‹ Complément du Dictionnaire des arts et manufacturesChapitre 62 sur 394 · CS BORIQUE (ACIDE · texte numérisé non relu

CS BORIQUE (ACIDE

lièrement sur «les produits de fabrication étrangère, figurés au commerce général.

Le malaise commercial qui résulte de l’absence sur les marchés des acides boriques à des prix convenables, a dû condaire les manufacturiers A se préoccuper des moyens de remplacer ces produits sans nuire aux qualités de leurs marchandises. Le problème n'est peut-être pas insoluble.

L'acide pliosphoriquc et les phosphates permettront sons doute d'arriver aux résultats cherchés dans le cas où l'acide borique viendrait à manquer. Certains silientes à plusieurs base», pou plombcux, peut-être à base d’oxyde de zinc, cuisant A de* températures élevées, formeraient aussi sans doute des glaçure» convenable» d'une dureté suffisante, d’un usage dépourvu do dangers.

Mais l’important pour le présent serait de régler les prix de l’acide borique, en créant sur le sol français une exploitation régulière, comme elle existe en Toscane. On sait que MM. Bonis et Filhol ont signalé tout récemment dans les eaux des Pyrénées et du Midi la présence do l'acide borique ; il est possible que de nouvelles recherche» lassent découvrir des sources exploitables.

Je disais, il y a quelques années, qu’il était A désirer qu’on tirât parti des nmos de borate de chaux, dont rAmériqnc du Sud présente de grandes masses, contenant en moyenne 0,1 341 de borate do soude, et 0, 2035 do borate de chaux. Les borates sont intimement mêlés A des chlorures, iodures, bromures, et A des sulfates alcalins. En traitant ce mélange par l'acide chlorhydrique A chaud, on a do l'acide pur cristallisé; en le traitant par le carbonate de soude, on a du borax; en fondant le mélange brnt avec des silicates alcalins on plombeux, on a directement une glaçure convenable l*>ur le» diverse» sortes do poteries.

Notfc avons indiqué plus haut que l’acide phosphorique et les phosphates pourraient être substitués A l’acide boriqnc et aux borutes dans la fabrication des poteries. Ces matériaux pourraient être assurément aujourd'hui puisés A différentes sources.

On rencontre dans la nature un phosphate do chaux basique de même composition que le phosphate de chaux des os. On lui donne le nom de p ho.iphoritr.

lorsqu'un traite par l’acide sulfuriqrto la cendre d’os, on obtient un phosphate acide do chaux; ce sel, soumis A l'action de la chaleur, »c transforme en métaphasphatc do choux ; çe sel entrera certainement un jour comme fondant dans un grand nombre de composé» céramiques.

On a signalé récemment dan* le nord de la France, ot particulièrement dans les départements do la Scine- Infcrienre, do l'Oise, du Pas-de-Calais, du Nord, de l’Aisne, des Ardennes, «le la Meuse, de la Marne, de la Haute-Marne, de l’Aube ot do l’Yonne, l’existence de phosphate» fossile». Ce» matière» pourraient être avantageusement introduite» dan» le» arts céramiques , comme elle» le seront incessamment op agriculture.

Les gîtes se rencontrent A pou près A la surface du sol; ils sont généralement formés par l'agglomération de nodule» gros comme des roufs de poule, gris ou verdâtre», empâté» dan* la craie sou* forme de galets.

Lorsque la roche encaissante est solide, la chaux phosphatée t’y présente en nodule» disséminé» et empâté» dans la uuu> ko.

Lorsque la roche cncai»*anto est meuble, la chaux phosphatée s'y présente indépendante et constitue sous vite forme des lits régulier», dont l'épaisseur varie entre 40 et 35 eenti mètre*.

En moyenne, la richesse en phosphate dc9 nodules do la première catégorie varie entre 0,32 et 0,60; colle de» nodule» de la deuxième catégorie entre 0,46 et-0,65.

L’nmdy-c faite sur le» amas de phosphates trouvé»

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