STYLE MAURESQUE
■La pale des poteries mauresques, qui constituent une véritable faïence à émail stauuifère, est grise ou jaune sale; c’est la même faïence que la majolica et la faïence à vernis plombeux, qui nous est très-probablement venue des Arabes. Cette similitude est complète j>ar exemple pour les carreaux dont sont couverts les murs de l’AUiambra, et dans lesquels la netteté des contours, l'éclat des couleurs sont incomparables. Leur fabrication remonte à l'année 1 280 et montre combien était avancée à cette époque l'industrie arabe, aussi bien que la civilisation de cette nation, dont le savoir brillait dans les célèbres écoles de Cordoue et de Grenade.
Les formes des vases mauresques , tant des parties principales que des accessoires, sont simples; elles proviennent du cylindre et du cùne; quelques parties concaves a l'extérieur sont caractéristiques. Les ornements sont toujours des espèces de rubans enlacés, le plus souvent eu relief, de la nature de ceux dont nous avons déjà parlé et qui ont le nom caractéristique • d'arabesques. - La forme des anses plates et larges est d’uu genre tout particulier. Ou en jugera par le célèbre vase de l'AIhambra. extrêmement remarquable par sou originalilé et que nous reproduisons ici. Laglaçure
que nous devions la raconter ici, et montrer comment Bœttger, qui était passé de ses recherches d’alchimie à U fabrication d’une poterie rouge, dite porcelaine rouge, soi-disant très-importante pour la préparation de la « teinture d’or * à cause de sa résistance à do hautes températures, fut amené à lTmportantcafahrication de la porcelaine dure identique avec celle fabriquée en Chine.
« En 1731. dit M. Klernm, Jean Sclmow, un des plus riches maîtres de forges de l’Erzgebirge, passant h cheval près d’Aue. remarqua que les pieds de son cheval s'enfonçaient dans une terre blanche et molle dont il avait peine à se tirer, L’usage général de la poudre à poudrer en faisait alors un objet de commerce considérable. Schnow, négociant calculateur, vu dans cette terre un tnoyon de remplacer la farine de froment pour cette fabrication ; il en emporta donc un échantillon à CarUfeld et en fit préparer de la poudre à poudrer qu’il vendit en grande quantité à Dresde, à Leipzig, Zittau, etc. Bœttger en ayant, comme les autres, fait poudrer sa perruque, remarqua que cette poussière blanche avait un poids inaccoutumé ; il interrogea son valet de chambre sur l’origine de sa poudre; ayant appris qu’elle était terreuse, il l ‘essaya, et à sa grande joie il s’aperçut qu’il avait enfin trouvé la matière longtemps cherchée qui sert’de hase à la porcelaine blanche. -
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iliffond «si assez blanche; les ornements qui la reduuvrént sont en bien île deux tons,
Vue dt l'Alhambra.
l'un plus foncé que l'autre, et d'une sorte d'or ou plutôt de ce lustre d'or souvent employé en Espagne et on Italie, et qui parait venir des Arabes