‹ Compléments de Buffon [microforme]Chapitre 128 sur 514 · EE LE NYCTIPITHÈQUE HURLEUR · texte numérisé non relu

EE LE NYCTIPITHÈQUE HURLEUR

Le pelage est gris-roux par tout le corps, ny sur la tête, et il a seulement le tiers de là quy noirâtre. Tous les deux vivent au Brésil,

LE DOUROUCOULI.

Nyctipithecus trivirgatus : aotus trivirgawn,

Le douroucouli, aussi nommé cara ray les missionnaires espagnols établis sur les bordé l'Orénoque, est sans contredit un des singes les plu des vertèbres. remarquables de l'Amérique méridionale, tnt pr rendu que par ses formes corporelles que par les couleurs dem sans analogie a pelage. Sa longueur totale est d'environ vingni ER" cha, dit M. à vingt-quatre pouces. Tout le pelage sur les pri missions de 1’ supérieures du corps est d’un gris varié qui età voix du dourouc à ce que chaque poil est annelé de blanc et den, rable par rappo les parties inférieures, depuis le menton jui it qu'il à aussi l'origine de la queue, sont d’un orangé qui remuk espèce de miaul sur les côtés du cou; la queue, noire à son in gullural très dés terminal, est grise - jaunâtre dans le reste de syllabes quer-qu étendue; un sourcil blane surmonte l'œil; à irrilé; il ressem raies noires sillonnent le front en divergeant:l'w position de son & occupe la ligne médiane, et chacune des deurw n. Un individu tres naît de l'angle extérieur de l'œil et sereck à d'apprivoiser fe vers l'angle interne : l’intérieur des mainsetds elle, qui a vécu oreilles est nu et couleur de chair; la face, dk d'une grande d ment nue, est fuligineuse ; l’iris est brun-juni, e douroucouli ha et les ongles sont noirs. Cassiquiaré et dh

Les dents du douroucouli ne diffèrent poità Ctes des Maypur celles des sajous; les mains ont aussi la même formation; les doigts antérieurs ne sont point tr tensibles ; les ongles sont longs, étroits, creu# gouttière et un peu crochus; la queue, qui n'ai

prenante, est assez touflue et mobile; le gltet LI l'œil est très gros et a sa pupille ronde; lork est externe et très développée; le nez n'est pi terminé par un mufle; les narines sont étroites: à bouche est fort grande et sans abajoues; les pi 8 sakis ont été

sont doux, épais et très soyeux ; les intestins fé sont extrêmement petits ; les colons sont au con amples; la vulve est grande et assez semblable # sa forme extérieure, à celle des chiens, et last melons sont placés près de chaque aisselle.

l ou singes de nu ns nocturnes q ent de préféren ins des sapajou:

Corporelles ; m Ts parce que ler Jes isole netteme:

(2) Spix, pl. 49.

E) A nibolit , Observ. zoolog., pl. 28, P. pie froy Saint-Hilaire, Ann. du Mus., t. XIX, sp.li marest , sp, 83 : nocthora trivirgala , F. Cult livraison.

Desmarest, Gec ben,

genres de la famille des sagouins parce que leur queue est garnie de longs poils touflus. Leur système dentaire présente aussi les particularités que

Le douroucouli dort pendant le jour, parce que Jumière du soleil l’incommode, et ne se met en bte de sa nourriture qu'aux approches du cré-

sil seule, Ses tanières sont des troncs d'arbres ver- M.F. Cuvier a décrites. Il offre trente-six dents: 100 oulus, où il fait le guet lorsqu'il est inquiété par | quatre incisives, deux canines, douze molaires en

bruit, En captivité il mange du lait, du biscuit | haut et un pareil nombre en bas. Les incisives € COTps, mit des fruits; en liberté, au contraire, suivant M. de | supérieures sont arrondies à leur bord inférieur, rs de La que mboldt, il chasse aux petits oiseaux , et ne dé- échancrées au côté externe et excavées à la face inrésil, jgne point les fruits, tels que les bananes, les | terne; la canine se termine par une pointe aiguë ;

nes à sucre , les amandes du bertho!letia, et les les molaires, y compris les fausses, sont hérissées anne - es du mimosa inya. Cet animal vit par paires. de crêtes diversement contournées : leur analogie I ur dormir il prend la même position que les | se trouverait être parfaitement identique avec les

dents des alouates, et paroît être la même que chez

les callithriches. Ce genre est aussi séparé des ouisti-

tis par les tubercules mousses de ses molaires; car

les dents de ces derniers sont couronnées de tuber-

cules acérés : leurs ongles différent aussi notable-

ment des demi-griffes des vuistitis. Les caractères

extérieurs des sakis sont : une tête ronde avec un | museau court, dont l'angle facial est de soixante [In degrés environ ; les oreilles de grantteur médiocre, |

et bordées ; la queue moins longue que le corps, et garnie de poils Jongs et touflus; les pieds pentadac- || tyles, et munis d'ongles courts ct recourbés. Les || espèces qui composent ce genre vivent dans les profondes forêts du Nouveau Monde de fruits et d’insectes, et dorment ou se cachent le jour, de sorte À que leurs habitudes sont peu connues. On dit tou-

tefois qu’elles vivent en troupes de sept ou huit in- | dividus, se livrant à la recherche des ruches de mouches à miel; que les sajous les suivent pour Ni s'emparer de leur nourriture, et les battre lors- | qi qu'elles font mine de résister. | (a

is, c'est-à-dire qu'il s'assied sur sa croupe, les

trévirgaiu e, nbes de derrière ramences sur le ventre, les

tre mains réunies, le dos courhé, la tête bais-

, presque cachée dans les mains ; cette position

facilitée par une grande mobilité dans l’articula-

des vertèbres. Son cri nocturne ne peut mieux

rendu que par les syllabes muk-muk, et n'est

sans analogie avec celui du jaguar. Aussi est-ce r cela, dit M. de Humboldt, que les créoles missions de l'Orénoque l’eppellent titi -tigre. voix du douroucouli en effet est d’une force conrable par rapport à la petitesse de sa taille. IL oit qu'il a aussi deux autres cris, l’un qui est > espèce de miaulement (e-i-avu), et l'autre un guttural très désagréable qu’on peut rendre par syllabes quer-quer. Sa gorge se gonfle lorsqu'il irrité; il ressemble alors par son renflement et position de son corps, à un chat attaqué par un n. Un individu mâle que M. de Humboldt esa d'apprivoiser fut rebelle à tous ses soins ; une elle, qui a vécu à la ménagerie du Muséum, \ d'une grande douceur.

e douroucouli habite les forêts épaisses des bords Cassiquiaré et du Haut-Orénoque, près des cactes des Maypures.

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