C. B. Clarke in This.-Dyer Fl. trop. Afr. V p. 120 et 5i
Entre Kikwit et Boala, juillet 1904 (Éd. Lescrauwaet, n. 145); Madibi, mai 1907 (A. Sapin. — Noms indig. : Tumbulabenzo et Tchitumbabenzo [Bangala]. — Le suc des feuilles est employé pour la guérison des plaies syphilitiques).
— — var. latifolia (De Wild.) Th. et Hél. Durand Syll. Fl. Congo-
lanae (1909) p. 427.
Thomandersia Hensii var. latifolia De Wild. Mission Laurent (1905) p. 180.
Madibi 1906 (A. Sapin. — Nom indig. : Motegni. — Une branche de cet arbre déposée dans la cabane sert de talisman pour la chasse).
Observations. — Cette variété que nous avons décrite antérieurement, n’est, somme toute, qu’une forme de cette très polymorphe espèce. Quand on a l’occasion d’étudier un
très grand nombre d’échantillons de ce Thomandersïa, on s’assure bien vite que la forme des feuilles, la longueur de l’acumen, celle du pétiole, sont extraordinairement variables et que les variétés créées sur ces caractères ne peuvent avoir de valeur, à peine pourrait-on en faire des formes ; d’ailleurs, ce que nous avions été amené à créer antérieurement sous le nom de T. Hensii De Wild. et Th. Dur. doit rentrer dans la synonymie de ce T. laurifolia. La couleur des fleurs ne paraît pas pouvoir entrer en ligne de compte pour distinguer les espèces ; suivant les collecteurs, et probablement suivant l’âge de la fleur, celle-ci varie du blanc-sale au brun plus ou moins foncé.
PERISTROPHE Nees.
Peristrophe Dewevrei De Wild. et Th. Dur. in Th. Dur. et De Wild. Mat. fl. Congo IV (1899) p. 26 et De Wild. et Th. Dur. Illustr. Fl. Congo (1901) p. 139 pl. 80.
Madibi, juin 1906 (A. Sapin. — Nom indig. : Nioko-Nioko [Kwilu]).
Rubiaceae.
OLDENLANDIA L.
Oldenlandia corymbosa L. Sp. pl. ed. I (i753) p. 119; Hiern in Oliv. Fl. trop. Afr. III p. 62; K. Schum. in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 375; De Wild. et Th. Dur. Reliq. Dewevr. (1901) p. 108; Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 466; De Wild. Not. pl. util. ou intér. du Congo II (1906) p. 137 et Études fl. Bas et Moyen-Congo II (1908) p. 342.
H edyoti s corymbosa YaXke in Oest. bot. Zeitschr. XXV (1875) p. 282. Batongo (Éd. Luja).
Oldenlandia decumbens (Hochst.) Hiern in Oliv. Fl. trop. Afr. Ill (1877) p. 55; K. Schum. in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. p. 376; De Wild. et Th. Dur. Reliq. Dewevr. (1901) p. 108; Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 442; De Wild. Mission Laurent (19061p. 271 et Études fl. Bas et Moyen-Congo I (1903) p. y5; II (1907) p. 70, 191 ; (1908) p. 342.
H edyotis decumbens Hochst. in Flora (1844) p. 552.
Madibi, 16 juin 1906 (A Sapin).
Observation. — D’après M. Sapin, les Bangala qui se trouvaient avec lui dans la région du Sankuru-Kasai employaient cette plante pour se débarrasser des maux de tête ; le suc de la plante était déposé par gouttes sur l’œil.
Oldenlandia herbacea (L.) Roxb. Hort. Bengal. (1814) p. ii; Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 444.
Hedyotis herbacea L, Sp. pl. ed. I (i753) p. io3.
Oldenlandia Heynei Oliv. in Trans. Linn. Soc. XXXIX (1873) p. 84; Hiern in Oliv. Fl. trop. Afr. III p. 5g; K. Schum. in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 376; De Wild. Études fl. Bas et Moyen Congo I (1904) p. 199; II (1907) p. 191, (1908) p. 342 et Mission Laurent (1906) p. 272. Hedyotis dichotorna A. Rich. Tent. fl. Abyss. I (1847) p. 36i.
Luozi (Éd. Luja) ; Katola, avril 1908 (A. Sapin. — Le suc des plantes injecté dans les yeux sert contre les maux de tête).
VIRECTA Afz.
Virecta multiflora Sm. in Rees Cyclop. XXXVII (1817) n. 4; Hiern in Oliver Fl. trop. Afr. III p. 48; De Wild. et Th. Dur. PL Gilletianae I (igoo) p. 25 et Reliq. Dewevr. (1901) p. 107; De Wild. Mission Laurent (1906) p. 278 et Études fl. Bas et Moyen-Congo I (igo3) p. 76 (1904) p. 199; II (1907) p. 192, (1908) p. 342.
Léopoldville (Ed. Luja).
Virecta procumbens Sm. in Rees Cyclop. XXXVII (1817) n. 2; Hiern in Oliver Fl. trop. Afr. III p. 48.
Luano (Kwilu), 1906 (A. Sapin. — Légume indigène du nom de « Kolokosso»). OTOMERIA Benth.
Otomeria dilatata Hiern in Oliver Fl. trop. Afr. III (1877) p. 5o; K. Schum. in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 377; De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo I (189g) p. 27; II (1900) p. 26 et Reliq. Dewevr. 1901 p. 107; Hiern Cat. Welw. Afr. PI. I p. 440; De Wild. Mission Laurent (1906) p. 273 et Études fl. Bas et Moyen-Congo I (1904) p. 99; II (1907) p. 71 et ig3 (1908) p. 343.
Lusubi (Ed. Lescrauwaet, n. 146).
Otomeria guineensis Benth. in Hooker Niger Fl. (1849) p. 406; Hiern in Oliver Fl. trop. Afr. III p. 49; De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo I (1899) p. 26 et Reliq. Dewevr. (1901) p. 107.
Environs de Léopoldville (Éd. Luja).
Otomeria lanceolata Hiern in Oliver Fl. trop. Afr. III (1877) p. 5o; De Wild. Mission Laurent (1906) p. 274 et Études fl. Bas et Moyen- Congo I (igo3) p. 76; II (1907) p. 71 et 192, (1908) p.343.
Madibi, mai 1906 et août 1907 (A. Sapin) ; Bords du Kwilu, mai 1906 (A. Sapin. — Nom vern. : Mondondono).
CROSSOPTERYX Fenzl.
Crossopteryx africana (T. Winterb.) Baill. Hist. des pl. VII (1879) p. 489; K. Schum. in Engl. Pflanzenw. Ost-Afr. C (1895) p. 878; De Wild. Études fl. Kat. (ipod) p. 226.
Rondeletia febrifuga Kîze\. ex G. Don Gen. syst. Bot. III (1884) p. 5i6. Crossopteryx febrifuga Benth. in Hook. Niger Fl. (1849) p. 881; De Wild. et Th. Dur. Reliq. Dewevr. (1901) p. 106.
Crossopteryx Kotschyana Fenzl in Endl. et Fenzl Nov Stirp. decad. (1889) p.46; Kotschy et Peyr. Pl. Tinneanae 82 tab. i5 a et b; Hiern in Oliver Fl. trop. Afr. III p. 44 et in Cat. Welw. Afr. Pl. I 487; De Wild. Études fl. Katanga (1908) p. 184.
Madibi, 1906 (A. Sapin. — Nom vern. : Moala [Kwilu]); Madibi, 1907 (A. Sapin. — Les écorces des racines sont employées en lavements contre les maux de ventre); Kwilu, décembre 1907 (A. Sapin. — Noms indig. : Somana [Bangala], Mutotji [Baluba]. — Arbre de la plaine dont le bois sert à faire des manches de couteaux ; la décoction des écorces est employée en lavements).
MUSSAENDA L.
Mussaenda arcuata Poir. in Lam. Encycl. méth. Bot. IV (1797) p. 892; Hiern in Oliver Fl. trop. Afr. III p. 68; K. Schum. in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 879; Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I p.458; De Wild. et Th. Dur.Contr. fl. Congo II (1900) p. 29 et Reliq. Dewevr. (1901] p. 109; De Wild. Études Fl. Bas et Moyen-Congo I (1908) p. 76, (1904) 199; II (1907) p. 192, (1908) p. 844.
Région du Kasai (Éd. Luja); Lombolo (Éd. Lescrauwaet).
Mussaenda erythrophylla Schumach, et Thonn. Beskr. Guin. Pl. (1827) p. ii6; Hiern in Oliver Fl. trop. Afr. III p. 69; Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 488; K. Schum. in Engler Bot. Jahrb. XXIII (1896) p. 426; De Wild. Mission Laurent (1906) p. 278 et Études fl. Bas et Moyen-Congo I (1904) p. 200; II (1907) p. 71 et 198 (1908) p. 844.
Mussaenda splendida Welw. in Trans. Linn. Soc. XXVII (1867) p. 86 tab. 18.
Lubi (Éd. Lescrauwaet); Ikoka, octobre 1907 (A. Sapin).
Mussaenda stenocarpa Hiern in Oliv. Fl. trop. Afr. III (1877) p. 68; De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo I (1899) p. 28; II (1900) p. 29; De Wild. Mission Laurent (1906) p. 278 et Études fl. Bas et Moyen-
Congo I (igo3) p. 76, (1906) p. 200; II (1907) p. 72, 198, (1908) p. 344.
Madibi (Éd. Lescrauwaet) ; Madibi, mai 1906 (A. Sapin, — Noms vern. : Bobalabanebu [Bangala]; Koto-Koto [Kwilu]); Sankuru, septembre 1906 (A. Sapin. — Nom vern. : Mopolambamba [Bangala]).
Mussaenda tenuiflora Benth. in Hook. Niger Fl. (1849) 392; Hiern in Oliv. Fl. trop. Afr. III 69; K. Schum. in Engler Pflanzenw. Ost.-Afr. C 379; Hiern Cat. Welw. Afr. PL I p. 453; De Wild. Mission Laurent (1906) p. 275 et Etudes fl. Bas et Moyen-Congo I (1903) p. 72, (1904) p. i63; II (1907) p,. 200, (1908) p. 344.
Kwilu, juillet 1906 (A. Sapin. — Nom vern. : Mtinku [Sankuru] et Mopalampambo [Bangala]); Illongonga, décembre 1907 (A. Sapin. — Nom ind. : Mompolabambu [Bangala]. — Plante répandue dans les bois et dans les plantations de manioc).
UROPHYLLUM Wall.
Urophyllum Dewevrei De Wild. et Th. Dur. Contrib. fl, Congo II (1900) p. 3o; De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo I (1903) p. 77; II (1907) p. 72 et 193 et Mission Laurent (1906) p. 278,
Atènes, novembre 1907 (A. Sapin. — Grand arbre des bois. — Noms indig. : Mopampunga, Mapamponga [Bangala]).
Urophyllum Gilletii De Wild. et Th. Dur. PI. Gilletianae (1900) p. 26 ; De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo I {1903) p. 77; II (1907, p. 72 et 193.
Illongonga, décembre 1907 (A. Sapin. — Arbuste des bois. — Nom indig. : Mopampunga [Bangala]).
SABICEA Aubl.
Sabicea affinis De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo I (i9o3) p. 77 et II (1907) p. 72 ; De Wild. Mission Laurent (1906) p. 2y5.
Illongonga, décembre 1907 (A. Sapin); Atènes, novembre 1907 (A. Sapin).
Observation, — Plante répandue dans les champs de manioc.
Sabicea calycina Benth. in Hook. Niger Fl. (1849) p. 399 ; Hiern in Oliv, Fl. trop. Afr. III p. 76 ; De Wild. Mission Laurent (1906) p. 276 et Etudes fl. Bas et Moyen-Congo II (1907) p. 194.
Dima, 2 avril igoS (Éd. Lescrauwaet, n. 364).
Sabicea capitellata Benth. in Hook. Niger Fl. (1849) p. 3g8 ; Hiern in Oliver Fl. trop. Afr. III p. 76 ; De Wild. Études fl. Bas et Moyen- Congo (1907) p. 72.
Madibi, avril 1907 (A. Sapin).
STIPULARIA Pal. Beauv.
Stipularia africana P. Beauv. var. hirsuta De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo II (1907) p. 194.
Atènes, novembre 1907 (A. Sapin. — Arbuste des eaux); Bondo, septembre 1907 (A. Sapin. — Nom indig. : Binfimbo [Bangala]. — Marais des hauts plateaux).
LEPTACTINIA Hook. f.
Leptactinia Leopoldi II Buettn. in Verh. bot. Ver. Brandenb. XXX (1889) p. 75; De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo II (1907) p. 72, i57; (1908; p. 344.
Kongo-Kwilu (A. Sapin) ; Région de Luano (Éd. Lescrauwaet. — Nom vern.: Mushenge) ; Kapalumba, janvier 1907 (A. Sapin. — Nom vern.: Monpussu [Bangala]) ; Atènes, novembre 1907 (A. Sapin. — Liane des bois).
Leptactinia Liebrechtsiana De Wild. et Th. Dur. PI. Gilletianae I (igoo) p. 27; De Wild. Etudes fl. Bas et Moyen-Congo I p. 79 et 200; II p. 73, 100.
Dilolo, juin 1908 (A. Sapin. — Arbuste des galeries).
DICTYANDRA Welw.
Dictyandra arborescens Welw. ex Benth. et Hook. f. Gen. PI. II (i873)p.85; Hiern in Oliv. Fl. trop. Afr. HI, p. 86 et Cat.Welw. Afr. PL I p. 466; De Wild. et Th. Dur. PI. Gilletianae I (1900) p. 27; De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo I (1904) p. 84 (1906) p. 201 ; II (1907) p. 196 (1908) p. 345 et Miss. Laurent (1906) p. 281.
Sankuru, septembre 1906 (A. Sapin).
RANDIA L.
Randia acuminata (G. Don) Benth. in Hook. Niger Fl. (1849) p. 385 ; Hiern in Oliv. Fl. trop. Afr. HI p. g5 ; De Wild. et Th. Dur. Reliq. Dewevr. (1901) 114; De Wild. Miss. Laurent (1906) p. 281 et Études fl. Bas et Moyen-Congo II (1907) p. i58 ; (1908) p. 847.
Sankuru, septembre 1906 (A. Sapin. — Les feuilles sont comestibles).
Randia congolana De Wild. et Th. Dur. PI. Gilletianae I (1900) p. 28 et Reliq. Dewevr. (1901) p. 114; De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo I (1904) p. 201, II (1907) p. 74, 159, (1908) p. 346 et Mission Laurent (1906) p. 281.
Sankuru, septembre ipoS et 1906 (A. Sapin. — Nom vern. : Mokindu);Sankuru, septembre 1906 (A. Sapin. — Noms ind. : Bonkindu[Bangala]et Kinikongo [Sankuru]. — Le bois sert à faire les arcs des indigènes); Kwilu, 1907 (A, Sapin, — Nom ind. : Mokendo [Bangalaj. — Grand arbre des bords des eaux, dont le bois sert à faire les arcs); Illongonga, décembre 1907 (A. Sapin. — Nom ind. : Mokendo ou Mokendu [Bangala]).
Randia Eetveldeana De Wild. et Th. Dur. Mat. fl. Congo VI (1900) p. 24 et Reliq. Dewevr, (1901) p. ii5 et 111. fl. Congo (1902) p. 69, tab. 85; De Wild, Mission Laurent (1906) p, 283 et Études fl. Bas et Moyen-Congo II (1907) p. 74 (1908) p. 33i.
Butala (Éd. Lescrauwaet); Bienge, octobre 1907 (A. Sapin. — Nom ind. ;Mobabinda [Bangala] et Kafafonkolo [Baluba)]; Ikoka, octobre 1906 (A Sapin. — Nom ind. : Bapabinda [Bangala]. — Le suc des fruits sert aux indigènes à se barioler le corps et à teindre les tissus) ; Katola, 1908 (A. Sapin).
Randia Lacourtiana De Wild. nov. spec.
Grand arbre à tige à écorce brunâtre, s’exfoliant par petites écailles, laissant à nu une couche sous-épidermique d’un brun pâle. Feuilles pétiolées,à pétiole plus ou moins canaliculé supérieurement, atteignant environ i centimètre de long, courtement mais assez densément pubescent. Limbe obovale ou oblong, assez longuement cunéiforme à la base, obtus ou cunéiforme-obtus au sommet, glabre sur la face supérieure, courtement et densément tomenteux sur la face inférieure, de 14 à 20 centimètres de long et de 7 à 10 centimètres de large; stipules deltoïdes acuminées, de 7 millimètres environ de long, rapidement caduques. Fleurs terminant des rameaux latéraux généralement par 2 ou 3, courtement pédicellées, à pédicelle bractéolé, accrescent sous le fruit. Calice de 25 millimètres environ de long, y compris les lobes linéaires dans le bouton, densément et courtement velutomenteux; les 5 prolongements linéaires mesurant au moins i centimètre de long. Corolle.... Fruits subglobuleux, à côtes peu apparentes, terminés par un col plus ou moins allongé portant au sommet les restes du calice persistant. Fruits mûrs (?) atteignant 4 centimètres de diamètre, à écorce brunâtre, squameuse extérieurement et épaisse de 2.5 millimètres.
Dilolo, juin 1908 (A. Sapin. — Grand arbre des savanes et des galeries).
Observations. — Cette plante, dont nous ne connaissons que les feuilles, les boutons et les fruits est assez remarquable par ses fleurs à calice à 5 lobes subulés, elle se rapprocherait par ses feuilles obovales du R. malleifera (Hooker) Benth. et Hook., mais chez le R. Lacourtiana les fleurs sont situées â l’extrémité de courts rameaux souvent par 3, les feuilles sont fortement velues sur la face inférieure.
Randia Lujae De Wild. in Comp. Rend. Acad. Sci. Paris (1904) p. gi3; Not pl. util. ou intér. du Congo I (1904) p. 283 et Études fl. Bas et Moyen-Congo II (1907) p, i5g.
Forêts du Sankuru [Éd. Luja).
Observations. — C’est un arbre à tronc dressé, à feuilles assez épineuses souvent disposées par groupes de 3, à fleurs souvent par 4, à fruits grisâtres, elliptiques ou subsphériques atteignaiit 20 centimètres de diamètre, à 5 côtes plus ou moins saillantes.
Il fournirait un bon bois de construction résistant longtemps en terre. Dans certaines régions du Congo il porte le nom indigène de « Lisoko ».
Randia malleifera (Benth. et Hook.) Benth. et Hook. f. Gen. pl. II (1873) p. 89; Hiern in Oliv. Fl. trop. Afr. III p. 89; De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo II (1907) p. 160.
Kwilu, décembre 1907 (A. Sapin. — Arbuste des bois. — Noms indig. : Mabobinda [Bangala]; Kafekichu [Baluba]); Katola, avril 1908 (A. Sapin. — Le suc des fruits est employé pour faire des stries noires sur le visage); Sankuru, septembre 1906 (A. Sapin. — Nom indig. ; Dibabinda [Bangala];
Randia octomera (Hook.) Benth. et Hook. f. Gen. pl. II (1876) p. 89 ; Hiern in Oliv. Fl. trop. Afr. III p. 98 ; De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo, II (1900) p. 3i et Reliq. Dewev. (1901) p. 117; De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo I (1903) p. 80, (1906) p. 201; II {1907) p. 74, 164, (1908) p. 346 et Mission Laurent (1906) p. 283.
Munungu (Ed. Lescrauwaet); Sankuru, septembre 1906 (A. Sapin. — Nom vern. : Malalenko. — Les feuilles sont comestibles); Illongonga, décembre 1907 (A. Sapin. — Arbuste des bois); Kwilu, juin 1907 (A. Sapin).
Randia physophylla K. Schum. in Engler Bot. Jahrb. XXVIII (1899) p.64; De Wild. Études Fl. Bas et Moyen-Congo I (1904) p. 81, II (1907) p. 74 et 164.
Bondo, septembre 1907 (A. Sapin. — Grand arbre des bords des cours d’eau).
Randia Pynaertii De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo II (1907) p. 164 (1908) p. 347.
Sankuru (A. Sapin).
Randia Sapini De Wild. spec. nov.
Arbrisseau ramifié, à rameaux glabres, à feuilles elliptiques ou oblongues, plus ou moins largement cunéiformes à la base, et plus ou moins acuminées au sommet, courtement pétiolées, à pétiole de 5 millimètres environ de long, canaliculé supérieurement, à limbe de 10 à 12 centimètres de long et 2,7 à 5,5 centimètresde large, glabre sur les 2 faces sauf à l’aisselle des nervures latérales principales, où peuvent se constituer des domatie
munies de quelques poils. Fleurs terminant les dichotomies, bractéolées à la base, à calice tubuleux dans sa partie inférieure qui mesure environ 7 millimètres de long, un peu plus élargi dans sa partie libre qui mesure de i3 à i5 millimètres de long, dents comprises; celles-ci triangulaires-linéaires, de 4 à 6 millimètres de long, calice glabrescent extérieurement. Corolle à tube de 16 centimètres environ de long, élargi dans sa partie supérieure seulement, pubéruleux extérieurement, à lobes courtement tomenteuxsurles 2 faces, de plus de 2 centimètres de long; style claviforme de 19 centimètres environ de long, dépassant les étamines.
Région du Kasai-Kwilu, 1907 (A. Sapin).
Observation. — Cette plante, dont nous ne possédons qu’un seul échantillon, rappelle le R. maculata DC. dont elle diffère par les lobes libres du calice plus longs, et par les feuilles papyracées.
GARDENIA Ellis.
Gardénia Jovis-tonantis Hiern in Oliv. Fl. trop. Afr. III (1877) P-
Cat. Welw. Afr. PI. I p. 461; De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo II (1908) 348.
G. Thunbergia Auct. [non L.]; Th. Dur. et Schinz Études fl. Congo (1896) p. 160; De Wild. Mission Laurent (1906) 283 tab. 80 et fig. 40; Not. pl. util. ou intér. du Congo II (1906) p. 124, tab. 23 et Études fl. Bas et Moyen-Congo II (1907) p. i58.
Mission Saint-Joseph de Luluabourg (Éd. Lescrauwaet) et janvier 1907 A. Sapin); Bienge, octobre 1907 (A. Sapin. — Arbuste de la plaine); Dilolo, juin 1908 (A. Sapin. — Arbuste des savanes).
Observations. — Cette plante, qui paraît assez répandue au Congo, forme un arbrisseau atteignant 2 mètres de hauteur et recouvert de belles fleurs odorantes, d’un blanc cireux. Il est rare dans les serres européennes, mais mériterait cependant la culture, car sa floraison est des plus ornementales.
De par la nature même de la plante, le bois est irrégulier, mais dur et d’un grain fin et serré ; il se travaille bien et est très résistant, les vers et les termites ne l’attaquent guère, aussi le voit-on fréquemment utilisé par les indigènes de certaines régions, même du Congo, qui l’emploient souvent pour faire des manches de couteaux. Il pèserait 82b kilos par mètre cube.
Ce Gardénia entre, sous toutes sortes de formes, dans la médecine indigène. Les fragments de tiges soulagent les malades du cœur, les indigènes du Soudan les emploieraient de la façon suivante, d’après les renseignements réunis par M. Constancia. On coupe trois branches, à chacune on enlève un morceau de la longueur de la première phalange de l’annulaire; ces petits rameaux sont percés d’un trou dans lequel on passe une ficelle qui sert à les fixer au cou du patient; au bout de peu de jours le malade éprouverait un soulagement sérieux.
Une infusion de feuilles constituerait un remède souverain contre la syphilis, et pour parfaire la guérison, on conseille les bains de cette même décoction.
Les branches de cet arbuste auraient également la propriété de garantir les cases des indigènes contre les orages.
On prétend que les racines de ce Gardénia, séchées et pilées, mélangées avec un miel indigène également séché et pilé, constituent un produit qui, macéré dans l’eau froide, est capable de redonner de la vigueur aux personnes qui dépérissent visiblement. Il suffit de prendre tous les jours de grand matin un ou deux verres de cette liqueur ; dès que les effets vomitifs et laxatifs se sont fait sentir, on marcherait vers la guérison.
Le bois brûlé donne des cendres riches en potasse, usagées dans la préparation de savons, et comme mordant dans les teintureries indigènes.
Dans certaines régions du Congo, les graines écrasées donnent une des couleurs noires que les indigènes emploient pour faire des dessins sur la peau.
AMARALIA Welw.
Amaralia calycina (G. Don) K. Schum, in Engler et Prantl Nat. Pflanzenfam. IV, 4 (1891) p. 78; De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo II (1900) p. 32 et Reliq. Dewevr. (1901) p. 118 ; De Wild. Études fl. Bas et Moyen- Congo II (1907) p. 74, i65 et Mission Laurent (1906) p. 285.
Gardénia bignoniiflora Welw. Apont. phyto-geogr. (1859) p. 585.
Amaralia bignoniiflora Welw. ex Benth. et Hook. f. Gen. pl. V (1873) p. 91 ; Hiern in Oliver Fl. trop. Afr. III p. 112 ; De Wild. Études Fl. Bas et Moyen-Congo I (1904) p. 201.
Gardénia Sherbourniae Hook. in Bot. mag. (1843) tab. 4044.
Sherbournia foliosa G. Don in Lond. Enc. pl. suppl. II (i855) p. i322 ; Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 466.
Kisantu (Éd. Luja) ; Lubefu (Éd. Lescrauwaet) ; Lubefu, mai ipoS. (Éd. Lescrauwaet, n. 579); Kwilu, juin 1905 (A. Sapin. — Nomindig. : Manumamboye [Bambala]); Bienge, octobre 1907 (A. Sapin. — Fruit comestible. — Nom ind. : Manumamboye [Bambala]); Kikongo (Kwilu), juillet 1906 (A. Sapin).
Observation. — Ce bois est considéré comme de valeur pour la construction.
OXYANTHUS DC.
Oxyanthus formosus Hook. f. in Hook Icon. Pl. (1848) tab. 785 786; Hiern in Oliver Fl. trop. Afr. III p. 109; De Wild. Études Fl. Bas et Moyen- Congo II (1907) p. i65.
Bondo, septembre 1907 (A. Sapin. — Nom indig. : Mopanpungu).
Oxyanthus sankuruensis De Wild. Étud. Fl. Bas et Moyen-Congo II (1907) p. 166.
Bords du Sankuru (A. Sapin).
TRICALYSIA A. Rich.
Tricalysia longestipulata De Wild. et Th. Dur. Pl. Gilletianae II (1901) p. 84; De Wild. Études Fl. Bas et Moyen- Congo I (1904) p. 2o3; II (1907) p. 168 et Mission Laurent (1906) p. 288.
Tricalysia griseiflora K. Schum. var. longesHpulata De Wild. et Th. Dur. PL GilJetianae I (1901) p. 28.
Madibi (Éd. Lescrauwaet, n. gg).
HEINSIA DC.
Heinsia densiflora Hiern var. occidentalis De Wild. Mission Laurent.
(igo6) p. 289 et Études Fl. Bas et Moyen-Congo, II (1907) p. 169. Sankuru (A. Sapin).
Heinsia pulchella (G. Don) K. Schum. in Engl, et Prantl Nat. Pflanzenfam. V, 4 (1891) p. 84 et in Engler Pflanzenw. Ost-Afr.C p. 882; De Wild. et Th. Dur. PI. Thonnerianae (1900) p. 48 et Reliq. Dewevr (1901) p. 118; De Wild. Mission Laurent (1906) p. 28g et Études Fl. Bas et Moyen- Congo II (1907) p. 75, 169; (1908) p. 848.
Heinsia jasminiflora DC. Prodr. Regn. veget. IV (1880) p. 8go ; Bot. Mag. (1846) t. 4207; Hiern in Oliver Fl. trop. Afr. III, p. 81; Hiern Cat. Welw. Afr. PL I p. 485.
Luozi (Éd. Luja); Bena-Kusadi (Éd. Lescrauwaet); Bienge, octobre 1907, (A. Sapin. — Arbre des bois. — Nom vern. ; Sako [Bangala]); Illongonga, décembre 1907 (A. Sapin).
BERTIERA Aubl.
Bertiera congolana De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo II (1900) p. 28;
De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo II (1907) p. 78 et 170.
Bienge, octobre 1907 (A. Sapin. — Arbuste des bois) ; Illongonga, décembre 1907 (A. Sapin. — Arbuste des bois).
Bertiera Dewevrei De Wild. et Th. Dur. PL Gilletianae I (1900) p. 27; De Wild. Mission Laurent (1906) p. 290 et Études fl. Bas et Moyen- Congo H (1907) p. 170.
Illongonga, décembre 1907 (A. Sapin. — Arbuste des bois).
Bertiera Laurentii De Wild. Mission Laurent (1906) p. 280 et Études fl. Bas et Moyen-Congo II (1907) p. 76 et 171 tab. 6-7.
Atènes, novembre 1907 (A. Sapin. — Grand arbre des bois. — Nom ind. : Momposso [Bangala]).
AULACOCALYX Hook. f.
Aulacocalyx jasminiflora Hook. var. latifolia De Wild. et Th. Dur. in Th. Dur. et De Wild. Mat. fl. Congo II (1899) p. 27 et De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo II (1900) p. 82.
Forêt de Sabuka (Éd. Luja),
CREMASPORA Benth.
Cremaspora triflora (Schum. et Thonn.) K. Schum. in Engler et Prantl Natürl. Pflanzenfam. IV, 4 (1891) p. 88; De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo I (1904) p. 162; II (1907) p. 161
Psjchotria triflora Sch.Vim. et Thonn. Beskr. Guin. PI. (1827) p. 128. Cremaspora africanaV>ewt\\. in Hook. Niger Fl. (1849) p. 412; De Wild. Mission Laurent (1906) p. 291.
Katola, avril 1908 (A. Sapin. — Petit arbuste des bois); Bondo, septembre
1907 (A. Sapin).
PLECTRONIA L.
Plectronia Dewevrei De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo I (1904) p. 2o3 et Mission Laurent (1906) p. 298.
Atènes, novembre 1907 (A. Sapin. — Grand arbre des bois); Dima, janvier
1908 (A. Sapin. — Arbuste des bois) ; Bienge, octobre 1907 (A. Sapin. — Arbre des bois ou du bord des rivières); Dima, avril 1907 (A. Sapin. — Nom ind. : Tchisasa [BalubaJ).
Plectronia venosa Oliv. in Trans. Linn. Soc. XXIX (1875) p. 85 tab. 49;
De Wild. Études fl. Katanga (1903) p. 160.
Dilolo, juin 1908 (A. Sapin. — Liane des galeries et de la savane); Bondo, septembre 1907 (A. Sapin).
' Observation. — Nous rapportons ces échantillons au P. venosa, bien qu’ils soient
privés de fleurs, et que nous n’ayons pu étudier que les feuilles et les fruits; ces derniers ne semblent pas devoir fournir des caractères distinctifs importants.
CRATERISPERMUM Benth.
Craterispermum brachynematum Hiern in Oliver Fl. trop. Afr. III (1877) p. 161: De Wild. et Th. Dur. PI. Gilletianae I (1900) p. 3o; De Wild. Mission Laurent (1906) p. 292 et Études fl. Bas et Moyen-Congo II (1907) p. 76, 171, (1908) p. 348.
Lac Foa (Éd. Lescrauwaet).
CUVIERA DC.
Cuviera angolensis Welw. ex K. Schum. in Engler et Prantl Nat. Pflanzenfam. IV, 4 (1891) p. 94, fig. 337; Hiern Cat. Welw. Afr. pl. I p. 483; De Wild. et Th. Dur. Pl. Gilletianae II (1901) p. 86 et Reliq. Dewevr. (1901) p. 124; De Wild. Mission Laurent (1906) p. 296, tab. 106, fig. 41 et Études fl. Bas et Moyen-Congo I (1904) p. 2o5; II (1907) p. 78, 173 (1908) p. 348.
Kikwit (Éd. Lescrauwaet).
ANCYLANTHUS Desf.
Ancylanthus fulgiduü Welw. ex Hiern in Oliver Fl. trop. Afr. III (1877) JD. i58 (Ancylanthos) ; Hiern Cat. Welw. Afr. PI. I p. 484; De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo II (1907) p. 76.
Bienge, octobre 1907 (A. Sapin. — Arbuste de la plaine).
CHOMELIA Jacq.
Chomelia longifolia De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo I (1904) p. 206 t. 37; II (1907) p. 157.
Madibi (A. Sapin. — Noms ind. ; Miopukabuko, Tua-Tua [KwiluJ).
COFFEA L.
Coffea robusta L. Linden Cat. pl. nouv. de l’Hortic. colon. (1901) p. ii, 65, c. xyl.; De Wild. Mission Laurent (1906) p. 3a8 in obs.
Congo (Éd. Luja).
Observation. — Depuis quelques années la valeur spécifique de cette plante est mise en doute, c’est probablement, comme nous l’avons dit souvent, une forme du C. canephora Pierre.
Coffea spathicalyx K. Schum. in Engler Bot. Jahrb. XXIII (1897) p. 464; De Wild. Les Caféiers I (1901) p. 41 et Mission Laurent (1906) p. 844.
Sankuru, 1900 (A. Sapin).
PAVETTA L.
Pavetta Baconia Hiern in Oliver Fl. trop. Afr. III (1877) p. 176; Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 487; De Wild. Mission Laurent (1906) p. 846 et Études fl. Bas et Moyen-Congo II (1907) p. 176.
Bienge, octobre 1907 (A. Sapin).
— — f. puberulosa De Wild. Mission Laurent (1906) p. 846.
Bienge, octobre 1907 (A. Sapin).
Pavetta Laurentii De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo I (1907) p. 176 tab. 89.
Atènes, novembre (1907) (A. Sapin).
Pavetta Lescrauwaetii De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo II (1907) p. 79 t. 12.
Munungu (Éd. Lescrauwaet, n. 247).
IXORA L.
Ixora radiata Hiern in Oliver Fl. trop. Afr. III (1877) p. i63; De Wild.
Études fl. Bas et Moyen-Congo I (1907) p. 178.
— — var. latifolîa De Wild, Etudes fl. Bas et Moyen-Congo I (1904) p. 83; II 1907) p. 79, 178 et Mission Laurent(i9o6) p. 346.
Lac Foa (Ed. Lescrauwaet).
PSILANTHUS Hook. f.
Psilanthus? Sapini De Wild. nov. sp.
Arbrisseau... à tiges subcylindriques, à écorce grisâtre, courtement tomenteuses à l’état jeune, à feuilles opposées, pétiolées, à pétiole atteignant 1 2 millimètres de long, tomenteux, stipules caduques. Limbe elliptique, plus ou moins longuement cunéiforme à la base, et plus ou moins longuement acuminé au sommet, à acumen obtus, limbe de 12 à i5 centimètres de long et de 5 à 5.5 centimètres de large, courtement tomenteux sur la face inférieure, surtout sur les nervures proéminentes, glabre sur la face supérieure ; nervures latérales au nombre de 9 environ de chaque côté de la nervure médiane, nettement anastomosées en arc à une certaine distance du bord de la feuille, légèrement recourbé. Fleurs... Fruits rouges, paraissant axillaires, bractéolés à la base, de i5 millimètres environ de long et de 10 millimètres environ de large, terminés par les 5 dents du calice atteignant 12 millimètres de long. Graines de 10 à ii millimèties de long, de 6 millimètres de large et de un peu plus de 4 millimètres d’épaisseur, planes sur ' la face ventrale, convexes sur la face dorsale, munies d’un sillon ventral longitudinal.
Madibi, 28 juin 1906 (A. Sapin. — Noms indig. : Mokalakasai [Kwilu] et Bofofulo [Bangala]).
Observation. — Comme on peut le voir par cette description, malheureusement incomplète, le P 5 ipini se rapproche par ses fleurs axillaires et pentamères du P. Mannii, dont il diffère par la pubescence de la face inférieure des feuilles et par le moins grand développement des lobes cabylinaux persistants sur le fruit.
RUTIDEA DC.
Rutidea hispida Hiern in Oliver Fl. trop. Afr. III (1877) p. 189; De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo I (1904) p. 84; II (1907) p. 80 et 176 et Mission Laurent p. 346.
Bienge, octobre 1907 (A. Sapin. — Liane des bois).
Rutidea Smithii Hiern in Oliver Fl. trop. Afr. III (1877) p. 189; De Wild. et Th. Dur. Reliq. Dewevr. (1901) p. 129; De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo II (1907) p. 80.
Madibi (Éd. Lescrauwaet).
PSYCHOTRIA L.
Psychotria Gilletii De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo I (1904) p. 208, II (1907) p. 80 et 182.
Bondo, septembre 1907 (A. Sapin).
Psychotria hamata De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo II (1907) p. i83 tab. 45.
Bienge, octobre 1907 (A. Sapin. — Liane).
Psychotria Oddoni DeWild. Études fl. Bas et Moyen-Congo II (1907) p.187 tab. 44.
Illongonga, décembre 1907 (A. Sapin. — Petite plante des bois) ; Bena- Dibele, mai 1899 (Éd. Luja, n. 271. — Arbuste de i à 2 mètres, à fleurs jaunes).
Psychotria refractistipula De Wild. nov. sp. (i)
Alênes, novembre 1907 (A. Sapin.) — Arbuste des bois, près des cours d’eau )
Psychotria Vogeliana Benth. in Hook. Niger Fl. (1849) p. 210; Hiern in Oliver Fl. trop. Afr. III p 210.
Illongonga, décembre 1907 (A. Sapin. — Petit arbuste des bois).
Psychotria Wildemaniana Th. Dur. in DeWild. Études fl Bas et Moyen- Congo II (19 )8) p. 349.
Psychotria djumaensis De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo II {1907) p. 182 (non Mission Laurent).
Illongonga, décembre 1907 (A. Sapin. — Arbuste des bois); Madibi, 8 juillet 1906 (A. Sapin).
GEÜPHILA D. Don.
Geophila hirsuta Benth. in Hook. Niger Fi (1849) p. 422 ; Hiern in Oliver Fl. trop. Afr. III p. 221; De Wild. Études fl. Bas et Moyen Congo II (1907) p. 188, (1908) p. 3j|9.
Madibi, juillet 1906 (A. Sapin. — Noms vern. : Malari [Kwilu], Eaki [Bangalaj); Batempa, mars ipoS (Éd. Lescrauwaet).
Geophila involucrata Schweinf, ex Hiern in Oliver Fl. trop. Afr. III (1877) p. 222; De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo II (1900) p. 84 et Reliq. Dewevr. (1901) p. i36; De Wild. Étud. fl. Bas et Moyen-Congo 1, (1904) p. 84; II (1907) p. 189, (1908) p. 349 et Mission Laurent (1906) p. 352.
Luozi (Éd. Luja).
(i) Cette espèce est décrite dans le fasc. II du volume III de nos « Études sur la Flore du Bas et Moyen-
Congo », actuellement sous presse.
URAGOGA Baill.
Uragoga peduncularis (Salisb.) K. Schum. in Engler et Prantl Natür. Pflanzenfam. V 4 (1891) p. 120; Hiern Cat. Welw. Afr. PI. I p. 498; De Wild. Mission Laurent p. 353 et Études fl. Bas et Moyen-Congo II p. 81, 189.
lllongonga, décembre 1907 (A. Sapin).
GAERTNERA Lam.
Gaertnera paniculata Benth. in Hook. Niger Fl. (1849) p. 459; De Wild. Étud. fl. Bas et Moyen-Congo I (1904) p. 84; II (1907) p. 81, 189 et Mission Laurent (1906) p. 352; Baker in This.-Dyer Fl. trop. Afr. IV p. 543.
Madibi, 28 juin 1906 (A. Sapin. — Nom vern. : Munkaman); Lenano (Éd. Lescrauwaet) ; Atènes, novembre 1907 (A. Sapin. — Grand arbre des bois); Lutshima, juillet 1907 (A. Sapin); Bienge, octobre 1907 (A. Sapin. — Arbre des rivières).
MORINDA L.
Morinda citrifolia L. Sp. pl. ed. I (1753) p. 176; Hiern in Oliv. Fl. trop. Afr. III p.189 ; K. Schum. in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 394; Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I p.492; De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo II (1900) p. 34 et Reliq. Dewevr. (1901) p. 129; De Wild. Not. pl util. ou intér.du Congo I 11906) p. i33 et Etudes fl. Bas et Moyen-Congo II (1907) p. 189, (1908) p. 349.
Morinda citrifolia L. var. lucida Hiern Cat. Welw. Afr Pl. I (1898) p. 402.
Madibi, juin 1906 (A. Sapin. — Nom vern. : Keaborina [Kwilu]); Sankuru, septembre 1906 (A. Sapin. — Noms vern. : Bokakate [Kwiiu], Ntingu, Tchungu [Sankuru]) ; Kwilu, juin 1907 (A. Sapin. — Nom indig. : Mokakate [BangalaJ); Lutshima, juillet 1907 (A. Sapin. — Nom ind. : Maseki [Ba Mbalaj. — Arbre des villages de la plaine, utilisé souvent comme arbre d’ombragei.
Observations. — Ce Morinda constitue un arbuste ou un arbre qui atteint parfois des dimensions relativement considérables (3o mètres de haut et 60 centimètres de diamètre). Les fleurs naissent à l’extrémité des branches ou latéralement, en capitules plus ou moins denses, un syncarpe charnu succède à la fleur.
Cette plante existe en grande abondance enAfiique tropicale occidentale, depuis la Senégambie jusque dans le Sud du Congo, elle paraît plus rare dans l’Est; en dehors de ce centre de dispersion on la rencontre en Asie tropicale, dans les îles du
Pacifique, et même au Queensland. Il existe une seconde espèce du même genre en Afrique, le M. longiflora G. Don, qui est également présent dans la région du Kasai.
Les graines du M . citrifolia sont particulièrement intéressantes, et leur conformation explique peut être la grande distribution de l’espèce de par le monde. Chacune de ces graines possède une chambre à air, ce qui permet leur flottaison, et, en même temps, comme cela a été bien démontré, le transport à de longues distances par les courants marins.
Le genre Morinda renferme d’autres espèces qui ont, de même que le M. citrifolia, fréquemment été employées, et le sont encore, comme base de teinture. Ce sont les racines qui sont employées à cet usage. Elles renferment un pigment jaune-rougeâtre, que l’on a pu extraire à l'état cristallin, et qui paraît avoir une nature glucosidique ; il a été appelé « Morindine » et on a pu le dédoubler en sucre et en un produit dénommé « Morindon »,
Deux matières colorantes pourraient même être extraites de la racine, l'écorce traitée à part produirait une couleur rouge, le bois une couleur jaune.
C'est dans les Indes anglai-es que l’usage de cette teinture était surtout répandu. En épuisant la racine par cuisson dans l’eau on obtient la substance colorante, celle-ci se fixe assez facilement sur les étoffes.
La racine de ce Morinda peut atteindre un peu plus de lo millimètres de diamètre.
Les diverses parties aériennes de la plante sont fréquemment employées dans la médecine indigène des diverses régions où cette espèce se rencontre à l’etat sauvage, et où elle est parfois même cultivée.
Les feuilles en infusion ont éié indiquées comme capables de guérir les maladies de poitrine. Dans la région du Kwilu les feuilles fraîches, légèrement chauffées, sont, d après M. Sapin, appliquées sur les blessures, et cuites à 1 eau, elles sont usagées contre les sarnes.
Le fruit est comestible; au sujet de sa saveur les auteurs sont peu d’accord, les uns le déclarent insipide, les autres de goût biûlant; il ne constitue en tout cas pas un fruit très recherché, mais, dans les Indes, il entre, avec une foule d’autres ingrédients, dans la préparation du curry. 11 est considéré comme emménagogue, de même que les feuilles. Cuit sous la cendre, le fruit serait un excellent remède contre la dysenterie, l’asthme, et il est même employé comme vermifuge. La pulpe du fruit est également réputée dans certaines régions comme curatif des abcès.
Quand la plante a atteint le développement d’un arbre, son tronc, à écorce d’un gris-cendré, écailleuse, peut donner un bois dur, d’un jaune clair, résistant, qui n’est pas sans valeur, et qui, lui aussi, peut être employé en teinture.
Morinda longiflora G. Don Gen, Syst. Bot. III (1834) p. 545; Hiern in Oliver Fl. trop. Afr. III p. 192; De Wild. et Th. Dur. Mat. fl. Congo II (1898) p. 75 et Reliq. Dewevr. (1901) p. 129; Hiern Cat. Welw. Afr. PI. I p. 492; De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo I (1904) p. 20g; II (1907) p. 81, 190, (1908) p. 349 et Mission Laurent (1906) p. 353. Madibi, 8 juillet igo6 (A. Sapin) ; route de Kikwit à Boala (Éd. Lescrauwaet); Munungu, octobre 1906 (A. Sapin).
Observation. — D’après M. A. Sapin les feuilles très amères seraient employées par les indigènes pour combattre les fièvres.
DIODIA L.
Diodia scandens Sw. Prodr. fl. Ind. occ. (1788) p. 3o; Hiern Cat. Welw, Afr. PL I p. Soi.
Diodia breviseta Benth. in Hook. Niger FL (1849) p, 424; Hiern in Oliv. FL trop. Afr. IIIp.23i; De Wild. et Th. Dur. Contr. fl. Congo II (1900) p. 34; PL Thonnerianae (1900) p. 47 et Reliq. Dewevr. (1901) p. i3o; De Wild. Mission Laurent (1906) p. 353 et Études fl. Bas et Moyen- Congo I (1904) p. 85; II (1907) p. 81, 190.
Spermacoce serridata P. Beauv. FL d’Oware I (1804) p. 89, tab. 28. Diodia serrulata K. Schum. ex De Wild. et Th. Dur. PL Thonnerianae (1900) p. 47.
Kongo [Kwilu] (A. Sapin).
BORRERIA Mey.
Borreria stricta (L. f.) DC. Prodr. Regn. veget. IV (i83o)p. 56i ; De Wild. Mission Laurent (1906) p. 354 et Etudes Fl.Bas et Moyen-Congo I p. 85 et II p. 81.
Spermacoce stricta L. f. Supplem. PL (1781) p. 120; Hiern in Oliver FL trop. Air. III p. 236; De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo II p. 190. Katola, avril 1908 (A. Sapin. — Petite plante des marais).
MITRACARPUM Zucc.
Mitracarpum scabrum Zucc. in Schult. Mant. pi. III (1827) p. 210; Hiern in Oliver FL trop. Afr. III p. 248; Th. Dur. et De Wild. Mat. fl. Congo II (1898) p. 96 ; De Wild. et Th. Dur. Reliq. Dewevr. (1901) p. i3i ; De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo I (1906) p. 209; II (1907) p. 190. Mitracarpus verticillatus Vatke in Linnaea XL (1876) p. ig6.
Madibi, mai 1906 (A. Sapin. — Nom vern. : Yaba).
Observation. — Le suc de cette plante est employé, dans les environs de Madibi, en usage interne, pour guérir les maux de gorge et chez les enfants pour guérir les rhumes .
Cucurbitaceae.
TELFAIREA Hook.
Telfairea pedata (Sm.) Hook. in Bot. Mag. (1827) tab. 2751-2782 ; Hook. f. in Oliver Flora of trop. Afr. II p. 523; DC. Monog. Phan. III p. 35o; Muell. Arg. et Pax in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 897; Hiern Cat. Welw. Afr. PL I p. 887; DeWild. Notes plantes utiles et intér. Congo II
(igo6) p. i53 fig. 9 et Études fl. Bas et Moyen-Congo II p. 83 tab. 35; tab. nostr. XLV.
Région du Kasai, 1904 (Ed. Luja et Éd. Lescrauwaet).
Observation. — Le Telfairea pedata {\) est une des plus belles Cucurbitacées de l’Afrique tropicale. Nous en avons reçu des fruits et des graines de la région du Kasai, par l’intermédiaire de M, Lacourt, directeur des Plantations Lacourt et administrateur de la Compagnie du Kasai.
Il y a quelques années, M. le prof. Éd. Heckel, Directeur du Musée colonial de Marseille, a attiré l’attention sur la valeur de cette plante pour l’industrie et, par suite, sur l’avenir de sa culture aux colonies. Dans la région du Mozambique, aux Seychelles, à Madagascar, aux Canaries et même au Congo français cette plante serait déjà cultivée, mais pas en grand.
Des auteurs ont prétendu que le Telfairea occidentalis existait seul dans l’Afrique occidentale. Cette derniere espèce posséderait des fruits plus petits, mais cette différenciation est peut-être de peu de valeur. D’ailleurs, les deux plantes paraissent jouir des mêmes propriétés, puisque les collecteurs du typique T. occidentalis, signalent que les nègres cultivent cette plante, aiment et mangent les graines comme le font les indigènes de l’Afrique orientale avec le T. pedata.
Nous n’avons pas à nous étendre sur l’histoire de cette plante, elle a été faite par M . le prof. Het kel dans la « Revue des cultures coloniales », n“ 107, 20 août 1902. Disons que c'est en 1827 qu’elle a été décrite pour la première fois sous le nom de Joliffia africana.
Nous avons tenu à insister sur cette plante, car nos résidents en Afrique auraient quelque intérêt à s’enquérir de la présence de cette espèce qui peut être utile. C’est une plante grimpante, à tige devenant parfois très longue, se renflant à la base qui devient plus ou moins ligneuse. Ses feuilles sont digitées, d’un beau vert, glabres ou éparsement velues, et ailées sur les bords à l’état jeune. Le nombre de folioles qui forment la feuille varie de 3 à 7 suivant l’habitat.
Les fruits sont de formidables courges, d’une cinquantaine de centimètres de long, ils sont ovalts-elliptiques, leur coupe circulaire est de 28 centimètres de diamètre, et ils sont munis de 10 côtes longitudinales proéminentes. Ils renferment de très nombreuses graines assez plates, mesurant de 4 à 5 centimètres de diamètre, parfois irrégulières par suite de pression réciproque, ces graines sont entourées d’une couche épaisse et charnue.
Le Telfaera pedata vit, semble-t-il. sur la lisière des forêts, et ses tiges grimpent très haut dans les arbres ; on prétend que dans certaines régions la base de cette liane peut atteindre 5o centimètres de diamètre.
On n’a guère de données sur la culture de cette espèce; von Holst et Warburg ont donné à ce sujet quelques renseignements, dans leur étude sur les procédés de culture employés dans l’Usambara. On met les graines en terre au commencement de la saison des pluies, et, dès qu'elles lèvent, on dispose à la portée des jeunes plantes des tuteurs qui leur permettent d’élever leurs rameaux vers les arbres du voisinage. Le semis est rapide, même dans les serres, comme nous avons pu l’observer nous-même, mais la croissance dans les serres paraît assez lente. Vu les dimensions du fruit, dont le poids peut excéder 3o kilos, il faut à cette plante des soutiens sérieux, on peut cependant se
(i) T. pedata Hook. f. — Syn. ; Feuillaea pedata Bot. Mag. t. 2681 : Ampelosicyos scandens Thouars, Joli^ africana Bojer.
demander si l’on ne pourrait essayer la culture de cette espèce comme plante rampante, cela éviterait la recherche des soutiens.
C’est surtout pour la matière grasse contenue dans les graines que la culture du Telfairea mérite d’être essayée. Les cotylédons sont entourés de deux enveloppes; la plus externe est une sorte de réseau formé de fibres, dont la structure a été étudiée en détail en 1876, par M. le Prof. Wittmack, de Berlin; sous cette couche se trouve une couche dure et résistante enveloppant les cotylédons huileux.
Ce sont ces cotylédons, à goût d’amande très prononcé, qui sont recherchés par les indigènes, pour être mangés crus ou cuits à l’eau.
Déjà les noirs de l’Usambara connaissent la valeur de cette plante comme essence oléifère, et l’huile qu’ils en extraient est emplo3'^ée par eux, soit comme aliment, soit comme médicament externe.
Bernardin, de Melle, avait, dans une notice qu’il publia à Gand en 1874, à la suite d’une visite à l’exposition de Vienne, insisté sur le fait que 100 kilos de graines traitées par les indigènes, par des procédés rudimentaires, donneraient 16 kilos d’huile,
A l’analyse, les graines dépouillées de leurs enveloppes, donnent Sg.Si p. c. de corps gras, la graine entière 36 p, c.
Ces chiffres, ainsi que ceux ci-dessous, qui donnent la composition de l’amande, ne sont pas totalement identiques à ceux obtenus par MM. Heckel et Domergue, à
Marseille, et que nous citerons plus loin :
Matières albuminoïdes i9,o3p.c.
Cellulose 7.30 p.c.
Matières extractives non azotées 28.46 p.c.
Eau 6.56 p. c.
Cendres 2.04 p.c.
Ces cendres se composent : soude, o 55 p. c. ; acide phosphorique, o.85 p. c., un peu de silice, chaux, magnésie et traces de fer.
MM. Heckel et Domergue ont trouvé, par expression de graines provenant de Mombaza, une teneur de 40 p. c. en huile; celle-ci était jaune-verdâtre, limpide, rappelant beaucoup l’huile d’olive, de goût assez analogue à celui de l’arachide, aussi pourraitelle soutenir la comparaison avec les bonnes productions de l’olivier. Le tourteau de cette graine a donné encore 20 p. c. d’une huile dichroïque, rouge par transparence, verte par léflexion.
Ces deux huiles ne sont pas siccatives, et elles possèdent la propriété de rancir difficilement.
M le Prof Heckel conclut que cette huile constitue un produit comestible intéressant, qui pourrait non seulement être utilisé dans 1 alimentation, mais encore dans l’industrie, par exemple dans la savonnerie D’après M. Heckel, tout est utilisable dans le fruit; la pulpe est comestible, et de l’enveloppe réticulaire on pourrait peut-être extraire des fibres.
M. Heckel estime qu’il y aurait intérêt pour les Colonies d’Afrique à cultiver cette plante; les colons, l’ayant sous la main, seraient dispensés de faire venir d’Europe, à grands frais, de 1 huile d’olives.
La question de la valeur de cette espèce se réduit bien à celle-ci : essayer par une culture extensive la production en quantité suffisante de la graine, de manière à permettre la création de machines s’adaptant à cette industrie nouvelle.
MOMORDICA L.
Momordica Charantia L. var. abbreviata Seringe in DC. Prod. Regn. veget. III (i828)p. 3ii; De Wild. et Th. Dur. PI. Thonnerianae (1900) p. 48; Hiern Cat. Welw. Afr. PI I 363; De Wild. Études fl. Bas et Moyen-Congo II (1907) p. 204; III p. 141.
Madibi, 28 juin 1908 (A. Sapin. — Noms ind. : Malacienka, Dumbokanka); Sankuru, 1906 (A. Sapin. — Noms indig. : Loankali [Sankuru], Dompokanka [Bangala]); Plantations Lacourt, décembre 1909 (A. Sapin.
Plante grimpante nuisible aux jeunes plantations de caoutchoutiers ; par sa rapide croissance elle étoufle les jeunes plantes).
Momordica foetida Schumach. et Thonn. Beskr. Guin. PI. (1827) P- 426; Cogn. in DC. Monog. Phan. III 45 1 ; Muell. Arg. et Pax in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C397; De Wild. et Th. Dur. Reliq. Dewer. (1901) p. 102; De Wild. Mission Laurent (ipoS) p. 186.
Momordica Morkorra A.Rich.Tent. fl.Abyss. I (1847) p. 292 tab. 53; Hook. f. in Oliv. Fl. trop. Afr. II p. 539.
Tielen-Saint-Jacques (Éd. Lescrauwaet).
LUFFA Adans.
Luffa cylindrica (L.) Roem. Synops. Monog. fasc. II (1846) p. 63; Pax in Engler Pflanzenw. Ost-Afr. C p. 3go; DeWild, Not. pl. util. ou intér. du Congo II (1906) p. i3o fig. 8.
Momordica cylindrica L. Sp. pl. ed. I (i753) p. 1009.
Luffa aegyptiaca Mill. Gard. Dict.ed. 8 (1768) n. I; Hook.f. in Oliver Fl. trop Afr. II p. 53o; Hiern Cat. Welw. Afr. Pl. I p. 394.
Luffa pentandra Roxb.; Wight Icon. pl. Ind. or. II tab. 499.
Kapulumba (Éd. Lescrauwaet).
Observations. — Cette Cucurbitacée, originaire suivant les uns, des Indes, suivant les autres, de l’Afrique, parfois dénommée « courge torchon », est cultivée et naturalisée dans presque toutes les régions tropicales.
L’emploi de cette espèce paraît avoir été connu des Égyptiens
Les feuilles du Luffa pourraient être usagées comme légume. Les graines fournissent une huile; elles sont aussi, d’après certains dires, émétiques et cathartiques. Le fruit est comestible, surtout à l’état jeune; pelé, bouilli dans l’eau, accommodé avec beurre, poivre et sel, il est très agréable au goût et considéré comme un des meilleurs légumes des Indes.
On connaît l'emploi que l’on fait des fibres intertriquées, qui constituent la charpente du fruit, elles servent de brosses de bain; on en fait des gants de massage, des semelles, des casques, etc. L’usage de ces éponges de Luffa s est très répandu.
La fibre peut être employée à la fabrication du papier.
Le Luffa cylindrica Roem., comme plusieurs autres Cucurbitacées, est un purgatif et un hydragogue assez énergique, il est même antiapoplectique.
Planche XLV.