TULLE
à ceux employé* p«r MM. Sauvage, Collas, Du tel, etc. 11 serait fort inutile de rechercher U cause du faible succès commercial do ce genre de machinée ailleurs que duus la complication même dos procédés ou la difficulté de surveiller, faire fonctionner rapidement et d'une manière durable un équipage multiple d'outils en acier, fut-ce dans le bois le plxui tendre, «ans les voir se détériorer promptement, et anns être obligé par conséquent h un entretien, à de* pertes de temps très-onéreux si l’on no veut pas *e contenter de produits grossièrement ébauchés, Ms qu'en donneront toujours des fraises tournantes coupant les fibres du bois dans tous les sens et non sous l'inclinaison, la vitesse et l'intermittence d’action les plus favorables, qui se font remarquer dans les instruments a main ou certaius outils automates.
Tout en applaudissant aux efforts ingénieux tentés à cet égard par M. Dccostcr dans les machines publiées récemment en «on nom et en celui de l'ingénieur portugais M. «le Barros, machines qui forment comme le complément de celles de leurs nombreux prédécesseurs, il n'en est pas moins regrettable que l’on en soit encore réduit à de simples conjectures relativement aux procédés mécaniques de sculpture de Philippe de Girard et autres.
Nous donnerons, en terminant, un tour pour tourner des forme s irréguliers* par Al. Mouchard (de Boston) ( Hg. 3750). Cette machine peiiuct de tirer d'un bloc
dp bois une forme simple exactement semblable à celle d’trti modèle donné. Le modèle et le bois sont montés sur un même axe mis rn mouvement par une courroie (cachée en partie sur la figure] . Sur le banc du tour sont montés trois supports portont les coussinets qui guident l'axe dos roues servant à couper et h frotter. La roue coupante, quia environ 30centimètrrsde diamètre, porte à sa circonférence une succession de taillants en forme de gouge. Cette roue est sippliquée sur le bloc dégrossi. La roue de friction, qui n le même diamètre ne la roue coupante, appuie contre le modèle. A l’axe eccs roues est fixée une poulie roue par une courroie qui passe sur un gro« tambour. C’est ce tambour qui reçoit l’action du moteur, et c'est au moyen do roues
dentées et d’une vis que l'on donno à l'axe porte-roues un mouvement continu de progression.
Iaj modèle et le bloe s'approchent ou s’éloignent des roues, en raison «les inégalités de la sur'uco, grâce à la manière dont ils sont supportés dans un châssis tournant autour de deux pivots , et après un temps suffisant on obtient un solide tout à fait semblable an modèle donné.
C’est en perfectionnant cet appareil, en fuisant mouvoir lo modèle et le bloc sur des axes différents que M. Blanchutd est parvenu à la machine qui a été admirée a l'Exposition de 4855, avec laquelle il ext^utnit avec une rapidité remarquable la réduction des bustes sur bois, ivoire et même sur mnrbro.
TULLE. Le haut prix de la dentelle, résultant de la lputeur du travail qu'exigo sa fabrication peur former chaque boucle en entourant à l'aide de fils enroulés sur de petites bobines, l'épingle fiebée dans tin coussin qui indique la place dé cette boucle, devait faire rechercher a la fabriquer à l’nide de machines.
La première tentative pour y parvenir paraît avoir été faite vers l'année 1768 par un fabricant de bas le Kottingham, nommé Ilamond. L'idée lui vint, «•tant inoccupé, en regardant la dentelle du bonnet do «a femme, qu'un semblable article pourrait être fait an moyen des métiers à bas. Il paraît qu'il réussit à produire une machine, qu’on appels machine à épingles, produisant un réseau «impie imitant la fabrication de Bruxelles. Cetto machine ne fut pas longtemps employée en Angleterre , mais elle fut appliquée eu France. Le succès de ilamond engagea d'autres inventeur* à chercher à faire de lu dentelle avec le métier à bas. et à tenter de nouvelles combinaisons pour produire une maille ayant la formo de l'hcxugonc régulier, ce qui n'avait pas encore été fait. Le métier ù chaîne pour produire de In dentelle fut oréé en (78%, et de (799 date le premier essai pour fuhriquer le lulle par moyens entièrement mécaniques. A l’aide de ces premières inventions, les ouvriers en bas produisirent une espèce inférieure de dentelle avec une grande facilité et h bas prix; la demnndo s'eu accrut et KottingUsm devint le centre d’nn nouveau et fructueux commerce.
Relativement à cetto époque, le rupport du jury (classe XIX) de l'exposition de Londres fnit remarquer avro raison : que • c'est un «ujet d’étonnement de voir avec quelle rapidité* un inventeur n succédé è un autre, rien simplifiant ou modifiant ces machines, a rendu inutiles celles «1-- son prédécesseur. » On peut établir qu'aucune fabrication de tissu n’a employé autant de combinaisons mécaniques pour atteindre le but que celle de la fabrication de la dentelle, commençant nar le métier à bas auquel «'ajouta la mnehinode Ticker; puis vint la machine à point de filet, celle à chaîne, la machine pour la maline*, et beaucoup d'autres. Toutes (sauf celle à chaîne) disparurent quand la machine a tulle actuelle fut introduite, en présence des ressources qu'elle offre pour fabriquer lo tulle uni et brodé. Cette machine est dite en anglais bobbine-net machine ( machin a n filet au moyen de bobine ), parce que les fils qui forment le ré»eau sont fournis partie par des bobines et partie par la chaîne.
11 n’existe pas d'essai suivi de succès pour produira mécaniquement le tulle avant 1809, quand M. Hcatcoat fit breveter un métier dont l'idée première lui fut suggérée par un ouvrier qui avait travaillé h des machines propres & fabriquer le* filets de pêche; il vit la possibilité de fabriquer de la dentelle an moyen de fils de chaîne et de trame, en disposant ceux de chaîne «n ligues parallèles et ceux du trame qui doivent prendre
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