GU 1 LLE R Y
EstrCC ma faute, si votre premier regard m’a ébloui?... Estce ma faute, si j’ai sauvagement épuisé toutes les ûpres voluptés de la vie en conservant un cœur que vous avez purifié et ressuscité d’un sourire !...
BLANCHE
Relevez-vous... on peut venir... Je suis fiancée au comte de Jussac...
G U ILLE R Y, ie levait.
Ah ! maintenant que je vous ai fait l’aveu de mon amour, ne prononcez jamais ce nom devant moi!...
BLANCHE
Des menaces?...
GUILLEAY, avec emportement.
Eh! je ne menace pas, madame!... Je dis seulement que cet homme est votre fiancé, et que je le hais!... Je dis qu’il faut en avoir pitié, et ne pas le désigner <\ ma vengeance!...
BLANCHE
Oh ! le farouche regard!...
GUI LL ER Y, suppliant.
Non! non !... (se jetant k scs pieds.) Ah ! ne me maudissez pas !... quel bien vous pouvez me faire avec une simple parole!... Ne repoussez pas l’ange tombé!... Oh! grâce... grâce!...
Eh bien, oui... je vous pardonne!
COMPERE GU1LLERY
GASTON, paraissant à la porte du fond.
A ses pieds!
GUILLEnY, lui prenant la miin et la couvrant de lai sers.
Ah! soyez bénie pour celle parole!...
* BLANCHE, se retournant.
Gaston!... (Guilltry se ri-lcvc.)
De l’audace!...
GASTON, à part.
GL'ILLERY, à part.
Comme elle a pâli on le voyant..,. L’aimerait-elle?