C .sonne
A sonne IG.
f/aigmllc de A avança de neuf divisions.
B sonne 9.
L’aiguille de B parcourt deux divisions.
j (’ sonne 2.
C crt-h-diro que si l’on note les nombres indiqués par In sflnTterio de A, l'horloge A, on trouvera qu'ils représentent la suito des carré» des nombres naturels, et cela en fui mit marcher de deux divisions à chaque fois l'aiguille C.
I.a machine complète donnant les résultats de série» compliquées, qu’avuit projetées M. Rahbagr, n’a jamais été exécutée par l’auteur, mnlgré les encouragements pécuniaires considérables du gouvernement anglais ; on n’a exécuté qu’un petit modèle assez simple. Ou n'a pas non plus réalisé la disposition indiquée par lui de faire tracer par In machine, à I'aido d'enfoncement de poinçon* dans une plaque de cuivre, le* chiffre* du résultat indiqué par la machine.
Machine hk MM. Suiej tx. — Peux courageux et laborieux inventeurs, M. George Sçhcutz, éditeur d'un journal technologique ù Stockholm, et son fils Edouard
Schculz, élève de l'institut de technologie de la même ville, se proposèrent de réaliser le programme dressé par M. Babbage, et y réussirent h l'aide de faibles ressource», par leur trav ail personnel et grâce à leur persévérance secondée par l'Académie des sciences de Mockholm et le roi de Suède.
Cette machine, qui a été fort admirée, pnr le petit nombre «le personne* ca|Kthle» de l’apprécier, à l’Exposition universelle île Pari*, pnr M. Babbage notamment qui signala le* différences qui existaient avec la sienne et par suite tout le mérite «le* inventeurs, calcule toute espèce de table répondant à «le* formule* dont les différences quatrième» sont constantes, pour de* valeur» «uceessivosdc la variable; et lo* résultats «le ce» calcul* sont imprimé* en creux sur «lu plomb dont on tire do» clichés en relief pour la galvanoplastie.
Lesautettr*pntuin*i exécuté des table* «le logarithme*
machine , qui a « té achetée jmr un riche négociant de* États-Unis, M. Jolin-Kr. Kathhonc, et offerte par lui à PObservutoiro Dudley à Al ban y (Now-York). Une autre, construite pour le gouvernement britannique, est destinée à faciliter les calculs du Xauliral Alnunuu h.
Nous en empruntons la description à la brochure publiée par les inventeurs.
Iji partie calculant.) de la machine fqni en totalité a il peu prés les dimensions d'un petit piano, est représentée dans la partie antérieure delà figure, elle se compose d'une rangée do quinze axes verticaux en acier passant chacun par le centre de cinq anneaux ralcnlatourn, argentés, formant autant d'étages ; chaque anneau est supporté par une tablette «le laiton et tourne Concentriquement avec son axe. Sur In surface cylindrique de chaque anneau s« trouvent gravés eircnluiretnent les dix chiffres ordinaires 0, 1, 3, etc., «le maniéré que l’un de ceux-ci , dans clmqne position «le l'anneau, fuit face nu spectateur , et que les ch dires de front de chaque rayon peuvent être lus ensemble , comme si c’était une ligne écrite.
I.c rayon supérieur ou le premier présente le nombre ou In réponse résultant du calcul et exprimé par quinze chiffres, dont les huit premiers sont stéréotypé* par la machine. I.o nombre que l’on voit au sccoml rayon, à partir d’en haut , présente des différences «le premier ordre et peut «'*tro exprimé aussi par quinze chiffres, si c’est nécessaire. I.iw nombre* des rayons troisième, quatrième et cinquième , présentent , «le la même manière , des différences de «leuxième , troisième et quatrième ordre, exprimées aussi chacune par quinze cliiffYo*. Chaque rayon peut être arrangé a la main p«uir présenter un nombre quelconque i prenons j*nr exemple le nombre 987, 6bi, 321 ,056,789, si ce nonihre se trouve au rayon supérieur, ses huit premiers chiffres seront stéréotypés immé«liatcinent par la machine chaque fois qu'elle aura fini le calcul dudit rayon. Mais en changeant seulement le* anneaux de «leux eohmnes vcrtiealoa, la machluo peut être arrangé pour calculer des nombres rexagésimanx représentant de* honre* , des ininot®*, des secondes et «les «lécimalcs de seconde®, ou des degrés avec dos minut<*« et «les secondes. Ainsi, on supposant que le nombre 871,321487, 356, 402
siraultam’mcut h sa juste place, sans qu’il a't fallu pou. cela d'autre mesure préalable que colle «l'avoir disposé chaque rayon «le manière h représenter le nombre, lu» différences et l’argument d’où la m*rie «loit partir, et d'avoir couché une bnndo de plomh laminé sur le traîneau de In partie imprimante. Alors, en fni*ant tourner 1» manivelle (ce qui ne dcmumle pas plus d'effort que de faire jouer un orgue «le Barbarie) , la table requise sera calcule* et strrro/ypée simultanément dans le plomb; c'est-à-«lire «pic la laine do plomb sera transformée en une belle matrice, délit on pourra tirer autant do sténotypes qu'on voudra , tous parfaitement nets et prêta it être mis imm«*diatenient sous la presse typographique. Kn faisant travailler la machine avec une vitesse moyenne, elle calcule et stéréotype à l’heure 4 2tf lignes, prêtes à être mises sous presse. Des essais comparatif* ont pruu\é «pie lu machine pnwluit deux pages et demie de chiffres «laus le tcnipsipi'il faut h un compositeur intelligent pour assembler les caractères d'une seule page.
M. Gravait, savant anglais, résume ainsi qu’il suit l’esprit «le lu mi'qbode qiu doit être omploy«;«i pour calculer son* forme tabulaire une quantité variant suivant une loi donnée, pour intercaler entre des valeurs cnlcu- It'O* «rune fonction des valeur* intermédiaire* «pii pui»sent itru représentée* par une série qui comprend «les termesdesquatrepremiersdegrés, ceqoi souffre bien peu d’ex «•Options.
l.es valeurs de la fonction calculer étant représentée* «l’une manière générale sous la Ibrmu
«*=stt®rf*a.r 4- ; faisons successive-
ment xs=iyfc4,dfcî, nous aurons
“ = “— 2n+1!>— 1 8c+,6J l"M.frerences. î’“ J.ITcreocc.
• 0—31*4-7 c— ■ I bd
«43647* 4 l5d u tz h 4?d'4i6-f'ft*,4l€d
CAl.nTT.KR ( MACHIN]-: A ). CALCULER flfACRQiE A ). .. b7
cxefaptos des fautes qui échappent toujours aux coui- I se trouvât indium* au rayon supérieur, il ferait sléposi leurs d'imprimerie. J réotypé comme 87° 13’ 21,69". Durant cette mémo
l u fig. 3118 représente une vue per»pecli\t de celte ' opération, l'argument de chaque résultat est stéréotypé
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JW'» différence*.
differeom.
Ce — f 2*1
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Cr+ 1 id
De !ù peuvent »e déduire le? valeurs de* coefficient» n. b, r, d en fonction de ces différences supposée* connue# c=|.A,u4-2rf i*u — d et
Zi — » « — i z —i
a* Af *-f- ^ A*»— *e
La proposition est Vraie pour une valeur quelconque de x prise pour imité, et on a pins généralement :
A h ~-6 (ex1 — ?Jr*),
— XM
A*n=aî (6x»4-dx‘}f
A 1 usai 6 rf./',
différences avec lesquelle* non* pouvons disposer la machine pour tabuler en avant de ti« h w1x; et, en changeant le signe des différences impaires, nous pouvons tabuler ii roboftr» de u$ jusqu'il u.*,, par suite obtenir toutes les vnleirm de la fonction comprise* entre le* limitas des valeurs do x, et relu sans connaître même la forme de la fonction que non* tabulons, puisqu'il suffit d'avoir auparavant cinq valeurs choisies pour «les intervalles égaux de variation de valeur de la \arinble.
CAOUTCHOUC. I a développement rapide do l'industrie du caoutchouc n conduit ii fabriquer avec cette substance un grand nombre de produits nouveaux et curieux qui ont vivemont fixé l'attention publique a l'hxposjtion universelle do <8o5. Hien quo plusieurs oient été trop vanté», et quoique l'expérience n'ait pas complètement répûndn h toutes le* c*|iéranreH concile*, ce» produits sont assez intéressants et peuvent trouver dan» de* industries nouvelle* do* application* encore inaperçues assez curieuse», pour que nous devions en parler et compléter ainsi notre premier trav ail.
PtlriMxar/t du ranulchiiuc. — Nous avons décrit les appareil» de malaxation avec lesquels on pétrit le caoutchouc, on ramène en une seule masse de petits fragment». Cette opération c»t trcs-rcmarqnablo par Irt grande quantité de chaleur qui résulte do eu pétrissage, qui porte très-rapidement « l'ébullition l'eau versée sur lo caoutchouc. l u théorie de l'équivalence de la chaleur et du travail mécanique trouve ici une eurioiLso application, tant parce que le travail mécanique qui rompt les collusions moléculaires fait dégager lu quantité de ehaletir qui correspond a ce travail, comme je l'ai prouvé par le» expériences d'écrasement du plomb, que parce que le»- molécules du caoutchouc rompu dégagent de la chaleur en se recombinant, 'en se ressduduut eutre elle* comme coin a lieu lors de - la eohdilieation d'un corps fondu. 11 en résulte un paradoxe apparent,:» savoir que cette opération produit une quantité do chaleur pins grande que celle équivalante au travail consommé, ce qui conduit directement au mouvement 'perpétuel, h l'absurde.
Il est Caoile devoir que cette propriété de se rosoiuler après arrachement de manière à donner des quantités supplémentaires de chnlcnr, correspondant à une quantité de travail plu» grando que celle qui répond à la quantité consommée, no peut appartenir qu'à de* corps d'origine organique, dont cet arrachement détruit les utriculc* constituante», et quo le prolongement du pétrissage viendrait détruire cotte propriété et par suite la faculté de donner un excédant de chaleur qui correspond à une cohésion moléculaire, co qui équivaut ti de la chaleur emmagasinée, engendrée lors de la végétation.
Câoulckour di -•tout. — ■ Nous niions trouver, lu preuve
do» proposition» précédente», pour le caoutchouc, dans
les fuit» suivant* :
MM. Aubert et Gérard, habile» fabricants de caoutchouc , voyant avec quelle lacdité le caoutchouc sa goullait, se ramollirait dan» le* essence*, ont vonlu aller au delà pour faciliter le* opérations mécanique». Il» sont parfaitement parvenus, en le pétrissant avec le t-ulfore de carbone qui s'évapore facilement et une petite dose d'alcool, a en faire une pdtubicn homogène, et ont pn , par une simple pression , la faire passer :» travers une filière, ce qui leur a donné de» fils ronds d'nncgrauüe beau tir, évidemment supérieurs, quant à leur forme, uu.x fil» carré» que produisent le» cisaille*» et dont la rupture commence toujours par l'éraillement d'un angle.
Mais, malgré toupies soin» apportés, ce» filrdc caoutchouc, ijont la forme était excellente, n'ont jamais pu retrouver une élasticité compnraldii à celle de» premier», évidemment parce que la dissolution poussée trop loin avait trop désagrégé le» fibre* végétale* pour ne plu» laisser subsister que le composé chimique, dont les notés i mies n'ont plu» entre elle» la même adhérence que lorsqn'ullc* restent groupée* d’une manière déterminée pur l'acte do In végétation.
Pré /tarai ion jtrrmiert du raotitrhour. — Cette espèce de traîne organique, dit également le savant M.Balnrd, dan» l?s excellente* page* qu’il a écrite* sur l'industrie du caoutchouc dans le rapport sur l'Exposition universelle de 1 81)0 , que possède le caoutchouc naturel lui donne IJUO élasticité bien »ii|>éricurc à celle qui distinguais! caoutchouc malaxé, qu'on appelle dan.i le commerce • uoutehoue régénéré. 11 est donc à désirer que lo» procédé» do l'épuration du Cttoulrhouc s'améliorent, do manière à conserver à ce produit naturel toute» mi qualité», et que le» forme» sou* lesquelle* ou l'ubtieut le rendent susceptible d'êtro débité en fils avec moins de perte. ("c*t précisément ce que tend il réaliser. Ju mode d'extraction que commencent » employer les Indien» du Para, et qu'a fait connaître M. Émile Carrcy, par un petit modèle qui figurait à l'exposition des produit* de t' Amazone, L'arbre étant incisé par une en taille faite nvec une petite hache, il* disposent sous l'incinic n une coquille retenue en pince par le moyen d'tui peu de terre grosso, de manière à recueillir le suc pur et Min» mélange de matière» terreuses ou de débris du bois. Au lieu île façonner ce suc coiicrétc en poire.», ils commencent maintenant u tremper dans ce suc une planche rectangulaire munie d'un manche et ayant à peu près la fonne et la diiccndon d’un battoir. Ce» ap- I nroils sc prêtent n un arrangement facile sou» la cape d'une cspèçe de cheminée on on active la dessiccation de ce suc concrète, par la combustion de certain» buis, indigènes. Cotte dessiccation rapide donno au caoutchouc cohérent une teinte uniforme brunâtre due à la fuis à l'air et a la fumée, teinte qui est une garantie qu’il ne contient pas d'eau comme !c caoutchouc opaque et blanc qui *e trouve dans l'intérieur do certaines poire v épaisses qui, présentant <L,n* leur section l’apparence du lard, ont été appelée» poires lardeu*os. On détache ensuite le caoutchonr desséché en tranchant cette espèce de fourreau sur sus côté», et l’on obtient ainsi des lame» naturelles dont le découpage en fils, plu» facile et donnant lien à nmjn» de déchet» que celui que l'on, exécute sur les poire» aplatie» , fait vivement désirer quo cette méthode plus rationnelle du dessiccation du caoutchouc se répande chez les peuplades qui nou» fnurni»i>ent co produit.
Cette extraction du rnontehonc , déjà améliorée , le sera bien plu.» encore quand on pourra y introduire le* pratique» rationnelle» de l'industrie européenne. M. Antoine, représentant do la Californie à l'Kxposition universelle . parait avoir employé avec succès «m procédé qui cnm-i.-tc à recevoir le suc laiteux sur un châssis,
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dont le fond an toile de coton grossière repose sur une couche de sable fin, de telle sorte que In partie oquenso de la sève laiteuse, enlevée rapidement par l'imbibition, laisse h la surface une lame de caoutchouc pur, dont on peut compléter la dessiccation au soleil. Cette filtration est cependant lente , et lu sève laiteuse sur laquelle on opère pourrait éprouver la fermentation. On peut la prévenir en ajoutant à la liqueur aqueuse 2 ou 3 centièmes d'eau-de-vie du pays, et empêcher ainsi ces altérations do la sève qui déprécient notablement certains caoutchoucs du commerce. On conçoit que quand un tel mode de préparation se sera répandu, le caoutchouc naturel devra présenter uné homogénéité de composition analogue h celle du caoutchouc manufacturé, et une résistance à la-traction très-uppréciée dans la confection des tissus élastiques.*
lof ran isa lion. — L'Exposition universelle présentait deux ospèces do caoutchouc vulcanisé : caoutchouc résistant à la compression, volcan isé avec introduction dans la masse de carbonate de plomb qui, se transformant en sulfure do plomb , donne à ce produit une teinte noire foncée qui concourt, avec: la résistance à la compression, pour rendre cette qualité de caoutchouc plus propre à la confection des chaussures ; et caoutchouc volcmnisé sans introduction de matières étrangères, autres que le soufre, qui , selon qu’il n été on non déaulfuré par les solutions alcalines, présente ou la teinte grisâtre du soufre qui vient s'effieurir à la surface, ou la teinte brune du caoutchouc ordinaire. Ce caoutchouc diffère du précédent en ce que, pouvant être comprimé par l’intervention d’une force n'oins grande , il est moins opte i\ reprendre le volume qu’il avait avant cette compression , mais eu compensation • il s’allonge beaucoup plu? sons des tractions opposées sans crainte de rupture.
Dans les fabriques d Allemagne , il arrive souvent qu'à l'exemple de co qui se pratique aussi parfois en Amérique, on introduit dans le caoutchouc ramolli, de l’oxyde de zinc, matière inerte qui , répandue dans la masse, contribue à lui donner la teinte blanchâtre qu’elle possède, et en augmente la densité ; mais cette addition, qui rend le caoutchouc plus cassant quand on l’étire, sans qu’il présente plus de force de compression quand on le comprime, et qui contribue à rendre plti® prompte son altération spontanée par le temps , aidé surtout d’une certaine température , présente des inconvénients que rien ne rachète, et n’a pour résultat que de diminuer lo prix du produit aux dépens de la qualité.
Si, à la place de cet oxyde de «inc, inaltérable par le soufre, on introduit dans la masse du caoutchouc d’antres matières colorantes , inaltérables aussi par cet agent, telle» que le vermillon, l’outremer, le chromate de zinc, on peut obtenir ainsi, avec des conteurs franches répandues dans la masse et non sujettes à s'effacer, c« qu’on fabriquait autrefois en recouvrant simplement an pinceau, après la volcanisation, les objets en caoutchouc d’une oouche de couleur qui ne présentait jamais beaucoup d'adhérence.
On peut mêler, à l’exemple de MM. Aubert et Gérard, les caoutchoucs diversement coloré*, ramollis par la chaleur de manière h les incorporer d’une manière incomplète , et produire ainsi de* masses présentant cet aspect marbré qui caractérise certains savons. On conçoit qu’en découpant ces masses en lames minces, on peut obtenir ainsi des feuilles de caoutchouc qui présentent l’aspect d'un tissu imprimé. Soude-t-on l’un snr l’antre des disques différemment coloré* et d’épaisseur variable, on -obtiendra, en les découpant à leur circonférence, de» lanière» à bandes parallèles diversement colorée», qui constituent des ceintures élastique» simulant parfaitement des ceintures ordinaires tissées avec des fils de différente* couleurs.
Cette manière do découper ainsi un btec cylindrique de caoutchouc suivant une spirale, et de façon à obtenir une feuille continue du 80 à GO tftètre» fie longueur, est une amélioration importante dans la manière d'obtenir ce* feuille», qui présentent beaucoup d avantage» quand elles sont de grande» dimensions.
Dans la machine qui sert à obtenir ce* feuille», le couteau, maintenu dans des coulisse* fixes , au lieu de marcher en avant comme dans les machine» anciennes, n'a qu'un mouvement de va-et-vient et ne se déplace pa». C’est lo cylindre de caoutchouc qui, tournant sur* lui-même , de manière à présenter ainsi le* divers point* do sa circonférence au couteau , avance progressivement par le moyen d’une vis adaptée an chariot qui le porte. Ces deux mouvements sont solidaire», ot tellement combinés, que la fenille détachée n la tuêma épaisseur dan» toute son étendue, et que leu rayures que forme le couteau et qui donnont le grain distinctif de cctus espèce de feuilles sont parfaitement équidistante* dan» touto hou étendue, résultat qui n'avait pas été réalisé avant les perfectionnement» apportés à la machine par MM. Guihal et C'*.
Caovtrho uc durci. — I.e durcissement du caoutchouc trop sulfuré était un inconvénient sérieuxqui empêchait de le faire servir h la plaeo du cuir, pour réunir le» brille* de* tuyaux ou circule la vapeur. 0n a pu, dans ces derniers temps , employer le enoutchmic à cet usage, *>$.• d’une manière très-utile, par deux moyens différent».
Ou fa-socio ou petite quantité è des matière» textiles, qu’il pénètre uni formé ment et de manière à réunir la résistance mécanique de ces matière..- uvoc le» qualité* que présente le caoutchouc lui-même. En observant que le caoutchouc mêlé de carbonate do plomb ne présente cet inconvénient qu'à un très-faible degré, Gorand a eu l’idée de le mêler avec dei’hvdrate de chaux, qni doit, on I* sent bien, produire une désulfuration encore plu» certaine. 4 00 parties de caoutchouc, l «le soufre et 50 d’hydrate de chaux, sont les proportion» qu’il emploie pour préparer une pâte de caoutchouc parfaitement élastique, qui *e façonne comme h l’ordinaire, et que l’on volcanise ensuite par le procédé usité, puis à la chauffer à 440 degrés pendant une heure ou une heure et demie, soit dan» la vapeur d’eau , soit dans l'eau elle-même, qui, dissolvant plu* spécialement le sulfure et la chaux de la surface, U laisse bien plfts souple.
On sait que re durcissement du caoutchouc convenablement régularisé est devenu pour M. Goodyear la source d’application» importantes. L'examen de» objets do ce genre, exposé» déjà en 1854 à Londres, permettait de concevoir , pour le développement de cetto industrie nouvelle , des espérances qui ont paru des réalités à l'Exposition de 4855. On a essayé d'employer à des usage» très-divers ce caoutchouc »utvolcanisé , et qui , selon la quantité de soufre qu’il contient et la température h laquelle îl a été exposé, peut acquérir des intermédiaires entre l’élasticité du caoutchouc et la rigidité du boi* : on a essayé de le substituer à In toile pour la peinture î\ l'huile, au fer pour la fabrication des plume», nu cuivre pour lo doublage des navires, aux fanons do baleine |x>ur fabriquer le* baleines des parapluies, à l’écaille dans la confection de» peignes, ainsi que de plusieurs objets de tabletterie. Toutes ce» applications nouvelles n’ont pa» encore en un succès complet, et l'expérience leur a été peu favorable. Elles n’en sont pa* moins très-intéressantes, et quelques-unes subsistent, notamment la fabrication des peignes en caoutchouc, qui est devenue l'objet d’un commerce assez important.
Quelques-unes des grande» u*ine* où *e travaille le caoutchouc confectionnent des plaque* de caoutchouc durci qui, livré aux ouvriers tabletier», devient pbur eux la matière première qni sert h la confection d'objets
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divers. Ce» plaques sont toute» fabriquées avec des feuilles de caoutchouc contenant 50 pour <00 de soufre laminée», puis exposée» pendant un temps qui varie do 7 à 1 2 heure», suivant l'épaisseur, à une température de <50 degrés, supérieure dès lors de 20 degrés à celle qui est nécessaire pour produire la volcanisation ordinaire.
En diminuant la proportion du soufre, comme aussi la durée et l’intensité de la chaleur, on obtient une mntière d’une dureté et d’une flexibilité comparables à celle du cuir épais, et c’est cette dernière préparation que l’on a essuyé de substituer au cuivre pour le doublage des coques de navire. Quelques essais en grand ont déjà eu lieu, et M. Goodyear assuro qu'un uavire recouvert de ce caoutchouc sulfuré a pu faire un voyage de circumnavigation sans que la couche préservatrice ait été altérée, et qu’il se soit développé à sa surface cette végétation sous- marine qu’un vaisseau non doublé emporte avec lui, et qui ralentit sa marche d'une manière si notable. l)n reste, le caoutchouc tout à fait durci lui-même jouit de la propriété de se ramollir légèrement par la chaleur et devient susceptible de recevoir, par la pression, des empreintes diverses. Cette circonstance a permis de tenter, avec chance de succès, des essais pour le substituer aux cylindres métalliques gravé» dont on *o sert dans l'impression des toiles peiutes. Si sa résistance mécanique est suffisante, il est certain qu’il présentera dans son emploi plus d' économie que le cuivre, dont on fait usage généralement, et une matière moins altérable que ce métal par les produits chimiques déposés 6itr les toiles avec les matières colorantes par lu voie de l'impression.
Sauf les modifications de détail appropriées à chaque espèce d’objet, le mode géuéral de fabrication des objets en caoutchouc dnrci est le suivant : les objets à surfaces plane», tels que les peignes, les manche» de brosse, les manches de contenu, les cannes, les baleines, les couteaux à papier, les*’ règle», les équerres, etc., sont obtenu» en découpant dans des plaques, par les moyens ordinaire», des morceaux de forme convenable qu’on évide ensuite, que l'on contourne et qnc l'on fend ootnmd'il est nécessaire. L’objet est ensuite poli comme s’il était en écaille. Quant aux objctB qui ont une partie légèrement courbe, tels que les lunettes, les peignes à tenir les cheveux, les cbuusse-pieds, etc., ils s'obtiennent en faisant d'abord ccb objets plats, puis en les chauffant assez fortement en le» exposant au-dessus d’un fourneau et, profitant do l’espèce de ramollissement qu’ils éprouvent ainsi, pour les bomber sur un moule oii ils se refroidissent rapidement en conservant la forme prise.
Pour tous les objets présentant la forme de boite, tels que les tabatière», les étuis de tout genre, les tubes de télescopes, les petits coffres, on forme par les moyens indiqués ci-dessus les faces planes ou bombées qui composent ces objets, et pour les réunir tous ensemble, on prend des moules intérieurs et extérieurs qui, convenablement disposés, laissent entre eux des vides présentant également les dimensions des objets à obtenir; on place dans ces vides, aux endroits convenables, les différentes faces déjà préparées, et aux points de contact do ces faces, là où elles doivent être soudées, on met de la poudre fine obtenue en râpant le caoutchouc durci. Le moule alors est soumis à des pressions qui, rapprochant l’intérieur de l'extérieur, compriment trèsfortement la matière qui garnit le vide. 11 faut, en même temps qu'on presse, avoir soin de chauffer fortement, de manière à ramollir un peu la matière. Ces deux actions continue» amènent la réunion parfaite des diverses parties de l’objet par le moyen de la poudre qni sert en quelque Sorte de soudure.
Otto poudre est exclusivement employée quand il aagit de forme# très-compliquées, telles que statuettes,
moulures de tout genre, etc. Les grains de cette poudre, qui s’agglomèrent sous l’influence de la pression et de la chaleur, forment une matière cohérente qu'on polit et qu’on incruste comme l'écaille, à laquelle, on lo voit, le caoutchouc ressemble par »on aspect, par son emploi, et par son mode de fabrication.
Il en différa cependant par la propriété do développer par le frottement des quantité» considérables d’électrieité, circonstance qui n'a pas lieu d'étonner quand on se rappelle combien est idio-électriqne et mauvais conducteur le soufre qui fait partie de ce composé : on avait présenté ce dégagement d'électricité, do même qne la production légère mais constante, d'acide snlfhydrique. à laquelle donnent lieu les objets en caoutchouc sulfuré, comme un inconvénient attaché à l'emploi de cette matière : si cet inconvénient pouvait devenir sensible dans un salon où on aurait trop multiplié Itf» meubles en caoutchouc durci, qui, légèrement odorants, pourraient, par l'électricité dont on les chargerait en les frottant, attirer à eux les parcelles flot- \ tant dans l'atmosphère, il ne l’est pas évidemment pour les peignes, dont la consommation constante a fait justice de ces objections.
Si cette faculté de dégager de l’électricité n'est pas dans ce cas un défaut, on peut dire qno dan» d'autre# elle constitue une faculté précieuse dont les physiciens sauront tirer parti.
L'Exposition américaine contenait nne petite machina électrique, construite par les soins de M. Goodyear, dans laquelle le plateau et les isoloir# en verre nvnient été remplacés par du caoutchouc durci, et qni, numtéo au moment môme où elle venait d’être déballée, put, sans aucun soin, donner de vives étincelle» dans des conditions où les machines ordinaires n’en auraient pas donné une seule.
d fient ions du caoutchouc. — Ces applications nouvelles du caoutchouc, quand il a été durci, marchent do pair avec celles où l’on utilise la mollesse et l'élasticité que lui communique la volcanisation ordinaire. L'Exposition universelle a permis d'en constater quelques-unes de nouvelles. •
Lo velouté de la surfuee du caoutchouc, et la nature de ses éléments, le rendent propre à recevoir l'encre grasse de l’imprimerie et de la lithographio ; bït Goodyear, en imprimant but des feuilles de caoutchouc l’ouvrage qu'il n composé sur ce singulier produit, en faisant tirer des lithographies sur des feuilles de caoutchouc substituées au papier, a montré combien il était propre à rendre toute la finesse de# détails dessinés sur la pierre. C’est cette propriété, jointe à son élasticité, que M. Deviller» a essayé d’utiliser dans une machine à amplifier les dessina. Qu’un dessin soit tracé avec une encre lithographique sur une plaque do caoutchouc blanche et lisse de forme circulaire, et qu’en tirant uniformément cette lamo circulaire par tons Iob points de sa circonférence on donne à la lame une dimension plus grande, qu'on le tende dans tons les sens, le dessin prendra des proportions plus grandes sans se déformer, et on pourra en obtenir des reproductions amplifiées juste au degré nécessaire.
Parmi les produits anglais figurait une bride, où l'élasticité du caoutchouc avait été utilisée d’une manière heureuse. La courroie de cuir qui constitue la bride se bifurque des deux côtés de la tête du cheval en deux courroies différentes, presque parallèles : l'une, en cuir, s’attachant à l'anneau inférieur du mors; l’autre, plus courte, en caoutchouc, s’attachant à l’anneau supérieur. Tire-t-on modérément cette bride complcxo, on n'agit d'abord qne sur l’annean supérieur du mors, et i«r l'intermédiaire du caoutchouc, qui s'allonge, la courroie de cuir qui lui est parallèle se développe, mai# incomplètement et sans se tendre. Mai», dès que par une traction plus grande on a atteint
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CAPILIJUilTÈ.
la limite ou le caoutchouc, suffisamment allonge, cesse «l’agir «seul et permet à la courroie de cuir de ne tendra et d’agir h son tour, la traction qui so transmet alors, d'une manière plus efficace, sur l'anneau inférieur du mors, permet au cavalier d’exercer unë action énergique sur sa mouture, et, en n’avant à la main qu’une courroie , il peut produire , pour diriger et modérer la marche du cheval, deux effets qu’on ti’obtient ordinairement qu’en agissant sur (leux courroies différentes.
La souplesse du caoutchouc volcan isé , qui le rend susceptible do s’appliquer d’une manière parfaite sur «le» ouvertures diverses, a fait depuis longtemps employer ce produit pour des fermetures hermétiques , et la confection de soupapes diverses. On en fabrique aujourd’hui d’excellentes en forme d'anche», dues à MM. Perrault ©t Jobard, d'autre» de forme sphérique, tantôt eu recouvrant de caoutchouc un boulet eu fonte, mais mieux encore par les procédés «jui servent h «>btenir ces halles creuses si légères, dont l’aptitude à rebondir est augment«k} par l’air comprimé qu'on y insuffle et qui constituent un jouet «l'entant dont l’usage doit se répandre d'autant plus qu’il est d'une innocuité complète pour ceux qui en font usage, et pour le* vitres des appartements où l’on s’en sert. Quoique plus épaisses que ces balles creuses qui servent de joujoux, ce» sphères, servant de soupape», ont cependant dos {«trois assez minces, ce qui les laisserait trop légères, mais lestées avec de la grenaille de plomb placée dans leur intérieur, elles deviennent ainsi plus pesantes, tout en conservant leur parfaite souplesse, et peuvent retomber naturellement et s’appliquer avec exact itudo sur les orifices qu’elles doivent fermer quand elles sont abandonnées à elles-mêmes dan» le jeu des pompes.
Cette flexibilité du caoutchouc no lui permet pas «le s'appliquer directement ft la fabrication «les tuyaux des pompoa aspirante» , tuyaux qui seraieut déprimés promptement et oblitérés par la pressiou de l'air. Ou avait essayé d’obvier â cet inconvénient en plaçant dans l'intérieur du tuyau «les spirales métalliques résistantes, mai» qui ne permettaient pas de faire circuler «Inns ce» tuyaux toute espèce «le liquide. On place aujourd’hui ce» spirales dans la paroi même «lu tuyau qui forme ce» tubes, qui peuvent alors servir pour la conduite et l’aspiration des acides, la substance métallique étant garantie «le tout contact.
Il est de» circonstances dans lesquelle* on a â exercer, au moyen de corps it surfaces raboteuses, une friction qu’on a intérêt il ren«lre très-douce. On o, pour atteindre ce but, fahrhpié dans ce» derniers temps, avec d«»s plaques «le caoutchouc volcanisé, présentant des stries et do petits cylindres pincé» en saillie, «le • espèces «le brosses propres il une foule d’usages, ainsi quo des planches h laver, avec lesquelles on ne court .aucun risque de déchirer ou d’user le linge, comme il arrive avec !«*» planches de ce genre en bois ou en métal. Il est permis d’espérer que ces nouveaux appareils, introduits dans les buanderies, préviendront peut-être un peu la rapide détérioration du linge qu’on y blanchit.
Chaque jour voit surgir des applications nouvelle v «lu caoutchouc. Enveloppes pour emballer les bouteilles et prévenir la casse; rondelles pour déposer sur l’épaulement d’un flacon en cristal, et rendre la fermeture obtenue par un couvercle de même substance exact** et facile ; siphon! destinés à transvaser le* acides, et qui s’amorcent d’eux-mêmes quand, après avoir pressé une sphère de caoutchouc qui communique avec lo tube , on permet à son élasticité «le déterminer une aspiration ; tâte-vin commode, composé d’un tulte et d’une boule d«* caoutchouc qui se remplit d«^ tin par le même moyen, et introduit dans l'industrie l'usn o
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de la pipette en gomme élastitjuo de» laboratoires, ce *tmt autant «lo tonnes nouvelles sous lesquelle» »’e»t manifesté , il l’Exposition universel lo , l’emploi du caoutchouc.
CAPILLARITÉ. Nous avons indiqué déjà le grand rôle que joue la capillarité dans un grand nombre do phénomènes et les applications multipliée» qu’on en fuit dans les travaux industriels.
L’étude de cette questiôn par Implore et Poisson a conduit ces savants à des formule* qui représentent convenablement les phénomènes , et réciproquement l'interprétation de ces formules a conduit i\ de» expériences très-curieuse* que nous dévoua indiquer ici.
Iji formule à laquelle Laplace est arrivé permet «le prévoir la forme de la surface du liquide »ur leqtlel s'exerce la capillarité. Elle consiste en ce que, si l’on appelle K et lf' le» rayon* de courbure principaux de la surface en chaque point, K1 uu coefficient qui «lépend des corps en présence, et B la «{unntité dont il faut diminuer lu pression moléculaire A qui s'exerce sur la surface du liquide, quand do plane elle devient concave, on a i
Cette formule a conduit M. Plateau nux curieuses expériences que nous voulons rapporter ici.
Si un liquide n’était jw* posant, il prendrait ntr «’*tat d’équilibre uniquement déterminé par les octiims moléculaire* qu’il exerce sur lui-même, et qui doivent agir symétriquement s’il n’y a aucune force étrangère ; donc l'on devrait, quel que soit le point considéré sur sir surface, avoir :
= constante.
La figure quo ce liquide prendrait naturellement satisferait nécessairement à cette condition, et réciproquement tontes les forme» de surfaces qui y satisfont sont de* figures d’équilibre possible , stables ou instables.
Pour réaliser cé cas d’un liquide sans pesanteur, M. Plateau compose avec «le l’eau et de l'alcool un mélange en proportion* telle*, qu'il ait exactement U densité de l'huile, de faç«m que cette huile s'y maintienne en équilibre parfait.
Pour faire l'expérience , on engage au milieu du liquide mélangé, placé «lau* un Vase «le verre, l’extrémité «l’une pipette pleine «l’huile qu'on laisse écouler très-lentement ; elle m* réunit en masse ii l’extrémité du tube, et, quand elle est en quantité suffisante, on retira la pipette eu lu bouchant ; l’huile reste immobile à la place où elle a été déposée, elle y prend la forme sphérique (fig. 3449). On sait qu'il en est ainsi toute» le* fois qu’on agite de l’huile dans un liquide aqueux ; les gouttelette» oléagineuse» sont toujours sphérique». C’est la forme la plu* stable, et elle satisfait évidemment à l’équation ci-dessn».
Pour obtenir d’autre» formes, il faut introduire d’autres force* quo celles dues aux actions moléculaire». M. Plateau a recours ii un nrtifico qui constata h fixer certains points de la surface à «les contour» métallique* formés de fil* «le fer préalablement huilés; l'huile adhère à ces contours et se présente sous des forme* nouvelle*. Ainsi , sur une circonférence, ello
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