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«dément essentiel, puisque, ainsi que je l ai dit plus haut, ce que la détente qui fait «lisparaitre la quantité de chaleur que l'on peut mesurer en bornant ses
observations à la vapeur reçue dans le cylindre de la machine. .
Ces expériences confirment pleinement la théorie en montrant la rapidité de l’absorption, de la consommation de la chaleur qui monte h 105 calories par kilog. de vapeur pour une détente dans un rapport de 3, 4 à 4 ( expérience 4 J , soit 4 20 pour 4 à 4 ; c'est un peu plus que ce que nous avons trouvé, en admettant 7J7, pour l'accroissement do volume qui produit un abaissement de température de 4°, qui donnerait plus pour deux doublements successifs de volume, le premier donnant 76,5 et le second nne quantité sans doute moindre, un total un peu supérieur à 4 20. La différence est dan s les limites des erreur* d'observation , puisque nous voyons ccttc quantité varier dans ces expériences do 77 à 405 pour une même détente.
La moyenne des valeurs de l’équivalent mécanique de la vapeur que fournissent les déterminations de M. Ilirn est 457, approximation un peu grossière peut-être, mais d'un grand intérêt. 1.0 résultat obtenu fait le plus grand honneur à l'éminent observateur qui a le premier su reconnaître et constater expérimentalement, dans la pratique de la marhine à vapeur, les conséquences de lu théorie la plus délicate.
Si l'on prend les valeurs extrêmes des déterminations de M. Ilirn, E se trouve varier de 1£ = 425 à E = 204.
Chaleur des corps organisés.
Nous terminerons ces déterminations de l'équivalent mécanique du travail de la chaleur à l'aide du travail produit par cello-ci, par une induction qui nous parait offrir quelque intérêt.
On sait que la vie, chei l'homme, est entretenue par la respiration, véritable combustion du carbone des substances servant à la nutrition, source de la chaleur du corps humain, et que cette chaleur est en rapport nécessaire avec le travail mécanique que l'homme peut exercer. Il s'agit évidemment ici d’un appareil do combustion, infiniment supérieur à ceux que nous pouvons employer dans l'industrie, ne donnant pas les pertes relativement très-considérables qu'on ne peut éviter avec nos meilleurs foyers et pouvant produire, pour une même combustion, une quantité de travail bien plus considérable que la machine h feu la plu» parfaite.
Cet aperçu n’a pas échappé à M. Dumas, qui dit (Sialique chimique de s tires organisés) : « Pour monter au sommet du mont Blanc, un homme emploie deux journées de douze heures. Pendant ce teiflpa, il brûle en moyenne 300 grammes de carbone ou l'équivalent d'hydrogène. Si une machine il vapeur s'était chargée de l'y porter, clic en aurait brûlé 4,000 ou 4,200 pour fuire le même service. Ainsi, comme machine empruntant toute sa force au charbon qu’il brûle, l 'homme est une machine trois ou quatre foi* plus parfaite quo la plus parfaite machine h vapeur.
« Nos ingénieurs ont donc encore beaucoup h faire, et pourtant ces nombres tout bien de nature û prouver qu'il y a communauté de principes entre la machino vivante et l'autre; car si l’on tient compte des pertes inévitables dons les machine* à feu, et si soigneusement évitées dans lu machine humaine, l’identité dn principe de leurs forces respectives ressort manifeste et évideutc aux yeux. »
Dans tin calorimètre, 4,000 grammes de charbon produisent 8,000 calories, 300 grammes peuvent donc en produira 2,666,. qui, multipliées par 140, donnent 372,240 ■hilograinra être».
Le mont Blanc a 4,810 mètres, le poids moyen do l'homme est de 65 kilog. , le travail produit par des efforts qui certes ne sont pas ordinaires, pour l'y porter, est donc 312,650 kilog. raét.
L'apparcil# humain, considéré comme un appareil de
combustion parfait, confirme donc pleinement le chiffre auquel je parviens par d'autres voies. On ne saurait admettre un chiffre plus fort, et surtout un chiffre douè/c ou triple sans déclarer, contre toute probabilité, le corps humain une machine très-imparfaite [tour convertir lu chaleur en travail.
M . Hirn n cherché k apprécier la quantité de chaleur qui disparaît lorsque l'on effectue un travail mécanique, qu’on surmonte nne résistance avec une roue k marcher. Il est arrivé ainsi à une moyenne de 60 à 70 km. par calorie, mais en no tenant pas compte du travail tic soulèvement des membres qui forme une partie notable du travail total et conduirait, avec cette correction, à un chiffre pou éloigné de notre chiffre définitif, eu égnrd au peu do précision possible dans une semblable expériencc , à cause de l'ignorance où nous sommes de la manière dont nous devons évaluer les actious intérieures. *
résumé.
Si nous récapitulons les déterminations de l’équivalent mécanique de la chaleur obtenues en calculant le travail produit par l'application aux corps, dans leurs divers états, de l'unité de chaleur, nous trouvons les résultats suivants, que nous div Mérous en deux catégories. La première comprend colles qui ont le plus de valeur, qui soqt obtenues à l’aide des données expérimentales les plus certaines ; la seconde celles obtenues à l’aide d'éléments mal déterminés, dont on ne peut déduire qu’une approximation.
Valeur t de l'Équivalent de la chaleur.
tTt Catégorie. î,t'.atép>rie.
Gaz. .
Solides
Vapeur
( (Par calcul)
| Expér. de M. Hirn.
Noua devons remarquer que les déterminations cidessus (au moins celles relatives aux guz et k la vapeur (Veau), si elles résultaient d'expériences directes, devaient pécher en moins, par la raison qu’elles répondent à des expériences où la quantité de chaleur serait bien certaine, mais pour laquelle le travail correspondant sentit diminué de résistances passives, ne saurait être entièrement constaté. Nous allons chercher s’il ne sera H pas possible de trouver un autre mode d'expérimentation dans lcqncl l’erreur fût en sens inverse, pour la resserrer entre deux limites. Pour le momeut, nous conclurons de ce qui précède, comme une valeur un peu supérieure b celle de l'équivalent mécaniqne de la chaleur constatée, le chiffre 14'1, obtenu en augmentant u-tsez sensiblement celui résultant des meilleures déterminations théoriques. •
§ III. Détermination de l'équivalent mécanique
l'AK MÉTHODE INVERSE, CALCUL DE LA CHALEUR