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CHALEUR

Au lieu «le prendre la quantité d'eau décomposée en un temps donné par tin courant, comme mesure de la quantité d’électricité, et d'en conclure la correspon- «lancc avec la chaleur, on peut employer directement l’électricité à produire «le ln chaleur et connnitro ainsi la quantité de eette dernière produite par la quantité d’électricité dégagée par une action chimique déterminée, l’oxydation d’un gramme de zinc par exemple.

M. «le la Rive avait annoncé que la somme des quantités «le chaleur «légagéo dans l’intérieur de la pile et «huis le circuit fermé, pour un même courant, formaient toujours une quantité constante. M. Favre, en vérifiant et prouvant la vérité du eette loi à l’aide du calorimètre qui lui avait servi pour ses expériences avec AI. Silbcrmunn, a donné des chiffres qui permettent d’établir numériquement cette correspondance. Il a trouvé que pour 1 gramme d’hy«lrogène dégagé, correspondant à 33 grammes de zinc oxydé, la chaleur totale produite était toujours de 48“' ,640. Il y a «loue constance h lu fois dani l'électricité qui répond h une même décomposition chimique et dans la quantité de chaleur produite par la neutralisation de cette électricité.

On voit, eu résumé, que -les effets calorifique* et les

ÉQUIVAJXNT DE L’ÉLECTRICITÉ. 253

effet» électriques se substituent les uns aux autres, suivant mie loi manifeste d’équivalence.

MOTEURS KLECTSO-M ACNÉTI QUF.H.

Nous avons exposé dans l’introduction et à l'art. TK- LLuRirmuiLK» trique le véritable point do vue auquel on doit se placer pour étudier ces moteur» ; comment, très- précieux comme moyens instantanés de communication et de mouvement et pouvant de ce chef fournir «le curieuses et intéressantes applications, le» forces électro-magnétiques no sauraient fitro mises en panillèle avee la chaleur, nu point de vue de l’économie. M. Trcsca n fait, lors de l’exposition do Ixb5, des expérience» sur les machines exposée». Nous rapporte mu» lu* résultats obtenu» sur les deux meilleures et les comparerons h la machine a vapeur à l'aide de la relation indiquée ci-ilessus.

1.41 machine do M. Larmcnjcat est disposée ainsi : des ékvtro-nimnnts circulaires mobiles restent constamment en contact avec des armatures en fer doux en forme de galets ; les électro-aimants et les galets roulent le* uns sur les autre*.

La machine de M. Roux est h aimanta circulaires fixes et armatures en fer doux oscillante».

On a d’nbonl recomtaquo la machine de M.Larmenjeat, qui fonctionna avec les armatures en contact, a produit plu» d’effet utile que les mitres, îi égalité de couples employés et lorsque ln surface de ces couples n'a pas dépanné 3*, 40 carrés. Néanmoins, dans eps conditions, elle a exigé lacuns«>mmntioti de 60 grammes de zinc par kilogrammètro et par heure, soit 4k,5 par cheval de force C’c*t donc en négligeant le prix de* acides (lo zinc à 7ü c. le kilog.}, 3f,15 par cheval et par heure.

Ln machine de AI. Roux, qui avait donné 6k,6 40 do zinc <mn*onmi«; par cheval et par heure avec les mémos couple», n présenté «le meilleur* résultats en employant «le* éléments dans lesquels la surface, totale de zinc immergé dan» la pile était de 21 décimètre* carrés ; alors elle a consommé seulement 2k,200 de zinc par cheval et par heure, c’est-A-dire à peu près 4 fr. oOc. pour cette force pendant ce temps. Ces expérience* prouvent qu’on aurait nvnntagc, pour abaisser le prix de revient do la force donnée par les électro-moteurs, ù faire usage do couples voltaïques do plus grandes dinionsions que ceux employés jusqu'ici et en moins grand nombre, tout en augmentant le diamètre des fils qui eutourent le» électro-aimants.

lui notion d’équivalence de l’électricité avec la chaleur, et par suite le travail, permet d’analyser ln valeur do ces diverses machines. Ainsi elle montre que le dernier résultat obtenu est très-remarquable d'après les chiffres précédents, puisqu'il répond à 60 p. 100 du travail utile possible. En le supposant exact, on voit combien on est loin du prix de t ou 3 kilog du charbon que coûte, à l’aide de la machine h vapeur, la force du cheval-vapeur, qui est, en prenant le prix moyen de 30 fr. les 1,000 kilogr., soit 0,03 le kilog., de 6 cent.

La véritable question h étudier aujourd’hui et qui permettrait, même avec les machines existantes, d’ahnisscr le prix de revient «le l’effet utile , c’cst celle qui a trait h la production économique de l'électricité ; il faut espérer que les recherches incessantes des physicien» permettront d'obtenir des pile» moins coûteuses que celles qui sont employée*. Ce n'est que lorsque leur* travaux y auront conduit par l'analyse complète et la mesure de tous les phénomènes qui se rattachent & la pile, qu'il sera raisonnable «lo s'occuper do machine* électro-motrices dont le travail soit constamment applicable dans certains cas «léterminés, non à cause «lu bon marché, mai» il cause de la facilité de leur emploi, de la délicatesse intelligente, en quelque sorte de leur action. Jusque-là, il y a pou à s’intéresser & dot dis-

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