PRESSIONS
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On voit avec quelle facilité cet instrument montre qnellcs grandes erreurs on commet lorsqu’on croit pouvoir négliger les frottements dans les calculs de l'effet utile de la presse hydraulique.
KAl’X (DISTRIBUTION d’). La nécessité, pour tous les centres de population, do posséder une abondante distribution d'eau de bonne qualité est aujourd'hui généralement comprise. Non-seulement les administrateurs des grandes villes, mais encore les conseils municipaux dos plus modestes communes se préoccupent d'assurer à leurs concitoyens des eaux convenables pour les nsages domestiques et industriels. Depuis quelques années, les sacrifices que les villes s'imposent pour avoir des eaux pure» et abondantes, donnent en quelque sorte la mesure do lcnr richesse et de leur degré de civilisation.
Les mêmes tendances sc manifestent chez les riches propriétaires d'habitations rurales, et l’on rencontre do toutes parts dos travaux, relativement considérables, destinés à amener de l'eau dans les maisons de campagne et dans les fermes isolées. Aussi les questions d'aménagement des eaux destinées aux usages domestiques, sont-elles devenues d’un intérêt général et d’une application continuelle.
Dans une ville, l’eau a plusicnrsdcft inations ; cllo sert aux usages de la vio domestique, aux établissements industriels, aux lavages des rues ctde9 égouts, et enfin comme ornement et moyen d'assainissement dans les fontainei jaillissante* et monumentales. Ces diverses applications ne réclament pas nécessairement les mêmes qualités. Aux usages domestiques doivent être réservées les eaux les plus limpides, les plus aérées, le» plus fraîches et les plus pure*. Des eaux moins pré-
rieuses peuvent convenir parfaitement pour les nsage* plus grossiers du service do nettoyage des voies publiques et des égouts.
Avant d'indiquer les moyens de se procurer do l'eau, Je la réunir et de la distribuer, il convient d'étudier les qualité* quelle doit présenter, et de faire connaîtra le» volumes d’eau nécessaires, selon les circonstances, pour une bonne distribution publique ou privée.
g 1. NAITRE ET QUALITE PK8 EAUX.
I.cs eaux naturelles different beaucoup entre elles par la proportion et la nnturc des substances qu'elles tiennent toujours en dissolution, par leur température habituelle, leur degré de limpidité, etc. Cos diverses circonstance» exercent sur leur valeur, au point do vua de leurs usages domestiques et industriels, une influence considérable, sur laqucllo il ne sera pas inutile do s’arrêter ici plus longtemps que ne le font habituellement les personnes spécialement occupées des procédés techniques de distribution des eaux. Iau> faits nombreux que j’ai ou l’occasion de recueillir à cct égard, en examinant les échantillons d’eaux envoyées de divers pays au laboratoire des ponts et chaussées, fourniront des renseignement» intéressants pour cette première partie de l’articlo que l'on va lire.
L’étude chimique et hygiénique des eaux n fait depuis quelques années des progrès très-réel*. Les travaux de laboratoire et les enquêtes faites en France, et surtout en Angleterre, dans ce» dernières années, ont
EAUX
constaté nn grand nombre do faits nouveaux et intéressants. Cependant, il ne faut pus le dissimuler, plusieurs questions sont loin encore d'être résolue*, et il convient d’appeler sur elles l'attention des observateurs, pour hâter autant que possible les progrès do la science hydrologiquo, si utile au bien-être des population».
I ji remarquable faculté do la race humaine de s’accoutumer aux conditions les plus diverses de nourriture et de climat, s'observe également pour l'emploi de l'eau comme boisson, l’ar un long nsage, on s'habitue à des eaux do mauvaise qualité, comme on supporte sans se plaindre l'atmosphère infecte des grandes villes ou les inconvénients des climats froids et brumeux. Mais ou doit reconnaître que le jugement des populations ot des individus sur la qualité de l'eau c*t presquo toujours juste et rapide. L'usage le plus prolongé ne pervertit point le goût à cet égard ; l’habitude la plus invétérée n'empêché jamais une population do préférer une eau de sourco ou de rivière de bonne qttalité à une eau do puits chargéo de matières salines ou organiquos. Aucune amélioration urbaine n'est mioux appréciée ot plus universellement applaudie que lu perfectionnement de la distribution des eaux, sous la rapport de lour quulité et do leur quantité.
Les eaux renferment naturellement les éléments solubles des terrains quelles traversent . C'estdire qu'elles peuvent contenir en proportions variables dos composés extrêmement nombreux. Pans le» eaux destinées aux usages ordinaires do la \ ic, dont Vous devons ici nous occuper h l'exclusion des eaux minérales, on ne rencontre habituellement, en quantités un peu notables, que Ica corps suivants i alumine, for, chaux, magnésie, soude, potasse, ammoniaque, acides silicique, sulfurique, chlorhydrique, phospnorique, azotique, carbonique. Pans beaucoup d'eaux, ou rencontre encore 3«s traces de brome, d'iode et de plusieurs autres substances qui paraissent exercer une action puissante sur les qualités hygiéniques do l'eau, et dont l’étude, par cola même, doit ètro poursuivie avec nno grande attention. Aux matières minérales que l'on vient de citer, s'ajoutent presque constamment, en proportions plus ou moins considérables, des matières organiques de compositions et de propriétés très-variable», mais dont l’influence sur la qualité de l'eau ost toujours extrêmement filcbeuse.
Enfin, les eaux naturelles renferment, à l'état do dissolution, dos quantités plus ou moins grandes de gaz oxygèno, nzote et acide carbonique, dont les quantités relatives doivent être prises eu sérieuse considération dans l’étude des eaux. *
On ne connaît pas encore, il est vrai, d’nne manière précise le modo d'action sur l'économie animale do chacune des substances isolée* ou mélangée-:, qui so rencontrent dans les eaux potables. Mais l'expérience a déjà fourni de très- nombreuses indications à cet égard, et les inconvénients de cortains sels, nu point de vue des usages domestiques et industriels de 1 eau, sont maintenant parfaitement constaté*. On connaît d’ailleurs, dès à présent, la composition chimique d’un grand nombre d’eaux, dont un long usage a permis de bien juger lesqtialités, bonnes ou mauvaises. L’analyse chimique d'une ean, que l’on se propose de distribuer, permet, par conséquent, ou de reconnaître la présence do substances nuisibles à tel ou tel usage particulier, ou bien do la rapprocher d’une oau analogue par «a composition, dont les propriétés sont connues, et par conséquent de prévoir par analogie, avec une certitude presque complète, les caractères qu'elle présentera. L'étude chimique détailléu d’une eau doit donc précéder tout projet relatif à sa distribution. On s'expose, en procédant nutremont, aux mécomptes les plus sérieux ; c’est une précaution trop souvent négligée,