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Sem ner 4 6 D Dan vo
de longs poils; quelquefois, au contraire, sa partie terminale ne présente plus en dessous que des poils très courts, parce qu'ils se trouvent usés par l'action répétée du frottement. Du reste, jamais elle ne présente une véritable callosité. L'hyoïde a sa partie centrale élargie, mais ne fait aucune saillie; la tête est assez ronde; la face est large ct courte, et les yeux sont très volumineux et très rapprochés l’un de l’autre, principalement dans la partie profonde des cavités orbitaires. L'ouverture des fosses nasales est large, mais peu étendue de haut en bas; le palais est aussi assez évasé, et les arcades dentaires sont à peu près parallèles, soit à l’une, soit à l’autre màchoire; les molaires sont de grandeur moyenne, au nombre de six de chaque côté et à chaque mâchoire, comme chez tous les autres sapajous. Cependant M. Geoffroy Saint-Hilaire a trouvé sur un individu très vieux, appartenant au cebus variegatus, sept molaires à la mâchoire supérieure ; anomalie très remarquable, puisque c'est, avec celle que nous avons nous-même observée et indiquée chez un atèle, la seule jusqu'à ce jour connue. Les incisives sont rangées sur une ligne presque droite ; celles de la paire intermédiaire sont un peu plus grosses à la mâchoire supérieure, et c'est l'inverse à l’inférieure : les canines sont très fortes chez tous les vieux individus. Enfin, la boite cérébrale est très volumineuse; elle est en effet très large et en même temps très étendue d'avant en arrière; le trou occipital est assez rentré sous la base du crâne. Ces conditions organiques sont très différentes de celles que nous avons eues à signaler dans les genres précédents ; cependant les rapports qui unissent entre eux tous les sapajous sont bien réels, et ne peuvent être révoqués en doute ; peut-être même seroit-il possible de s'assurer de ce fait par l'examen des crânes eux-mêmes, surtout si, au lieu de se borner à l’étude des crânes des adultes, on embrassoit dans son examen les têtes de tous les âges. Des observations faites sous ce point de vue nous ont fait reconnoitre de nombreuses ressemblances entre la tête des sajous adultes et celle des jeunes atèles ; et de plus, entre celle des atèles adultes et celle des jeunes hurleurs. 11 sembleroit ainsi que le même type crânien, se reproduisant chez tous les sapajous, nous apparût, dans un premier degré de développement, chez les sajous; dans un second, chez les atèles (et aussi chez les ériodes et les lagothriches); et enfin dans un troisième et dernier, chez les hurleurs.
Les sajous sont des animaux pleins d'adresse et d'intelligence ; ils sont vifs et remuants, et cependant très doux, dociles, et facilement éducables. Chacun a pu se convaincre de ces faits par ses propres observations, ces singes étant maintenant extrêmement communs dans toutes nos grandes villes. El seroit donc tout-à-fait inutile de nous étendre sur les qua-
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lités que peut développer en cux l'éducation, et ce que nous éviterons. Ce qui seroit vraiment ini. ressant, ce scroit de donner quelques remarques g leur intelligence, telle qu'elle est naturellement, 4 non pas telle que l’homme l'a faite. Malhenreyge. ment nous ne trouvons, dans les ouvrages des ro geurs, aucun fait digne d’être cité; tous se borne nous dire que les sajous sont intelligents, et n'ajouey aucun détail. Nous essaicrons de suppléer en parie à leur silence, en rapportant une observation qu nous avons faite nous-même sur un individu vire en domesticité, il est vrai, mais n'ayant recu au espèce d'éducation. Lui ayant donné un jour qu ques noix, nous le vimes aussitôt les briser à l'ig de ses dents, séparer avec adresse la partie charnue, et la manger. Parmi ces noix, il s'en trouva unebee coup plus dure que toutes les autres : le singe, w pouvant réussir à la briser avec ses dents, l frpy fortement et à plusieurs reprises contre l'unedestre verses en bois de sa cage. Ces tentatives restntk même sans succès, nous pensions qu'il alloit j# avec impatience la noix, lorsque nous le vimesant étonnement descendre vers un endroit de sa caged se trouvoit «ne bande de fer, frapper la noix sureté bande , et en briser enfin la coquille. Cette okeme tion nous paroit digne d’être citée, car elle poux d’une manière incontestable que notre sajou, dt donné à lui-même et sans avoir jamais reçu aveu éducation, avoit su reconnoître que la dureté dukr l’'emportoit sur celle du bois, et par conséquentsé toit élevé à un rapport, à une idée abstraite, Les sajous, comme les autres sapajous, viveita troupes sur les branches élevées des arbres, cg n'empêche pas qu’ils ne soient monogames; ik# nourrissent principalement de fruits, et manga aussi très volontiers des insectes, des vers, des mk lusques, et même quelquefois de la viande. La melles ne sont pas sujettes à l’écoulement périodiq elles ne font ordinairement qu’un seul petit quel portent sur leur dos, et auquel elles prodigue soins les plus empressés. C'est à tort qu'on a dit ces aninaux ne se reproduisoient pas dans né mats: Buffon prouve par plusieurs exemples} sibilité de leur fécondation en France. Quelque pèces ont été désignées par les voyageurs sû noms de singes musqués ct de singes pleurent premier de ces noms leur vient d'une forie 0 musquée qu’ils répandent, principalementäl'p du rut; et le second, de leur voix, devenant | qu'on les tourmente, plaintive et semblable à d'un enfant qui pleure. Le plus souvent il »
entendre qu’un petit sifflement doux et At:
quelquefois aussi, principalement quand ls son cités par la colère, la jalousie, ou même l 1} poussent des cris perçants et qu'on a quelque p* supporter, tant leur voix est alors forte etglpi#
Ce genre, auquel t hui le nom de cebt pajous, est princip la Guiane. Il nous h assez grand nom quelques auteurs ; rain que plusieur.
turalistes moderne ples variétés. Il n re offre autant de d ermination de ses ( tel travail est absc ésent de la science lividus que possède x même que nous | tdire que rien n'e jelsabsolument semi ant de variétés que pelage sont peu coi e nous avons fait il y sdu Brésil, l’un adu Onvaincu que non si la disposition des arquable par l’efre ne l'âge. Ces deux ir e, l'un au sajou bru ependant ils apparti ne espèce. Or, s’il e oire que les jeunes i des autres espèces @ poils de leur tête, o ible emploi? Quant
ilen soit ainsi ; cepe Ontrer, et ne possé
aires pour la solutid enlerons une indid NiseS par les auteurs
lucation, et ce L vraiment int.
S remarques su aturellement, a . Malheureue.
Ce genre, auquel tous les auteurs donnent aujourui le nom de cebus, autrefois commun à tous les pajous, est principalement répandu dans le Brésil la Guiane. Il nous paroit démontré qu'il renferme bassez grand nombre d'espèces, malgré l'opinion
vrages des vor Se k
tous se bornenti quelques auteurs ; mais il nous paroit non moins nts,etn'ajouen Mrain que plusieurs de celles qu'ont admises les 1ppléer en parie turalistes modernes ne sont réellement que de observation qu ples variétés. IL n’est point de genre dont l'his- | individu virat re offre autant de difficultés sous le rapport de la
ermination de ses espèces ; ou, pour mieux dire, tel travail est absolument impossible dans l’état ésent de la science, quel que soit le nombre des dividus que possèdent toutes les collections, et de x même que nous pouvons observer vivants, On tire que rien n’est plus rare que de voir deux elsabsolument semblables, et qu’ilexiste presque ant de variétés que d'individus, tant les couleurs pelage sont peu constantes. Bien plus, l’examen e nous avons fait il y a quelques mois de deux sasdu Brésil, l’un adulte, l'autre encore jeune, nous onvaincu que non seulement la couleur, mais ila disposition des poils, varient d'une manière arquable par l’ellet des développements qu'ane l'âge. Ces deux individus ressemblent par leur , l'un au sajou brun, et l'autre au sajou cornu, ependant ils appartiennent très certainement à la me espèce. Or, s’il en est ainsi, n'est-on pas porté vire que les jeunes individus du cebus fatuellus, des autres espèces caractérisées par la disposition poils de leur tête, ont pu donner lieu à quelque ble emploi? Quant à nous, nous ne doutons pas il en soit ainsi ; cependant, ne pouvant encore le ontrer, et ne possédant pas tous les éléments nésaires pour la solution de telles questions, nous enterons une indication succincte des espèces nises par les auteurs,
Yant recu aueue 1é un jour qu les briser à l'a a partie chamwe, trouva une bay res : Le singe, ne dents, la frapy pire l'une desire tatives restant qu'il alloit jé ous le vimes ant Iroit de sa agent r la noix sur cell le. Cette obserre », car elle pro otre sajou, dt mais reçu autue e La duretéduk ar conséquent s abstraite, pajous, viventel es arbres, teqi ronogames ; 54 uits, et mingl es vers, des la viande. Lah ement périodique seul petit quel les prodiguent ort qu'on a dite pas dans nos dk s exemples hp nce, Quelqus# oyageurs sous hges pleureurt:
d'une forte 0 alementà l'ip x, devenant;l t semblable it souvent ils nf oux et fé; tquand ils sl même la jt n a quelque À” forte etglapis
Ep
LE SAJOU BRUN (!). .:
elge brun, clair en dessus, fauve en dessous . sus de la tête, ligne qui descend sur les côtés de te, queue et poriion inférieure des membres, S Longueur, depuis le bout du nez jusqu'à l’oride la queue, un pied et quelques lignes ; queue
ant un peu plus de la moitié de la longueur to- , De la Guiane,
D Buffon, 1. XV : cebus apella, Erxleb.; Geoffroy
gl Annales du Musée, t, XX : simia apella,
: LE SAJOU ROBUSTE.
Cebus robustus. ù
Kuhl et le prince de Neuwied ont donné ce nom à une espèce ou variété qui habite le Brésil, et qui se distingue de la précédente par sa taille un peu plus forte et par quelques légères différences de colora tion. Nous ne voyons aucun motif pour séparer du cebus robustus le cebus macrocephalus de Spix (loc. cit, pl. 4). Tous les caractères qu'indique ce voyageur, tels que celui d’avoir des crêtes très prononcées sur le crâne, sont des caractères communs aux vieux individus de toutes les espèces.
LE SAJOU LASCIF.
Cebus libidinosus (!).
Ce sajou est caractérisé ainsi par Spix : calotte brune-noire , barbe entourant en cercle toute la face ; dos, gorge, barbe, poitrine, membres (excepté les bras et les cuisses) et dessous de la queue, d’un roux ferrugineux ; devant de la gorge d’un brun roux foncé ; joues, menton, doigts, d’un roux plus clair ; corps d’un roux fauve, queue un peu plus courte que le corps. Du Brésil. « C’est, dit Spix, la lasciveté qui rend ce singe remarquable; il aime à faire continuellement des grimaces en regardant certaine partie de son corps. » Il est évident qu’une telle habitude étoit chez le sajou observé par Spix un résultat de la domesticité, et qu’elle appartenoit à l’individu et non à l'espèce.
LE SAJOU CORNU (?).
Pelage marron sur le dos, plus clair sur les flancs, et roux-vif sur le ventre ; tête, extrémités et queue brunâtres, deux forts pinceaux de poils s’élevant de la racine du front. De la Guiane.
LE SAJOU A TOUPET.
Cebus cirrifer. GEOFF. Saixt-His,
Pelage brun-châtain ; un toupet de poils très élevés, et disposés en fer-à-cheval, sur le devant de la tête ; poils longs, doux et moelleux. Du Brésil,
(") Spix, loc. cit., pl. 2.
() Buffon, Supplément, t. VIT : cebus fatucllus , Erxleben : simia fatueilus, Linnœus.
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C'est près de cette espèce ou variété que doit être placé un sajou du Brésil dont nous avons parlé au commencement de cet article, et qui ressemble au cebus fatuellus dans l’état adulte, au cebus apella dans le jeune âge. Son pelage, très long et moelleux, est généralement d’un brun châtain ; mais quelques longs poils blancs se trouvent chez l'adulte mêlés parmi les poils bruns. Peut-être le sajou à toupet ne scroit-il qu’un âge intermédiaire ?
Ces
LE SAJOU TREMBLEUR.
Cebus trepidus. Enxx.
Pelage marron ; poils de la tête relevés, disposés en coiffe, et d’un brun noirâtre ; mains cendrées. Cette espèce, plus douteuse encore que les autres, habiteroit la Guiane hollandoise : c’est le singe à queue touffue d'Edwards ( Glan., t. HIT), ct le simia trepida de Linnæus.
LE SAJOU COIFFE.
Cebus fron!atus. Kuu.
Pelage d’un brun noir, poils du front relevés perpendiculairement ; des poils blancs épars sur’ les
mains. Cette espèce, dont la patrie est inconnue, |
diffère très peu de Ja précédente, et doit peut-être lui être réunie.
LE SAJOU A CAPUCHON.
Cebus cucullatus (').'
Poils de la partie antérieure de la tête dirigés en avant; membres et queue presque noirs, dos et tête brunûtres; bras, gorge, poitrine roussâtres; ventre d'un roux ferrugineux. Du Brésil et de la Guiane, selon Spix.
un
LE SAJOU BARBU.
Cebus barbatus. GEOFr. SAINT-Hiz,,
Pelage gris-roux, variant du gris au blanc suivani l'âge et le sexe; ventre roux, barbe se prolongeant sur les joues; poils longs et moelleux. De la Guiane.
() Spix, loc, cit., pl. 6.
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M. de Humboldt rapporte cette espèce OÙ rar au sajou brun ; et M. Desmarest , qui l'adopte mà avec doute, pease que le sajou gris de Buffon fo une espèce particulière, à laquelle il donne kng de cebus griseus.
LE SAJOU
Cebus xanthos
pelage châtain,
* pne roussâtre tres
LE SAJOU NÈGRE. Cebus niger (!).
Pelage brun ; face, mains et queues noires: fm et joues blanches. C’est, suivant M. de Hub, une simple variété du sajou brun.
—————— LE SAJOU MAIGRE,
Cebus gracilis (?).
Peclage brun-fauve en dessus, blanchâtre end sous; vertex et occiput bruns; formes très gris Cette espèce, très douteuse, habiteroit les forèts ni: sines de la rivière des Amazoncs.
\Cebus flavu
elage entièreme c,cebus albus t qu'une variété à unicolore , cebus ), en est un do
LE SAJOU A GROSSE TÈIE,
Cebus monachus(°).
Front large et arrondi, pommettes saillantes: p+ LE SAJOU trine, ventre, joues, face antéricure des bras, da blanc jaunâtre orangé; face externe des bras lt Cebus albifron:
che; avant-bras, cuisses, jambes et queue ni dos et flancs variés de noir et de brun, tête noire dessus, et blanchâtre sur les côtés ; bande noireds cendant sur les côtés de Ja face, comme ct cebus apella. Cette espèce, dont la patrie est int nue, n’a été établie qu'avec doute par M. Fr L vier, et ne repose que sur l'examen de deus il vidus qui même différoient entre eux à qui égards.
elage gris, plus ç te noir; front et à jaunôtre. Des € s, sur les bords d