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lai décomposition par l'eau sc manifeste par un changement dans la teinte «lu mélange calciné, et par un gonflement considérable du produit obtenu. On varie la nuance de ce vert eu ajoutant au mélange, avant calcination, du nitrate ou du chlorhydrate d'alnmine.
M. üuignet, répétiteur à l'Ecole polytechnique, a fait breveter, l'année dernière, avant toute publication (ce qui réserve entièrement tou» scs droits que je ine plais à reconnaître lo premier), ccite même méthode, qui lui permet de préparer on grand, pour les besoin* «le l'industrie, lo magnifique vert de chromo hydraté dont l'usage est actuellement répandu sur le* tissu» d’Alsace par les importante» maisons de Kœohlin frères, Steinbnch-Kœchlin , Dollfus-Mieg, etc. Quelques essais ont été demandés sur papier par M. liareswil à In maison bien connue Zuber du Kixhcini.
Los procédés do M. Guignet sont en exploitation depuis sept mois dans l'usine de M Kestner à Thnun, où la fabrication régulièrement installée fuurnit aux besoins do l’industrie des toiles peintes.
On opère en grand dans un four ii réverbère; la calcination du mélange mis en bouillie épui»6e pur la quantité d’eau voulue s'effectue avec un boursouflement sensible, en prenant une teinte foncée d’un très- beau vert d'herbe ; on la retire avec un ringard pour la plonger dans l’eau pendant qu’elle est encore rouge ; elle s’y désagrégé ; on épuise par l’eau bouillante avant «la pulvériser dan» un nppnrcil àgobilles. Les eaux de lavage sont évaporées et décomposées par l’acide chlorhydrique qui régéuèro l’acide borique, dont la majeure partie rentre ainsi dans la fabrication, et qui n'agit c» quoique sorte que comme agent provocateur de la réaction.
L’oxyde de chromo do M. Guignol est livré maintenant à la consommation, soit comme couleur à l’huile, soit comine pâte pour les imprimeurs d’indienne* Dan* le premier cas, on le fait sécher, puis on le réduit en poudre; dans lo second, on introduit la pâte directement dans les appareils à broyer. Ainsi préparé, ce vert est propre à l’impression do toute espèce du tissus pnr le* procédé* dont l’emploi repose, pour fixer les couleurs minérale» insolubles, sur la coagulation do l’albumine par la chaleur.
A la date du 1 1 mai 1859, MM. Kestner, do Thnun, nvnient déjà produit près de 2,000 kilogrammes d'oxyde do chromo hydraté. CcttO couleur, qui avait encoro l’année dernière conservé le prix de 1 40 fr. lo kilogramme à l'état sec, 6e ven«l en pAte nu prix do 10 fr.* le kilogramme, contenant 37, 50 pour 400, «l’oxyde «lo chrome hydraté, ou 30 p. 100 d'oxyde de chrome anhydre. On régénère 6”» p. 100, de l’aeido borique employé, lu vapeur d’eau qui se dégage dans la réaction en entraînant une grande partie.
Cette couleur éminemment solide, d'un vif éclat qu’elle conserve à la lumière urtiîieiolle, pcift former, avec le» jaune» d'application, «les mélanges «lont la i pureté primitive. n'est nullement altérée. Sortie «lu la-
fcMERAUDE.