‹ Comparaison de l'action des Rayons X et des Antisyphilitiques dans le Lichen plan: Conclusions thérapeutiquesChapitre 37 sur 37 · L. R. indifférente, pour nous · texte numérisé non relu

L. R. indifférente, pour nous

a) le remède est contrindiqué,

b) il y a présomption de terrain syphilitique, présomption confirmée, dans le cas présent par le S. R.

Dans les deux jours qui suivent cette injection de 914, léruption montre une vive exacerbation. Au troisième jour s’installe une céphalée violente, avec adynamie et prostation, et la température s’élève à 39°2 et 39°8. Le soir l’éruption a disparu sauf au visage où de mouveaux éléments sont apparus autour de la bouche. Les jours suivants, progressivement, la fièvre tombe et la céphalée diminue au fur et à mesure que

EE

Péruption reparaît. Le 15 janvier, l’éruption a repris son étendue, sa confluence et son aspect du début.

Le traitement par le 914 nous semble formellement contrindiqué pour deux raisons : par la L. R. indifférente, et par les phénomènes cliniques que nous venons d'observer. Il n’est pas question pour nous de le poursuivre. Nous étalonnons un autre médicament antisyphilitique qui nous permet de soigner utilement le lichen plan du sujet.

28 janvier 1925. Leucocytoréaction au Bi.

6682 leucocytes avant l'injection, 10.280, 2 heures après L. R. + 3598.

A la deuxième injection, le 31 janvier, les éléments du visage ont déjà pali, on continue le traitement bismuthique à raison de deux injections par semaine. Sur tout le corps les éléments s’affaissent et prennent progressivement une teinte bistrée. Dès la quatrième injection on ne ferait plus le diagnostic de lichen plan. Le malade quitte à ce moment l’Hôpital. Le traitement est continué suivant le même rythme jusqu’au total de 12 par le D' DoMaIN qui a fait sa thèse (Jouve 1934) sur le leucocytoréaction de la syphilis. A la septième injection, l’éruption a complètement disparu.

25 mars 1935. Le malade revient nous voir, parfaitement

blanchi, B. W. (+ + + +) index 3. On recommence une seconde série bismuthique.

Nous avons montré dans ce travail :

1° Que les résultats cliniques (succès ou échecs) obtenus, dans le lichen plan, par les rayons X et les antisyphilitiques étaient comparables, et, que ces mêmes médications agissent aussi de façon comparable sur certaines manifestations cutanées de la syphilis et de la tuberculose.

2° Que les rayons X et les antisyphilitiques dans le lichen plan déterminaient, tantôt une hyperleucocytose, tantôt une leucopénie, à la deuxième heure et que les mêmes agents déterminent la même réaction leucocytaire dans les manifestations cutanées de la syphilis et de la tuberculose.

3° Que a) Lorsque les rayons X ont donné une réaction en hyperleucocytose (irradiation axiale) ils ont amélioré ou guéri les lichens plans de même qu’ils ont amélioré, occulté passagèrement ou guéri certaines manifestations cutanées de la syphilis et de la tuberculose.

b) Lorsque les antisyphilitiques ont donné une hyperleucocytose, ils ont toujours guéri le lichen plan comme ils ont toujours amélioré ou guéri les manifestations cutanées de la syphilis.

PONS UNEEE

c) Quand les rayons X ont donné une réaction en leucopénie (irradiation régionale) ils ont un effet nul ou aggravant sur le lichen plan comme sur certaines manifestations cutanées de la syphilis et de la tuberculose. ou d) Lorsque les at phoques ont donné une réaction en leucopénie, ils ont un effet nul ou aggravant sur le lichen plan (immédiatement ou tardivement) comme ils l’ont en syphilis et en tuberculose.

Le sens de l’évolution thérapeutique est donc lié au sens des réactions leucocytaires :

FH Der HCOEs Ion faisant partie du processus de guérison,

la leucopénie faisant partie du processus nuisible.

Mais il faut distinguer, entre les Rayons X et les anti-syphilitiques, une différence de degré d’activité en hyperleucocytose comme en leucopénie :

lhyperleucocytose parfois inefficace avec les Rayons X dans le lichen plan a toujows été efficace avec les antisyphilitiques,

la leucopénie qui, avec les Rayons X paraît inoffensive, est au contraire avec les ‘antisyphiliques génératrice d’accidents graves, immédiats ou tardifs.

Cette étude permet de donner des directives au traitement du lichen plan par les rayons X et les

antisyphilitiques.

Vu : Vu :

Le Président de la Thèse, Le Doyen, GOUGEROT. G. Roussy.

Vu et Permis d'imprimer :

Le Recteur de l’Académie de Paris, CHARLÉTY,

be.

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