‹ Complément du Dictionnaire des arts et manufacturesChapitre 185 sur 394 · GENRE DE MACHINES · texte numérisé non relu

GENRE DE MACHINES

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Machines de Wolf A deux cylindres et moyenne 1 pression

j Mnchine» A grando détente et condensation (genre Farcot)

Machines A haute pression pour les petites puis-

| sauces (genre Bourdon). .,

I Machines de Watt A basse pression .

Trèi-voisir moins chéri produit moia

e» do celte S «P achat , régulier.

• de ,w«lf, mouvement

On voit qu’en faisant la somma des dépenses de combustible et d’entretien, ces dernières (comprenant la main-d'œuvre du chauffeur) relevées sur les livres de manufacturiers éminents, dont M . Grouvelle reproduit le détail, il arrive, en les ramenant par une proportion au typç commun d'une machine de 15 chevaux, à ce résultat que les dépenses de* trois systèmes principaux sont entre elles comme les nombres 6, 10 et 12, pour le» pays où la houille coûte le prix admis pour ces calculs, qui est le prix de Paris, et montre que dans ce cas, sauf pour les petites forces et lorsque l'eau manque, 8tiquot cas«on doit adopter les machines n° 3, on doit donner toute préférence aux machines n° 1 et n° 2, et repousser absolument les machines n* 4.

U conclusion change, et l’on peut employer raisonnablement le» machines A basse prossion IA oit la bouille coûte moins de 10 A 42 francs le» 1,000 kilog. (et elle coûto beaucoup moins sur le carreau des mines); mais, en dehors de ce cas, la préférence doit être donnée sans hésitation possible aux machines A longue détente et A condensation. Bien entendu qu'il s'agit de machines bien établies, dans lesquelles notamment il ne se produit pas de vibrations par suite du peu de solidité des hfltis ou des flottements considérables par l'emploi de bielles trop courtes, que la comparaison se rapporte aux machines également bien établies.

MACHINES SOUFFLANTES. L'avantage de substituer aux machinas soufflantes de grande dimcnwioH des machine» plus petite», dans lesquelles le piston se meut rapidement, avantage que M. Débotté avait si bicu fait sentir dans cet ouvrage, antérieurement A -l’époque où la pratique le» a adoptées, a conduit A modifier le» dispositions des puU-:itites souffleries nécessaire* pour la matrUe des hauts fourneaux. MM. Cadiat et Thomas et I.aurens ont construit des machines A vapeur A haute pression et A action directe qui ont donné de très- bons résultats. Ces derniers ont remplacé avec succès , par des tiroir» commandés par la machine, les clapet» d'entrée ot de sortie d'air, dont l’action est bien moins sûre.

On est arrivé A donner aux pistons, au lien de 0®,60 à 1 mètre, des vitesses de 3®, 25 A 3®,80.

Nous donnons ci-contre la figure d’une constmetiou do ce genro exécutée en Angleterre et fort bien di*po-éo pour uno marche rapide du piston (fig. 3019 et 3630) par l'action i^rectc de la machine A vapeur.

En ramenant l'air A 0° et A la pression 0«,76, la quantité A insuffler en une minute par chaque kilog. de carbone soiide A convertir en oxyde de carboûe dans le même temps, est, d’après MM. Thomas et

Laurcn» de -lroe,4l ; ces ingénieurs ont reconnu qu’un kilog. de charbon do bois, débarassé de 7 p. 100 d’eau, de 2 p. 100 de cendres et de 14 p. 100 de matières volatiles, ne présente plus chargé au gueulard d’un haut fourneau qnc 0%,70 i de charbon solide, exigeant alors 3®c,374 d'air A la tovère pur minute.

Le coke moyen renfermant 5 p. 100 d’eau, 3 p. 100 de matières volatiles et 42 p. 4 00 de cendres donné 0k,800 de carbone solide par kilog. de coke chargé au gueulard, et exige 3®*, 528 pour être converti en oxyde de carbone.

En prévision des pertes d’air on peut, en pratique, injecter 23 p. 100 d’air, en plus delà quantité calculée.

fVntifofcur. — tin beau travail de M. Dollfus, inséré dans le Hullelin de la Société ’indlUtrUU* de .Vu/Aou#e, permet «l’établir ainsi qu’il suit le» règles qui doivent présider A l’établissement des ventilateurs :

4V Le diamètre de» ouvertures d'u?pi ration doit être les jj de celui de l’enveloppe ; il y a avantage A leur donner la forme d’un ovale dont le grnnd axe est dans la direction de l'échappement.

2“ Les orifices de sortie dont la direction est tangente A la circonférence extérieure, ont la même largeur que l’enveloppe, et une hauteur égale aux ~ du diamètre du ventilateur.

3° Le nombre de» ailes se règle d*nprè» le diamètre, il est de 4 pour un diamètre de 0m,30 A 0,50; de 6 pour 0*",r>0 A 0,70 et de 8 pour 0®,70 A 1 mètre.

4" La longueur des aile» doit être «‘gale A Al de la moitié du rayon.

51' La meilleure forme des ailes est celle demi-concave du 1^ du rayon, leur direction passant par l’axe.

6“ La circonférence de l’enveloppe duil être excentrique par rapport A Taxe; l’excentricité la plu» convenable parait être celle égale n 1 du diamètre. La largeur de l'enveloppe doit être égale aux ^ du diamètre du ventilateur.

7" Les effet* «l’un ventilateur croissent comme le carré des vitesses ; comparés aux diamètres, ces effet* croissent comme le double «le» rapport* des carrés; et les effets comparés A la force absorbée augmentent environ dans lo rapport «le 42 A 36. 11 e*t «loue préférnhio d’employer des ventilateur» de grand diamètre A vitesse moindre que des ventilateurs de petit diamètre A vitesse plus grande.

M. E. Dollfus a reconnu également que lapnissanco d’ aspiration était intimement liée A la puissance d'expulsion, et que le? condition» dan» lesquelle» un ven-

MACHINES-OUTILS

MACHINES-OUTILS

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tilatcur foamit le plus d'air fi In sortie sont aussi collas I comprendre tous les systèmes qui permettent de raouqui ré|>ondent à l'absorption la plus considérable de co I voir mécaniquement le» outils autrefois inus fi In main, fluide parles orifices d'entrées. , de manière à en rendre lu production singulièrement

Il importe, lorsqu'un ventilateur soufflant est em- i plu» puissante, plu» régulière, plus économique. Ccat

ployé comme soufflerie, de le placer aussi près que j . possible du point où il doit agir; une grande déperdi- i tion su produisant par le» résistances qui naissent dans lus conduits et celles-ci croissant très-rapidement avec la longueur.

On estime qu’un ventilateur soufflant, lançant l’air avec une vites&o assez grande par un orifice réduit, ne rend que 0,20 du travail moteur; il lance environ 6 ù 700 mètres cubes d'air à l'heure par cheval- i vapeur. Lu ventilateur aspirant en donne environ 3700 ii 3800 pnr force de cheval, avec de» vitesse» réduite» à O*, 80 on 1 mètre par seconde. D’après M. Combes, ils donneraient 60 p. 100 d’effet utile, et en courbant les aile» 60 p. 100. Cette courbure de» aile» a été pou adoptée par la pratique, jusqu'ici ; il h en sera sons doute bientôt plus ainsi, car cite a été . utilisée, avec d'autres ingénieuses disposition», par | M. Lloyd de Londres, pour construire de» ventilateur», qui ne produisent pas, même avec d’assez grande» vitesse», le bruit quo produisent le» ventilateurs ordinaire». 11 parvient ù assurer à l'air une vitesse uni* forme, pendant une partie de son passage dans l’nppareil, en donnant à l'enveloppe extérieure la forme de deux cône» trèa-éva»é» accolés par la base.

MACHINES-OUTILS. Pour compléter ce quo nofi» avons dit relativement aux principales machinée- outils en traitant de» diverses opérations nécessaire» pour obtenir avec économie et précision le» pièces qui entrent dan» les grands mécanisme», puissance et gloire de l'industrie moderne, nous les passerons ici en revne.

Les machines-outils devraient , d'après leur nom,

bien ainsi en effet que l’on admet la définition, et l’on entend quelquefois appeler machines-outils le marteau à vapeur, les machines a river. Toutefois, on s’accordo généralement à désigner plu» particulièrement son» le nom de machines-outils le» machines qui , pouvant se classer en deux séries, l’une à rfnide» rcctiligno», l’au tre à guides circulaires, font mouvoir un tranchant, et ui comprennent, savoir : 1“ le dressage ou rabotage es surface», le mortaisage; 2° le tournage, le forage et l'aleeage , le taraudage et filetage , et la dicisio'n des dente d'engrenage; c’est à cea importun te» machine» quo nous bornerons cette étude complémentaire de ce que nous avons dit à propos de ce» diverse» machine» aux articles spéciaux que non* leur avons déjà consacré».

De* machines-outils en gênerai. — Une observation qui avait été faite souvent par les auteur» qui ont écrit sur l’horlogerie , mais que n’avaient pas fnito do» constructeurs-mécanicien», trop enclins à croire que la grande construction est née de toute» pièces a la fin du siùele dernier, n’a pas échappé à M. Poncelet. • C’est évidemment, dit-il, dan» le» atelier» de la grande et de la petite horlogerio qu’il faut rcclierchcr l’origine do la plupart des moyens mécaniques de construction qui, de nos jour», ont tant agrandi le domaine dos machines en fer et en fonte. ■

En réalité, c’est à la nécessité de fabriquer de» pièces de grandeur inusitée exigée» par la construction de la machine h vapeur, colneidant avec l’extension des ressources qu’offrait la fonte do fer que. Smeaton venait de démontrer, que sont du» le» progrès accomplis dans l’applicatiou tn grand du fer aux machines et de son

MACHINES-OUTILS

MAC’liLNKS-OUTlLS.

travail pnr do* procédé* purement mécanique*. C’est à | Suit», dan* l'atelier de J. Watt, qui a mérité peut-être j autntit do la postérité comme ingénieur constructeur que comme inventeur , seul titre qui lui voit généra- j lement reconnu, qu’il faudrait aller clierclicr le type primitif et la réalisation en grand de ce* belle» et puissante* machines-outil* h aléser, forer, tourner le foret la fonte. C'est de la qu'elle* se répandirent pou de temps après dans les atelier* des Ketmie, des Woolf, de* Maudslny, des St«*phen$nn, etc., dont les travaux honorèrent et enrichirent l'Angleterre pétulant tjue la France et l'Europe presque entière étaient plongées dans les horreurs de la guerre.

1* Machine» d rnlmter , <J planer. — Nous compléterons les articles rahot et XKrtxiQra géom. , oit nous avons déjà pnrlé de ces machine», en donnant ici le dessin d'une petite machine mue à bras, où le mouvement du plateau porte-pièce est imprimé à l’aide d'une manivelle qui fuit tourner une longue vis fixée nu bâti et traversant un écrou fixé nu porte-pièce, ("est aussi à l’aide de petite» manivelles et de vis que l'on donne nu ciseau les niotivometus intermittent- , soit de déplacement latéral, soit de descente après chaque pu**j 'tig. 3Gol).

La vis à filet carré n été conservée par Whitworth,

deux outils à retournement automatique <UuM uu fcmrrcau très-solide, dont la tig. 3652 montre lu disposition. Le burin est assujetti à l’aide de vis dans un cylindre A, qui lui-même est ajusté à frottement doux dans un cylindre H, Clivant partie du porte outil de la machine. La partie supérieure du cylindre A porte uue rainure hélicoïdale qui coupe toute» les génératrices situées d’un même côté d’un plan diamétral. 1a» cylindre II porte une rainure verticale e, et mie barre C porte une partie repliée en équerre qui traverse eette rainure et entre dan* lu rainure hélicoïdale de A. Ia> mouvement rectiligne alternatif de cette hurre fait, à chaque oscillation, tourner !o cylindre porte-outil exactement d'un demi-tour par suite de la longueur convenable do la rainure hélicoïdale.

Le mouvement est donné an commencement et a la fin do chaque course du chariot pur un cinbmyago à double cllct mi» en .jeu par de» taquet» adapte» aux partie* glissantes , c’oat-ii-dirc nu moyen d'une combinaison de cordelles son* fin et do poulie* de renvoi fort ingénieuse, mais aussi passablement compliquée, et qui empêchera peut être de l'adopter généralement, malgré lu suppression des temps [tordus et lu diminution «les frottement*.

A bien prendre, dit M. Poncelet après avoir rendu

lo célèbre constructeur anglais de machines-outils, pour ses plus grande* machines, y trouvant une grande douceur et une grande régulante, et il a cherché à faire disparaître le grand inconvénient de ce système, lo frottement considérable de la vis dans son écrou. A cet effet, il supprime ce dernier et fiiit agir la vis sur deux petite* roues verticales établies sous une cutretoiso, et que l'autour nomme rouca nntifrtrtion, parce que leur* rebord* dentelé*, ou s'engageant dans les intervalles dos filets de la vis dont elles reçoivent la pression longitudinale, parullèlc et motrice du chariot, sont tellement tracés et disposés, que, sou* la simple action tan- 'gentieile du frottement de-» dents, ces roue.» peuvent tourner librement Autour de leur* axes respectifs par lesquels le chariot est poussé , le long de scs glissière* latérales, de manière ù réduira ainsi, dans uue énorme proportion, la dépense de travail qu’entrainor.iit le frottement direct et tnngentiel des filets.

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