‹ Complément au Traité de thérapeutique et de matière médicaleChapitre 14 sur 19 · ATTEINDRE · texte numérisé non relu

ATTEINDRE

Tarlrate de potasse et de fer.

Avec: les acides puissants, l’acide sulfhydrique, l’eau de chanx, les infusions végétales astringentes, les sulfures.

Tartrate de potasse neutre.

Avec : tous les acides même les plus faibles qui forment un tartrate acide, l’eau de chaux, le chlorure de baryum , les sels de plomb.

Tartrate de potasse et de soude.

Voir tartrate de potasse neutre.

Thé.

Avec : l’eau de chaux les sels de fer, les ques, etc.

Végétaux contenant du tannin.

Aigremoine, argentine, benoite, bistorte, cynorrhodons , écorce de chêne, grenadier, noix de galle, ronces, roses rouges, tormentille.

Les substances incompatibles sont les mêmes que celles reconnues pour le tannin. Voir ce mot.

Les différents buts que l’on se propose en combinant et en mélangeant les substances médicinales peuvent se réduire aux suivants.

i° Augmenter d’action d’un médicament.

A. En mêlant diverses préparations de la même substance.

Ainsi, quand l’estomac ne supporte pas la poudre de quinquina, on peut employer la décoction, mais comme l’action est bien moindre que celle de la poudre, pour l’augmenter on réunira la décoction, la teinture et l’extrait; on doit même poser cette loi : lorsque tous le s principes actifs d’un médicament ne sont pas solubles dans le même 'véhicule et qu’il est impossible de l’ administrer en substance y il faut avoir recours ci un mélange de ses différentes préparations . On applique tous les jours cette règle quand on active une infusion ou une décoction en y ajoutant une certaine quantité de teinture ou d’extrait de la même plante,

B. En combinant des médicaments de même genre , c’est à dire des substances

art de formuler.

qui, par elle s -Jii emes, peuvent produire des effets immédiats , semblables ; mais avec moins d’énergie que quand elles sont ainsi mélangées .

On sait qu’il n’y n pas île vomitif plus sur qu’un mélange d’ipécacuanha et de tartre stibié.

Les toniques amers, les astringents, les cathartiques, les diurétiques^ les émétiques, les antispasmodiques et les narcotiques ont une bien plus grande efficacité combinés entre eux que pris séparément. On ne doit cependant pas négliger le précepte excellent donné par M. Chapman : Prescrivez, dit-il^ les remèdes stimulants séparément, et vous économiserez vos ressources dans un grand nombre de maladies de langueur. En n’en tenant pas compte, on arriverait souvent à émousser la susceptibilité du malade pour toutes les substances de la même classe. M. Magendie prétend aussi qu’en variant les diverses préparations d’un même narcotique, on peut mieux soutenir son action sur l’économie sans en augmenter la dose. Il sera bon également, dans les maladies chroniques, de suspendre par intervalles l’administration des remèdes, puis de les reprendre, pour éviter l’influence de l'habitude qui rend le malade insensible à leur action,

C. En ajoutant au médicament des substances d' une nature différente qui ii exercent sur lui aucune action , mais qui rendent ou l’êstomac ou tout autre organe, ou l’ économie tout entière, plus sensible à son influence.

Il n’est pas de médecin qui ne sache combien l’induence du mercure est pins sure quand on combine ce médicament à l’opium. On a même été jusqn’à dire que l’opium pouvait faire renaître les effets des préparations nydrargyriques, bien qn’elles eussent déjà cessé depuis assez longtemps. L’augmentation des propriétés sudorifiques de l’antimoine, l’opium lai étant associé, est un fait acquis à la science.

L’action purgative du jais p est singulièrement aidée par l'ipéeacuanha. Cullen a observé que les feuilles de séné infusées avec une plante amère quelconque, jouissaient d’une action purgative bien plus forte, même à doses très faibles, que lorsqu’elles étaient employées seules. L’infusion aqueuse de rhubarbe, à laquelle on ajoute de U racine de colombo, devient aussi pins active. Le principe amer augmente l’énergie des purgatifs, bien que par lui-même il n'ait aucune propriété laxative. Les expériences du docteur Paris snr l’élatérium semblent le prouver ; en effet, ce médecin a constaté que la matière amère contenue dans l’elatérium augmentait considérablement l’action purgative des substances auxquelles on l’associait.

Le merenre est plus facilement absorbé, étant combiné avec une matière animale. Tous les jours on conseille le lait d’une vache ou d’une chèvre soumise aux frictions mercurielles, dans l’intention de faire supporter le mercure qui ne pouvait être pris sous aucune forme pharmaceutique , le lait d’nne mère soumise à un traitement liydrargyrique est donué à uu enfant atteint d’une affection syphilitique.

La saignée favorise très souvent l’action des purgatifs , des émétiques, du mercure , etc.

On peut dire qn’en général, les purgatifs facilitent notablement l'efficacité des altérants et des diurétiques.

Le changement d’habitudes et de régime agissent aussi d’une manière avantageuse et aident beaucoup à l’action des médicaments. Il ne faudrait pourtant pas que ce changemeut pût être trop désagréable au malade, car on obtiendrait un effet tout autre que celui que l’on se serait proposé.

2° Diminuer l’action trop irritante d’un médicament ou meme la

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