SSO ÉQUIVALENT DE LA CHALEUR. ÉQUIVALENT DE LA CHALEUR
l'eau une poire de caoutchouc (fig. 3531), terminée par tin tube de même substance qui vient coiffer une tubulure placée au bas du calorimètre; de manière qu’en comprimant cette poire, puis la laissant « sc gantier, alternativement je innee l’eau sur lo plomb pour le laver , puis j’aspire cette eau, enfin je mélange intimement toutes les couches liquides.
Le lavage extérieur du plomb était relativement facile ; mais celui à 1 intérieur du cône offrait des difficultés, d’autant plus qu’il ne fallait pas seule ment agiter l'eau à l’intérieur, mais encore reverser cette eau h l'extérieur, de manière à ce qu’elle pût agir sur lo thermomètre.
A cet effet, j'emploie une deuxième poire épaisse en caoutchouc vulcanisé disposée comme la précédente, également adnptée à l'aide d’un tube de caoutchouc h un deuxième ajutage soudé à la partie inférieure du calorimètre. Dans l'intérieur de cette poire, je fais entrer un tube de caoutchouc de petit diamètre, moitié environ de celui de l’ajutage ; il est retenu dans la poire par une petite broche qui le traverse. Ce petit tube pénètre à l'intérieur du plomb, en passant par une encoche pratiquée dans son pied, qui, nous l'avons vu, n’est jamais écrasé. A l’aide de ce petit tube, il y a aspiration et envoi de l'eau à l'intérieur du cône en plomb, et comme cette eau se .mélange dans la poire avec l’eau aspirée et renvoyée à l’extérieur du cône , lo mélange est bientôt intime.
Une expérience 1» blanc ayant montré que la chaleur produite par co mouvement de l'eau, correspondant à un travail mécanique insignifiant, était de nulle importance, sûrement bien inférieure aux pertes de chaleur de l’appareil, qne l'équilibre de température était obtenu en uue ou denx minutes au plus, j'ai pu opérer eu toute sécurité.*
Je donue (fig. 3532} la disposition générulo de l'expérience.
Je rapporte ci-après les résultats d'une expérience choisie entre plusieurs concordantes fuite * avec l'appareil ainsi complété, et qui, bien qu'un peu grossier, ne pouvant donner de» résultats très- précis, doit donner une approximation assez satisfaisante, à cause des proportions assez fortes dos éléments de production do la clialenr. J’insisterai particulièrement sur le modo de lavage pour les personnes qui vaudront répéter mes expériences : car ce n'est qu'après être arrivé à cette forme définitive , que les résultats de l’expérimentation ont pris une grande ueltelé.
Correction relative à la force tire absorbée par les supporte.
La forme adoptée pour les blocs de plomb permet bien d'employer la majeure partie du travail en actions moléculaires produites par le choc amorti par l’écrasement de la substance malléable; mais il est clair quo la totalité no pourrait être ainsi utilisée quo si cette substance malléable n’opposait absolument auenne ré-
sistance à la fin du choc. En effet, pour le plomb par exemple, il est évident que la résistance qu’il oppose à l’écrasement se communique au support inférieur, et que si le choc ne produisait qu'une pression insuffisante pour l'écraser, le plomb résisterait, comme la matière la plus dure, et communiquerait toute la force vive dn choc à l’enclume.
Comment évaluer la force vive ainsi communiquée, le trn\ail qu'il faut déduire du travail total, afin de conserver seulement celui qui produit l'écrasement, la désunion des molécules réunie» lors dn refroidissement du métal, le seul qui produit les effets calorifiques que nous cherchons h mesurer? 11 est assez difficile de le faire avec uue très-grande exactitude, mais il est facile d'obtonir des chiffres inférieur* à sa valeur réelle, et par suite permettant d'opérer, en partie au moins, cette importante correction.
Au commencement du choc, l'écrasement du plomb qui ne pré<cnte qu'une faible surface supérieure amortit successivement partie de la force vive du mouton; mais à la fin du choc, la surface du plomb qui le reçoit s’étant accrue, la force vive qui subsiste devient insuffisante pour continuer l’écrasement; autrement dit, le travail qui n’est pas utilisé est un peu supérieur à ce-
lui correspondant h la force vive qui va s’amortir par les vibrations du support inférieur et les communications nu sol.
I .a voie expérimentale peut permettre de déterminer ce point et donner la voleur de la correction à faire. En effet, soumettons le bloc du plomb écrasé h de trèsfaibles chutes du mouton, il n’éprouvera aucune action, ctlo métal* résistera facilement. En faisant croître cette chute, on arrivera à déterminer directement ou par interpolation, avec assez d'exactitude par un nombre suffisant d’expériences, le point où commence l'écrasement.
En soustrayant la quantité de travail pour cette