QI
Capparidaceae.
CLEOME L.
Cleome monophylla L. Sp. pl. ed. i (lySS) p, 672; Oliv. Fl. trop, Afr. 1 p. 76; Th. Dur. et De Wild. Mat. fl, Congo I (1897) p. 4.
Katola, avril 1908 (A. Sapin. — Petite plante des villages).
PEDICELLARIA Schrank.
Pedicellaria pentaphylla [L.J Schrank in Roem. et Usteri mag. f. d Bot. III St, VIII (1790) p. ii; Gilg in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. p. 184; Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I 487; De Wild. et Th. Dur, Mat. fl. Congo I (1897) p. 5; De Wild. et Th. Dur. Reliq. Dewevr. (1901) p. 8; De Wild. Études Fl. Katanga {1902) p. 35; Mission Laurent (1905) p. 86 et Étud. ri. Bas et Moyen-Congo I (1903) p. 36, (1904) p. 124, (1906) p. 241, et II (1908) p. 245,
Cleome pentaphylla L. Sp. pl. ed. 2 (1763) p. 963 ; Bot. Mag (1814) t. 1640. Gynandropsis pentaphylla DC. Prodr. I (1824) p. 238; Oliver Fl. trop. Afr. I p. 82.
C. acuta Schumach. et Thonn. Beskr. Guin. Pl, (1827) p. 82; Hiern Cat. Welw. fl. II p. 481.
, Entre Luano et Lusubi, juin 1904 (Éd. Lescrauwaet, n, 67); Madibi, juin ' 1906 (A. Sapin. — Noms vern. : Mosata; Mosatwa [Kwilu]. — Plante
comestible); Ikoko, octobre 1906 (A. Sapin); Djoko-Punda, novembre igo5 (Éd. Lescrauwaet, n. 899).
POLANISIA Raf.
Polanisia hirta [ Klotzsch] Pax in Engler Bot. Jahrb.X (1888) p. 14; Th. Dur. et De Wild. Mat. fl. Congo I (1897) p. 5.
Decastemon hirta Klotzsch in Peters Reise n. Mosamb. I (1862) p, i5. Cleome hirta Oliver Fl. trop. Afr, I (1868) p. 81 ; De Wild. Etud. fl. Bas et Moyen-Congo II {1908) p. 246.
Lac Foa, septembre 1904 (Éd. Lescrauwaet, n. 23o).
EUADENIA Oliv.
Euadenia alimensis Hua in Bull. Soc. Philom. Paris, Sér. 8, VII (1895) p. 81 ; De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo II (1900) p. 40 t. 20. Pteropetalum Klingii Pax ex De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo III (1899) p. 40 t. 20.
Bords du Kasai (Éd. Luja).
CAPPARIS L.
Capparis acuminata De Wild. Études H. Bas et Moyeii^Coiigo I (1903) p. 36 ; II (1908) p. 25i.
Sankuru, septembre igo8 (A. Sapin. — Nom vern. : Intfundu.)
Capparis Duchesnei De Wild. Mission Laurent (igoSip. 87 et Études FJ. Bas et Moyen-Congo II (1908) p. 25 1.
Sankuru, septembre 1906 (A. Sapin. — Noms vern. : Lokwanta; Mosampo [Sankuru]. — Le fruit est comestible); Munungu, octobre 1904 (Éd. Lescrauwaet, n. 25g).
MAERUA Forsk.
Maerua Aprevaliana De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo I (1899) p. 5 et Reliq. Dewevr. (1901) p. 9; De Wild. Étud. fl. Bas et Moyen-Congo 1 (igo3) p. 37; II (1908) p. 252; Gilg in Engler Bot. Jahrb. XXXIII (igo3) p. 225.
Entre Kikwite et Boala, juillet 1904 (Éd. Lescrauwaet, n. i5i); Sankuru, septembre 1906 (A. Sapin).
Rosaceae.
PARINARlUxM Aubl.
Parinarium curatellifolium Planch. ex Benth. in Ho<>k. Niger Fl. (1849) p. 33; Oliv. Fl. trop. Afr. II p. 368; Engler Pflanzemv. Ost-Afr. p. 191 ; De Wild. et Th. Dur. Contr. Fl. Congo 1(1900) p. 19 et Reliq. Dewevr. (1901) p. 81; De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo I (1906) p. 246; II (1908) p. 253; III (1909) p. 88.
Léopoldville (Éd. Luja); Kwilu juillet 1908 (A. Sapin.); Munungu avril igo5 (Éd. Lescrauwaet n. 365); Madibi (1907) (A. Sapin. — Fruit comestible).
Parinarium subcordatum Oliv. Fl. trop. Afr. II (1871) p. 36y; De Wild. et Th. Dur, Contr. fl. Congo II (1900) p. 19 De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo I (igo3i p. 46; II (1908) p. 254.
Bords du Congo [District des Cataractes] (Ed. Luja).
Connaraceae.
CONNARUS L.
Connaruü Sapini De Wild. Étud. Fl. Bas et Moyen-Congo III (1909) p. 89 Madibi, 28 juin (A. Sapin. — Nom ind. : Luo [Kwilu]).
Connarus Smeathmanni Planch, iii Litmaea XXIII (i85o) p. 4; Baker in Oliver Fl. trop. Afr. I p. 458 ; De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo I (1904) p. 124; I (1906) p. 246; III p. 90.
Madibi, 16 juin 1906 (A. Sapin. — Nom ind. : Bahia [Kwilu]); Bienge, oct. 1907 (A. Sapin. — Nom ind. : Fiondo | Lulua]. — Les feuilles servent à remplacer les plumes des flèches).
AGELAEA Sol.
Agelaea ferruginosa De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo III (1909) P- 99-
Lac Foa, 22 septembre 1904 (Éd. Lescrauwaet n. 218) ; Bienge, octobre 1907 (A. Sapin. — Nom ind. : Isasako [Bangala]. — Liane des bords des rivières et des bois) ; Atènes, novembre 1907 (A, Sapin. — Petite liane des bois).
Observation. — Cette plante paraît assez répandue dans toute la région, elle semble également très variable dans la forme des folioles de ses feuilles, mais la villosité des tiges et de l’inflorescence est très constante et particulièrement caractéristique.
Agelaea Lescrauwaetii De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo III (1909) p. io3 pl. XII fig. 3-6.
Lubi, 20 septembre 1904 (Éd. Lescrauwaet n. 201).
Agelaea obliqua [P. Beauv.] Bak. in Oliver Fl. trop. Afr. I (1868) p. 454; De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo I (1904) p. 124 et Mission Laurent {1904) p. 89.
Bienge, octobre 1907 (A. Sapin).
ROUREA Aubl.
Rourea Lescrauwaetii De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo III (1909) p. 92.
Lac Foa, 17 février 1904 (Éd. Lescrauwaet n. 198).
Rourea obliquifoliolata Gilg in Engler Bot. Jahrb. XIV (1891) p. 328; De Wild. Étud. fl. Bas et Moyen-Congo I (1906) p. 240.
Kasai (Éd. Lescrauwaet n. 120).
Rourea verruculosa De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo III (1909) p. 95.
Lubefu, Il mai 1905 (Éd. Lescrauwaet, n. 368).
Rourea viridis Gilg in Engler BoL Jahrb. XIV (1891) p. 827 ; De Wild. Étud. fl. Bas et Moyen-Congo I (1906) p. 248 III (1909) p. 96).
Madibi, 28 juin 1906 (A. Sapin. — Nom ind. : Mopabanka); Sankuru, septembre 1906 (A. Sapin).
CNESTIS Juss.
Cnestis ferruginea DC. Prodr. II (i825) p. 87; Planch. in Linnaea XXIII (i85o) p. 440; Baker in Oliver Fl. trop. Afr. I p. 462; De Wild. et Th. Dur. Reliq. Dewevr. (1901) p. 56; Hiern Cat, Welw. Afr, pl. I p, 190. Région de Luanu (Éd. Lescrauwaet) ; Bienge, octobre 1909 (A. Sapin, — Petite liane des plantations de manioc).
Cnestis iomalla Gilg in Notizbl. Bot. Gart. Berlin I (iSgS) p. 169 ; De Wild. Mission Laurent (igoS) p. 91 et Études fl. Bas et Mo}^en-Congo I {1906) p. 247.
Cnestis emarginata De Wild. et Th. Dur. Mat. fl. Congo IV (iggg) p. 4; Illustr. fl. Congo (1900) p. 129 t. 65 etReliq. Dewevr. (1901) p. 125, Madibi (Éd. Lescrauwaet, n. 85).
— var. grandifoliolata De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo I (1906) p. 247.
Madibi (Éd. Lescrauwaet, n. ii5).
Cnestis Lescrauwaetii De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo (igo6) 247.
Madibi (Éd. Lescrauwaet, n. 88).
Cnestis oblongifolia Baker in Oliver Fl. trop. Afr. I (1868) p. 462; De Wild. et Th. Dur. Reliq. Dewevr, (1901) p. 56; De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo I (1906) p. 248; III p. 97.
Madibi et Kwilu, juin igo6 (A, Sapin. — Nom ind. : Balolota. — Les fleurs écrasées sont employées dans le pansement des plaies).
Cnestis Sapini De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo III (1909) p. g8, Sankuru, septembre 1906 (A. Sapin. — Nom ind. : Matchinde [Sankuruj. — Le fruit devient assez gros, il est comestible).
MANOTES Sol.
Manotes sanguineo-arillata Gilg in Engler Bot Jahrb. XIV (1891) p, 333; Th. Dur. et De Wild. Mat. fl. Congo II (1898) p. 68; De Wild. Étud. fl. Bas et Moyen-Congo III (1909) p. 107.
Madibi, juin 1908 (A. Sapin. — Nom ind. : Mundundunu ou Moddondone [Kwilu], — Le bois sert à faire les manches de couteaux) ; Bienge, octobre 1907 (A. Sapin. — Nom ind. : Ikedi [Bangala]).
Leguminosaceae
PITHECOLOBIUM Mart.
Pithecolobium altissimum (Hook. f.) Oliver Fl. trop. Afr. II p. 364; De Wild. Études Fl. Bas et Moyen-Congo I pp. laS et 248, II p. 126 et Mission Laurent (igo5) p. 242.
Lutshima, juillet 1907 (A. Sapin).
ALBIZZIA.
Albizzia Laurentii De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo II (1907) p. 127.
Dima, novembre 1909 (A. Sapin. — Nom ind. : Mutoke. — Arbre très répandu à bois blanc).
ACACIA WiLLD.
Acacia Lujaei De Wild. et Th. Dur. Mat. fl. Congo IX (1900) p. 8.
Bena-Dibele (Éd. Luja).
Acacia Seyal var. Lescrauwaetii De Wild. Études fl. Bas et Moyen- Congo. II (1907) p. 128.
Entre la Lulua et Kanda-Kanda au Sud du 7° (Éd. Lescrauwaet).
Observation. — L’Acada Seyal n’a pas encore été signalé dans la région du Kasai. Peut-être la variété recueillie par Éd. Lescrauwaet possède-t-elle les qualités du type.
Le bois de ce dernier est jaune-brunâtre, couleur chêne, finement chagriné et strié de lignes d’épaisseur irrégulière, sinueuses, de couleur terre de Sienne, réparties assez uniformément sur un fond jaune d’ocre. On perçoit très nettement une fine striation radiale correspondant aux traces des rayons médullaires et il n’y a pas de zones saisonnières apparentes. C’est un bois dur, très nerveux, homogène, à grain assez fin et susceptible d’un beau poli, d’après les indications fournies par MM. Perrot et Gérard, dans leurs études des Légumineuses africaines (r).
L'Acacia Seyal a généialement le tronc droit; il est paraît-il assez facilement attaqué par les vers et les termites et laisse exsuder une gomme qui, dans certaines régions de l’Afrique occidentale française, est l’objet d’un commerce assez important.
On ne peut en général en tirer de grandes pièces, mais le grain fin, serré, la dureté et la nervosité de son bois en font un élément précieux pour la fabrication des manches de haches, de pelles, de pilons et de fourches. Sa destruction facile par les parasites et son aspect tortueux ne permettent pas de l’employer pour la construction ou la fabrication des meubles. En Afrique occidentale française, les indigènes utilisent l’écorce, pilée et mélangée au miel, contre la dysenterie.
L’arbre atteint une hauteur moyenne de 12 mètres, son tronc atteignant généralement
(1) Aug. Chevalier. — « Les végétaux de l’Afrique tropicale française, fasc. III. — Recherches sur les bois de Légumineuses africaines », par É. Perrot et G. Gérard. Paris, 1907.
35 à 40 centimètres de diamètre, à cime diffuse, à rameaux distants. L’écorce mince, Jaune, verte ou rouge, se détache par plaques.
Les feuilles, bipennées, possèdent de to à i5 paires de folioles a}^ant de 3 à 6 centimètres de long. Le pétiole court, possède à la base des épines, étalées par paires, atteignant souvent jusqu’à 6 centimètres. Les fleurs sont réunies en capitules assez i j longuement pédonculés, formant des boules jaunes d’odeur agréable et pénétrante. Le fruit est une gousse plate, uir peu arquée, de 6 à 9 centimètres de long sur 2 à 3 ccnti- 1 1
mètres de large avec des étranglements qui marquent les intervalles des graines |
MIMOSA L. ‘ |j
Mimosa asperata L. Syst. veget. cd. 10 (17591 p. i3i2; Baker in Oliver Fl. ; trop. Afr. II p. 335; Taubert in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 195;
De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo I pp. 126 et 249. II p. 128 et i Mission Laurent p. 94. ;
Kongo (Kwilu), juillet 1906 (A. Sapin. — Liane. — Nom indig. : Alankagna).
DICHROSTACHYS Wight et Arn.
Dichrostachys platycarpa Welw. Apont. phyto-geogr. (1859) p. 576; Oliver Fl. trop. Afr. II p. 333; Hiern. Cat. Welw. Afr. PL I p. 3o8;
De Wild. Mission Laurent (1905) p. 94.
Lubi, Il septembre 1904 (Éd. Lescrauwaet, n. 80).
TETRAPLEUHA Blntii.
Tetrapleura Thonningii Benth. in Hook. Journ. of Bot. IV (1842) 345; Oliver Fl. trop. Afr. Il (1898) p. 102; Hiern Cat. Welw. PL I 307; De Wild. et Th. Dur. Reliq. Dewevr (1901) p. 79; DeWild. Mission Laurent ■ (i9o5) 94 et Étud. FL Bas et Moyen-Congo II (1907) p. 129; Perrot et Gérard in Chevalier Les végétaux utiles de l’Afrique tropicale française III (1907) p. i3o.
Environs de Madibi (A. Sapin); Bondo, septembre 1907 (A. Sapin. — Nom indig. : Elele. — Arbre des cours d’eau); Bienge, octobre 1907 (A. Sapin.
— Arbre de la plaine); Madibi, juin 1906 (A. Sapin. — Noms indig. : Boduko[Kwilu]; Bulesse [Bangala]. — Le fruit écrasé sert pour la pêche).
Observation. — Ce Tetrapleura est un grand arbre atteignant 2 5 mètres de haut et 70 centimètres de diamètre, à cime arrondie dense. Le tronc et les grosses branches sont recouverts d’une écorce d’un gris cendré clair, pointillé de noir, crevassée, d’une épaisseur d’environ 5 millimètres. Sur la coupe transversale, on voit, en partant de l’extérieur une zone subéreuse de teinte brun-roux, puis une région interne brune tachetée de points clairs correspondant à des sections de paquets fibreux.
Les feuilles alternes ou subopposées sont formées de folioles peu nombreuses, petites, serrées, oblongues ou elliptiques, coriaces et glabres. Les fleurs sont réunies en inflores-
Planche XXXII.
cences peu nombreuses. Le fruit est un légume, ayant environ lo centimètres de long dont chacune des valves porte sur le dos des ailes longitudinales. Le bois est de teinte claire, à grain fin, serré, assez homogène, légèrement chagriné en plus clair, ses sections radiales et tangentielles sont finement striées par les traces des rayons médullaires ; pour d’autres observ^ateurs il serait d’un jaune-rouge foncé, bien marbré et demi-tendre.
Il pourrait, d’après certains auteurs, être utilisé comme imitation de placage de chêne pour l’intérieur des meubles .
PARKIA R. Br.
Parkia filicoidea Welw. ex Oliver Fl. trop. Afr. II (1871) p. 824; Hiern Cat. Welw. PI, I 3o5 ; De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo I (1904) p. 126; II (1907) p. 129.
Région du Kasai, igo4(Éd. Lescrauwaet).
PENTACLETHRA Benth.
Pentaclethra macrophylla Benth. in Hook. Journ.ofBot. IV (i842)p.33o, Baker in Oliver Fl. trop. Afr. II p. 322; Taub. in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. p. 196; Th. Dur. et De Wild. Mat. fl. Congo II (1898) p. 102. et Reliq. Dewevr. (1901) p, 78; De Wild. Étud. fl. Bas et Moyen-Congo I (1904) p. 127; II (1907) p. i3o.
Madibi, mai 1907 (A. Sapin, — Nom indig. Moasa [Bwalaj).
Observation. — Cette plante, rOî-ya/ades Gabonais, est un arbre atteignant 3o mètres de hauteur, à tronc mesurant 60 centimètres de diamètre. Son bois jaune à reflets rougeâtres se travaille bien, son écorce grise est irrégulièrement fendillée, il peut être utilisé en ébénisterie comme bois de fantaisie, et est déjà exporté du Congo français, sous le nom de « bois jaune du Gabon » « acacia du Congo ». Il pourrait être employé croit-on, dans la construction des voitures de chemin de fer.
Pentaclethra Eetveldeana De Wild. et Th. Dur. ; De Wild. Études Fl. Bas et Moyen-Congo I, p. 126 et II, pp. i3o et 25o.
Région du Kasai, 1907 (A. Sapin).
ERYTHROPHLEUM Afz.
Erythrophleum guineense Don De Wild. Études Fl. Bas et Moyen- Congo I, p, 107.
Bas-Congo (A, Sapin) ; Kwilu, juillet igoS (A. Sapin. -- Noms ind. : Okulu [Bangala], N’Kasa [Kwilu].)
Observation. — Il a été question de cette plante dans le chapitre des « Poisons d’épreuve », elle constitue un arbre atteignant 35 mètres de haut, à tronc de j mètre de diamètre et s’élevant jusqu’à 20 mètres sans branches, à rameaux très étalés, peu feuillus.
Le bois est d’un brun-rougeâtre, à fibres tourmentées, lourd et difficile à travailler. Son écorce grise rugueuse s’enlève par petites plaques, la partie interne est rouge, l’aubier blanc-rougeâtre.
Il peut être employé pour la fabrication des moyeux, grâce à ses fibres irrégulières. On utilise, paraît-il, ce bois, à Conakry, pour faire des meubles de fantaisie.
CYNOMETRA L.
Cynometra Laurentii De Wild. Mission Laurent (igo5) p. 96 et Études Fl. Bas et Moyen-Congo II (1907) p. i3o.
Lac Foa (Éd. Lescrauwaet, n. 219).
Cynometra Lujae De Wild. Études Fl. Bas et Moyen-Congo I (1906) p. 25o tab. 70.
Luozi (Éd. Luja, n. 147).
Cynometra Mannii Oliver Fl. trop. Afr. II (1871) 377; Th. Dur. et De Wild. Mat. fl. Congo I (1897) p. 38 et Contrib. fl. Congo II (1900) p. 18; De Wild. Études Fl. Bas et Moyen-Congo II (1907) p. i3o.
Rive nord du Kasai [Stanley-PoolJ (Éd. Luja).
COPAIFERA L.
Copaifera Demeusei Harms in Engl. Bot. Jahrb. XXVI (1899) p. 264 ; De Wild. Études Fl. Bas et Moyen-Congo I (i904)p. 128; II (1907) p. i32 et Mission Laurent (igo5) p. 97.
Dima, novembre 1909 (A. Sapin. — Noms ind. ; Congo [Batelela], Mobaka [Bangala] et Mokonko [BalubaJ. — Produirait un bois rouge très recherché pour la menuiserie et les constructions) ; Dima, janvier 1908. (A. Sapin. — Nom ind. : Tondonbaka [Bangalaj. — Grand arbre des eaux); Lukombe, juin 1907 (A. Sapin. — Arbre à copal. — Noms ind. : M’Paka [Bangala] et Lusole [Baluba]).
Observations. — M. A. Sapin nous a communiqué sur cette plante à copal les notes suivantes :
Les arbres à copal sont de grands arbres des^aürùs marécageuses ou toujours humides. Dans la région du Kasai, on récolte peu de copal. Seule, la Société du Lubefu s’en occupe.
C’est le copal fossile que les indigènes présentent en factorerie. La récolte se fait en saison sèche lorsque les eaux des galeries marécageuses se sont en partie retirées. Les indigènes font des trous distants de i à 2 mètres du tronc, c’est-à-dire en dessous des grosses branches.
Une piqûre d’insectes, une plaie produite par un arbre qui tombe ou par une branche arrachée par une tornade, suffit pour déterminer au bout de plusieurs jours l’écoulement d’un suc qui se durcit sur la plaie sous forme de boules ; celles-ci finissent par tomber et la prochaine crue des eaux à vite fait de les recouvrir et de les enterrer.
BRACHYSTEGIA Benth.
Brachystegia sp.
Illongonga, décembre 1907 (A. Sapin).
Brachystegia sp.
Illongonga, décembre 1907 (A. Sapin. — Nom vern. : Wenseic [Bangalaj). Brachystegia sp.
Saluseke (Dilolo), 9 juin 1908 (A. Sapin. — Nom ind. : Mosamba [Kioko] : Arbre dont les écorces servent à faire des cordes et des étoffes).
Observations. — Le genre Brachystegia paraît exister sous forme de plusieurs espèces, recueillies malheureusement en échantillons indéterminables par M. Sapin.
I.e Mosamba est un grand arbre tortueux des savanes boisées, les feuilles sont composées, pennées. Les jeunes tiges sont à écorce velue, verte, devenant fauve grisâtre en vieillissant; les tiges plus âgées sont d’un gris fauve devenant brun. Le fruit est une gousse aplatie présentant une forte rainure sur la suture dorsale, il s’ouvre à maturité ; les graines, généralement au nombre de quatre, sont aplaties et d’un blanc verdâtre devenant brun. Le bois est jaune.
L’écorce est très fibreuse et est employée pour ses fibres. On enlève au tronc et aux grosses branches un morceau d’écorce, on opère un premier battage qui sépare la couche supérieure, puis en continuant le battage on obtient un feutrage de plus en plus mince constitué uniquement de fibres libériennes qui prennent une couleur brunâtre. On peut, de cette façon, obtenir des plaques, d’une étoffe souple, de plus de i mètre de long et de plus de 5o centimètres de large ou des fibres à tresser en cordes comme M. Sapin en a fait préparer.
L’usage des écorces de certains Brachystegia pour la préparation de tissus ou de cordes a déjà été signalé dans d’autres régions du Congo et dans d’autres colonies africaines.
SCHOTIA Jacq.
Schotia Romii De Wild. Études Fl. Bas et Moyen-Congo II (1907) p. i32, fig. 4; tab. nost. XLI {Rameau fleuri réduit).
(L. Rom); Région du Kasai (Éd. Lescrauwaet) ; Ikoka, septembre 1904 (Éd. Lescrauwaet, n. 169).
BAIKIAEA Benth.
Baikiaea insignis Benth. in Trans, Linn. Soc. XXV (i865) p. 314 t. 41 , Oliver Fl. trop. Afr.II p. 309; De Wild. Mission Laurent (igoS) p. 102 et Études Fl. Bas et Moyen-Congo I (1906) p. 264,
Sankuru, septembre 1906 (A. Sapin, — Nom ind. : Lubonga [SankuruJ. Les feuilles sont comestibles).
Baikiaea Lescrauwaetii De Wild. Études Fl. Bas et Moyen-Congo L
Ikoko (Éd. Lescrauwaet, n. 4x5).
3oo —
Baikiaea minor Oliver Fl, trop. Afr. II (1877) p. 3og; De Wild.et Th. Dur. Reliq. Dewevr. (1901) p. 78; De Wilcl. Mission Laurent (igo5) p. io3 et Etudes Fl, Bas et Moyen-Congo I (1906) p. 204 et II (1907) p. 141 ; Ikoko (Éd. Lescrauwaet).
AFZELIA Sm.
Afzelia africana Sm. in Trans. Linn. Soc. IV (1798) 221; Guill. et Perr. Fl. Seneg. Tent. 263; Oliv. Fl. trop. Afr, II p. 3o2; DeWild. et Th. Dur. Reliq. Dewevr. (1901) p. 77; DeWild. Not. pl. util. ou inter, du Congo II (1906) p. 109-110.
In^sia africana O. Kuntze Rev, Gener. (1891) 102; Hiern Cat. Welw. Afr, Pl. I p, 290.
Lubi (Éd. Lescrauwaet) ; Lac Foa(Éd, Lescrauwaet).
Observation. — Arbre atteignant environ une dizaine de mètres de hauteur et jusque 80 centimètres de diamètre. Les fleurs sont disposées en grappes, elles sont violacées, et le fruit qu’elles produisent est plus ou moins réniforme, atteignant 20 centimètres de long, c’est une gousse épaisse renfermant environ 9 graines dures, noirâtres, brillantes, à arille rouge.
Du tronc droit, on peut obtenir un bois dur et résistant, mais difficile à travailler. 11 convient pour l’ébénisterie, la menuiserie, la charpente, les constructions navales et la fabrication des objets courants; il pèse environ 762 kilos au mètre cube, et est de couleur jaune-brunâtre, teinté de violet ; le cœur est même parfois rouge.
Les graines seraient capables d’écarter les mauvais sorts ; au Sénégal et dans le Soudan l’indigène porte souvent, particulièrement les enfants, des colliers de graines enfilées.
L’arille des graines est de goût agréable, elle est très estimée des singes et des nègres de la région sénégalaise.
Les gousses brûlées donnent une cendre fine, riche en potasse qui entre, en Afrique occidentale, dans la confection d’un savon indigène,
BERLINIA Sol.
Berlinia acuminata Soland. in Hook. Niger Fl. (1849) 326; Oliver Fl. trop. Afr. II p. 293; M. Michel! in Th. Dur. et DeWild. Mat. fl. Congo I (1897) P- Contr. fl. Congo II (1900) p. 17; De Wild. et Th. Dur. Reliq. Dewevr. (1901) p. 77; De Wild. Mission Laurent (igoS) p. 98 et Études Fl. Bas et Moyen-Congo I (1904) p. 129 (1906) p. 261; II (1907) p. 134; Perrot et Gérard in Chevalier Les végétaux utiles de l’Afrique tropicale III (1907) p. 80,
Le long du Lubi (Éd. Lescrauwaet, 11. 171).
— — var. Bruneelii De Wild. Études Fl. Bas et Moyen-Congo II (1907)
Lubi (Éd, Lescrauwaet); Lutshima, juillet 1907 (A. Sapin. — Arbre très
— 3oi —
caractéristique des versantsdes ruisseaux dans les hautes plaines. — Noms ind, ; Owele [BatelelaJ; mokumokuze [BabembeJ; Tchiteimba [Balubas j; Bondo, septembre igoy (A. Sapin. — Arbre du bord des cours d’eau).
Observation. — Le 5. acuminata loxm^ un arbre de i5 à 3o mètres dont le tronc droit atteint de 5o à go centimètres de diamètre.
L’écorce est extérieurement d’un gris cendré, fendillée et se détache par plaques. Elle est irrégulière dans sa région externe ; on y remarque des lignes claires, souvent interrompues et formées par la section de régions fibreuses, le liber est assez épais et parsemé de points clairs.
Les feuilles paripennées possèdent de 3 à 6 paires de folioles elliptiques oblongues, cariaces, d’un vert tendre, luisantes sur la face supérieure. Les fleurs sont en grappes terminales, simples ou composées, elles possèdent un involucre de bractéoles. Le fruit est un légume allongé d’un brun marron foncé renfermant des graines plates lenticulaires non comestibles.
Le bois du Berlinia acuminata est compact, homogène, à grain fin et serré; il présente des zones faiblement marquées. Sa teinte générale est jaune d’ocre, avec un léger pointillé plus clair ; certains auteurs le décrivent comme d’un rouge brun.
Il est léger et assez fibreux, mais se travaille bien ; malheureusement, il se laisse facilement attaquer par les vers et les termites, et l’aubier en particulier se pique très vite. Les indigènes de l’Afrique occidentale en font des meubles, des charpentes, des piliers de cases. Il pourrait être avantageusement utilisé pour l’ébénisterie, la charpente, la grosse menuiserie, le charronnage, les constructions navales : bordages et membrures. Il est probable que bien préparé on pourrait l’exporter avant que des dégâts n’aient été commis par les vers et les termites (i).
Berlinia Sapini De Wild. spec. nov.
Arbre des savanes à tige glabre à l’état adulte, fissurée longitudinalement. Feuilles à 3-4 paires de folioles, à rachis glabre atteignant ii centimètres de long; folioles pétiolées, à pétiole atteignant 4 millimètres de long, à limbe elliptique, arrondi à la base acuminé au sommet, assez fortement inéquilatéral, de 4.5 à 10 centimètres de long et de 17 à 35 millimèties de large, plus mat en dessous qu’au-dessus, à nervures latérales au nombre de ii environ de chaque côté de la nervure médiane, plus proéminentes en dessous qu’au-dessus. Fleurs en racèmes terminaux, simples, à rachis glabre ou courtement velu, atteignant i5 centimètres de long. Fleurs à pédicelle atteignant z3 millimètres de long, bractéolé à la base, à bractéole cucullée de 2 millimètres environ de long; bractées involucrales de 3 centimètres environ de long et de i3 millimètres environ de large, cunéiformes au sommet, carénées sur le dos, tomenteuses sur la face supérieure et sur la face intérieure. Calice courtement pubéruleux, à tube atteignant 17 millimètres environ de long, à segments linéaires, lancéolés, aussi longs que le tube, pétale postérieur plus développé que les autres, velu sur le dos, à lame bilobée,à nervure flabellée (bouton). Étamines toutes parfaites, légèrement connées à la base, ovaire stipité, fortement velu, tomenteux, à style plus ou moins allongé. Fruit aplati atteignant plus de 20 centimètres de long et environ 5,5 centimètres de large, courtement tomenteux, à suture ventrale épaissie et à striation oblique.
(i) Cf. Ptryot et Gérard, loc. cit.
Dilolo, juin 1908 (A. Sapin).
Observation. — Le B. Sapini, dont nous n’avons pu étudier que des fleurs déjà en partie passées et des boutons, se rapproche du B. acuminata Solander, il se diflférencie par ses feuilles à 3-4 paires de folioles relativement étroites et très inéquilatérales, par ses fleurs à bractées involucrales cunéiformes au sommet, à calice et lobes corollins plus réduits.
MACROLOBIUM Schreb.
Macrolobium cœruleoides De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo II (1907) p. 137.
Dilolo, juin 1908 (A. Sapin. — Nom indig : Momboloko [Bangala]); Bienge, octobre 1907 (A. Sapin. — Arbre des ruisseaux. — Nom indig. ; Mobale [Baluba]).
Macrolobium Dewevrei form. trijugis De Wild. Études fl. Bas et Moyen- Congo I {1904) p. I29t.3i; II (1907) p. i38 et Mission Laurent (ipoSjp.pp. Sankuru (Brisac) ; Lubi (Éd. Lescrauwaet).
— — f. bijugis De Wild. loc. cit.
Région du Kasai, 1907 (A. Sapin. — Le bois sert à faire des pirogues).
Observ. — Nous n’avons reçu qu’une feuille de cette plante, ce qui rend la détermination de cet échantillon plus ou moins douteuse.
Macrolobium Laurentii De Wild. Mission Laurent (ipoS) p. 99.
Kwilu, juin 1907 (A. Sapin. — Nom indig. : Paka. — Arbre à copal).