STYLE ARABE, MAURESQUE
La civilisation arabe qui a jeté tant d'édat en Egypte, à Bagdad, nons est révélée par des monuments qui reflètent admirablement la richesse d'imagination des Orientaux, aussi bien que leur goût pour les couleurs éclatantes.
Les formes de ces édifices procèdent directement de Part byzantin, qui a eu sur l'art, arabe une influence incontestable; celui-ci a conservé les éléments que les nations occidentales ont abandonnés, et a exagéré les différences qui séparent le byzantin du romain. Ainsi, les ares toujours reposant sur colonnes ont un type particulier; ils sont rentrants à la lwse, et comprennent [dus d’une demi-dreonférence. Cette architecture emploie aussi souvent des pendentifs d'une extrême légèreté qui rappellent des stalactites, et le dôme s’enfle tellement, qu'on le voit fréquemment prendre la forme d'un bulbe.
La l’erse a exercé sur l'art arabe une grande influence, qui augmenta encore lorsque les deux pays eurent embrassé la foi de Mahomet. la Perse avait des traditions propres, dont les ruines de Persépolis nous ont révélé la source.
C'est naturellement en Orient, à Constantinople, au Caire, à Bagdad, que doivent se rencontrer les priucifiaux exemple* des constructions de style aralie. On en trouve aussi en Europe; les relations intimes de Venise et de la Russie avec Constantinople ont fait imiter l'architecture des Orientaux dans ces deux pays.
C'est en Espagne surtout, dans le lieau pays (le Grenade et de Cordoue , que l'art mauresque, la branche la plus brillante de l’art arabe, a créé ses chefs-d'œuvre; l’arc en fer à cheval constitue la forme favorite et caractéristique de ees constructions. L'Albainbra, dont nous donnons ici la cour intérieure ornée d'une fontaine, luxe si précieux dans les pays chauds, a toujours excité l'enthousiasme d(*s voyageurs. Les
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- décorations mauresques dont ce ravissant palais offre un si l>el exemple sont restée*
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li- type d'un genre d'ornementation <(ui a trouvé une multitude d’applications indus-
trielles. La lui musulmane interdisant la représentation d'êtres animés, c'est vers
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la romhinaison dos lignes. îles couleurs éclatantes, du I ilrn . du rouge, de l"or, 411e se porta le goût des artistes. Ces (treillis formés de courbes s'entrelaçant a l'inlini , définis par les exemples <pie nous citons ici et a la lin de cet Essai, et auxquels ou a donné le nom d'arabesques, forment les principaux éléments de décoration de ces édifices, dont l'éclat sè comprend mieux quand ou sait que ces décorations étaient produites sur les murailles à l'aide de poteries colorées et vernissées
Nous donnons encore la porte de la mosquée de Cordoue. qui permettra d'apprécier ce genre de décoration, reproduit dans cette figure sur une plus grande échelle que dans le dessin qui représente la cour de l'Albambra.
Un voit par ce qui précède que le style dont nous traitons comprend trois subdivisions principales :
la* style sarrazin ou arabe pur: — le style mauresque ; — le style persan.