e jour du 4" quartier
Le jour du 2m*‘ octant 344, mnrimum;
Le jour de la pleine lune 337
Le jonr du 3™* octant 313
Le jour du dernier quartier ... 281, minimum ;
Le jour du 4m* octant 290
Pilgram chercha déjà, on 4788, si à Vienne, en Autriche, les phases lunaires n’exercaient pas quelque influeuce sur la pluie. Voici quels furent se» résultats :
Sur 400 observations de la même phase :
Nouvelle lune . 26 chutes de pluie.
Moyennes des deux quartiers. 25 Pleine lune 29
Ici, comme à Augsbourg et à Stuttgnrd, la pleino lune offre plus de jours pluvieux que la lune nouvdlo. La comparaison ne saurait être poussée plus loin , puisque les quadratures, pour Vienne, ne sont pas séparées. Au reste, la similitude que j’ai pu signaler est d'autant plus remarquable, que les capitales de l’Autriche, du Wurtemberg, et Augsbourg, different extrêmement entre elles, quant à la quantité de pluie qu'on y recueille.
A Vienne, la moyenne annuelle s’élève
seulement à. 433 miilim.
A Stuttgard, on a trouvé 641
A Augsbourg, la somme énonne de . . 971
Influence de la lune sur la qrASTiTK de pluie et sur la sérénité de l'atmosphère.
A l’aide de» 46 années d'observations d’ Augsbourg,
embrassant 498 révolutions synodique», M. Scbübler a pu former la table suivante, dont on comprendra aisément la signification, si je dis qu’on a considéré comme jours sereins tous ceux où le ciel était sous nuages à 7 h. du matin, à 2 h. et à 9 h. du soir; et comme jours couverts, ceux où il n’existait pan d'éclaircics aux mémos heures de la journée.
Nombre
Nombre
Quantité
de jours
«le jour»
de pluie,
Époques.
sereins
couverts
en lignes,
eu 16 sus.
en 1 6 ans.
eu 1 6 ans.
Nouvelle lune .
1" quartier . .
2"** octant. . .
Pleine lune . .
Dernier quartier
Cea résultats
»'accor«lcnt assez bien
avec ceux qui
précèdent. On voit en effet, 4W que le
s jours serein»
sont de beaucoup les plus fréquents au dernier quartier, époque du moindre nombre de jours pluvieux, comme lo montre la table précédente ; 2° que c’est vers le deuxième octant qu’arrive le plus grand nombre de jours complètement couverts, ainsi que le maximum du nombre de j«»ura do pluie.
Quant aux quantités d’eau recueillies, le maximum, comme il fallait s’y attendre, correspond au deuxième octant, et le minimum au dernier quartier.
De la pluie en tant qu'elle est motlifiét par la distance de la lune à la terre .
Dès qu’une certaine action de la lune snr notre atmosphère était constatée , on devait naturellement penser que, quelle qu’en fût la nature, les variation» de distance de cet astre à la terre auraient sur les phénomènes une influence marquée. M. Sehtiblcr a trouvé, en effet, que, durant les 371 révolutions anomnlistique* qui ont eu lieu en 28 an», il a plu :
Pendant les 7 jours le» plus voisins du
périgée 4169 fois ;
, Pendant les 7 jours les plus voisin» de l'apogée 1096
- Ainsi, toutes choses égales, plus la lune est voisine de la terre, et pins les chances de pluie sont grandes.
I^e* observations de Vienne ont donné à Pilgram, sur 1 00 répétitions de la même phase :
Périgée 36 jours de pluie;
Apogée 20 jours seulement.
Résumé.
En nous bornant aux principaux résultats, il sembla difficile de ne pu» conclure de ce qui précède, que la lune exerce une influence sur notre atmosphère; qu’eu vertu de cette influence , la pluie tombe plus fréquemment vers le deuxième octant qu’il toute autre époque du mois luuuire; nu’onfin, les moindre» chance» de plnie arrivent entre le dernier quartier et lo qaatrième octant.
Ces résultats sont sans doute fort éloignés des idée» généralement admises par les géomètre», les physiciens et le* météorologistes les plus instruite ; mai» que leur opposer ? No résultent-ils pas de la discussion arithmétique îles observations ? Peut-être «lira-t-on qu’on i n’a pus embrassé dans le calcul un espace de temps assez étepdu; que le» différence* entre le* nombres de jonr» pluvieux, correspondant aux diverses phase* «1© la lune, sont purement nwidcntello»; quo si M. Schübler prenait d'autre* oliservations, il arriverait à de» résultat* entièrement opposés aux premiers ; que, par exemple, il trouverait le minimum de pluie au deuxième octant, et le mtfximum au quatrième, etc., etc.
BAROMÈTRE
BAROMÈTRE
Ces doutes ne peuvent être opposas aux faits contenus dans le tableau ci-dessus. Là, en effet, l'influence des phases de la lune sc manifeste, et pour la période totale de 30 années, et de la même manière, tans aucune exception, dans cinq courtes périodes , de trois années seulement, que M. Schüblcr a également formées. Une telle concordance no saurait être l'effet du hasard.
Sur les hauteur x moyennes du baromètre . dans les différentes positions de la lune.
Les observations sur lesquelles so fondent les résultats que je vais rapporter , ont été faites à Viviers (département -de l’Ardèche) par M. Flaugergucs. Elles embrassent les 20 années comprises entre le 19 octobre <808 et le 48 octobre <828. M. Flaugergues a discuté les seules observations de midi, afin que tout étant constamment égal par rapport au soleil, il no restât dan» les moyennes qno les effets dépendants do la lune. Les hauteurs ont été réduites h la températoro do la glace fondante.
Hauteurs moyennes du baromètre.
Nouvelle luno. . . .
Premier octant . . .
it
Premier quartier . .
Deuxième octant . .
Pleine lune
:îd
Troisième octant . .
Second quartier. . .
(juatrièmo octant . .
Tour comparer ces résultats h ceux de M. Schübler, il suffira de so rappeler qu’eu général, quand il pleut, le baromètre est bas ; en sorte que les chances de plu» doivent augmenter si la colonno mercurielle se raccourcit , et diminuer , au contraire , quand elle s'allonge. D'après lu table précédente, si toutefois l'on veut tenir compte des failles variations qu'elle présente, le maximum du nombre de jours de pluie devrait donc correspondre an deuxième octant, et le minimum au second qnartier. Tels sont, pn effet, les résultats qu’a obtenus le physicien de Stuttgard.
Malgré la distance qui sépare Stuttgard de Viviers ; malgré la diversité des méthodes, MM. Flaugcrgues et Sohühler parviennent à des conséquences analogues. 11 semblerait dune bien difficile, aujourd'hui, de ne pas reconnaître que la lune exerce sur notre atmosphère une action, très-petito il e»t vrai, mais qui cependant est appréciable, même avec les instruments dont les météorologistes font habituellement usage. Cherchons, néanmoins, si co résultat capital no pourrait pas encore se concluro d’observations faites dans d’autres lieux.
L’idée fort naturelle que la lune devait agir exactement do la même manière, 6ur l’atmosphère, d’abord durts lo premier et dans le second quartier, ensuite dans la nouvelle et dans la pleine lune, avait amené jusqu’ici les métroroloyistes , dans toutes les discussions auxquelles ils >e sont livrés, à réunir ce* qnntro phases par groupes de deux. Le travail de M. Flangcrgnes montre qu’a l’avenir il sera nécessaire d’adopter d’autres bases. En ce xnomout jd ne puis pas m’en écarter.
Eh bien ! prenons los observations de M. Flaugcr-
gues, et nous aurons : •
Hauteur moyenne des quadratures. . . . 7 55»», 81
Hauteur moyenne des syzygios 755 39
Excès du premier résultat sur lo second. . 0 42
Venons enfin aux observations de Paris, que M. Bouvard a discutées, et nous trouverons :
Hauteur moyenne des quadratures . . . 756“», 59
Hauteur moyenne de? syzygie» 755 90
Différence, toujours dan? le même sens- . 0 69
| Ainsi, plus d'incertitude possible : la lune, dans nos ' climats, exerce snr l'atmosphère une action très-petite,
I mais qno la combinaison d'un grand nombre de hauteurs barométriques fait ressortir nettement. Il reste il, décider do quelle nature est cette action.
Si la lune agissait sur 1‘ enveloppe gazeuse du globe, de la même manière qno sur la mer, c'est-à-dire par voie d'attraction ; si elle y produisait un double flux et reHux diurne; si les heures des marées atmosphériques I changement chaque jour, comme les heures des marées <ie l’Océan, avec l’heure du passage de la lune au méridien; pour déterminer toute l’étendue do l’effet, H faudrait comparer entre elles, jour par jour (on me pardonnera l'expression que je vais employer'), les hauteurs barométriques correspondantes aux hautes et aux basses atmosphères . Or jusqu’ici il n’a été question, dans ce qui précède, que des observations d’uno seule heure de la journée, quodes observations de midi.
Dans les syzygies, la luno passe au méridien supérieur ou inférieur à midi. Si, en chaque lieu, comme il parait naturel de le supposer à cause de l’extrême mobilité de l'air, le maximum d'ofTct coïncide, à peu près, avec la présence de l’astre au méridien, les moyennes des seules observations faites à midi, Ics-jours do «yzygies, seront des moyennes de hautes atn.osphèrej.
A toutes les époques de la lunaison, les hautes et les basses atmosphères semblent devoir être séparées entre elles, comme le sont les hautes et les basses mers, par ! des intervalles d’environ 6 heures. Les observations faites à midi, les jours où la luno passe au méridien ; vers 6 heures du soir on vers 6 heures du matin, c’està-dire vers le premier et vers le 6econd quartier, ou ; requiert la même chose en d’autres termes, a l'époque ! des quadratures, correspondent donc à de basses atmosphères.
Comparer le» observation» méridiennes syzygies aux observations méridiennes quadratures, c’est donc compurer entic elles do hautes et dé Ixtsses atmosphères lunaires.
On remarquera sans doute que je n’ai pas annoncé encore comment les hautes atmosphères devront se I manifester; on demandera s’il faut s’attendre h un mouvement ascensionnel ou à un mouvement descendant du baromètre. Je me bornerai à répondre qn'il m’était inutile en ce moment de décider ccttc question. 11 me suffira, pour arriver au but vers lequel je tends,
! d’observer que les deux syzvgics, si l'action lunaire pouvait être assimilée à celle qui s’exerce sur l'Océan, si, en un mot, elle était attractive, devraient donner le» mêmes résultats; qu’il en serait également ainsi des. 1 premier et second quartiers comparés entre eux. Or, «•n jetant seulement los yeux sur la table qui donne les hauteur» qui correspondent aux diverses phases do la lune, tout le monde verra que ces conditions ne sont pu» satisfaites. Les inégalités do pression qno les observations ont fait reconnaître, doivent donc tenir à quelque cause différente do l’attraction; à quelque cause d'nno nature encore inconnue, mais certainement dépendante ! de la lune.
i Après avoir montré que le» différences de hauteurs | du baromètre à midi et à 9 heures du matin sont sensiblement los mêmes aux syzygies et aux quadratures,
: comparaison qui ne me paraît pas avoir la valeur qu'il | lui attribue, Arngo conclut ainsi :
i « La marée atmosphérique, en tant qu'elle dépendrait •de la cause qui produit le» marccs de l’Océan, en tant qu’elle serait régie par le» même» loi», n'aurait donc : qu'une valeur insensible. Nous voila ainsi ramenés,
; une seconde foi», à reconnaître dans le», variations ba- 1 rométriques correspondantes aux diverses phases lunaires, les effets d’une cause fpéeiulc, totalement différente de l’attraction, mais dont lu nature et le modo 1 d’action restent à découvrir. *
BAttOMRTKE.
BABOMfcTKL.
Cette conclusion do l'illustre savant me parait devoir «tro repoussée. De ce que le baromètre ne donne pas dos indications suffisantes pour manifester lus effet* qno l'attraction entraîne nécessairement, on n'est pas fondé à conclure que ces effets n’ont pas lieu et qu'une cause nouvelle vient régir les phénomènos. N'est-il pas bien plus probable, bien plus évident même, pour pan qu’on réfléchisse à la manière dont les faits se produisent, qno les effets ne peuvent être identiques pour l’air et pour l'enu, fluides d'une mobilité si différente, et qu'en outre l'instrument d'observation est insuffisant et qu'il faut chercher à le compléter par un autre, afin de mesurer nn élément du phénomène négligé ii tort jusqu'ici? N’est-il pas bien clair que cet élément, c’est réchauffement et le refroidissement alternatif et quotidien de l'air, par l'effet de la chaleur solaire? Cotte cause de courants atmosphériques, qui n'agit pas sur Icb liquides, dout les effets sur l’air sotit tout à fait comparables à ceux do l’attraction, vient modifier profondément la ressemblance qui existerait sans cela entre les marées de la mer et celles do l'atmosphère.
Du changement de temps. — Co qui précède répond Lien clairement à la question do savoir à quel point le baromètre est propre à indiquer le changement do temps, en moutrnnt que ses variations de hauteur dépendent de causes complexes mal connues, mais qui expriment toujours des variations de pression dans l'air, au lieu de l’observation, par suite des mouvements atmosphériques. Or, c'est de vents différents pour chaquo contrée, en raison do sa position relativement à ln mer, d’où sortent surtout lo* vapeurs qui forment los nuages, et aux vastes étendues de continent qui les dessèchent, que dépendent la pluie et le beau temps, l’arrivée sur lo point de l'observation des nuages qui peuvent donner la pluie, s’ils rencontrent des nuages à «les températures différentes de lu leur, ou leur envoi sous d'autres parages. Le* mouvement* du baromètre indiquent quelque chose de cet état de l'air, les variations de pression en raison de l'état dynamique do l'air en mouvement, mais non tou* los éléments. Il* indiquent un effet lié ù la varintion de l’état général do l'atmosphère et rien de plus; Us ne pouvent, pour tou* les pays plncés différemment par rapport à la mer, indiquer lapluio et le beau tomps que par une même variation do niveau. Ce n’est pas ù dire toutefois que cctto observation n’oit pas quelque peu do valeur pour un observateur attentif qui, en combinant l’observation barométrique avec quelques signes précurseurs et spéciaux nu lieu do l'observation, ù la saison et à l'heure de ln journée, à l'action caloriiiquo du soloil, et surfont la direction du vent, pourra prévoir, quelque peu de temps A l'avance, lo mauvais ou lo beau temps dans sa contréo.
Mesure des hauteurs par le baromètre. — La diminution de la hauteur do la colonne barométrique en raison du lieu où se fait l'observation, observée pnr Pascal pour démontrer qu'elle faisait réellement équilibre au poids de l'atmosphère , peut servir ii mesurer ces hauteur*. Ijtplace a donné une formule qui permet d'obtenir ce résultat avec une grande précision ; toutefois les petite* variations continuelles du baromètre, surtout lorsqu'on compare dos lieux ù des températures très-différentes, comme ln plaine et nno montagne couverte de glace, font préférer les observations géodésiques quand elles sont possibles. Lo baromètre n’en fournit piu» moins une précieuse et assez grande approximation. Nous emprunterons ù M. A. Transon l'exposé des principes sur lesquels reposo lo calcul qui permet do l'obtenir.
Si l’air était nn fluide incompressible, tel qno l'eau l»ar exemple, le* hauteurs d'air et de mercure qui se font équilibre par le moyen du baromètre seraient en raison inverse do leurs densités ; de sorte qn’en supposant connn le rapport do ces densités, il Mfrait trèv
facile do calculer la différence de niveau qui produit un abaissement quelconque du baromètre. Mais l'air o*t un fluide compressible, c'est- ù-d ire un iluido dont lo volume dépend de lu pression à laquelle il est soumis ; et la loi de cette dépendance, o’esC que le volume de l'air est eu raison inverse do sa preision, cqqui reviont h dire que la densité de , l'air est projnrrtinnnelle ù sa pression. D'après cela, comme le* couche* inférieures do l'atmosphère supportent le* couches supérieures , clics ont une densité plus grande ; elles occupent, sous le môme poids, un moindre volume; ou bien encore, pour exprimer lo môme fait sous une autre forme, si on considère dans la colonne atmosphérique doux tranches égales, dont l'une soit prise au niveau du sol ot l'autre dans les régions élevées, la preiuièro sofa trouvée la plus pesante, et par conséquent elle fera équilibre ù une plus grnndo hauteur du mercure. Ou voit donc que la différence de niveau, rclutivo ii tui abaissement quelconque du baromètre, ne dépend pas seulement du rapport des densité* do l’air et du mercure ; elle dépend aussi, ot essentiellement, du lu loi particulière suivant laquelle la den&ité de l’air diminue quand on s’élève dans l'atmosphère. La découverte «lu cette loi étoit lo premier pas à faire pour pouvoir appliquer lo baromètre n la inosuro dos hauteurs. L'honneur en revient nu célèbre Iîalley.
Pour arriver a connaître la loi de décroissement de densité des coachc* do l'atmosphère, considérons dans la colonne atmosphérique et A une élévation quelconque une tranche formée par deux plans horizontaux. Supposons d’ailleurs ces deûx plans assez rapprochés pour que, duns l'espace intermédiaire , la densifié, de l’air n'éprouve pas de variation sensible. — Kn passant do l'un A l’antre de ces plans, le baromètre indiquera nue différence de pression égale nu poids do la tranche, et par conséquent proportionnelle nu produit île lu pression (ou densité) constante qui a lien dan* cette tranche, multipliée par la distance des doux plans. — D'après cela , si la colonne atmosphérique tout entière était partagée en tranches égales, assez minces pour que la densité do l’air pftt être supposée constante dans l’intérieur do chacune d’elles, ulors la pression barométrique relative A l’un quelconque des plans de division serait égale à la pression qu’on observerait dans lo plan immédiatement inférieur , multipliée par un fucteur composé de l’unité diminuée d'une quantité proportionnelle A l'épaisseur de la tranche. Mais puisque toute* las tranches sont supposée* nvuir la môme épaisseur, lo facteur en question sera le même pour toutes les tranches, c’est-à-dire que deux pression* consécutives auront toujours lo même rapport; et ainsi la suite do toutes ces prenions, à partir au sol jusqu'au haut do l'atmosphère, formera une progression géométrique décroissante. D'ailleurs los hauteurs absolue * de* plans do division forment évidemment une jn-ogtrssion arithmétique , puisque ces plans sont équidistants. La loi cherchée est donc que les densités de I afr diminuent en progression géométrique , lorsque les hauteurs croissent en progression arithmétique. — C’est là ce qu’orf doit à Halley.
Il résulte do cctto loi et dos propriétés dos logarithme que la différence do niveau entre deux stations est proportionnelle à la différence entre los logarithmes des nombres qui représentent los pressions observées. H ne s'agira donc quo de multiplier ln différence do ces logarithmes par an certain coefficient dont nous allons donner la détermination.
Or, on sait que sar le parallèle do 45 degrés (nonagésimaux), à la température de la glace fondante, ut a la hauteur moyenne du baromètre an niveau des mers, hauteur qui peut être supposée do 0°»,7C, lù poid* do l’air est n colui d’un pareil volutno de mercure dans le rapport de l'unité ii !Ci77,9. Ainsi, dan* cosTnûip'îa
BAROMfcTRE.
BAROMÈTRE
circonstances, un centième do millimètre dt inewnrc forait équilibre à une hauteur «l'air égale à O", 104770, car cette hauteur d'air est asso s petite pour que le* partie* aupéricuroa n’y compriment pas sensiblement les parties inférieure*. Donc, lorsqu’on l'élèvera dan*
' l'air derotte quantité, le baromètre passera de O™, 76 à 0", 75990. Ici nous connaissons à la foie le* deux pression* barométrique* et la différence de niveau correspondante ; il est donc facile de calculer le coefficient constant qui sera égal it la différence de* logarithme* tabulaire* de* nombre* 0,76000 et 0,75999 ; cela donne 48336* pour le coefficient.
Un autre moyen do trouver ce coefficient consi *to à observer avec beaucoup do soin le* pression* simultanées qui ont lieu A deux station* dont la différence do niveau a été préalablement déterminée |*ar de* moyeu* géométriques. C'est la marche que M. ttamoud a stii- * vie, et même c’ost à l'aide du coefficient ainsi évalué à 48336*, qu’il a déduit le rapport des den*ité* de l'air et du mercure ci-<lc+sn* indiqué. Mni* dans le même tenip*, MM. Biot et Arago déterminaient, pnr des mesure* directes, ce même rapport, et il* lo trouvaient do 4 : 10163. La petite différence qui existe ontre cette valeur et la précédente 4 ! 40177,9 n'on produirait pas une de 4 mètre sur la hauteur entière du Chimbornzo. D'ailleurs il y a lieu de s’en tenir à la détermination do M. Ramona, nu moins dans l’application du baromètre à la mesure de* hauteur*, et cela pour de* raison* qui seront déduite* à l'instant.
Pour mesurer la hauteur d’une montagne par le baromètre, l'opération fondamentale con*i*to donc à observer simultanément lo baromètre en haut et en bas ; prendre dans les table* ordinnires les logarithme* correspondant* aux hauteurs barométriques , celles-ci étant nécessairement exprimées toutes deux en unités de même espèce, c’cst-à-dire en lignes et fractions de ligne, ou bien en millimètres et fractions de millimètre; soustraire le plu* petit logarithme du plus grand , et multiplier la différence par le coefficient constant. Le produit donnera la hauteur cherchée, en mesures de la nature de celles qui sont entrée» dan* 1a détermination du coefficient (par exemple en mitres, si on multiplie la différence des logaritlnncs par 48336). Iji hauteur ainsi calculée sera juste si on a opéré dans les 1 circonstances qui ont servi h déterminer le coefficient ; sinon il y aura lien d’appliquer plusieurs corrections dont nous supprimons h regret l'explication, afin de ne l»as dépasser les bornes de cet article. Qu'il nous suffise de dire que, jusqu’à notre illustre Lnplacc, on n’avait eu égard qu’à une partie des circonstances qui peuvent influer sur les résultats de l’opération ; les autre* eonditions, quoique aperçue* et mémo indiquées par des physicien* célèbre* , étaient demeurées sans usage. Ole* ont été réunies toutes pour la première fois dan* la formule de Laplnre , formule entièrement fondée sur les lois générales de l’équilibre des fluides.
Toutefois , il y t une circonstance indiquée dès le cammen'-oraent do cet article, et dont il n'était pas possible de tenir compte dans l'état actuel de la science; c'est que la pression de l'atmosphère n’est pas toujours identique à son poids. IjC rapport de ces quantités varie d'un climat à l'autre, et varie dans un même climat avec les saisons, bien plus, avec les heures de la journée. C’est surtout par l'action des vents que la pression de l'air se trouve différente de son poids ; car un vont ascendant déchargera sensiblement le baromètre, tandis qa'un courant descendant augmentera la prie* «ion apparente. D'après cela, la méthode de détennin «r lo coefficient de la formule par de* observa tions faites sur une montagne dont la hauteur a été ihcsurée géométriquement, doit être préférée à ht méthode qui dé*lo;ra:t ce coefficient de la comparaison
directe dos densités de l'air Ct du mercure. Il faudra seulement choisir la saison et l'heure auxquelles l'atmosphère jouit du plus grand calme relatif, et le ctwfficient ainsi déterminé ne conviendra rigoureusement qu’aux mêmes circonstances de climat, de saison et d'heure. I^e coefficient do Kamund se rapport» aux climats tempérés; il doit être employé de préférence pendant l'été, et depuis onze heures du matin jusqu'à une heure après midi.
I.e* opérations à l’aide du baromètre exigent de* soins assez minutieux; mais leur rapidité et l’exactitude remarquable avec laqnello die* donnent les hauteurs lorsqu'on remplit toutes les condition* du problème, les rendent préférables aux moyen* géométrique*, surtout pour les voyageurs qui ne peuvent disposer de* beaucoup de temps, ni s’embarrasser d’un grand attirail d'instruments.
Nous no devons pas oublier, en terminant, de faire remarquer que si la hauteur de deux station*, coin nie de deux sommet* de montagne, se trouve déterminée par des opération* barométriques, il suffira «le mesurer l 'angle appurcut d'élévation de l'un de ce* sommets nu-dessu* de l’autre pour être en état de calculer la distanco horizontale qui sépare ces deux station». Voilà donc un moyen facile d’opérer des nivellements considérables, et ce moyen est susceptible d’une très-grande précision. Cest ainsi qu’on simple voyageur, le célèbre Humboldt, a pu établir à très-peu de frai» la jonction de Mexico avec lo port de Vera-Crux, sur une distanco de plus de trente myriamètres. Ceci achèvera sans doute de glorifier l’invention du baromètre dans l'esprit de no» lecteurs.
Baromètres métalliques. — Anéroïdes. — La facile rupturo du baromètre, la difficulté de son transport en voyage, l'impossibilité de *'cn servir à la mer, où *es observations offrent le plus d'intérêt pour faire prévoir le» vents, ont fait chercher à construire un baromètre métallique sans liquide.
Tentée sans succès par Conté, la construction do semblables baromètre» a été réti»*ie par M. Yidi. Il» consistent en une capacité métallique fermée, dont la partie supérieure o*t formée d’une plaque mince et cannelée, et do moyen* de transmettre à une aignillo indicatrice par suite en les amplifiant beaucoup, le» moindre» mouvements de cette plaque. Ce» petits mouvements seront le» résultat» nécessaire» de* changement» de pression de l’atmosphère, 1a quantité d air renfermée dan» la capaêité métallique étant constante, n'ayant aucune communication avec l'air extérieur.
La disposition des tube» recourbé», employé» avec succès en Allemagne par M. Scbintz , on France par M. Bourdon, pour la construction de manomètres propre» à mesurer les pressions de la vapeur , était tout à fuit convenable pour obtenir do» baromètres métallique* d'une excellente construction (fig. 3440).
C'est ce que MM. Bourdon et Richard ont fait, san» quo nous puissions dire que leur appareil soit plu» régulier dans ses indications quo celui do M. Vidi, mai» il est plu» facile de le faire très-sensible. Or, dans les haromètres qui ne sont pas destinés aux observations scientifique» , c'est bien plu» l’étendue de» mouvement» suffisants pour étudier les variation» atmosphériques que la proportionnalité des effets qu’il importe d’obtenir.
BATEAU A VAPEUR
BATEAU A VAPEUR
BATEAU A VAPEUR. Noos avons résumé ilmia le premier travail publié duns ret ouvrage, lès résultat* fournis par la pratique jusque dans ces dernières année*. Depuis ltfrs do grûiida^rogrès ont été accomplis, le grand navire do guerre à hélice, capable de prendre de grandes vitesses tout en portant un armement formidable, a été construit, et a réalisé la plus puissante machine de guerre qui ait été créée. En mémo temps le développement des communications à travers l'Océan a conduit à des constructions de magnifiques navires, qui ont pu faire leur» immenses traversées avec une vitesse inconnue jusqu'ici. Le monopole de ces puissants moyens de communication est devenu de telle importance que toutes les grandes nations font des sacrifices considérables pour le partager. la France débute dans cette voie et une subvention de 44 millions est alluuéo à trois lignes entre la France, les Antilles, le Brésil et l'Amérique du Nord. C'est assez dire combien la question a d’intérêt ponr la France, si bien pincée pour effectuer la navigation h grande vitesse entre le continent de l'Europe et l’Amérique, et pourquoi dans celte étude nous nous placerons surtout au point de vue des transatlantiques.
Au lieu de décrire en détail quelques types de construction dont plusieurs parties sont souvent défectueuse*, nous passerons en revue successivement tous les éléments du problème, de manière à indiquer pour chacun les perfectionnements qui ont été apportés, les progrès dont la science indique les réalisations comme possibles. Nous terminerons par l’indication des combinaisons d’éléments qui fonnont les types des principales constructions.
Nous diviserons cette étude de la uavigation à vapeur en trois parties :
I Jt-première comprendra tout ce qui se rapporte au travail moteur sous trois divisions, la vaporisation, la machine à vapeur, les appareils de propulsion ; la seconde tout ce qui se rapporte nu travail résutant, les formes des navires, le mode d'action du fluide sur le - corps flottant et du corps flottant sur le fluide. Co sont les solutions le» plus parfaite» de ces divers problème» qui permettent de produire le plus économiquement, au moyen de la combustion du charbon, un travail moteur considérable, bien transmis an corps flottant, dont la résistance deviendra un minimum si on lui donne les furmes les plus convenable*. J .a troisième partie comprendra l’étudo des combinaisons principales de ces éléments , et notommeut tout ce qui so rapporte à la question de la construction des transatlantiques, grand* navires devant avoir des vitesses supérieures, question que non* avons surtout en vuo dans ce travail. Nous ne négligerons pas tout ce qui se rapporte à la construction de* navire*- de guerre à vapeur pour lesquel* une grande puissance de propulsion est également nécessaire, mais doit être en partie sacrifiée nu besoin, aux conditions que doit remplir la machine de guerre, tandis qne le» limites de la puissance des transatlantiques sont purement commerciales.