DESSINS PRODUITS SUR ÉTOFFES PUR LE TISSAGE
Nous allons maintenant entrer dans la fabrication des étoffés, dans l’étude de la partie artistique des éléments du vêtement, des tentures, et surtout de la toilette des dames. «
La décoration des étoffes, en faisant naitro des dessins le plus souvent colorés à leur surface, s'obtient par deux systèmes différents : l’un consiste dans l'impression dont nous avons déjà parle, l’autre consiste dans le tissage de fils en général, colorés en nuances différentes avant l’opération du tissage dont nous avons à trader ici. Le
' Nous rapporterons ici les résultats dos expériences do M, Chevrcul, parce qu’ils peuvent servir fréquemment dans la pratique pour analyser des phénomènes très-délicats.
Première position des cylindres unis. — Ils reposent sur un plan horizontal, et leur axe est compris dans le plan de la lumière incidente.
If circonstance. Le spectateur, placé en face du jour, voit les cylindres très-éclairés, parce qu’il reçoit beaucoup de lumière réfléchie régulièrement.
•2« circonstance . Le spectateur, tournant le dos au jour, voit les cylindres obscurs, parce qu'il ne lui arrive que peu de lumière encore réfléchie irrégulièrement.
Deuxième position des cylindres unit. —Leur axe est perpendiculaire au plan de la lumière incidente.
3* circonstance. Le spectateur, placé en face du jour, voit les cylindres moins éclairés que dans la première circonstance, parce qu'il n'y a que la lumière réfléchie par une zone étroite de la partie la plus élevée de chaque cylindre qui lui parvienne.
4e circonstance. Le spectateur, tournant le dos au jour, voit les cylindres extrêmement éclairé*, parce que chacun d'eux lui apparaît avec une large zone réfléchissant spéculairement la lumière.
Passons à la réflexion de la lumière par des cylindres h cannelures transversales.
Première position des cylindres cannelés. —Ils reposent sur un plan horizontal, et leur axe est compris dans le plan de la lumière incidente.
h* circonstance. Le spectateur, placé en face du jour, voit moins de lumière réfléchie qu’avec les cylindres unis, puisqu'il y a eu, par l'effet des cannelures, diminution de l’étendue de la surface, qui, dans les cylindres unis, lui envoyait de la lumière spéculaire.
& circonstance. Pour le spectateur tournant le dos au jour, la réflexion de la lumière est très-fort©, parce que scs yeux sont en relation avec la face de chaque cannelure sur laquelle tombe la lumière. Ce résultat est inverse de celui des cylindres unis.
Deuxirwtpositûm des cylindres cannelés. — Leur plan est perpendiculaire au plan de la lumière incidente.
3* circonstance. Le apectateur, placé en face du jour, Voit les cylindres plus brillants que dans la première circonstance ; le résultat est donc encore inverse de celui des cylindre* unis.
4* circonstance. Le spectateur, tournant le dos au jour, voit les cylindres moins brillant* que doua la deuxième circonstance, et bien moins brillant* encore que ne seraient des cylindre* unis.