‹ Complément d'un mémoire sur la composition chimique du tissu propre des végétaux phanérogamesChapitre 6 sur 6 · MEMBRANES · texte numérisé non relu

MEMBRANES

DES AlfIMAUX

(hydratées).

Température élevée au rouge.

Le produit condensante le hlus abondant . non compris l'eau , est Y acide acétiaue; le résidu charbonneux n est pas

déformé.

Le prodoit distillé le plus j abondant, non compris IVau, est le carbonate d'ammotiia— ' que; le résidu charbonneux est boursoufle.

Décomposition spontanée.

. Produits et résidus acides.

Produits et résidus acides

Iode en solution aqueuse saturée.

Légère contraction. Coloration nulle.

Coloration jaune orange , et souvent forte contraction. î

Soude et potasse étendues et ammoniaque.

Action peu sensible, même à chaud.

Dissolution plus ou moins complète et rapide à chaud.

Acide chlorhydriouc ci an lu , à chaud.

Action sensiblement nulle.

Dissolution plus ou moin* rapide.

Acide acétique.

Action nulle.

Dissolution lente ou rapide, à chaud.

Acide tannique (tannin ).

Action nulle ou faible contraction.

Contraction forte, combinaison intime.

Sulfate d'alumine.

Action nulle.

Contraction et combinai-

SOD •

Bi-chlorure de mercure.

Action nulle.

Combinaison intime et contraction.

Ternaire, bien définie = (H'O, C»* H»» Os) : formule unique n'admettant pas d'axote.

Quaternaire , à plusieurs formules, contenant toujours jde laxote, en fortes proportions.

PAYtN. — Composition 'des végétaux. 21

On remarque dans les effets des réactifs sur différentes membranes et sur quelques produits des animaux, des variations* assez notables, mais leur composition et leurs propriétés ne les distinguent pas moins des membranes végétales.

Ainsi la membrane péritonéale et la membrane musculeuse des intestins se contractent dans l'eau bouillante et même dans l'acide chlorhydrique chaud, avant de se désagréger et de se dissoudre, taudis que dans les mêmes circonstances, les tendons se gonflent d'abord; mais le résultat définitif est le même, et les autres propriétés ci dessus décrites leur sont communes.

Le mucus solide qui constitue les poils, les ongles ,1a corne, etc., des animaux, se distingue parfaitement des tissus végétaux, par les produits de sa distillation qui abondent en carbonate d'ammoniaque, par le résidu charbonneux qui est très boursoufflé, par l'action, soit de l'iode qui la colore en jaune orangé «soit des alcalis caustiques qui le dissolvent; enfin, par sa composition quaternaire. Les mêmes propriétés séparent nettement la fibrine et l'albumine des rnenfbranes végétales. Enfin, celles-ci, faiblement agrégées (1), se rapprochent beaucoup de l'amidon; désagrégées, elles peuvent être amenées à l'état de drxtrine; sous ces trois formes , elles sont isomériques , et leur composition est ternaire; rien de semblable n'a lieu relativement aux membranes ni aux produits précités des animaux.

conclusions.

Les faits nouveaux contenus dans ce mémoire, me semblent justifier les conclusions générales suivantes :

i° La cellulose, qui constitue les membranes des plantes, offre une composition chimique homogène dans toute l'étendue du règne végétal.

a° Celle subtance représentée parla formule C' 4 H ,8 0», H'O, est isomérique avec l'amidon, la dextrine, l'inuline normale et rinuline soluble.

(1) Lorsque la substance de ces membranes est faiblement agrégée, elle éprouve de la part

a 8 pa yen. — Composition des végétaux.

3° Les degrés d agrégation de la cellulose, modifient ses propriétés physiques et sans doute ses qualités nutritives; fortement agrégée, sa résistance à divers agens chimiques et à l'action digestive est très remarquable.

4° La médulline, la fungine, la lichenine, considérées comme principes immédiats particulie s n'existent pas : bien épurées elles offrent une identité complète avec la cellulose.

5° Le gluten ne constitue pas un tissu; c'est un principe immédiat renfermé dans les cellules du périsperme des fruits de plusieurs céréales.

6° Les substances azotées accompagnent toutes les productions végétales, se trouvent dans toutes les cellules naissantes, mais elles ne font point partie constituante des membranes de celles-ci, ni du tissu des végétaux.

7° i Lcs propriétés physiques et chimiques des membranes végétales, comparées avec les propriétés des membranes des animaux, permettent d'établir une démarcation nette entre elles : les premières ont une composition ternaire qui exclut l'azote, les dernières offrent constamment une composition quaternaire azotée.

Imprimé chez Paul Rekooard , rue Garancière, n° b.

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