex De Wild. Mission Laurent (1906) p. 2o5. Katola, avril 1908 (A. Sapin. — Petite graminée des rochers).
Sporobolus Molleri Hack. in Bolet. Soc. Brot.V(i887) p. 2i3; Rendle Cat. Welw. Afr. Pl. II p. 209; De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo II
Planche XXVI.
(igoo)p. 75 et Reliq. Dewevr. (1901) p. 259; De Wild. Mission Laurent (1901) p. 2o5 et Étud. fl. Bas et Moyen-Congo II (1907) p. 14.
Batanga (Éd. Luja).
TRISTACHYA Nees.
Tristachya leucothrix Trin. ex Nees Agrost. Bras. p. 460; Oliver in Trans. Linn Soc. XXIX p. 174 tab. ii5 fig. B; K. Schum. in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. T09.
Bienge, octobre 1907 (A. Sapin. — Dans la plaine).
TRICHOPTÉRYX Nees.
Trichopteryx flammida Benth. in Journ. Linn. Soc. XIX (1881) p. 98 ; De Wild. et Th. Dur. PI. Gilletianæ I (1900) p. 65 ; De Wild. Mission Laurent (1906) p. 2o5 et Étud. fl. Bas et Moyen-Congo II (190^7) p. 14.
Lusubi (Éd. Lescrauwaet).
CHLORIS Sw.
Chloris polydactyla Sw. Prodr. veget. Ind. occ. (1788) p. 26; De Wild. et Th. Dur. Reliq. Dewevr. (1901) p. 259; De Wild. Mission Laurent (1900) p. 206 et Étud. fl. Bas et Moyen-Congo II (1907) p. 14.
Dolo, 23 mai 1906 (A. Sapin).
LEPTOCHLOA Pal. Beauv.
Leptochloa coerulescens Steud. Syn. pl. glum. I (i855) p.209; De Wild. et Th. Dur. contr. fl. Congo II (1900) p. 75 et Reliq. Dewevr. (igoi) p. 260; De Wild. Étud. fl. Bas et Moyen-Congo I (iqoS) p. 12 et Mission Laurent (1906) p. 207.
Stanley- Pool (Éd. Luja).
ERAGROSTIS Host.
Eragrostis Brownei (Pal. Beauv.) Nees ex Steud. Nomencl. bot. ed. 2 I (1840) p. 562; De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo II (1900) p. 76 et Reliq. Dewevr. (1901) p. 260.
Megastachya Brownei Pal. Beauv. Essai Agrostogr. (1812) p. 74.
Kongo (Kwilu), juillet 1906 (A. Sapin).
Eragrostis Sapini De Wild. nov. sp.
Plante atteignant plus de 6o cent, de haut, à tiges formant des touffes assez compactes; tiges dressées, simples, velues, à poils assez allongés. Feuilles à limbe convoluté, subulé, velu courtement extérieurement, longuement velu intérieurement; gaine plus fortement velue que la feuille, densément velue au niveau de la séparation du limbe à poils allongés, limbe atteignant 29 centimètres de longueur et 4 millimètres de largeur. Racèmes ramifiés, longuement pédonculés, atteignant 20 centimètres de longueur, à rachis plus ou moins fortement velus, à rameaux atteignant g- 10 centimètres de longueur, ramifiés parfois à la base et portant les épillets à l’extrémité de pédicelles grêles atteignant environ i5 millimètres de longueur. Épillets ovales, cunéiformes à la base ou ovales-cordés, atteignant 6 millimètres de longueur et 5 millimètres de largeur à la base dans les formes à épillets subcordés, comprimés, constitués par environ io-i5 glumes subobtuses-apiculées, légèrement carénées, glabres sur le dos, les inférieures paraissant stériles, les supérieures fertiles, fleurs à glumelles plus courtes que la glume, à ovaire obovale à styles divergents, à deux étamines dépassant peu la glume.
Atènes, novembre 1907 (A. Sapin. — Dans la plaine et dans les marais); Bondo, septembre 1907 (A. Sapin. — Dans la plaine); Kisantu-Makela, octobre 1903 (J. Gillet, n. 3469).
Observations, — Cette plante que nous avons depuis longtemps en herbier nous paraît devoir constituer une espèce nouvelle voisine de VEragrostis turgida Schum. {— Poa turgida Schum. Beskr. Guin. PL p. 86 ei Eragrostis rubiginosa Trin.). Elle se distingue de cette dernière espèce par la villosité spéciale des feuilles. Comme nous le disons dans la description, la forme des épillets paraît très variable, tantôt ils sont cunéiformes à la base, tantôt cette base forme une ligne droite ou est subcordée ; le nombre des glumes et par suite des fleurs varie dans une certaine mesure. C’est dans les plantes d’Atènes que nous en trouvons le plus grand nombre, c’est pourquoi nous considérons ces échantillons comme type. Dans la forme de Kisantu-Makela, nous trouvons un passage vers la plante que nous décrivons ci-dessous, provisoirement, comme variété et qui se caractérise par le petit nombre de glumes de l’épillet, les autres caractères sont très concordants, bien que la plante ci-dessous soit plus réduite.
Eragrostis Sapini var. depauperata De Wild. var. nov.
Touffes fleuries atteignant 40 centimètres environ de longueur; ramifications de l’inflorescence de 4-5 centimètres de longueur, épillets ovales-elliptiques, arrondis ou cunéiformes à la base, atteignant 4 millimètres environ de longueur et 3 millimètres de largeur vers la milieu, à glumes assez divergentes au nombre de 4 à 7 par épillet.
Plaines du Stanley-Pool, 1904 (Rouy, n. i).
CENTOTHECA Pal. Beauv.
Centotheca owariensis [P. Beauv.] Hack. ex Th. Dur.
Congo (1896) p. 333.
Megastachja owariensis P. Beauv. ex Steud. Syn. pl. in syn.
et Schinz Étud. fl.
glum. I (i855) 269
Eragrostis owariensis Steud. 1. c. I (i855) p. 269; De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo II (1900) p. 77 et Reliq. Dewevr. (ipoijp. 260; De Wild. Étud. fl. Bas et Moyen-Congo I (1904) p. 95; II (1907) p. i5 et Mission Laurent (1906) p. 208.
Sabuka (Ëd. Luja).
STREPTOGYNE Pal. Beauv.
Streptogyne crinita Pal. Beauv. Essai Agrostogr. (1812) 80 t. 16 fig. i; De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo II (1900) 77 et Reliq. Dewevr, (1901) p. 261 ; De Wild. Mission Laurent (igo6) p. 209.
Madibi, 26 juin igo6 (A. Sapin. — Nom ind. : Matakoinkolele [Kwilu] ; N’Sadinka [Bangala].
Cyperaceae
LIPOCARPHA R. Br.
Lipocarpha pulcherrima Ridl. inTrans.Linn.Soc.Ser. 2 II (1884) p. 162; De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo II (1900) p. 70 Rendle Cat. Welw. PI II 129; Clarke in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 473. Hjpaelyptum pulcherrimum K. Schum. in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. (i8g5) 127.
Prairies marécageuses de la rive N. du Kasai [Distr. du Stanley-Pool] (Éd. Luja).
Lipocarpha triceps [Lam.] Nees in WightContr. Ind. Bot. (1834) 92; Clarke in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII 470; De Wild. Mission Laurent (igo5) 17.
Kyllingia triceps Lam. 111. genr. Encycl. I (1791) p. 148 t. 38 fig. 2. Lipocarpha sphaçelata Kunth Enum. pl. II (1834) p. 267; Rendle Cat. Welw. Afr. pl. II p. 129; De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo II (1900) p. 70.
Stanley-Pool, Kasai (Éd. Luja).
ASCOLEPIS Nees.
Ascolepis protea Welw. in Trans. Linn. Soc. XXVII (1869) p. 75 ; Rendle Cat. Welw. Afr. Fl. II p. i3o; C. B. Clarke in This.-Dyer Fl. trop, Afr. VIII p. 474; De Wild. Études Fl. Bas et Moyen-Congo I (1906) p.217.
— — var. bellidiflora C. B. Clarke.
Kimpuki (Dilolo), 1908 (A. Sapin. — Dans les marais).
HYPOLYTRUM L. C. Rich.
Hypolytrum nemorum P. Beauv. Fl. d’Oware II (1807) i3 t. 67; Th. Dur. et De Wild. Contr. fl. Congo I (189g) p. 65 et Reliq. Dewevr. (1901) 262; Clarke in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 487; De Wild. Étud. fl. Bas et Moyen-Congo I (1904) p. 219; II (1907) p. 116 et Mission Laurent (igoS) p. 17.
Stanley-Pool ; Sabuka (Éd. Luja).
JUNCELLUS Griseb.
Juncellus pustulatus [VahlJ Clarke in Th. Dur. et Schinz Consp. fl. Afr. V (i8g5) p. 546; De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo II (1900) p. 66; Rendle Cat. Welw. Afr. PL II 109; Clarke in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII, 307.
Cnperus pustulatus Vahl Enum. pl. II (1806) p. 841.
Rive droite du Kasai (Éd. Luja).
PYCREUS Pal. Beauv.
Pycreus Smithianus [Ridl.] Clarke in Th. Dur. et Schinz Consp. fl. Afr. V (i8g5) p. 542; Th. Dur, et De Wild. Mat. fl. Congo I (1897) p. 42; De Wild. et Th, Dur. Reliq. Dewevr. (1900) p. 248; Clarke in This.- Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 3oi.
Cyperus Smithianus Ridl. in Britt. Journ. of Bot. XXII (1884) p. i5; Schlechter Westafr. Kautsch.-Exped. (1900) p. 270.
Léopoldville (Éd. Luja); Entre Kwamouth et Kinshasa (Éd. Luja).
MARISCUS Gaertn.
Mariscus flabelliformis H. B. et K. Nov. gen et sp. pl. I (i8i5) 2i5; Clarke in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 897; De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo II (1900) 65; De Wild. Mission Laurent (igo5) p. 20. Entre Kinshasa et Kwamouth (Éd. Luja).
Mariscus Sieberianus Nees in Linnaea IX(i834) 286; Clarke in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 388; Th. Dur. et De Wild. Mat. fl. Congo I (1897) 48; De Wild. Mission Laurent (igo5) p. 120 et Étud. fl. Bas et Moyen-Congo I (1906) 220 II (1907) 118 III ; p. 42.
Cyperus Sieberianus K. Schum. in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. (i8g5)p. 122. Madibi (A. Sapin); Rives du Kwilu, juin 1906 (A. Sapin).
Observation. — D’après M. Sapin, les racines bouillies dans l’huile donnent un parfum que les indigènes emploient pour faire leur toilette.
Mariscus umbellatus (Rottb.) Vahl Enum. pL II (1806) 376 p. p.; Rendle Cat. Welw. Afr. PL II 121 ; Clarke in This.-Dyer FL trop. Afr. VIII p. 390; De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo I (1899) p. 65 ; II (1900) p. 68 et Reliq. Dewevr. (1901) 248; De Wild. Ètud. fl. Bas et Moyen- Congo I (1906) 210.
Kyllinga umbellata Rottb. Descr. et Icon. pL fi773) p. i5 t. 2 fig. 2. Léopoldville (Éd. Luja); Bienge, octobre 1907 (A. Sapin. — Plante de la plaine).
CYPERUS L.
Cyperus amabilis Vahl Enum. pi. II (1806) 218 ; Ridl. in Trans. Linn. Soc. Ser. 2 II (1884) p. i3o ; Rendle Cat. Welw. Afr. PL II p. 107 ; Clarke in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 328.
Basanga (Éd. Luja).
Cyperus angolensis Boeck. in Flora (1880) p. 435 ; C. B. Clarke in This.- Dyer fl. trop. afr. VIII p. 32i ; De Wild. Étud. fl. Bas et Moyen- , Congo I (1906) p. 267.
Bienge, octobre 1907 (A. Sapin. — Petite plante des plaines humides) ; Bondo, septembre 1907 (A. Sapin. — Nom ind, : Kwankwamba. [Bangala]).
Cyperus articulatus L. Sp. pL i (1753) p. 66 ; Th. Dur. et De Wild. Mat. fl. Congo II (1898) p. 83 ; De Wild. et Th. Dur. Reliq. Dewevr. (1901) p. 248; Rendle Cat. Welw. Afr. PL II p. 117; Clarke in This.-Dyer FL trop. Afr. VIII p. 356 ; De Wild. Étud. fl. Kat. (1902) p. 4 ; Étud. fl. Bas et Moy.-Congo I (1906) 217 II (1907) p. 117 III p. 43 et Mission Laurent (i9o5) p. 18.
MJ - C. niloticus Forsk. FL Aegypt.-Arab. (1775) i3; Pal. Beauv. FL d’Oware II p. 63 t. 67 fig. 2.
Sankuru 1907 (A. Sapin. — Nom. ind. : Dalingo [Bakuba] ; Mosimi [Bangala]. — Le suc des racines serait fébrifuge, très employé).
Cyperus compactus Lam. Illustr. genr. Encycl. I (1791) p. 144; Rendle Cat. Welw. Afr. PL II p. 112 ; Clarke in This.-Dyer FL trop. Afr. VIII p. 319; De Wild. Étud. FL Bas et Moyen-Congo I (1903) p. 21, III p. 43. Lusubi, 2 juin 1904 (Éd. Lescrauwaet, n0 4i).
Cyperus distans L. ex L. f. Suppl, pi. (1781) p. io3; Jacq. Icon. pi. rar. II, t. 192; Pal. Beauv. FL d’Oware I, 35, t. 20; Boeck. in Linn aea XXXV (1864-1868) p. 612; De Wild. et Th. Dur. Reliq. Dewevr. (1901) p. 249; Rendle Cat. Welw. Afr. PL II p. 116 ; Clarke in This.-Dyer FL trop. Afr. VIII, p. 349; De Wild. Mission Laurent (1905) p. 18 et Étud. FL Bas et Moyen-Congo II p. 117 et III p. 43.
Dolo, mai igo8 (A. Sapin).
Cyperus fertilis Boeck. in Engler Bot. Jahrb. V (i883) p. 90; Rendle Cat. Welw. PL II p. ii3; Clarke in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 341; De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo II (1900) p. 67; De Wild. Mission Laurent (ipoS) p. 18 et Étud. fl. Bas et Moyen-Congo I (1906) p. 218; II (1907) p. 117.
Kinshasa (Éd. Luja); Rive droite du Kasai (Éd. Luja).
Cyperus Haspan L. Sp. pl. ed. i (1753) p. 45 pr. p. ; Rendle Cat. Welw. Afr. Pl. II p. 114; Clarke inThis.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 332; Th. Dur. et De Wild. Mat. fl. Congo I (1897) P- 43; De Wild. Mission Laurent (1905) p. 119.
Entre Sabuka et Léopold ville (Éd. Luja).
Cyperus mapanioides Clarke in Th. Dur. et Schinz Consp. Fl. Afr. V (1895) p. 568; De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo I (1899) P- 64 et 111. fl. Congo (1899) p. 47 t. 25; Clarke in This.-Dyer. Fl. trop. Afr. VIII p. 840; De Wild. Mission Laurent (i9o5) p. 19 et Étud. fl. Bas et Moyen-Congo II (1907) p. 117.
Madibi (A. Sapin).
Cyperus Papyrus L. Sp. pl. ed. I (1753) p. 47; C. B. Clarke in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 3740; De Wild. Mission Laurent (i9o5) p. 19. Kimpuki (Dilolo), 1908 (A. Sapin).
Cyperus radiatus Vahl Enum. pl. II (1806) p. 369; Rendle Cat. Welw. Afr. pl. II p. 119; De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo II (1901) p. 67 et Pl. Gilletianae I 1900) p. 56; Clarke in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII . p. 369. '
Léopoldville (Éd. Luja).
Cyperus Renschii Boeck. in Flora LIV (1862) p. ii ; C. B. Clarke in This.- Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 845.
Marais à Dilolo, 1908 (A. Sapin); Bondo, septembre 1907 (A. Sapin).
Cyperus sphacelatus Rottb. Descr. et icon. pl. II (1773) 25; Th. Dur. et De Wild. Mat. fl. Congo I (1897) 4^; Rendle Cat. Welw. Afr. pl. II p. 117; De Wild. et Th. Dur. Reliq. Dewevr. (1901) p. 25o; Clarke in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 346; De Wild. Mission Laurent
Léopoldville (Éd. Luja).
Cyperus uncinatus Poir. Encyl. méth. Bot. VII (1806) p. 247; Th. Dur. et De Wild. Mat. fl. Congo I (1897) P- ^3; Rendle Cat. Welw. Afr. pl. II
p. iio; Clarke in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 328; De Wild. Mission Laurent {igo5) p. 20.
Cjperus cuspidatus H. B. et K. Nov. gen. et sp. pl. I (i8i5) p. 204. Kinshasa (Éd. Luja).
KYLLINGIA Rottb.
Kyllingia erecta Schumach. in Schumach. et Thonn. Beskr.guin. pl.(i827) p. 42; Rendle Cat. Welw. pl. II p. io5; Clarke in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 274; De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo II (1900) p. 66. K. aurata Nees in Linnaea X (i835-i836) p. i3g.
Entre Kinshasa et Kwamouth (Éd. Luja); Bienge, octobre igog (A. Sapin. — Herbe des marais).
Kyllingia peruviana (Lam.) Encycl. méth. Bot. III (1789) p. 365; C. B. Clarke in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 278; De Wild. Études Fl. Bas et Moyen-Congo II (1907) p. 117.
Bienge, octobre 1907 (A. Sapin).
Kyllingia pungens Link Enum. pl. Hort. Berol. I (1821) p. 326; Rendle Cat. Welw. Afr. Pl. II p. 104; De Wild. et Th. Dur. F\. Gilletianae I (1900) p. 57 ; Clarke in This.-D}j^er. Fl. trop. Afr. VIII p. 277 ; De Wild. MissionLaurent (igo5) p.20 et Étud. Fl. Bas et Moyen-Congo III p. 45. Dima, 1907 (A. Sapin. — Noms ind. ; Dawa, Dowa; Kassene [Baluba]. — Le suc sert à préparer un médicament contre les maux de tête et les douleurs d’estomac); Kongo (Kwilu), juillet 1906 (A. Sapin).
FUIRENA Rottb.
Fuirena umbellata Rottb. Descr. et Icon. pl. (1773) p. 19 fig. 3 ; K. Schum. in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. 126; Clarke in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 467; De Wild. Étud. Fl. Bas et Moyen-Congo III p. 46.
Rive nord du Kasai (Éd. Luja); Dima, août 1906 A. Sapin); Illongonga, décembre 1907 (A. Sapin).
BULBOSTYLIS Kunth.
Bulbostylis filamentosa (Vahl) Kunth Enum. pl. II (1837) p. 210; Rendle Cat. Welw. Afr. Pl. II p. 124; C. B. Clarke in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 433; De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo I (1904) p. 202.
Scirpus dlamentosa Vahl Enum. pl. II (1806) p. 262.
Katola, avril 1908 (A. Sapin. — Petite plante croissant sur les rochers); Atènes, novembre 1907 (A. Sapin. — Petite plante des bords des eaux).
Bulbostylis laniceps Clarke in Th. Dur. et Schinz Consp. fl. Afr. V (i8g5) p. 614; De Wild. et Th. Dur. 111. fl. Congo (1898) p. 21 t. ii, PI. Gilletianae II (1901) p. 107 et Reliq, Dewevr. (1901) p. 25i ; Clarke in This.- Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 433; De Wild. Étud. fl. Bas et Moyen-Congo I (1904) p. 220 et Mission Laurent (igoS) p. 21.
Fimbristylis laniceps K. Schum. in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. (i8g5) p. 125 in obs.
Rive nord du Kasai (Stanley-Pool) (Luja).
FIMBRISTYLIS Vahl.
Fimbristylis complanata (Retz.) Link Hort. Berol. I (1827) P- 292; A. Rich. Tent. fl. Abyss. II p. 5o5; K. Schum. in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. p. 124; Rendle Cat. Welw. Afr. PI. II p. 123; Clarke in Thys.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII 222; De Wild. Étud. PI. Bas et Moyen-Congo III p. 46. Scirpus complanatus Retz. Observ. bot. V. {1789) 14.
Trichelostylis complanatus Nees in Linnaea IX (1834) 290 et X (i835i836) p. 146.
Fimbristylis autumnalis Boeck. in Linnaea, XXXVII (1871) 38.
Lusubi, 1904 (Éd. Lescrauwaet, n. 5i); Atènes, novembre 1907 (A. Sapin. — Dans la plaine); Bienge, octobre 1907 (A. Sapin. — Plante des marais).
Fimbristylis diphylla (Retz.) Vahl Enum. PI. II (1806) p. 289 ; K. Schum. in Engler Planzenw. Ost-Afr. 124; Rendle Cat. Welw. Afr. pl. II p. 122; Clarke in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 415.
Scirpus diphylla Retz. Observ. bot. VI (1791) i5.
Stanley-Pool; Léopoldville ; entre Kinshasa et Kwamouth (Éd. Luja).
Fimbristylis dispacea (Rottb.) Benth. in Benth. et Hook. f. Gen. pl. III (i883) p. 104g; Clarke in This.-Dyer Fl. trop. Afr. XIII, 418.
Scirpus dipsaceus Rottb. Descr. et icon. pl. (1778) 56 t. 12 fig. I ; Echinolytrum dipsaceum Desv. Journ. de Bot. I (1808) 21, t. 1.
Kinshasa (Éd. Luja).
Fimbristylis hispida (Vahl) Kunth Enum.pl. II (1837) p. 227.
Fimbristylis exilis Roem. et Schult. Syst. veget. II (1817) p. 98; C. B. Clarke in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 412; Rendle Cat. Welw. Afr. pl. II p. 123.
Bienge, octobre 1907 (A. Sapin. — Herbe de la plaine humide).
Fimbristylis Hensii Clarke in De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo, II (1900) p. 69 et in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII (1902) p. 419.
BORDS DU SANKURU (PLANTATIONS LACOURT).
F. exilis Roem. et Schult. var. levinux Clarke in Th. Dur. et Schinz Consp. fl. Afr. V (i8g5) p. 6o5 et Étud. fl. Congo (i8g6) p. 3o2.
Batanga [Distr. des Cataractes] (Éd. Luja, p. 134).
1 Fimbristylis hispida (Vahl) Kunth Enum. pl. II (1837) 227.
Scirpus hispidus Vahl Enum. pl. II (1806) 276.
Fimbristylis exilis Roem. et Schult. Syst. veget. II (1817) g8; Clarke in This -Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 412; Rendle Cat. Welw. Afr. Pl. II 123.
Kinshasa (Éd. Luja).
i Fimbristylis scabrida Schumach. in Schumach. et Thonn. Beskr. Guin. j Pl. (1827) p. 32; Clarke in This. -Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 422.
Il Kinshasa (Éd. Luja).
:{ Fimbristylis squarrosa Vahl Enum. pl. II (1806) p. 28g; Clarke in This.- ' Dyer Fl. trop. Afr. VIII; p. 418; Rendle Cat, Welw. Afr. Pl. II p. 122.
I Scirpus squarrosus Poir. [non L.) Encycl. méth. Bot. V Suppl. (1817)
I Kinshassa (Éd. Luja).
RHYNCHOSPORA Vahl.
Rhynchospora aurea Vahl Enum. pl. II (1806) 22g; P. Beauv. Fl. d Oware II 3g t. 81 fig. 2; Rendle Cat. Welw. Pl. II i3i; Clarke in This. -Dyer Fl. trop. Afr. VIII 58o; De Wid. Mission Laurent (igo5) 22 et Étud. Fl. Bas et Moyen-Congo II (igo7) iig; III p, 46.
Rhynchospora aurea R. Br, Prod. fl. Nov. Holl. (1810) 23o.
Kongo-Kwilu (A. Sapin); Madibi, mai igo7 (A. Sapin. — Nom ind. : Massasinga [Bangala]); Atènes, novembre igo7 (A. Sapin. — Graminée de la plaine).
Rynchospora candida (Boeck.) C. B. Clarke in Th. Dur. et Schinz Consp. fl. Afr. V (i8g5) p. 653; Rendle Cat. Welw. Afr. Pl. II p. i32; Clarke in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 48.
Rhynchospora candida Boeck. in Linnaea, XXXVII (1873) p. 6o5; DeWild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo II (igoo) p. 70; DeWild. Mission Laurent (igo5) 22 et Étud. fl. Bas et Moyen-Congo, II (igo7) p. iig.
Bienge, octobre igo7 (A. Sapin — Plante des marais); Atènes, igo7 (A. Sapin. — Plante des marais).
SCLERIA Berg.
Scleria acriulus C. B. Clarke.
— — f. Leopoldiana C. B. Clarke in De Wild. Études Fl. Bas
et Moyen-Congo I (1906) p. 221.
Atènes, novembre 1907 (A. Sapin. — Dans les marais);
Scleria verrucosa Wild. Sp. pl. IV (i8o5) p. 3i2; C. B. Clarke in This.- Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 509; De Wild. Mission Laurent p. 23 et Études Fl. Bas et Moyen-Congo, I p. 221 ; II p. 22.
Illongonga, 1907 (A. Sapin).
Araceae
CULCASIA Pal. Beauv.
Culcasia congoensisWelw. ex Schott in Seem. Journ.ofBot. III (i863)p.35; Th. Dur. et De Wild. Mat. fl. Congo I (1897) p. 42 ; Rendle Cat. Welw. Afr. Pl. II, 90; N. E. Br. in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 178; Engler Pflanzenreich Araceae-Pothoid. (1905) p. 3oo; De Wild. Étud. fl. Bas et Moyen- Congo 1(1904) p. 98; II (1907) p. 16; III p. 47 et Mission Laurent (1905) p. 32.
Bondo, septembre 1907 (A. Sapin); Lubefu, i5 mai 1904 (Éd. Lescrauwaet, n. 382).
Culcasia scandens Pal. Beauv. Fl. d’Oware I (1804) 4 t. 3; Schott Gen. Aroid. t. 5o; De Wild, et Th. Dur Reliq. Dewevr. (1901) p. 247; Rendle Cat. Welw. Afr. Pl. II p. 90; N. E. Br. in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 174; Engler Pflanzenreich Araceae-Pothoid. p. 3o2 ; De Wild. Étud. fl. Bas et Moyen-Congo I (1904) p. 98 III p. 48 et Mission Laurent (1905) p. 33.
Caladium scandens^iWà. Sp. pl. IV (i8o5) 489.
Luvituku (Éd. Luja); Bumbaye (Kasai), avril 1899 (Éd. Luja); Madibi, mai 1907 (A Sapin).
AFRORHAPHIDOPHORA Engler.
Afrorhaphidophora africana (N. E. Br.) Engler Natürl. Pflanzenfam. Erganz. II (1906) p. 3i; De Wild. Étud. Fl. Bas et Moyen-Congo III p. 48.
Raphidophora africana N. E. Br. in Kew Bull. (1897) p. 286 et in This.- Dyer Fl. trop Afr. VIII (1902) p. 200.
Lac Foa, septembre 1904 (Éd. Lescrauwaet, n. 214).
CYRTOSPERMA Griff.
Cyrtosperma senegalensis (Schott) Engler in DC. Monog. Phan. II (1879) p. 270; Hook. f. in Bot. Mag. (1898) t. 7617; De Wild. et Th. Dur. PI. Gilletianae I (1900) p. 56 et Reliq. Dewevr. (1901) 247; N. E. Br. in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 198; De Wild. Étud, Fl. Bas et Moyen- Congo I (1906) p. 212, TII p. 48.
Lasiomorpha senegalensis Schott in Bonplandia V (1857) p. 127 et Gen. Aroid. t. 86 fig. i-io.
Ikoka, 25 octobre igo6 (A. Sapin. — Nom ind. : Botola (Bangala). — Sert à faire le sel indigène).
ANCHOMANES Schott.
Anchomanes giganteus Engler Bot. Jahrb. XXVI (1899) p. 419 ; De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo II {1900) p. 64; PI. Gilletianae II (1901) p. io5 et Reliq. Dewevr. (1901) p. 247; N. E. Br. in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 142; De Wild. Études Fl. Bas et Moyen-Congo III p. 48. Madibi, 8 juillet 1904 (Éd. Lescrauwaet, n. i3o); Dima, janvier 1908 (A. Sapin. — Nom ind. : Dokinda (Bangala). — Dans la plaine.
Obs. — D’après Éd. Lescrauwaet la tige florale de im5o de haut, atteint cette hauteur en deux jours de croissance. La plante recueillie par cet agronome était panachée.
AMORPHOPHALLUS Bl.
Amorphophallus Leopoldianus (Mast.) N.-E. Br.; De Wild. Études fl.
Bas et Moyen-Congo III p. 48.
Munungu, 18 octobre 1904 (Éd. Lescrauwaet, n. 264).
CERCESTIS Schott.
Cercestis congensis Engler in Engl. Bot. Jahrb. XV (1896) 448; N. E.Br. in This.-Dyer Fl. trop. x\fr. VIII 181 ; De Wild. et Th. Dur. Cont. fl. Congo II (1900) p. 65 et Reliq. Dewevr. (1901) p. 247; De Wild. Étud. fl. Bas et Moyen-Congo I (1904) p. 99 (i9o5) p. 222; II (1907) p. 16 et Mission Laurent (i9o5) p. 33.
Madibi et Luano (Éd. Lescrauwaet).
RHEKTOPHYLLUM N. E. Br.
Rhektophyllum congoensis De Wild. et Th. Dur. Pl.Gilletianae II (1901) p. 104; De Wild. Étud. fl. Bas et Moyen-Congo I (1904) p. 98 et Mission Laurent (1905) p. 33.
Bondo, septembre 1907. (A. Sapin. — Nom indigène : Boloko [Bangala]. — Sert à faire des liens.)
COLOCASIA ScHOTT.
Colocasia antiquorum Schott Meletem. bot. (i832) p. i8 et Gen. Aroid. t. 37; Bot. Mag. (1894) t. 7364; Rendle Cat. Welw. Afr. PI. II p. 88; N. E. Br. in This.-Dyer Fl, trop. Afr. VIII p. i65; De Wild. Étud. Fl. Bas et Moyen-Congo I (1904) p. 99; III p. 48 et Mission Laurent (i905) p. 34.
Madibi, juillet igo6(A. Sapin. — Nom ind.; Locotu (Kwilu et Bangala). — Comestible, mais exigeant une forte cuisson, car peu cuit, il occasionne une irritation de la gorge).
PISTIA L.
Pistia Stratiotes L. Sp. pl. ed. i (1753) p. 963 ; Roxb. PI. Corom. III 63 t. 269; Th. Dur. et De Wild. Mat. fl. Congo I (1897) p. 42; De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo II (1900) p. 65; Rendle Cat. Welw. Afr. Pl. II p. 85; N. E. Br. in This.-Dyer. Fl. trop. Afr. VIII p. 140; De Wild. Mission Laurent (i9o5) p. 34.
Kasai (Éd. Luja).
Flagellariaceæ
FLAGELLARIA L.
Flagellaria guineensis Schumach. et Thonn. Beskr. Guin. pl. (1827) p. 181 ; N. E. Br. in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 90; De Wild. Étud. fl. Bas et Moyen-Congo II (1908) p. 233.
Flagellaria indica Thoms. (non L.) in Speke Nile, Append. (i863) p. 65o; De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo II (1900) p. 64; De Wild. Étud. fl. Bas et Moyen-Congo I (1904) p, 99 et Mission Laurent (i9o5) p. 24. Luvituku (Éd. Luja).
Eriocaulaceæ
MESANTHEMUM Koern.
Mesanthemum radicans (Benth.) Koern. in Linnaea XXXVII (i856) p. 573; N. E. Br. in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 260; De Wild. Études Fl. Bas et Moyen-Congo I p. 99 et Mission Laurent (igoS) p. 35; Fr. Thonner Blüthenflanzen Afrik. (1908) p. 129 tab. i5.
Eriocaulon radicans Benth. in Hook. Niger Fl. (1849) p. 547.
Atènes, novembre 1907 (A. Sapin. — Herbe des marais); Bienge, octobre 1908 (A. Sapin).
— 2ÔI —
Commelinaceæ
POLLIA Thunb.
Pollia condensata C. B. Clarke in DC. Monog. Phan. III (i88i) laS; K. Schum. in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. p.i3i; Rendle Cat. Welw. Air. pl. II p. 74; Clarke inThis.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 27; De Wild. Mission Laurent (igo5) p. 35 et Étud. Fl. Bas et Moyen-Congo III p. 5o. Sankuru, 1906 (A. Sapin. — Nom ind. ; Diteteri [Bangala]).
— — var variegata Hort. ex Th. Dur. in Rev. Hort. Belg. XXXI V(i 908)
407 cum ic.
Kasai (A. Sapin).
PALISOTA Reichb.
Palisota ambigua (Pal.Beauv.) Clarke in D C. Monog. Phan. III (1881) p. i3i t. 5 fig. 3; De Wild. et Th. Dur. Mat. fl. Congo, I (1897) P- 4^ ; H (1898) p.82 et Reliq. Dewevr. (1901) p.244; Clarke in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 3i ; De Wild. Miss. Laurent (igoS) p. 36 (1906) p. 209. Commelina ambigua Pal. Beauv. Fl. d’Oware I (1804) p. 26, t. i5.
Lubue (Éd. Luja).
Palisota Schweinfurthii Clarke in DC. Monog. Phan. III (1881) p. i8g; De Wild. et Th. Dur. Pl. Gilletianæ II (1901) p. io3; Clarke in This.- Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 5o; De Wild. Étud. fl. Bas et Moyen Congo I (1904) p. lOI.
Dima, 1906 (A. Sapin. — Nom ind. : Diteteri à fruits rouges).
Observations. — Plante excessivement répandue dans les galeries marécageuses, moins répandue dans les autres galeries, atteignant 3 mètres de hauteur. Fruit rouge devenant violet — baies rouges en épis de la grosseur d’un épi de maïs à l’aisselle des feuilles. Toute la plante renferme un suc muqueux très rubéfiant analogue au thapsia. Cette plante doit être classée parmi les plantes médicinales du Congo et mériterait une étude chimique.
Palisota prionostachys C. B. Clarke in DC. Monog. Phan. III (1881) p. 134; De Wild. et Th. Dur. contr. fl, Congo I (1899) p. 62; II (1900) p.63; De Wild. Mission Laurent (igo5) p. 36 et Étud. Fl. Bas et Moyen- Congo II (1907) p. 18; III p. 5o; Clarke in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 32.
Palisota congolana Hua in Bull. Soc. Botanique de France XLI (1900) p. LUI.
Kwilu, i3 juin 1906 (A. Sapin) ; Munungu (Éd. Lescrauwaet).
COMMELINA
Commelina bengalenis L. Sp. L. pl. ed, i (1753) p. 41; Wight Icon. pl. Ind.or. VI. t. 2o65 ; Th. Dur. et De Wild. Mat. fl. Congo, I (1897) p. 41 ; II (1898) p. 83; Rendle Cat. Welw. Afr. Pl. II p. 76; Clarke in This.- Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 41 ; De Wild. et Th. Dur. Reliq. Dewevr. (1901) p. 245; De Wild. Not. pl. util. en intér. du Congo II (1906) p. 117 et Bas et Moyen-Congo II (1907) p. 18.
Mokole (Lubi) (Éd. Lescrauwaet).
Commelina capitata Benth. in Hook. Niger. Fl. (1849) p. 541; Rendle Cat. Welw. Afr. Pl. II p. 78; Clarke in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 54; Th. Dur. et De Wild. Mat. fl. Congo I (1897) P- 4^ 5 De Wild. et Th. Dur. Reliq. Dewevr. (1901) p. 245; De Wild. Mission Laurent (ipoS) p. 36 et Étud. Fl. Bas et Moyen-Congo I (1906) p. 222 ; II (1907) p. 18; III p. i5. Madibi, juin 1906 (A. Sapin. — Nom ind. : Nkofu [Kwilu]; Bamokoko [Kwilu]); Lubefu, i5 mai 1906 (Éd. Lescrauwaet, n. 376).
ANEILEMA R. Br.
Aneilema aequinoctiale (P. Beauv.) Kunth Enum. pl. IV (1843) p. 72; Clarke in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 60; Rendle Cat. Welw. Afr. Pl. II p. 79; De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo I (1899) p.62; II (1900) p. 63 et Reliq. Dewevr. (1901) p. 246; De Wild. Études Fl. Bas et Moyen-Congo
I p. 104 et p. 223 ; II p. 52 et Mission Laurent (1906) p. 21 1.
Commelina aequinoctiale P. Beauv. Fl. d’Oware 1(1804) p. 65 t. 38.
Environ de Dima (Éd. Lescrauwaet); Dima, 2 avril 1905 (Éd. Lescrauwaet, J n. 362); Sankuru, septembre 1908 (A. Sapin. — Nom ind. : Mignoko- Gnoko [Sankuru]. — Sert à faire du sel indigène dans le Sankuru).
Aneilema beniniense (Pal. Beauv.) Kunth Enum. pl.IV (1848) p.73; Rendle^ Cat. Welw. Afr. Pl. II 79; Clarke in This.-Dyer Fl. trop. Afr.VIII p. 68; De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo I (1899) P-^2 et II (1900) p.67; Pl. Thonnerianae (1901) p.6 et Reliq. Dewevr. (1901) p. 246; De Wild. Étud. Fl. Bas et Moyen-Congo I (1906) p. 228 III p. 52 et Mission Laurent (i9o5) p. 37; F. Thonner Blütenpfl. Afrik. (1908) p. 128 t. 16.
Commelina beniniense Pal. Beauv. Fl. d’Oware II (1807) p. 49 t. 87.
Kwilu, juin, 1906 (A. Sapin. — Nom ind. : Bamokoko).
Aneilema Lujaei De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo II (1900) p. 63 et Pl. Gilletianae I (1900) p.55; De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo
Marais entre Sabuka et Léopoldville (Stanley-Pool) (Éd. Luja).
Aneilema ovato-oblongum Pal. Beauv. Fl. d’Oware II (1807) p. 71 1. 104; Clarke in This.-Dyer Fl, trop. Afr, VIII p. 69; Th. Dur. et De Wild. Mat. fl. Congo I (1897) p. 41; De Wild. Étud. Fl. Bas et Moyen-Congo (1906) p. 223; II (1907) p. 19; III p. 52 et Mission Laurent (1905) p. 37. Commelina ovato-oblongum Roem. et Schult. ex Schult. Mant. pl. I Add. I (1822) p. 376.
Inkongo, 19 mars 1906 (Éd. Lescrauwaet, n. 420); Léopoldville (Éd. Luja). BUFORRESTIA C. B. Clarke.
Buforrestia imperforata Clarke in DC. Monog. Phan. III (1881) p. 284; Th. Dur. et De Wild. Mat. fl. Congo I (1897) p. 41; Rendle Cat. Welw. Afr. Pl. II 80; Clarke in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VII p. 76; De Wild. et Th. Dur. Gontr. fl. Congo I 1899) p 62 II (1900) p. 64 et Pl. Thonnerianae (1900) p. 7 ; De Wild, Étud. fl. Bas et Moyen-Congo II (1907) p. 19.
Sabuka (Éd. Luja).
FORRESTIA A. Rich.
Forrestia Lescrauwaetii De Wild. Étud. Fl. Bas et Moyen-Congo III (1909) p. 53.
Bena-Makima, 25 novembre 1904 (Éd. Lescrauwaet, n. 268).
CYANOTIS Don.
Cyanotis caespitosa Kotschy et Peyr. Fl. Tinneanae (1867) p.48; Clarke in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 82 ; DeWild.etTh. Dur. Pl. Gilletianae II(i90ijp. 104; De Wild. Étud. fl. Bas et Moyen-Congo I (1904) p. loi ; II (1907) p. 19.
Kamomme (Éd. Lescrauwaet, n° 162).
Cyanotis Dybowskyi Hua in Bull. Mis. Hist. nat. Paris I ('1895) p. 122; Clarke in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 84; De Wild. Miss. Laurent (1905) p. 37 et Étud. fl. Bas et Moyen- Congo 1(1906) p. 223; II (1907) p. 19.
Entre Lusubi et Luanu (Éd. Lescrauwaet, n. 69).
FLOSCOPA Lour.
Floscopa africana (Pal, Beauv.) Clarke in DC. Monog. Phan. III (1881) p. 267; Clarke in This.-Dyer Fl. trop. Afr. VIII p. 85; Th. Dur. et De Wild. Mat. fl. Congo 1 (1897) p. 41; De Wild. et Th. Dur. Pl.
Gilletianae II (igoi) p. 104; De Wild. Étud. fl. Bas et Moyen-Congo I (igo3) p. i5; II (igo7) p. ig; III p. 54.
Aneilema africana P. Beauv. Fl. d’Oware II {1807) p. 57 t. g3.
Madibi, 25 juin igo6 (A. Sapin. — Nom ind. : Bamokoko [Kwilu]).
Liliaceae