ACTE TROISIÈME
ANGELETTE, à Guillaume,
Vous faites là un joli métier, c'est vrai.
GUILLAUME, continuant sa pcnice.
Guillerv aurait dit à Christophe : « Frère, on nous pour- » suit, la lutte va s’engager, euimèuc Blanche dans la ferme » du ravin où commandé Robert, et veilfe sur elle*!» Christophe lui aurait répondu : « Non! » Et il aurait bien fait!... Mais j’obéis d’abord moi, et j’enrage ensuite.
ANC. ELETTE, h Guillaume.
Enfin, quand reverrai-je ma maîtresse ? ..
GUILLAUM E.
Allez au diable!
Vous êtes poli. Mais savez-vous bien que (oulcelaest infâme, monsieur le bandit?... Oh! je ne parle pas de moi, je suis une paysanne, je ne compte pas... Mais avoir en plein jour, aux portes de l’église, commis ce rapt sur une Pcnhoël ; et l’avoir enlevée dans ses habits de mariée, au moment où elle descendait de voiture pour se rendre à l’autel, c’était lâche!... et vous étiez deux cents!... et vous avez dispersé le cortège... et vous avez renversé la voiture du comte... Mais le comte n’est pas homme à laisser un pareil attentat impuni... et si on se bat encore à cette heure, c’est qu’il vous a poursuivis, et qu’il vous poursuivra jusque dans votre dernière retraite... et vous verrez, alors, s’il fait bon d’enlever des femmes à main armée, comme si nous étions en Afrique ou en Turquie... vous verrez !
ROBERT, fC lovant.
Çà! péronnelle, mais à qui parles-tu donc ici?..*
Je dis...
ANGELETTE, à Gui latimc.
ROBERT
Tais-toi !
ANGELETTE, à R.. boit.
Et pourquoi me tairais-je?...
ROBERT, levant h main.
Hein?...
ANGELETTE, te croisant les li ât.
Bien, bien, allez... je voudrais voir comment un homme s’y prend pour battre une femme.
GUILLAUME, calmant Robcit.
Voyons!... Elle a soigné et sauvé Guillery il y a trois mois. (a Anguiette.) Ta maîtresse est là-haut, tu peux l’aller voir.
ANGELETTE, à part.
11 a au moins du bon, celui-là. (Elle morte. — Du haut do l'etcaücr ; ) Merci, monsieur le lieutenant, merci!...
(Elle entre.)