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DÉTERMINATION DE LA LIMITE DE LA ZONE D'ACTIVITE

De toutes les opérations auxquelles nous avons soumis les métaux, le poinçonnage est celle qui se prête le mieux à la détermination de la limite de la zone d'activité.

En effet, lorsque le bloc est d'une hauteur suffisante, nous avons toujours observé que l'écoulement de la matière par l'enfoncement de la base du bloc, ou, en d'autnes termes, que la dé*

bouchure ne commence à se faire voir que quand le poinçon a déjà effectué un certain parcours.

Les pressions ne se transmettent sur le fond du bloc avec une intensité suffisante pour produire la déformation, qu'au moment où celte limite est atteinte , et l'observation directe des faits devait ainsi nous en donner la mesure.

Il faut toutefois remarquer que ces longueurs ne sont pas constantes pour la même matière, lorsque Ton effectue le poinçonnage dans des conditions différentes, puisqu'elles doivent correspondre à la distance pour laquelle la perte de pression d'un point à un autre est presque totale; on doit comprendre qu'elle dépend de la pression par centimètre carré sur la surface pressée et des obstacles plus ou moins grands qui s'opposent au .déplacement de la matière dans les différentes directions.

C'est ainsi que , si l'on se place , par rapport aux résistances latérales, à une sorte de limite, et si l'on considère un bloc cylindrique enfermé de toutes parts dans une enveloppe, et ne pouvant s'écbapper que par l'orifice de la matrice, cette limite doit nécessairement atteindre la hauteur même du bloc, quelle qu'elle soit.

Ces observations justifient ce que nous avons dit déjà sur les avantages qu'offrent les expériences de poinçonnage ^ pour étudier le jeu des pressions dans les diverses parties d'une même masse, et elles serviront certainement à resserrer successivement les limites d'appréciation, de manière à nous donner la complète connaissance de la répartition des pressions dans les corps solides.

Cette appréciation trouve déjà quelques éléments de sérieuse évaluation dans l'examen des proues que nous avons obtenues dans le poinçonnage des métaux; mais, en nous bornant ici à l'évaluation en chiffres de la longueur de la zone d'activité, nous pouvons déduire de nos diverses séries d'expériences les résultats qui suivent.

POINÇON DE o",oio.

Nous avons réuni dans un tableau spécial toutes les données

relatives aux expériences faites avec le poinçon de o™,oio, quoique les essais n** IV, V et VII se rapportent à des blocs rectangulaires, pour lesquels les résultats ne sauraient être assez comparables avec ceux des blocs cylindriques.

Ce tableau montre que le rayon d'activité, mesuré dans le sens vertical, croît en même temps que l'épaisseur horizontale minimum comprise entre la surface extérieure du bloc et celle du cylindre central .

Les deux dernières expériences donnent seulement des limites supérieures à la longueur du rayon d'activité.

La plus grande débouchure ayant une hauteur de o'^.oiÔ, et Fessai n^ II établissant que, même pour un bloc très-haut (H=o°*,07o), la débouchure a encore o"*,0i4, nous pouvons admettre o™,o 1 5 comme longueur du rayon d^activité pour les diverses expériences faites avec le poinçon de o™,oio.

TABLEAU DES DONNEES RELATIVES À LA DETERMIHATION DES RAYONS D'ACTIVITE.

HAVTSVB

du bloc

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