‹ Complément des études sur la vision des couleursChapitre 120 sur 153 · DEUXIÈME PARTIE. - CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. - CHAPITRE IV

complémentaires, de les mêler ensemble et de leur imprimer un mouvement rapide afin de savoir si elles manifesteraient alors un mélange uniforme de blanc, de gris ou même de noir, comme devait se composer tout mélange complémentaire.

192. Mon étonnement venait de ce que ces savants avaient négligé d’étudier les effets du mouvement sur les couleurs matérielles mélangées, depuis l’extrême vitesse jusqu’au repos. Mais avant l’expérience j’étais loin de soupçonner que le procédé consistant à soumettre les mélanges colorés à une vitesse extrême, procédé en apparence excellent pour connaître 1 e principe du mélange des couleurs, étudié comparativement avec la vue des mêmes couleurs à 1 état de repos, et cela dans toutes les phases de leur mouvement , depuis l’extrême vitesse jusqu’à la cessation du mouvement , serait un moyen , lorsqu’on serait parvenu à des vitesses comprises entre 160 tours, au maximum, et 60 tours, au minimum, par minute, à mettre en évidence la complémentaire d’une couleur matérielle donnée sur une surface blanche ; c’est dire que le procédé d un mouvement de rotation a montré les deux phénomènes extrêmes des couleurs produits l 'un par leur mélange, Vautre par leur contraste.

Avec cette manière d’envisager 1 étude des couleurs en mouvement il est facile d’expliquer comment mes premières recherches sur la vision comparative des couleurs en mouvement et en repos, y compris le blanc, le noir et le gris, m’ont conduit à une manière de voir si différente de celle des savants qui considèrent le bleu et le jaune comme

complémentaires , et comme couleurs primitives le rouge, le vert et le violet (55, 57, i5g).

Cercle à zone noire et blanche.

Pour qu’on ne me juge pas présomptueux, je me hâte d’en appeler à X expérience du noir de fumée calciné présentant une zone demi-circulaire contiguë à une zone demicirculaire blanche et formant avec elle une couronne de 3 centimètres de largeur sur un fond gris.

La zone blanche après quelques tours a paru non pas orangé-jaune, mais décidément orangée de la complémentaire réelle du bleu. Comme je l’ai fait observer en parlant de mes expériences décrites dans la première partie de l’opuscule, la couleur la plus orangée obtenue ne dépassait pas F orangé-jaune. J’ajouterai que le noir était décidément bleuâtre relativement au norme. Le ton de l’orangé était le ton 2, au moins par un temps clair.

ig3. Un fait remarquable, c’est qu’en observant le mouvement à une lumière diffuse faible la zone blanche paraissait rouge-orangé, et je ne doute pas qu’ alors le noir, au lieu de paraître bleuâtre, ait paru verdâtre, en vertu de la corrélation des couleurs complémentaires.

ig4- Cercle à zone grise et blanche.

Un cercle à demi-zone gris normal ton 4 gagne 2 tons par le mouvement et le blanc prend 1 ton de orangé ou de ier orangé.

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