ACTE DEUXIÈME
menacent peut-être aujourd’hui. Oh ! rassurez-vous, les Guillery n'v sont pour rien.
B LAN CH E
Que voulez-vous dire?...
GUILLERY, hésitant.
Je vais peut-être détruire une de vos plus chères illusions?
• • BLANCHE
Parlez, monsieur, parlez !... Mon Dieu ! mais queLmalheur dois-je redouter?...
Un mot d’abord... mais un mot d’un ami à une amie, d’un frère à une sœur... J’ose vous le demander comme prix du service que je vous ai rendu?
BLANCHE
Je vous écoute.
» . GUILLERT.
Vous êtes fiancée au comte Gaston do Jussac?
BLANCHE
Oui.
L’aimez-vous ?
BLANCHE
Mais...
L’aimez-vous?
BLANCII E.
A sa dernière heure, mon père a désiré cette union... il l’a ordonnée...
Et si on vous avait trompée?
BLANCHE
Que voulez-vous dire?
GU1LLBRY.
Si demain je vous prouvais qu’on a prfité à monsieur de Pcnboël, votre père, des paroles qu’il n’a jamais prononcées?
BLANCHE
Une pareille infamie?...
Enfin, si on l’avait commise, celte infamie, que feriez vous?
BLANCHE
Ce que je ferais?... Donnez-moi la preuve do ce que vous avancez, je vous répondrai !... Adieu !
{ Elle t'éloigne avec u gouvernante. — On tort de l'église. — La Duchesse parait l'une • des dernières. )
GUILLERY, à part.
Elle ne l’aime pas !... Mais si son cœur est libre, elle peut donc encore... Je suis fou!... Je dois la sauver, mon premier devoir est là. »