CHAPITRE IV
NOIR ET COULEURS, ROUGE, ORANGÉE, JAUNE, VERTE, BLEUE ET VIOLETTE , OBSERVÉS COMPARATIVEMENT EN MOUVEMENT ET EN REPOS.
56. Ce chapitre comprend les effets du noir associé aux trois couleurs simples et aux trois couleurs binaires des artistes. Je ne parlerai qu’au chapitre Ier de la seconde partie de l’opuscule des effets du blanc associé aux mêmes couleurs, parce que ces dernières recherches m’ont conduit à des vues que je considère comme les plus neuves et les plus générales, propres à contrôler l’ensemble de mes travaux sur la vision des couleurs dont la première publication remonte au mois d’avril de l’année 1828, conformément à ce que j’ai dit (53).
57. Ce chapitre IV est l’exposé des faits sur lesquels je ne saurais trop appeler l’attention de mes lecteurs, à cause de l’importance qu’ils me paraissent avoir dans l’étude de la science de la vision des couleurs telle que je l’envisage aujourd’hui.
Je veux parler de la diversité réelle et fondamentale existant entre les trois couleurs simples des artistes, le bleu, le jaune et le rouge. Je ne me suis bien rendu compte de cette diversité :
SLR LA VISION DES COULEURS
r Que longtemps après avoir connu les difficultés que présentait la réalisation des cercles chromatiques;
2“ Et qu’après avoir donné l’explication réfléchie, détaillée et sans réplique à une question que m’adressa S. M. l’empereur don Pedro If, explication qui ne fut pas donnée au moment de la question ; mais, peu de temps après, on peut la lire dans les comptes rendus des séances de l’Académie des sciences (1). Elle donne un exemple de l’application de la définition du mot fait telle qu’elle a été exposée pour la première fois dans mes lettres adressées à M. Villemain. Effectivement les lecteurs, en voyant comment ['analyse et la synthèse mentales, en usant des noms des couleurs d’après des définitions de mots qui xC expriment qu’une seule idée , apprécieront sans doute l’avantage de la méthode que je préconise.
Or, les conséquences déduites des phénomènes exposés dans ce chapitre, lorsque le noir est examiné comparativement en mouvement et en repos avec le rouge, le jaune et le hleu, les trois couleurs simples des artistes et leurs trois couleurs binaires, l’orangé, le vert et le violet, montrent à tous les yeux bien organisés l’importance de ces phénomènes dont les généralités ne seront exposées qu’aux chapitres I et II de la seconde partie de l’opuscule ; en attendant, rappelons la manière dont j’ai envisagé le rouge, le jaune et le bleu, eu égard à deux de leurs propriétés les plus générales : la propriété d’affecter l’œil comme lumière et la propriété de l’affecter comme couleur.
(1) Compte rendu de la séance du 12 de juillet 1875, 2e semestre (t. LXXXI, n° 2, p. 61-63).