ÉPOQUE MODERNE
Depuis un siècle, les progrès deR arts céramiques ont été merveilleux , tant parle développement de la fabrication de la porcelaine blanche, la plus parfaite de toutes
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A HT INDUSTRIEL
les poteries, que par suite îles travaux îles potiers anglais, île Wedgwood 1 notamment. le plus célèbre d'entre eux, dont les travaux sont postérieurs toutefois à la découverte faite par Ikettger (170G| des éléments de la pourelaine de la Chine.
Les Anglais ont su les premiers varier en raison du but à atteindre les éléments constitutifs des pâtes céramiques, ce qui leur a permis de faire les grès-cérames, les faïences de dureté diverse, les imitations étrusques, etc., eu un mot, d'employer la pâte la plus convenable pour chaque nature de produits. Iie.plus, Wedgwood, en prenant ses modèles dans des vases grecs apportés de Naples en Angleterre, et secondé par le célèbre Flaxmanu, donna, dès l'origine du grand développement de cette industrie, à la majeure partie des poteries usuelles d'Angleterre, une grande élégance empruntée a l'art antique et surtout à l'art grec. Aussi s'efforça- t^m longtemps sur le continent d'imiter ses modèles et doit-on reconnaître son influence sur les progrès accomplis dans les arts céramiques depuis le commencement du siècle.
La fabrication de la porcelaine dure, à l'imitation de l'admirable industrie qui existait en Chine depuis si longtemps, et dont la matière première a été si heureusement découverte en France, a été tm immense progrès. Son éclat, sa résistance aux acides, au frottement, aux rayures, en font la première de toutes les poteries, et le développement de sa production en Saxe et en France ne sauraient trop être rappelés. Toutefois, si l'éclat de son émail, d'une admirable blancheur, est incomparable, on sent, dans les formes obtenues parles procédés habituellement employés, que la pâte n'a pas la plasticité de celle qui sert à la faïence; elle se prête mal à la confection de pièces devant avoir le moelleux de la faïence, quand on s'écarte d'un style un peu sévère, de la correction géométrique. Il faut souvent employer tous les artifices de la fabrication, abandonner fréquemment l'outil principal de la Céramique, le tour, pour recourir au moulage. Même dans son mode de recevoir des couleurs, elle est quelquefois imparfaite . inférieure notamment an composé improprement appelé porcelaine tendre de Sèvres pour les bleus.
Au reste l'art de nos fabricants n’est plus arrêté par les difficultés des procédés techniques, pas plus dans l'exécution des formes les plus compliquées que dans la composition pour tous les cas possibles de pâtes particulières qui jouissent des propriétés cherchées , en modifiant avec de grands frais, il est vrai, le plus souvent, leurs procédés de fabrication.
Il suffit, pour le prouver, de voir quelques pièces hors ligne; ainsi nous rappellerons quelques-uus des grands vases ayant les formes les plus élégantes de la statuaire, et décorés de tout l’éclat des couleurs par des émaux (qui font la raison pour ces pièces d'ètre en porcelaine plutôt qu'en marbre), que fabriquera manufacture de Sèvres *.
' Wedgwood, né en 1730 h Burslcm, a donné une immense impulsion k la fabrication des poteries en Angleterre, et son nom est, à juste titre, associé à celui des grands hommes qui ont fondé la prospérité de ce grand pays. Watt, Arkwrigbt, etc.
* Sèvres, dont nous rencontrons le nom, a singulièrement contribué à maintenir presque «u rang de» beaux-arts la Céramique, en permettant, sous l’influence de ses savants directeurs. M. Brongniart et notre si regrettable ami Kbclmen, la fabrication de produits qui n’eùl pu être tentée au point de vue de l'exploitation commerciale; les tableaux sur porcelaine notamment, exécutés avec une perfection comparable à celle de la peinture à l’huile, ont fait In réputation de l’établissement et des artistes, MM” Jacotot et Ducluzeau, MM. Jacobbet, Schitt, J. T Robert. I.a fabrication de la poterie