‹ Complément du Dictionnaire des arts et manufacturesChapitre 155 sur 394 · GRAVURE EN RELIEF. S · texte numérisé non relu

GRAVURE EN RELIEF. S

courant agit pour enlever le métal ; 2° ceux dans lesquels un dépôt métallique résulte de l'action de co courant. A la première catégorie appartiennent les procédés de MM. Dumont, Devincenzi, I*ringTctc. Dans la seconde catégorie doivent être rangés ceux de MM. Spencer, Salmon, Ch. Bcslny, Fergusson, etc. Tous ces procédés ne diffèrent entre onx que par In nature des matériaux qui composent les planches, la manière d’obtenir sur elles le dessin à graver, la composition des vernis propres à consolider l’empreinte de ce dessin et à l'empêcher d'être attaquée, enfin les préparations h donner ii ccs planches. Nous remarqua on s, toutefois, que, dans tons ccs procédés comme dans tous ceux dont nous avons parlé précédemment, l'action du mordant s’effectue uniformément, sans distinction des parties légères ou accentuées du dessin; et c'est principalement la manière dont on opère çe mordançage qui établit une différence bien tranchée entre ces procédés et celui de M. Gillot.

Quant aux procédés photographiques, on pout los diviser en quatre classes :

Ceux dans le.-quols l'action de la lumière produite 3ur certaines substunces a pour effet secondaire de donner lien, par suite d'une préparation subséquente, ù des inégalités d’épaisseur qui, une fois moulées, constituent une matrice avec laquelle la gravuro peut être cliehée ;

2U Ceux dans lesquels l'action de la lumière n’a d’autre effet que de dépouiller plus ou moins de sa préparation une planche métallique, que l'on fait mordre ensuite comme une planche gravée à l’eau forte;

3" Ceux dans lesquels l'action électrique vient aider l'action de la lumière ;

4° Ceux dans lesquels l'empreinte dnguorrionne se trouve transportée directement sur une pierre lithographique.

A la première classo appartiennent les procédés do MM. Poitevin, E. Rousseau, Masson, Bouvières, etc.; à la seconde, ceux de MM. Donné, Berres, N'iepco do Saint-Victor; à la trois:ème, ceux de MM. Grove, Chevalier, Fizenu.Holler ( voir gravure) ; à la quatrième, ceux de MM. Rondini, Lorebours, I.emercier, Barreswil, Bry, etc. (voir lithographie).

l)e ces différents procédés, coux «le la première classe sont soûls réellement applicables a la gravuro en relief, et il mo suffira d'indiquer en quelque» mots le procédé Poitevin, pour les faire comprendre à peu près tous.

Ce procédé consiste h couler une couche uniforme de gélatine sur la planche fi graver, à tremper ccllc-ci dans une dissolution de bichromate de potasse et è l’exposer è la lumièro, soit ii l'intérieur d'une chambre obscure, quand on veut opérer directement, soit derrière le négatif transparent qn’il s’agit de reproduire. Après cette exposition, la plaque est plongée dons l'eau, et toutes les parties qui n’ont pas subi l'action de la lumièro s'imprègnent de ce liquide, se gonflent et produisent des reliefs sensibles à la surlace «le In plaque, tandis que les purties frappées par la lumière s’humectent à peine et constituent relativement des creux. Les reliefs, par cela même, correspondent aux noire du dessin et les creux aux blancs, de sorte qu’il suffit de mouler cotte planrho comme on lo fait oour les clichés ordinaires, pour obtenir la gravure au dessin ou do la vuo quo lou veut reproduire.

Ce résumé très-saocinct do» différents procédés de gravure en relief était utile pour faire cuunaltro los différents efforts qui ont été tentés pour résoudre le problème, afin qu'on pût juger, en connaissance do cause, le système qui aujourd'hui est le plu» recherché des moyeu» économiques pour obtenir des gravures en relief.

las principe du procédé do M. Gillot e»t d'une simplicité extrême; mais l'exécution en est assez délicate

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