‹ Complément du Dictionnaire des arts et manufacturesChapitre 51 sur 394 · B AL V ÉTAT · texte numérisé non relu

B AL V ÉTAT

BAROMETRE (angi. bnrometer; allem. schwcrmcsscr). Instrument qui sert A déterminer la pression de l’atmosphère. Ce fut Galilée qui conçut le premier l’idée du baromètre, et clic lui fut suggérée par l'analyse du fait qne l'eau ne pouvait s’élever dan» le* corps do pompe au-dessu* d'une hauteur invariable, c'est- A-dire 32 pieds ou 10 mètre» 26 cent., ne pouvant admettre que l'explication alors rc^ue que ht nature a horreur du ride dût être complétée par l’étonnante addition que cette horreur s'arrêtait A 32 pied». Toricclli, disciple do Galilée, construisit le premier baromètre ; il fit connaître cet instrument en 1643, et des expériences simultanée- amenaient A la même découverte Otto de Gucricke, l'inventeur de la machine pneumatique. On a donné diverses formes A cet instrument ; nous les décrirons rapidement.

Le baromètre à curette , celui de l’inVention do Tori-

| celli, se compose d’un tube de verre long d’environ OOcentim., qui, après avoir été rempli de mercure, est renversé par son extrémité ouverte dan» une cuvette également remplie de mercure. Ia: mercure ne s’élève que ver» 76 centimètres, par snite A la partie supérieure existe un vide que ^’on nomme chambre barométrique, ou ride barométrique , dan» lequel le mercure peut se mouvoir librement. Lorsque Ton fuit répondre le zéro de l’échelle au niveau du mercure de la cuvette , on voit que, malgré la communication établie Æntre le liquide de ccttc cuvette et celui du tube , ce dernier s'élève A environ 7G0 millimètres ou 28 pouces au-dessus de l’autre : inégalité de niveau qui est due évidemment A la pression de l’air extérieur sur la surface du mercure contenu dan* la cuvctto; la colonne de mctcure taisant équilibre A cette pression •le 1'ntmospbère. Si à la place dû mercure on em-

BAROMÈTRE

ployait île l’eau, qui est J 3 fois J/2 moins pesante que le mercure, la colonno l'élèrenit à une hauteur <3 fois f’2 plus grande, c'est-à-dire à 32 pieds ou 4 O», 26, hauteur à Inquello elle parvient eu effet dans le» tuyaux de pompe, comme l'avaient très-bien remarqué le» fontainior».

On reconnaît qu'un baromètre est bien construit, lorsqu en inclinant son tube on entend un petit choc m*c du merrure contre le bout du tube, qu’il va frapper t>an» éprouver de résistance. , Cet effet n’est produit q u amant qu’on a bien chauffé le tube avant* d’introduire le mercure chaud, pour éviter toute trace d'hu- i midité. de vaneur d'eau: «mi imlixvtinne

BAROMETRE.

». vuuuu, pour evuer mute trace a n ti-

midité, de vapeur d'eau; qui fau*re le* indications du i baromètre. Par la même raison, il iuut que le mercure ' soit très-pur pour posséder sa densité normale.

Dans lo baromètre Fortin { fig. 3108), la cuvette seB

compose d’un fond on peau, qu'une vis fait monter et dsacendro u volonté, et la partie supérieure de cette envette porte une petit* pointe en ivoire h l’aide do laquelle ou obtient un niveau constant. Ce baromètre est portatif ; il est enfermé dans un étui on métal, fondu sur le> cotés, et portant «les divisions; et la cuvette est recouverte d une peau perméable à l’air, mais qui, ne 1 e^t point au mercure.

I.o baromètre a siphon est formé par un tube recoiirb- en U, h branche* inégale», mais de mémo dianietre ; In dépréssion due h la capillarité dan» lo tube, dont il faut tenir compte avec lo kuroniètre à cuvette, se trouve alors semblable des «leux côtés ot n'a plu» besoin d être corrigée. — Le baromètre Je Gay-

(fig. 3409) est à siphon, et sos deux branches sont séparées par une portion de tube capillaire dont lo diamètre est assez fin pour que l’air ne puisse traverser le mercure et lo déplacer. L’extrémité do lu courte brandie est fermée, sauf qu’ello présente, sur lo côté, une petite ouverture par laquelle l'air peut entrer, mai» uns permettre au mercure de sortir. Grilee à cette disposition , ce baromètre peut être retourné pans inconvénient et est facilement transportable.

1^ baromitre A radran, autre instrument & siphon, est disposé de manière h faire mouvoir une aiguille! Un petit poids pèse sur la surface du mercure; ou y attache un fil qui s'enroulo sur un* poulie et qui porto un contre- poids à son extrémité. Quand le mercure monte ou descend dans la branche courte, le tlottcur smt lo mouvement et fait marcher l'aiguille. Mai» Jos frottement» et les adhérence» rendent la marche do cet instrument très-irrégulière, et par conséquent ses indications peu exactes.

Citons encore un curieux instrument que l’on a construit récemment : f’est le baromHre à équerre, disposition qui offre I avantage «l'amplifier beaucoup les mouvements apparents du mercure, et, par suite, de faci- ^•ya mesure de ses variations. C’est un baromètre à cntveUc, dont la cuvette est remplacée par un long tube hOnzon’d, de diamètre assez petit. Les faibles variation*de hauteur de la colonne verticale produisent dans la colonne horizontale dei variation- considérables, dix fois plus grandes si l'on août, en raison du rapport du diamètre dos deux tubes. * •

C'a» -i ni et licrnouilli avaient déjà tenté cotte disposition, niais l'emploi qu’il» avaient fait d’un tube capillaire avait rendu i’instrumeqgtoat à fait défectueux. M. do Celles, qui n inventé do nouveau ro baromètre,

1 a remit» plus pratique par l'emploi d’un petit index en fer placé sur la surface du mercure dans le tube horizontal.

Variations horaires. — Le baromètre offre quelques phénomènes curioux et assez incomplètement étudié» jusqu ici. Outre les mouvements extraordinaires du mercure, il en est de périodique», et que les physiciens ont reconnus sans pouvoir en bien fixer les cause». Le in.-tal oseille «oins cesse dans le tube, et on a remarqué ciu’il est à sa plus grande hauteur à 9 heure» «lu matin, descend jusque ver* 4 heure» du soir, atteignant à midi la hauteur moyenne. 11 remonta ju-.pia II heure» «lu soir, redescend durant la nuit, pni» ramonte enfin jusqu’à 9 heures du matin. Le» variations «lu mercure, causées par lo» grand* changement* «le l'atmosphère, mj combinent avec les mouvement* périodique», et par leur grandeur masquent coux-ci ; mais on vient à bout de s'en rendre indépendant, en prenant le» moyennes des observation», faite» à la même heure, pendant un long temps , parce que los écarts dus aux mure» accident tolli-s »e compensent. L’étcnduo do ce* excursion* diurnes varie avec les lieux et les saison» , ce qai montra leur relation avec réchauffement et le refroidissement de J’air.

Non* rapporterons ici la théorie formulée par M. Kamitz, qui nous semble tout k fait irréfutable :

• Toute» les fois qu'une portion de l'atmosphère trouve plus échauffée que lit» parties voisines, l'uir chaud détermine par sa légèreté spécifique; un courant 4nM'cu«lant, ot vient dans les régions Mipérieure* se déverser sur lo* parties voisine». 11 en résulte une diminution de pression atmosphérique dan» la partie oii re produit le courant ascendant, et une augmentation dans les lieux au-dessus desquels se déverse l’air chaud.

On peut donc poser ce principe : . Quand le baromètre ■ baisse dans un pays, cela tient h ce que la tcnipèra-

• tare de ce pays est plu» élevée que celle «le* contrée»

• avoisinante-, soit parce qu’il s'est échauffé direct».

• ment, soit perce que les contrées voisine» se «ont re-

4j HABOMF.THE.

.froid»»; nn contraire, V»K«n>ion da biromètre . prouve que ce pey. devient plus froid q«e *™* 1™

. l'entourent. - Kn parlant de ce principe, M. Kremtr explique d une manière «etisfouante le» variation» diurne» et annuelles du baromètre. • En effet, tantquo le eoloil cet dans notre méridien, il éehauffo la portion du «lobe terrestre eitude entre le» lieux pour lesquel» il ee couche et ceux pour lesquels il se lève dans ce moment. Cet échauffemeut est surtout tri» marqué entre les méridiens qui mnrqnent neuf heure» du matin et trois heure» du soir, tandis que le «oleil marque midi pour non». Dan» cet intervalle, l'air se dilate, s élève, s'écoule vers les régions voisines, et le burometre baisse; moi» il monte au contraire sons le poids des masses d’air qui se soeit éeouléos, entre les méndiens de trois heures et de onze heures, puis de cinq heure» de In nuit et de nourheures du matin. Dans le dernier do ce» espace» l'atmosphère est moins élevée parce que l'iuflucncc nocturne n'est pas encore détruite, et 1 air s'écoule au-dessus d'elle. A cinq heure», 1 air ee refroidit parce que la elialeur du jour est passée ; ce mouvement «o propago ainsi d'un pays h l'autre. Le baromètre baisse donc entre neuf heures du matin et quatre heure» du soir parce que la chalonr du jour a diminué la densité de l'atmosphère, dont la hauteur e»t moindre de toute r épaisseur de» couches qui se sont écoulées ver» le» région» voi.inr» : de 14 los deux manoia et le maxemwm du jour. Quant nu minimum du matin, il est suivi, 4 l’est de l'endroit où il n lieu, d'un minimum do température, et une partie de l'air do» contrées occidentales s'écoule de ce c'.té i de 14 uno bois», du boro-

m Arifrré’, almospWriqM».— Lorsque l’on sssiste, nu bord de la mer, au phénomène de» marées et lorsque 1 on sait que l'air aune mobil ité extrême, on »e reporte volontler» aux registres d'observation» barométrique», qui doivent imliqucr de mouvement» de l'air en rapport avec les marée» atmosphérique» que doit également produire In . .. .• î.. l ,» t ne» . MnlhiMireuse-

11AROMÊTRE.

Arajju diuu YAnnuatrf du bureau de» Lonjitndes pour dan» laquelle il discute avec une lucidité dont d a emporté le secret, cette question capitale qui est la clef de la météorologie : La lune eierce-l-elle une action sur noire atmosphère ? Sou» lui emprunterons quelque» passages dons lesquel* il compare le» observation» barométrique» prises dans nnc longue suite d année».

La lune exerce-t-elle quelque influence sur la pluie?

Cette question ( qni , on le remarquera, se rapporte à l’existence de courant* atmosphérique* spéciaux, do vents particulier» ou lieu de l'observation où un certain Tant cause la pluie) a été examinée avec beaucoup de soin en 4830, par M. Scbübler, dans un ouvrage allemand qui est il peine connu en h rance.

On a compté comme jour* de pluie tou* les jour* pour lesquels une chute do pluie ou de neige éta.t indiquée dan» le* journaux météorologiques, pourvu que la hauteur de ln quantité recueillie dépassât i centièmes de éigne. Dans la formation de* groupes le jour même du premier quartier a été compris don» l'intervalle de la nouvelle lune au premier quartier; le jour nume do la pleine lune, dans l'intervalle du premier quartier à la nouvelle luno, et ainsi de suite.

1,0 tableau renferme le» résultat», d abord pour le» 20 dernière» année», ensuite pour le nombre total do 28 année», dont M. SchUbler pouvait disposer. Ln prenant, à chaque époque, les moyennes de doux jour» consécutifs, on uvait en vue d affaiblir les effet* de* perturbation* accidentelle», et <V arriver u une surie île numbres un peu plu» régulière.

KoMniiK i»r. jorns i»k ri.n*.

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^ ilonhlc attraction du «oleil et de la lune. MaUmaretua-

moyennes a un «*•“ - — ••

k une même heure du jour. S» cela peut suffire pour évaluer l’effet du soleil , qui se confond avec le» effet* d échauffement quotidien, il n'en o*t pas de mémo pour l'action do la luno qui passe chaque jour à des heure» différentes au méridien du lieu, ce qui fait que 1 heure de la haute incr varie choque jour. On voit donc comment le phénomène dos marée» disparaît complètement et pourquoi le mélange des mouvement* régulier» avec de* mouvement» accidentels fait de» registre* d observation* barométriques quelque chose de ai embrouille qu'il est impossible d'en rien déduire. De môme qu il est impossible d'étudier les courants marins, dan* le* partie» do la mer sujettes aux marée», sans rapporter les observation» h l'heure dos marées et par suite à la position de la lune, de même la première condition h remplir pour que des observ ations du baromètre pussent apprendre quelque chose relativement aux phénomène* locaux, ee serait do los reporter non Ji uno même heure du jour moyen, qui ne répond nullement à uno même position de là terro, relativement à la lune et au soleil, mais au moins à iuio môme position de la lune, qui i

tant d’influence sur le» marées. ... , ,

,Te regrette de n'avoir pas encoro fait dos recherche» spéciale» , suffisantes pour établir complètement les principe* qui peuvent permettre do débrouiller, danr cette direction, quelque peu le chaos que présente encore la météorologie; démettre sans preuves cette observation. Je dirai seulement que tous les marins savent qu'aux tempêtes qui accompagnent les marées d équinoxe l’air n'est pn* moins agité que la mer.

| o *otd travail sérieux que nous ayons pu trouver •tir la question, est l’excellente notice publiée par

rs»t>AVT 20 a*».

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1^ jour do la nouvelle lune. . . .

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