CHAPEAUX
En effet, Pair extérieur appelé par l'action de l'aspirateur sc répand a travers lo réseau des vides pratiqué* sur le cône, et le poil vient se précipiter sur la paroi du cône, contre laquelle 11 est appliqué énergiquement, en même temps que ses éléments s’enchevêtrent mutuollcmcut. Après trois minute* environ, la quantité de poil voulue pour nne galette s’est déposée sur le cône, avec une épaisseur décroissante dn sommet à la base; la régularisation, dans le* proportions voulues pour obtenir cetto épaisseur variée, est facilo à obtenir par la dimension de* trou* qui livrent passage à l’air. Une toile imprégnée «l’eau chaude .< acidulée est jetée ensuite autour de U nappe conique, et après une immer.-ion complète dan* Veau chaude du cône, muni encore de la galette formée, il devient facile d’enlever colle-ei afin de lu porter au foulage.
Pour opérer ce dernier travail mécaniquement, régulièrement et rapidement, M. Laville, habile fabricant, a imaginé la machine qui figurait à l’Exposition . Elle repose en principe sur la combinaison d’une pression et d’tino friction simultanées , l’une et l’autre pouvant être réglées et variées à volonté. L’appareil ou l’organe feutreur se compose de deux rangées de rouleaux jointifs et superposés, choque rouleau de l’étage supérieur étant logé dans l’espèce de canal à parois cylindriques convexes, 4brmé par deux rouleaux contigus do l’étage inférieur. Tous le» rouleaux de ce deuxième étage, de même que ceux de la rangée supérieure, sont animés d’on double mouvement de rotation et de translation longitudinale alternative, les rouleaux de l’étage supérieur tournant, d’aillcufs, en sens inverse de ceux qui sont au-dessous. On comprend que les galettes livrées à l’arrière cheminent de l’arrière A l avant, soumises entre les denx rangées de rouleaux à une pression longitudinale, aussi énergique qu’on la peut vouloir, et à des effort» de friction latérale double et inverse, chacun d’eux s’exerçant sur uno face de tissu. Une bassine supérieure , remplie d’eau acidulée, est munie de robinets disposés pour verser l’eau en lame mince et large, pendant toute la durée du travail ; une caisse placée au-dessous des rouleaux et dans laquelle ceux-ci plongeraient au besoin, reçoit le liquide fourni par la bassine supérieure.
Il est à peine besoin de dire que l’eau acidulée,
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