PIPER L
'Piper guineense Schumach. et Thonn. Beskr. Guin. Pl. (1827) p. 19; Hiern I Cat. Welw. Afr. Pl. I912; Th. Dur. et De Wild. Mat. fl. Congo I (1898) p. 80; De Wild. et Th. Dur. Reliq. Dewevr. (1901) p. 198; De Wild. Miss. Laurent (1906) p. 68 et Etudes Fl. Bas et Moyen-Congo I (1906) p. 236.
Cubeba Clusii Miq. Syst. Piperac. (1844) P- 204.
Piper Clusii C. DC. in DC. Prod. XVI (1869) p. 340; Th. Dur. et Schinz Étud. fl. Congo (1896) p. 237.
Liane des galeries, Dilolo, juin 1908 (A. Sapin).
Piper guineense var. velutinum De Wild. Étud. fl. Bas et Moyen-Congo II (1907) p. 3o.
Luanu (Éd. Lescrauwaet, n. 75).
Piper subpeltatum Willd. Sp. pl. I (1798) p. 166; De Wild. et Th. Dur. Reliq. Dewevr.(i90i) p. 199; De Wild. Études fl. Kat. (1902) p. 87, Mission Laurent (1905) p. 168 et Études fl. Bas et Moyen-Congo II (1907)
Pothomorphe subpeltatum Miq. Syst. Piperac. (1843-1844) p. 2i3 et Illustr. Piperac. p. 29 t. 26.
Madibi (A. Sapin) ; Sankuru (A. Sapin).
Moraceae. -
CHLOROPHORA Gaud.
Chlorophora excelsa (Welw.) Benth. Hook. f. Gen. pl. III (1881) p. 363; Engler Pflanzenw. Ost-Afr. p. 160; De Wild. et Th. Dur. Pl. Gilletianae I (1900) p. 49, Reliq. Dewevr. (1901) p. 214 et DeWild. Études fl. Bas et Moyen-Congo III p. 63.
Morus excelsa Welw. in Trans. Linn. Soc. XXVII (1869) p. 69 t. 23. Mailura excelsa Bureau in DC. Prodr. Regn. Veget. XVII ('1873) p. 23i. Madibi, 28 juin 1906 (A. Sapin. — Nom ind. ; Malumu [Kwilu]).
Observations. — Le C. excelsa est un arbre atteignant 40 mètres de haut, dont le tronc atteint i m. 70 de diamètre, et est, en général, droit et cylindrique. Le bois est d’un jaune-brun, à lignes longitudinales moins foncées, un peu tourmentées, il est dur, mais se travaille bien. Fraîchement coupé, il est d’un rouge pâ^e, mais il brunit dès qu’il est exposé à l’air. Son écorce blanchâtre, marbrée de gris, laisse écouler un latex jaunâtre, se concrétant facilement. On insiste souvent sur la valeur de ce beau bois, qui pourrait remplacer le Teck de Birmanie, il est déjà exploité au Lagos et dans les Colonies allemandes de l’Afrique occidentale tropicale. Il serait très bon pour la construction des voitures de chemins de fer et pour les traverses; on peut l’employer sans le créosoter.
DORSTENIA L.
Dorstenia Laurentii De Wild. Miss. Laurent (ipoS) p. 69 t. 32 et Études Fl.
Bas et Moyen-Congo III p. 64.
Munungu, octobre 1906 (A. Sapin).
Dorstenia Lujae DeWild. Pl. nov. Hort. Thenensis I (1907) p. 221 t.5o et Études fl. Bas et Moyen-Congo'II (1907) p. 123 t. 59.
Sankuru (Éd. Luja).
Dorstenia scaphigera Bureau in Bull. Mus. Paris I (i8g5j p. 6o; De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo II (1900) p. 58 et PI. Thonnerianae (1900) p. ii; Engler Moraceae Afric. (1898) p. 19.
Bena-Dibele (Éd. Luja).
TRECULIA Decne.
Treculia Engleriana De Wild. et Th. Dur. 111. fl. Congo (1900) p. 140 in obs. PI. Gilletianae II (1900) p. 49.
T. africana Engl, (non Decne) Monog. Afr. Pflanzenfam. I Morac (1898) p. 32 t. 12-14.
Madibi, juillet 1906 (A. Sapin). — Noms ind. : Ntui [Bobimbo]. — Graines comestibles, elles sont mangées grillées comme les arachides et très recherchées).
Observaton. — L’échantillon étant privé de fleurs, la détermination spécifique reste douteuse.
BOSQUIEA Thou.
Bosquiea angolensis (Welw.) Ficalho PI. Uteis (1884) p. 271; De Wild. et Th. Dur. PI. Gilletianae II (1901) p. 99; De Wild. Notes pl. utiles ou intér. du Congo I (igod) pp. 5-io.
B. Welwitschii Engler Monogr. Afr. Pflanzenfam. Moraceae (1898) p.36; De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo I (1899) p. Sg et Reliq. Dewevr. (1901) p. 217; De Wild. Mission Laurent (igo5) p. 70.
Luvituku (Éd. Luja).
Observation. — Les bois de teinture et ceux qui peuvent être employés en ébénisterie, ont une grande valeur; il en existe plusieurs dans les forêts de notre Congo, mais on ne connaît malheureusement que très imparfaitement leur dispersion, leur degré de fréquence ou de rareté, et peu ou pas leur nom scientifique; aussi, ne sont-ils guère exploités.
M. le Gouverneur Fuchs a, dans une notice sur le Mayumbe, publiée en iSgS (i), signalé certaines essences, dont le bois peut servir pour la teinture, la construction et l’ébénisterie. Parmi les bois de teinture M. Fuchs signale : Tabula (amarante), Sekegna (Saccagna) (violet lie de vin). Ce Sekegna sert non seulement comme bois de teinture, mais donne encore un bon et beau bois d’ébénisterie, et, en outre, l’écorce laisse écouler un suc à pouvoir tinctorial très puissant.
Voici, d’ailleurs, les notes fournies à ce sujet par M. Fuchs.
« Cette essence, qui donne un bois de toute beauté et de couleur lie de vin, est assez rare et n’est guère agglomérée. Les arbres très âgés seuls donnent un bois pareil à l’échantillon qui a été envoyé poli par le gouvernement central, et qui provenait de la Lemba. »
(i) Fuchs, Le Mayumbe, Publication de l’État Indépendant du Congo, n<> lo, Bruxelles, 1893
« Cet arbre, dont l’écorce fournit un suc d’une vertu tinctoriale puissante dont les indigènes se servent pour colorer leurs pagnes, leurs paniers et d’autres objets, donne un bois d’ébénisterie précieux, d’une belle couleur lie de vin et produit également un fruit comestible dont les indigènes sont très friands. Ce fruit s’appelle Mongenia. On le récolte à la saison des pluies. »
Ce « Sekegna, Sekena, Sekenia ou Saccagna » e?,i\ç:Bosqîiiea angolensis (Welw.)FîCrt//;o. C’est un arbre rameux, à rameaux extrêmes courts, stipules lancéolées, pétioles de 7 à 9 millimètres de long, lame foliaire de 9-10 centimètres de long, et 4-5 centimètres de largeur, oblongue, rétrécie à la base, à acumen triangulaire, obtus, nervures latérales primaires au nombre de 4-5 de chaque côté de la nervure médiane. Inflorescences solitaires à l’aisselle des feuilles, réceptacle entouré de 5 bractées extérieures de i millimètre environ de long, les intérieures atteignant 5 millimètres. Fleurs mâles â étamines filiformes. Ovaire immergé dans le réceptacle, à style dépassant les étamines, divisé en deux stigmates.
Le « Sekegna » est un arbre dont la hauteur varje, d’après les renseignements des -voyageurs; il a de 7 à 20 mètres, un tronc droit, dépourvu de branches dans sa moitié inférieure, ou parfois rabougri, tordu, à couronne plus ou moins pyramidale et à branches étalées.
D’après Welwitsch, un suc résineux, amer, un peu caustique et aromatique, exsude des parties âgées du tronc; primitivement blanc, ce suc se change assez rapidement en une résine rouge pourpre, mais Welwitsch ne décrit pas les usages de cette résine. Notre regretté confrère Alf. Dewèvre, chargé par l’Etat du Congo d’une mission botanique, a aussi récolté cette plante, il a vu la résine, mais ne fait pas mention de ses usages. M. Luja a rencontré cette plante dans le District des Cataractes, et a vu son latex blanc, mais il ne parle pas de sa coagulation ni de son emploi. M. Fuchs est le seul qui ait vu les indigènes utiliser cette masse comme matière tinctoriale.
Le fruit est drupacé, d’un jaune doré ou rougeâtre, un peu plus gros que le fruit de nos rosiers sauvages qu’il rappelle plus ou moins, il ne contient qu’une seule graine et est mangé par les noirs; mais, tandis que M. Fuchs le signale comme très recherché, Welwitsch dit qu’il n’est pas très prisé, et notre correspondant J. Gillet nous le décrit comme mangé par les indigènes seulement en temps de famine.
Au Mayumbe, c’est sous le nom de « Sekegna, Saccagna ou Sekenia » que le Bosquiea angolensis est connu; dans l’Angola son nom est « Munguenga io muzito » ou « Muyuengo muchito »; dans notre Congo le fruit seul porterait le nom de « Mongenia ». Mais « Mongenia » et « Munguenga » ne sont que deux façons différentes d’orthographier le même nom. Si dans l’Angola on ajoute « io muxito », qui signifie des bois, c’est pour distinguer le Bosquiea du Spondias Mombin L, qui est, lui, désigné par les mots : « Muguenga » ou « Muguengue ».
Si cet arbre n’est pas très abondant, il existe néanmoins dans diverses parties du Bas-Congo, et même jusqu’à l’Équateur. Nous possédons des échantillons de cette espèce provenant des localités suivantes : Mayumbe (bois rose, bois rouge); Coquilhatville; Stanley-Pool; District des Cataractes.
En dehors du Congo, il n’est connu que dans l’Angola.
Cette dispersion fait supposer que la plante est plus répandue; c’est pourquoi nous avons tenu à signaler la valeur de son bois. Ce Bosquiea vaut la peine d’être recherché, dans la région du Kasai, où il doit exister, car, outre le bois d’ébénisterie de valeur qu’il fournit on pourra tirer parti de l’écorce comme matière tinc-
Planche XXX.
toriale; celle-ci devrait, il est vrai, être étudiée, afin de savoir si ses vertus se conservent, et si l’écorce séchée, séparée du tronc, peut encore fournir la substance colorante.
MUSANGA Chr. Smith.
Musanga Smithii R. Br. in Tuckey’s Narrai. Append. (i8i8) p. 453 et in Benne! PI. Javan. rarior. (i838) p. 49; De Wild. et Th. Dur. PI. Gilletianae I (1900) p. 49 ; Engl. Monog. Afr. Pfl. Morac. (1898) p. 42 fig. 4 t. 18; De Wild. Not. pl. utiles ou intér. du Congo I (i9o3) pp. ii-i5 ; Mission Laurent (i9o5) p. 72 et Etudes Fl. Bas et Moyen-Congo III p. 66. M. cecropioides R. Br. ex Teddie in Bowdich Miss. Ashant. (1819) 872; Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I p 996.
Madibi, 8 juillet 1906 (A. Sapin. — Nom ind. : Mousin [Kwilu]; Monbumba [Bangala]. — Le suc de l’écorce sert à faire une boisson alcoolique).
Observations. — Le « parasolier » est une des plantes les plus répandues dans l’Afrique tropicale occidentale ; il existe de Sierra-Leone au Congo et jusque dans la région des Grands-Lacs et partout constitue une des essences les plus caractéristiques de la forêt secondaire où il apparaît après les grandes coupes .
C’est un arbre simple ou ramifié, atteignant i5 mètres de haut, à racines aériennes plus ou moins nombreuses, atteignant 2™5o de long. Les feuilles possèdent un pétiole atteignant 55 à 60 centimètres de long. Divisions du limbe disposées en rayons autour du sommet du pétiole, atteignant 40 centimètres de long et 7 à 9 centimètres de large, rétrécies vers la base et triangulaires aiguës au sommet. Inflorescences mâles longuement pédicellées, ramifiées. Inflorescences femelles géminées à l’aisselle des feuilles, à pédicelle de 5 à 12 centimètres de long, formant une masse ovalaire aplatie.
Les fruits du parasolier sont comestibles et son bois est extrêmement léger; les Européens de Sierra-Leone emploient ce bois en lieu et place du liège et les Anglais ont dénommé cette plante « Corkwood». Les indigènes de certaines régions de l’Afrique font de ce bois des boucliers et des planches pour constructions légères ; la grande légèreté et la résistance assez considérable pourraient permettre l’emploi de cette plante pour la fabrication d’ustensiles de ménage.
L’attention a été attirée de divers côtés sur cette plante. M. J. Bernard l’a préconisée comme arbre d’ombrage dans les plantations de cacaoyers. La rapide croissance de cette plante, qui peut être semée directement en place, permettra d’obtenir un ombrage suffisant pendant les trois ou quatre premières années. Quand les autres arbres d’ombrage que l’on aura disposés entre les plantes seront suffisamment développés, on devra supprimer le Musanga qui pourrait devenir nuisible par la forte quantité d’eau qu’absorbent les nombreuses racines aériennes qui se ramifient et portent la couronne. Ce grand développement de racines adventives est de première nécessité pour la vie de la plante, elle possède, en effet, un système radiculaire souterrain très précaire et serait vite renversée si l’on venait à supprimer ces racines supplémentaires.
Ém. Laurent, dans une intéressante notice intitulée « Plantes pour la soif » publiée par la Revue générale des Sciences, avait insisté sur la quantité de liquide qui traverse cette plante et qui peut en être extraite. On avait indiqué que les jeunes rameaux renfer-
ment beaucoup d’eau et sont arrachés par les singes qui les sucent ; les noirs ont également su tirer parti de cette propriété. M. H. Lecomte, lors de son voyage au Congo français, a noté la grande quantité d’eau qu’un tronc coupé à une certaine distance du sol laisse exsuder; en treize heures il a pu réunir plus de 9 titres.
Les nègres du Haut-Congo, utilisent ce liquide dans les régions où l’eau est rare, sur les crêtes qui séparent les bassins des rivières, par exemple dans le pa)'-s de Bajandes» au nord du cours inférieur de l’Aruwimi. L’expérience suivante faite par Ém. Laurent, sur un pied de Musanga mesurant environ 3o centimètres de diamètre, est utile à rappeler :
« Le 5 février, à 7 heures du matin, deux racines de grosseur moyenne furent sectionnées. Pendant une demi-heure l’eau a coulé des plaies, le phénomène a complètement cessé dès que la radiation solaire fut assez vive, par suite de la transpiration.
» Le soir à 6 heures, au moment du coucher du soleil, on a placé des récipients sous les deux racines coupées le matin et sous une troisième racine plus grosse qui venait d’être coupée. Le lendemain matin, à 6 heures, celle-ci avait fourni 2.5 litres d’eau et chacune des deux autres environ i litre.
» Le même jour à 6 heures du soir, on replace les récipients sous les trois racines mises en observation; mes collaborateurs renouvellent les sections de la grosse racine et de l’une des deux autres, puis en frappent avec force les tronçons restés adhérents au tronc à l’aide d’un morceau de bois. L’observation leur a appris l’utilité de ces deux opérations, la première met à nu les vaisseaux non desséchés, la seconde a sans doute, pour effet, de détruire les bouchons gommeux qui se forment dans les vaisseaux et qui en déterminent la fermeture.
» Le 7 février, à 6 heures du matin, des deux racines dont les plaies avaient été rafraîchies, la plus grosse a donné 4 litres d’eau et l’autre 2.5 litres. Mais les deux bocaux qui avaient servi à recueillir l’eau avaient débordé, les chiffres indiqués sont donc inférieurs aux volumes d’eau exsudée. Quant à la troisième racine, qui n’avait pas été coupée à nouveau et n’avait pas reçu de coups, elle n’avait émis que quelques centimètres d’eau.
« A 6 1/2 heures, la grosse racine donnait 140 grosses gouttes par minute, et cependant le soleil montait à l’horizon et ses rayons devenaient ardents .
Au soir, les sections des trois racines furent ravivées. Le lendemain matin, la grosse racine avait rejeté 3 litres d’eau et chacune des deux autres 5oo cm3 cubes. Le i3 février au soir, É. Laurent renouvela les sections des racines coupées huit jours auparavant, mais elles étaient taries.
Les nègres Bajandes qui se fixent loin des rivières et des sources se procurent l’eau de boisson et celle nécessitée pour la préparation des aliments en entaillant les racines aériennes des Musanga de la forêt.
Chaque famille possède un certain nombre de ces Musanga, fournissant chacun de l’eau pendant cinq à six jours.
Cette plante mérite donc d’être signalée à l’attention des voyageurs, elle peut être équivalente à l’arbre des voyageurs de Madagascar, mais ne se rencontre pas dans la brousse.
Dans la région de Madibi d’où M. Sapin nous a envoyé cette plante, le Mosain (Bas- Kwilu) ou Mambanbu (Bangala) trouve un emploi spécial. Les écorces pilées donnent un suc qui mélangé par moitié avec le suc de canne à sucre donne une boisson fermentée agréable.
MYRIANTHUS Pal. Beauv.
Myrianthus arborea Pal. Beauv.; DeWild. Études fl. Bas et Moyen-Congo III (igo3) p. 66.
Madibi, i6juin 1906 (A. Sapin. — Nom ind. : Boukum [Bangala]. — Fruit comestible); Sankuru, septembre 1906 (A. Sapin. — Nom ind.:Mobambu [Bangala] ; Plantations Lacourt, décembre 1909 (A. Sapin. — Grand arbre des bois ; Nom indig. : Bokamu [Bangala]).
Observations. — Arbre atteignant 25 mètres de haut, dont le tronc atteint de on^So à o*"5o de diamètre, muni de racines adventives à la base.
L’écorce cendrée, grisâtre, est presque lisse.
Le bois blanc-jaunâtre, demi-dur, est difficile à travailler, car il s’enlève par petits morceaux à cause de la présence des plages fibreuses alternatives avec le parenchyme mou.
Urticaceae.
URERA Gaud.
Urera sp.
Kasai, juillet 1907 (A. Sapin. — Nom ind. : Matolo [Bangala]. — Feuilles à poils urticants).
Observation, — Les matériaux de cette espèce nous sont arrivés malheureusement en fort mauvais état; elle est cependant particulièrement intéressante par ses tiges âgées munies de 4 dépressions profondes dont l’origine mériterait d’être étudiée.
TREMA Lour.
Tréma guineensis (Schumach. et Thonn.) Ficalho PI. Uteis(i884) p. 261; De Wild. et Th. Dur. Reliq. Dewevr. (1901) p. 2i3 et PL Thonnerianae (1901) p. 10; DeWild. Études Fl. Bas et Moyen-Congo III p. 62 et Mission Laurent (igoS) p. 68.
Celtis giiineensis Sch.\jLm2.ch.. et Thonn. Beskr. Guin. PI. (1827) p. 160. Sankuru, septembre igo6 (A- Sapin. — Noms ind. : Essese [Bangala]; Mnallongo [Sankuru]. — Les feuilles sont mangées cuites).
BOEHMERIA Jacq.
Boehmeria platyphylla Don. Prod. fl. Népal. (i825) p. 60; De Wild. et Th. Dur. PI. Gilletianae, I (1900) p. 5o [Herb] ; De Wild. Étud. Fl. Bas et Moyen-Congo III p. 69.
Lac Foa, septembre 1904 (Éd. Lescrauwaet, n. 223); Sankuru, 1907 (A. Sapin. — Nom. ind. ; Asani. — Les indigènes prétendent que la feuille trempée dans l’eau et mise sur la langue d’un nouveau-né l’empêche de rester muet); Illongonga, décembre 1907 (A. Sapin. — Plante de la plaine).
Proteaceae.
PROTEA L.
ProteaPoggei Engler Hochgebirgsfl. trop. Afr. (1892) p. 197. Bienge, octobre (1907) (A. Sapin. — Dans la plaine).
Loranthaceae.
fit
LORANTHUS L.
Loranthus capitalus (Spreng.) Engler in Engler et Prantl Nat. Pflanzenfam. Nacht. zum II-IV {1897) p.
— — var. latifolius Engl, ex Th. Dur. et De Wild. Mat fl. Congo,
II (1898) p. 81; De Wild. et Th. Dur. PI. Gilletianae II (1901) p. 96 et Reliq. Dewevr. (igoi)p. 200; De Wild. Mission Laurent (igoS) p. y5 et Études fl. Bas et Moyen-Congo I (igoS) p. 287; II (1907) p. 124.
Mushenge (Èd. Lescrauwaet, n. 388). W
Loranthus Lujaei De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo I {1899) p. 55. \ \ Bena-Dibele (Éd. Luja).
Olacinaceae
OLAX L. t
Olax Pynaertii De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo II (1907) p. 32. Illongonga, décembre 1907 (A. Sapin. — Arbuste des bois).
APTANDRA Miers Ï
Aptandra Zenkeri Engler in Engler et Prantl Nat. Pflanzenfam. Nachtr. zum II-IV (1897) p. 147 etinNotizbl. bot. Gart. Berlin II (1899) p. 287; DeWild. Mission Laurent (1907) p. 377 et Études fl. Bas et Moyen-Congo II (1907) p. 3i.
Munungu (Ed. Lescrauwaet).
HEISTERIA Jacq.
Heisteria parvifolia Smith in Rees Cyclop.XVII (1811) n.3; Oliver Fl. trop.
Afr. I 346; Hiern Cat. Welw. Afr. PI. I 140; De Wild. et Th. Dur. PI. Thonnerianae (1900) p. i3; De Wild. Mission Laurent (1906) p. 23i; DeWild. Études fl. Bas et Moyen-Congo III p. 71.
.æM
Env. de Dima (Éd. Lescrauwaet) ; Kasongo-Batetela, 20 octobre 1906 (A. Sapin. — Noms ind.: Kimbu [Batetela]; Kakwantan [Bangala]. — Les graines sont comestibles) ; Sankuru, septembre 1908 (A. Sapin. — Nom ind. : Lokwante [Bangala]. — Fruits comestibles); Illongonga déc. 1907 (A. Sapin. — Nom ind. ; Longwata [Bangala]. — Grand arbre des bois à graines comestibles).
— — var. angustifolia De Wild. nov. var.
Feuilles étroites pour leur longueur, nettement acuminées au sommet, largement cunéiformes à la base, atteignant 19 cm. de long et au maximum 4,5 cm. de large.
Sankuru, septembre 1908 (A. Sapin. — Nom ind. : Lokwante [Bangala]. — Graines comestibles).
Obs. — Cette plante récoltée en même temps que la précédente, tout à fait typique, se différencie par ses feuilles allongées et étroites, VH. parvifolia est comme on sait très variable, nous possédons en herbier toute une série de formes de passages entre les types à feuilles petites et très développées (/. grandifolia Engler) et entre les types à feuilles larges et à feuilles étroites.
Polygonaceae
POLYGONUMxL.
Polygonum tomentosum Willd. Sp. pl. II (1799) p. 219; Dammer in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. p. 176; Hiern Cat.Welw. Afr. Pl. I go5; De Wild. et Th. Dur. Pl. Gilletianae I (1900) p. 43; De Wild. Mission Laurent (1903) p. 80 et Études fl. Bas et Moyen-Congo I (1906) p. 228; II (1907) p. 33. (1908) p. 243.
Entre Lubueet Kanda-Kanda (Êd. Lescrauwaet).
Amarantaceae
CELOSIA L.
Celosia argentea L. Sp. pl. ed. I (1753) p. 2o5; De Wild. et Th. Dur. Cont. fl. Congo II (1900) p. 5i et Reliq. Dewevr. (1901) p. 192; De Wild. Études fl. Kat. (1902) p. 3o; Hiern Cat. Welw. Pl. I p. 885; De Wild. Not. pl. util. ou intér. du Congo I (1903) p 28 ; II (1906) p. 116 et Études fl. Bas et Moyen-Congo II (1907) p. 124.
Tumba (Luja). Environs de Djoko-Pundo (Éd. Lescrauwaet); Tchitadi (Éd. Lescrauwaet).
Obs. — Le Celosia argentea est une plante annuelle répandue dans les régions tropicales des deux hémisphères, à tiges dressées, simple ou rameuse, atteignant 5o cm.
de haut. Feuilles alternes, lancéolées, sessiles ou courtement pétiolées, rétrécies à la base, aiguës au sommet. Fleurs blanches à épis terminaux, de 6-io cm. de long, garnis de bractées argentées.
Cette plante est commune dans toute l’Afrique tropicale ; nous en avons vu des échantillons de presque tous les districts de notre Congo où elle est même parfois cultivée par le noir. On la rencontre dans la brousse où ses épis, parfois très allongés, d’un blanc légèrement jaunâtre et argenté la font facilement apercevoir, aussi la plupart des voyageurs rapportent un échantillon d’herbier de ce Celosia. Jamais nous n’avions trouvé signalée la valeur des fibres, dans la famille des Amarantacées à laquelle cette plante appartient.
M. le capitaine Duvivier a remarqué qu’à Nouvelle-Anvers, dans le District de Bangala, cette plante sert à faire des cordes solides. Cette espèce étant très répandue, de culture facile, il y aurait lieu de soumettre ses fibres à l’expérience, peut-être pourrait-on les extraire facilement et les employer industriellement.
Nous pouvons encore ajouter que les graines du Celosia argentea ont été renseignées comme très efficaces contre la diarrhée. Il semble que l’on a pu en extraire une huile médicinale. Cette plante est aussi fréquemment employée au Congo, ainsi que dans d’autres régions tropicales comme légume, principalement en temps de disette, et constitue un bon fourrage pour les animaux domestiques.
Dans les Indes orientales et en Chine, les graines et même la plante entière, sont considérées comme antiscorbutiques et anthelmintiques.
Celosia laxa Schumach. et Thonn. Beskr. Guin. PI. (1827) p. 141; Hiern Cat. Welw. Afr. PI. I p. 885; De Wild. et Th. Dur. Reliq. Dewevr. p. ig3; De Wild. (1901) Études fl. Bas et Moyen-Congo I (igo3) p. 27 (igo6) p. 23g; II (1907) p. 125 et Mission Laurent (igo5) p. 81.
Celosia loandensis Baker in Kew Bull. (1897) p. 277.
Madibi (A. Sapin).
Observations. — Les feuilles de cette plante sont employées en guise d’épinards. Les indigènes lui donnent, d’après M. Sapin, les noms suivants : Bombulokaka (Bangala) et Niokanioko ou Motchumono (Kwilu).
Celosia trigyna L. Mant. pl. II (1771) p. 212; Jacq. Hort. Vindob. III p. 12 t. i5; HiernCat.Welw.Afr.pl. I p.884; Th. Dur. et DeWild.Mat. fl. Congo 1(1897) P- ^9'y De Wild. et Th. Dur. Reliq. Dewevr. (1901) p. ig3; De Wild. Études fl. Kat. (1902) p. 3o; Mission Laurent (igo5) p. 81 et Étud. fl. Bas et Moyen-Congo I (igo3) p. 27 (1906) p. 23g; II (1907) p. 125.
Léopoldville et env. (Éd. Luja); Lac Foa (Éd. Lescrauwaet) ; Bena-Dibele (Éd. Luja); Mokole [Lubi](Éd. Lescrauwaet).
CYATHULA Lour.
Cyathula prostrata [L. J Bl. Bydr. Fl. Nederl.Ind.il (i825)p. 549; De Wild.
et Th. Dur. Reliq. Dewevr. (1901) p. 194 ; De Wild, Études fl. Bas et Moyen-Congo I (1903) p. 28 et Mission Laurent (ipoS) p. 81.
A chjranthes prostrata L. Sp. pl. ed. 2 (1762) p. 296.
Desmochaeta prostrata DC. Cat. Hort. Monspel. (i8i3) p. 102 ; Wight Icon. pl, Ind. or. II t. 733; Hiern Cat. Welw. Afr. pl. I p. 890.
Env. de Léopoldville (Éd. Luja).
ACHYRANTHES L.
Achyranthes aspera L. Sp. pl. ed. i (1753) p. 204; Wight Icon. pl. Ind. or. V t. 1780 ; Th. Dur. et De Wild. Mat. fl. Congo I (1897) p. 3p ; De Wild. et Th. Dur. Reliq. Dewevr. (1901) p. 194; De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo II (1907) p. 125.
Rives du Kwilu (A. Sapin. — Nom vern. : Komko-Kosso).
Nyctaginaceae.
BOERHAVIA L.
Boerhavia ascendens Willd. Sp. pl. I (1797) p. 19; Hiern Cat. Welw. Afr. pl. I p. 882 ; De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo I (1899) p. 53; II (1900) p. 5i ; Pl. Thonnerianae (1900) p. 14 et Reliq. Dewevr. (1901) p. 243 ; De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo II (1908) p. 248.
Madibi, juin 1906 (A, Sapin) ; Lac Foa, septembre 1904 (Éd. Lescrauwaet n. 236).
Phytolaccaceae.
PHYTOLACCA L.
' Phytolacca abyssinica Hoffm. in Comm. Gott. XII (1796) p. 25 t. 2; Engler Pflanzenw. Ost-Afr. 175 ; De Wild. et Th. Dur. Reliq. Dewevr, (1901) p. 196 ; De Wild. Études fl. Kat. (1902) p. 3i ; Études fl. Bas et Moyen-Congo II (1907) p. 3q et Miss. Laurent (1906) p. 233.
Pircunia abjssinica Moq. in DC. Prodr. XIII (1849) p. 3o.
Phytolacca dodecandra L’Hérit. Stirp. nov. (1789 p. 148 t. 69 ; Hiern Cat. Welw. Afr. pl. I p. 901.
Route de Kikwite à Boala (Éd. Lescrauwaet) ; Madibi 1906 (A. Sapin. — Nom vern. : N’Tiri [Kasai et Bangala]. — Les feuilles desséchées servent dans le pansement des blessures); Sankuru, 1906 (A. Sapin).
Aizoaceae.
MOLLUGO L.
Mollugo oppositifolia L. Sp. pl. ed. i (1753) p. 89; Hiern Cat. Welw. ' Afr. pl. I p. 416. J
Mollugo Spergula L. Sj^st. veget, cd. 10 (1774) p. 881 ; Oliver Fl. trop. Afr.
Il p. 5go ; De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo I (1900) p. 25.
Glinus spergula Steud. Nomencl. bot. ed. 2 I (1840) p. 688; Engler Pflanzenw. Ost-Afr. p. 176; De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo I (igo3) p. 26 (1904) p. 121.
Dobo (Éd. Luja).
Caryophyllaceae.
POLYCARPAEA Lam.
Polycarpaea corymbosa [L.] Lam. Illust. gener. Encycl. II {iyg3) p. 129; Wight Icon. pl. Ind. or. II t. 712; Oliver Fl. trop. Afr. I p. 145; De . Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo I (1899) p. 9 II (1900) p.5; De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo II (1907) p. 35.
Achjranlhes corymbosa L. Sp. pl. ed. I (1753) p. 2o5. '
Bombaie (Éd. Luja).
Nymphaeaceae. ^