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La plus grande différence que présentent ces chiffres avec la loi de Mariotte est celle qui se rapporte ù l’acide carbonique. Que ce gaz se comprime plus rapidement que lo gaz théorique, qu’une différence trèssensible se manifeste pour une compression de 20 atmosphères lorsque l'on sait que ce gaz se liquéfie sous une pression de 32 atmosphères, cela semble naturel, et l’on est porté à chercher à ajouter à la loi de .Mariotte un terme dans lequel outre le point de liqué» fa’ction d’un gaz, tonne négligeable pour ceux qui ne sc liquéfient qu’à dçs pressions très-élevées. Cela parait d'autant plus admissible que M. Régnault a vu cette différence deveuir insensible pour le gaz carbonique chauffé à I 00°.
Mois si le» différences en moins do l’acide carbonique, do l'air et de Riante peuvent ainsi s'expliquer d’une manière assez plausible, il n’en est pas de même de la différence r»» /dus que présente l'hydrogène. Elle me semble infirmer tout h fait l’ancienne uotiou do la constitution de» gaz, formés de molécules en repos, séparées par des actions mutuelles répulsives, et fournir une confirmation de la nouvelle .hypothèse que ce» molécules possèdent un mouvement vibratoire permanent, dont l’intensité est, pour nno pression donnée, en raison de la température.
Avec cette manière do considérer les gaz, il n’est plu# surprenant que l'hydrogène, dont la densité n’est que t/| 5* de celle de l'air, ténuité très-au-dessous «le la moyenne, conserve un ressort plus parfait que l'air, et que par suite la loi do Mariotte , qui s’applique assez bien à celui-ci, donne pour l’hydrogène des résultats trop faibles.
Le mouvement vibratoire de deux gaz et les forcos vives des molécules d’un mémo volume gazeux mV*, Me*, étant égales pour une même température et une même pression, on voit que si m étant trè*- petit par rapport à M, y* sera très-grand par rapport û e», et par suite, pour une même diminution do vitesse (effet produit par le mouvement, contraire à l'expansion, d’un piston fermant un cylindre dans lequel le gaz est renfermé), la perte de forces vives, comparativement h la quantité totale que possède le gaz, est moindre.
Lorsque l'on sera parvenu à déterminer, par les expériences que j’indique à l’article PRODUCTION de la chaleur, les quantité* de travail tG nécessaires pour liquéfier un gaz G à la température zéro, Ré-
.qnntion f G s=-*-y ^onnera Valeur de V, ou de» valeurs proportionnelles pour le» différents gaz, le» équivalent# chimique» donnant 10s rapport# dos molécules.
Ou pourra vérifier alors par le calcul, pour les divers ghz, les curieux résultats obtenus par M. Régnault, au moyen 4'expéritmcça précise».
COMPTEUR A EÀU. Voyez jaugeage.
CORSETS TISSES. L’exécution des vêtement» tout d’une pièce, au moyen du tissage, a été, jusqu'à présent, presque exclusivement limitée riux divers tricots et aux étoffe* à’ mailles en général. Ce» étoffes, engendrée* pur la révolution d'un fil nuu teudu dans un phui quelconque pour produire de» mailles dont lo nombre peut varier à chaque course du fil, sont éminemment propres aux tissus à formes, lorsqu’il» no sont. destinés qu'à recouvrir exactement «le» contour»; mais leur élasticité toute particulière les rend insuffisants quand il s’agit de vêtement» qui doiveut aussi maintenir certaines parties du corps, comme on l'exige ! des cornet*. Les ch inent* ordinaires do» étoffe* à chaînes et à trames serrées, tendues et entrelacées dans un même plan, sont ntuitis propres encore h réaliser des vêtement» de ce genre, parce qu’ils ne présentent que des surface» planes d’une résistance uniforme dont Remploi dans la fabrication des corsets eu pièce» amènerait une compression trop forte aux endroits qui exigent une certaine liberté, #i l’on n’y combinait une coupe présentant le* fils de biais. 11 y a donc nécessité de modifier ces éléments dans R exécution des tissus à formes en général et de# corsets en particulier.
(irégoire, artiste ’d’unc habileté hors ligno, qui n laissé des étoffes , ou, pour mieux dire, des tableaux 1 aussi remarquable# au point de vue de l'art propre- , ment dit qu'au point de vue mécanique, est, à notre , connaissance, l'un de# premiers qui se soit appliqué à la solution du problème, dès. 4805.
i M. Vcrly, mécanicien, à Bar-lo-Duc, s’en est occupé depuis pour l'exécution spéciale «les corsets d'une j seule pièce. Le* disposition* adoptées par tou* deux reposent sur de» modifications ds formes et do montage du cylindre -ousouple de l’étoffe.
Lo premier se -sert d'une ensouplo à courbure variable déterminée & l’avance et disposée d’une manière particulière. L'ensouple du second c*t formée d'une espèce de chaîne sans fin qui permet aux fils de prendre de* inflexions et do décrire certaine# courbures pendant le travail. Ce» moyens, assez compliqué», exigent beaucoup d’habileté dan# leur mise un œuvre.
Le» procédés imaginés par M. Fontaine, an contraire, no présentent pas plus de difficultés que lé tissage d’un article broché ordinaire. 11 assimile les élargi», ou pièce» cambrées du dos, de la poitrine et de* hanche*, à de» figure» quelconques ; il les dévelopi'O à la mise en carte et le» lie par le» moyen» en usage. Quant aux pièce# droites et atwtf gaines pour le» l*aloine» exécutées par un entrelacement spécial des fil», une petite machine .supplémentaire, analogue à celle dont on #c sert dan# la fabrication des châle», en est chargée. Enfin, comme Rcmbirvago ou la quantité de fils par unité do surface varie dan* ce tissu, la tdiaine est divisée sur le# roquet in# d’une, cantre, disposition connue et appliquée, dan* le même but, à lu mbancrie, à la passementerie, à la moquette anglaise, etc.
Ou voit que, jusqu’ici, il a suffi it M. Fontaine d'être familiarisé avec toute* Ica ressources du tissage pour en obtenir de* résultats nouveaux. Ce# ressource# -soht cependant instiffisanto» pour réaliser la dernière partie du problème mécanique en question, l'enroulement d’Unc étoffe qui se présente dans de# conditions spéciales» Au lieu d’une surface plane, unie ef régulière, c*e#t une surface sinueuse, irrégulière, qui gode sur le métier et dont il faut *e débarrasser à de# instant» donné», afin que la trame soit chassée dans bu direction voulue. A cet offet, M. Fontaine substitue à l'. ii-ouplc cylindrique ordinaire uno pièce transversale demi-courbe garnie do pointes à sa courbure j-.