‹ Compléments de Buffon [microforme]Chapitre 202 sur 514 · EE LES FURIES · texte numérisé non relu

EE LES FURIES

Furia (1).

Ont le système dentaire des vespertilions, c'e dire quatre incisives à la mâchoire supérieure, à elles en diffèrent par plusieurs autres caractéresin portants. M. Fr. Cuvier a donné à l'espèce, trpt ce nouveau genre, le nom de Furia, par rappni sa figure étrange. Ainsi s'exprime ce savant :

« Cette chauve-souris, de petite taille, frappedr bord la vue par son museau camus et hériséé poils roïdes, parmi lesquels se montrent des yur saillants qui ajoutent encore à l'expression bium de sa physionomie.

» Ses dents incisives supérieures sont au non

de quatre, de même grandeur et pointues, et leser: ternes n’ont aucun rapport avec les canines in rieures. Chez la sérotine, la noctule, ete, aucwr traire, les incisives moyennes sont beaucoup pla grandes que les latérales, et celles-ci sont éc'ancrts par leur opposition avec les canines d'en bas. La incisives inférieures, placées régulièrement sur arc de cercle, sont à trois dentelures, et en diffèrent de celles de plusieurs autres vesperiliu qui ne sont que bifides, et de celles des espté nommées plus haut, lesquelles sont comprises eilt les canines et placées Is unes devant les autres L# canines supérieures, beaucoup plus épaisses quels inférieures, sont à trois points ; une entière elut postérieure petite, et la moyenne forte, grande# conique. Les canines inférieures, de formecjlilt que, ont aussi une pointe antérieure et une rieure ; et ces dents, aux deux mâchoires de fm tout-à-fait anomales, ont plus de rapport ae fausses molaires qu'avec des canines, caracléit reste qui leur est commun avec celles de beau d’autres insectivores. La mâchoire d'en haut 48 fausses molaires de chaque côté et trois vraie, mâchoire opposée n’en diffère sous ce rapport qu ce qu’elle a une fausse molaire de plus. Ces sal n’ont rien qui leur soit particulier ; elles 00! 14

les caractères des dentsanalogues des autres caure D

souris, qui, comme on sait, n’ont montre M présent aucune différence ni dans le nombre nl la forme de leurs vraies molaires.

L}Fr, Cuv., Mém, du Mus., t. XVI, pe 150,pl.3

» Les organes d très particulier.

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ont montré | 8 le nombre nl

» De 150, pl 9.

» Les organes du mouvement ne présentent rien très particulier. Le pouce ne se montre hors de membrane des ailes que par son angle: le pre-

Lier doigt vient se terminer à la naissance de la

oisième et dernière phalange du second. Lorsque ailes ne sont point étendues , les ligaments rainent en dedans la dernière phalange du second oigt, qui se replie ainsi sur lui-même par son exémité, La queue diminue insensiblement d’épaisur, et les vertèbres dont elle se compose finissent bôtre distinctes dès le milieu de la membrane inrfémorale; mais elie paroît se continuer en un mple ligament jusqu'à l'extrémité de cette memane fort étendue, et qui se termine en un angle ont le sommet dépasse de beaucoup les pieds , et le se replie en dessous comme ceux-ci, lorsque animal est en repos.

» Les yeux sont saillants et remarquables par une andeur qui ne s'observe point d'ordinaire chez les spertilions. Les narines terminent le museau et nc nt séparées l’une de l’autre que par un bourrelct hi les environne et qui forme une échancrure à ur partie supérieure. Les lèvres sont entières , la

Mngue est douce et la bouche sans abajoues ; mais

voit sur les côtés de la lèvre supérieure quatre cinq verrues ou tubercules nus, disposés très rélièrement, et il en est de même de huit tuberles semblables qui garnissent le dessous de la choire inférieure, et qui apparoissent par leur ncheur au milieu des poils noirs. Les oreilles sont andes, à peu près aussi larges que longues , sim- »s de structure et pourvues d’un oreillon d’une me particulière ; il es” à trois pointes disposées

: croix. Le pelage est doux, épais, excepté sur le

seau où il est plus long, plus roide et plus hésé que sur les autres parties du corps.

L'individu observé étoit mâle, et sesorganes géaux ne présentoient aucune modification notable ; ne différoient point de ce qui existe chez les vesilions.

bAjoutant maintenant à ces caractères zoologiques klques considérations tirées des caractères anatoques , on trouvera de nouvelles raisons pour juser l'étublissement du geure Furia. Les formes la tête, la disposition des diverses parties qui la posent, rendent raison de la singulière physioie de cet animal : les frontaux et les pariétaux lèvent presque à angle droit au-dessus du nez, oules les parties postérieures ayant suivi ce mouent, les os de l'oreille sont fort au-dessus de la le antérieure de l’arcade zygomatique qui, au d'être ho izontale, forme un arc dont l’extré- ® postérieure est très relevée au-dessus de l’anure, La hauteur du maxillaire supérieur est sque nulle, comparativement à celle des espèces

on peut considérer comme de véritables vesper-

tilions. La branche montante de la mâchoire inférieure est remarquablement grande, et les os du nez, relevés sur leur bord externe dans toute la longueur du museau, laissent entre eux une dépression sensible, quoiqu’elle ne s’apercoive pas sur la tête non dépouillée.

» En comparant à celte tête celle de la noctule, par exemple, on peut apprécier du premier coup d'œil à quel point cette chauve-souris diffère par cette partie essentielle de l’organisation des vespertilions proprement dits. On voit en effet que la tête de la noctule a les os du nez postérieurement, ses frontaux, ses pariétaux et son occipital sur une même ligne droite oblique: que l’arcade zygomatique est horizontale, et que par là les os de l'oreille se trouvent au niveau de sa partie antérieure ; que le manillaire supérieur à une grande hauteur, et que celui de la branclie montante de la mâchoire inférieure l’est d'autant moins , que la cavité glénoïde n’est pas plus relevée que l'arcade zygomatique.

» Ces seuls traits généraux suffisent pour montrer que la tête de la furie est formée d’une tout autre manière que celle de la noctule, et que la réunion dans un même genre, d'animaux qui présentent de telles différences, est impossible.

» Le crâne du kirivoula (vespertilio pictus) est celui qui se rapproche le plus de la furie par la disposition des diverses parties de la tête, bien qu'il ait de nombreuses différences; mais en comparant celle tête à celle de la noctule, on a une nouvelle preuve de la nécessité de faire une étude des espèces qui sont réunies aujourd’hui dans lescatalogues méthodiques , sous le nom de Vespertilions. |

» L'espèce type du genre furie a reçu le nom spécifique de hérissée (Fu ia horrens\ ; sa taille est petite; sa longueur, depuis le bout du museau à l’origine de la queue, est d’un pouce et denii, et son envergure est de six pouces ; sa couleur est d’un brun noir uniforme. Elle a été découverte à la Mana,

dans la Guyane, par feu Leschenault. »

LES NYCTICÉES.

Nycticeus (1).

Les nycticées ont été séparées avec juste raison’ des vespertilions, et réunies en un petit groupe par Rafinesque (?). Plus tard cet auteur abandonna ses premières idées et classa ses deux nycticées parmi

(") Rafinesq., Journ. de Physiq., t. LXXX VII, p. 417 ;

F. Cuvier, Dict. Sc. nat,, t. LIX, p, 416: vespertilio, Auct,

(} 1bid., loc. cit., vespertilio humeralis, Rafnesq., Am,, Monti. mag.

322 HISTOIRE NATURELLE

les vespertilions. Cependant les nycticées diffèrent des vespertilions, parce qu’elles n’ont que deux ingisives à la mâchoire supérieure, et que ces deux dents, écartées l’une de l’autre, se rapprochent des canines. Les six incisives inférieures sont lobées, et à chaque mandibule on remarque deux fausses molaires anomales.

L'oreille, courte et éloignée, se termine en devant en une languette horizontale, et l'oreillon s'étend à l'intérieur en un appendice taillé en croissant ou prolongé en alène.

LA NYCTICÉE HUMÉRALE.

Nycticeus humeralis (1).

A ses oreilles ovalaires , plus longues que la tête, noires ainsi que le museau. La queue est longue, mucronée. Le pelage est brun foncé en dessus, gris en dessous, avec les épaules maculées de noir. Longueur trois pouces six lignes. Habite le Kentucky.

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