EFFET RE TT S
Kiss E.
snissos ne MaLacca (erinaceus Malaccensis) (1), , M. Fr. Cuvier soupçonne avec raison être un orc-épic. Son muscau CSL CAMUS , 8CS orcilles so .t
ourtes et pendantes, et ses épines allongtes sont
itachées sur le corps par lignes parallèles. La deuxiène est le HÉRISSON DE SIBÈRIE (crinaceus Sibirius) (2), à oreilles planes, à nez simple, et que tout Lorise à penser u'étre qu'une variété de l'espèce Europe. Enfia la troisième est 1e HÉRISSON D’AME- IQUE (erinaceus inauris) (3), sans conque externe x oreilles, à épines cendrées et jaunâtres, et qui Ldit vivre à la Guyane. D'Azara a supposé qu’il agissoit d'un coëndou ; ct Ja longueur du corps, qui à de huit pouces, semble le prouver ().
() Linné; Séba, Thes. t. E, pl. 31, fig. 1 ; Drisson, 183, Hystrix brochyura, Gmelin.
» Brisson , Règ. an., p. 182. Acanthion echinatus, ein, P Linné; Séba, t.E, pl. 49, fig. 3.
(M. de Blainville (*) vient de publier sur les animaux seclivores des rapprochements intéressants. Il classe ec les trois genres ancicnnement connus, taupe, asaraigne et hérisson, plusieurs formes nouvelles Keouvertes dans ces derniers temps. M. de Blainville cherché, comme il a entrepris de le faire pour toute série animale, à déterminer la position de cette falle, ainsi que la disposition ct la distribution des genis el des espèces qui la composent.
Pour leur position , il a adopté la marière de voir de Norr et de Pallas, qui en font un groupe, les chauvesuris où chéiroptéres, et précédant les carnassicrs antigrades.
Quant à la disposition, quoique Îles musaraignes rex) soient peut-être plus rapprochées des chéiropres par la forme générale, M. de Blainville croit néanvins commencer la série des insectivores par les taus,qui sont pour ainsi dire des insectivores disposés nr toler dans un milieu plus ou moins meuble, comme s chauves-souris le font dans l'atmosphére, qui est un ilieu au contraire d’une si faible densité. Il termine rles hérissons dont les dernières espèces ont le sysme dentaire normal des carnassiers, et surtout des massiers didelphes ; intermédiairement se placent us les sorex qui , en effet, passent aux taupes par desmans, aux hérissons par les gymnures.
La distribution des espèces est une conséquence de ur disposition. M, de Blainville les réunit sous les trois nominations génériques talpa, sorez, erinaceris, et nanten considération l'ensemble de leur organisabn ,el surtout la forme générale du corps et de ses pendices; le système dentaire étant trop variable Ur que toutes ces différences puissent étre regardées me génériques, la valeur de ces différences est aucoup plutôt spécifique, et , ainsi envisagée, elle est ne cerlitude vraiment remarquable.
de Les taupes, talpa, sont définies par la forme de Feorps sacciforme plus large en avant qu'en arrière, le grand développement proportionnel de leurs mbres antérieurs, par la petitesse de leur queue, de M jeux et de leurs oreilles; elles se partagent en sec-
| Mermès, no 84, p. 122, 1837.
LES TENRECS.
Cintenes (1).
Le tenrec (?) et le tendrac (3) ont été décrits par Buffon. T1 en est de mème du tenrec rayé que Sonnerat a figuré dans son Voyage au Indes, mais que Buflon ({) regardoit à tort comme un jeune tenrcc.
tions caractérisées par diverses particularités de détail du système dentaire et de la queue, qui est de moins en moins courte, Chrysochora, talpa-sureæ, condylurus.
2% Les musaraignes, soreæ, définies par la forme du corps la plus normale, les membres dans les proportions habituelles, et la queuc allongée, sont groupées d'après la considération de leur degré de rapprochement ou d'éloignementavec les taupes, ce qui permet de distinguer parmi clles les mygales ou musaraignes à queue comprimée, espéces tout-à-fait aquatiques; les solenodons ou musaraignes à queue de rat, et dont l'espéce unique représente scule jusqu'ici les musaraignes dans l'Amérique méridionale; les sorex proprement dites, partagées convenablement par MM.Wagler et Duvernoy en trois groupes, que le second de ces naturalistes appelle hydrosareæ, sorex ( crocidura Wagl.) et amphisoreæ. A côté de ces animaux se place le macroscélide d'Afrique, qui est pour ain”i dire le dipus des sorex, et les cladobates qui en sont les sciuztens, et pour lesquels on ne sauroit trouver de nom meilleur que celui de Glisorex Musaraîigne-Loir ou Keureuil) que leur avoit donné M. Diard.
8° Les hérissons, erinaceus, sont caractérisés par leur corps plus ou moins globuleux., plus gros, mais en général à muscou pointu, leur queue variable ou nulle, leur doigts forts à ongles fouisseurs, et surtout les piquants plus ou moins abondants dont leur peau est arméc, ainsi que par leur système dentaire de plus en plus semblable à celui des vrais carnassiers. M de Blainville les dispose d'après la considération de ce dernier sys- Léine, ainsi que d'aprés l'étendue de la queue, d'abord longue et écailleuse comme dans les gymnures que l’on a quelquefois, mais à tort, placés parmi les carnassiers digitigrades ; puis très courte comme dans les hérissons qui sont aussi pourvus d’une arcade zygomatique, ou tout-à-fait nulle comme dans les tanrecs, subdivibles cn tandrecs et en tanrecs, d'après la considération de leurs incisives au nombre de ; de chaque côté dans les premiers, et de ? ou; même dans le jeune âge chezles seconds, comme c'est le cas du tanrec ordinaire de Madagascar, de l'tle de France ct de Bourbon, et du centener variegatus ou semi-spinosus, dont on ne connoît encore que le jeune âge.
M. de Blainville retire de la famille des inscctivores pour la placer parmi les digiligrades à côté des vansires, l'intéressante espèce des carnassiers dont M. Doyère a fait le genre eupleres. Il a de plus rétabli la signification de différentes parties du système dentaire des insectivores ; mais il seroit trop long et trop difficile d'en donner la démonstration sans figures,
() Hliger, Prod. Setiger, Cuvier.
() Centenes spinosus, Desm. ; Erinaceus ecaudatus , L.
() Centenes Setosus, Desm. ; Erinaceus selosus, L.
() Suppl, t HE, pl, 37.
E'est bien évidemment une espèce distincte couverte de soies mèlées aux piquants, rayée de jaune et de noir ; ses mâchoires ont six incisives, et des canines grèles ct crochucs ; sa taille est au plus celle de la taupe. Tous les tenrecs sont originaires de Madagascar, et naturalisés à l'ile Maurice. M. Dujardin (!) a publié sur le tendrac une note qui renferme quelques détails intéressants. Les jeunes, à quelques mois, n'ont au plus que quatre pouces de longueur; ct les bandes jaunâtres qui se dessinent sur le fond brun de leur pelage, disparoissent en vieillissant, et font place à une teinte fauve uniforme. Les nègres sont tellement friands de leur chair, qu'ils les font griller pour les manger aussitôt qu'ils les prennent. Les créoles de Maurice leur donnent le nom de tandk ou tandka. Les femelles mettent bas de quinze à dixhuit petits pour une portée. Un fait neuf de leur histoire est leur habitude de se retirer dans les terriers souterrains à l’ile Maurice, depuis juin jusqu'en novembre, et ils n’en sortent guère qu’en décembre. Le pelage d’une variété est remarquable par le rouge de sang qui colore ct les poils et les piquants (?).
(1) Ann. des se, nat ,t XX, p. 179.
(:) M. Isidore Geoffroy Saint-Hilaire a lu à l'Académie des Sciences une notice sur les mammifères épineux de Madagascar, ayant pour sujet la description d'une espèce nouvelle de tanrec, et l'établissement d'un troisième genre d'insectivores épineux , habitant comme les tanrecs l'ile de Madagascar, et exactement intermédiaires par ses rapports naturels entre ceux-ci et les hérissons.
Les caractères des tanrecs sont les uns communs avec les hérissons, les autres différenticis. Parmi ces derniers on peut citer , quoique n'étant qu'un caractére de second ordre, la disposition relative des poils et des piquants chez leshérissons; la tête est couverte de poils en dessus comme en dessous jusqu'à la nuque, point à partir duquel toute la partie supérieure est couverte de piquants sensiblement de même longueur. Chez les véritables tanrecs, le museau, après un espace nu assez étendu qui estun prolongement du mufle, offre des poils dont la longueur et la grosseur vont en augmentant insensiblement d'avant en arrière, jusqu'à ce qu'au niveau des yeux ce soient déjà de véritables piquants , suivis eux - mêmes d’autres plus grands et plus forts; le passage des poils aux piquants est aussi insensible sur les flancs; vers la croupe , les piquants, sans diminuer de longueur, deviennent plus gréles et finissent par n'être que des soics; enfin, du milieu des piquants et des soies naissent de distance en distance de longs poils comparables à ceux des moustaches.
Les pieds des tanrecs offrent au train de derrière et à celui de devant méme disposition des ongles et même longueur respective des doigts; chez les hérissons cette similitude est loin d'étre aussi complète,
Un caractère plus important des tanrecs consiste dans l'allongement considérable du museau, sorte de groin trés certainement mobile, et qui se lie aux caractéres de premicrordre que fournit le système dentaire, Les dents consistent pour chaque côté et à chaque mâchoire en cinq mâcheliéres, une fausse molaire séparée
TISTOIRE NATURELLE
Greg
LES GYMNURES,
Gymnura.
Les premières notions que les naturalistes se eues des gymnures sont ducs à sir Rafles, et om: gnées à la fin du Catalogue des collections faits cet Anglois zélé et instruit, inséré dans le tome Xi des Transactions de la Société linnéenne de Lonne Sir RaMcs, toutefois, confondit l'animal-type les viverres, et lui appliqua avec doute, il es mb le nom de viverra gymnura. Mais sa descripimel] si précise, qu’elle nous porta, en mai 1827, ici! dans notre Manuel de Mammalogie, p. 474, leg! gymnure, gymnura, en donnant à l'espèce ler même de sir Raflles. Dans le dixième cahier du 8 logical Journal, d'avril à septembre 1827 indu, qui n’a pu paroitre que dans le mois d'octobre # vant, MM. Vigors et Horsfield fournissent unewbl velle description du gymnure, en l'appelant éal ment comme nous gymnura Rafflesii, La gel
par un petit intervalle de la première mâchelitred par un très grand intervalle d'une très longue cuit comprimée, pointue, très semblable à son anal chez la plupart des caruivores ; enfin, de méme chez ceux-ci, il existe entre les canines des incisiré très petites de forme assez simple, mais sur le no desquelles les auteurs ne sont pas d'accord. D'apré recherches de M. 1, Gooffroy, leur véritable nombres, dans la jeunesse, de six en haut et de six en bas; di l'âge adulte, les deux plus externes de la mâchoire périeure manquent. ‘
M. Gcoffroy a fixé la synonymic el la descriptiond! espèces anciennement connues, le tanrec de Bull le Lanrec demi-épineux; puis il en fait connollreæ nouvelle espèce, le tanrec armé dont le seul indirit connu a élé donné au Muséum avec d'autresani d'Afrique, par M. le capitaine d'artillerie Sganrin (il les avoit pris sur les lieux. Quant au tendrac de Hi} l'auteur du mémoire a été conduit à le retirer duli rec pour le comprendre dans le nouveau genre qu établit sous le nom d'Ericule.
Buffon savoit bien que tous les mammifères épitetl de Madagascar ne pouvoient être rangés parmi les recs. « Dans les mêmes endroits, dit-il, où ces demain animaux se trouvent, on rencontre aussi des hérisiti de la même espèce que les nôtres qui ne portent ph} nom de tanrec, mais qui s'appellent Sora.» Maisaulil d'être un vrai hérisson, le sora doit devenir Uk d'un genre distinct entre les hérissons et les tant et c'est dans ce genre établi sous le nom d'Eritl (nom qui rappelle l’analogie de ces animaur ak) hérisson, et indique leur petite taille, que doit veati se placer le tendrac de Buffon , jusqu'à présent at à Lort aux lanrecs. M. le capitaine Sganzin, augtlé due la connoissance du tanrec armé, est aussilt mier qui ait fourni à lascience les éléments nécessite à l'établissement du nouveau genre ériculs. Un WE en trés bon état se trouvoit dans la collection dont fait don au Muséum ; et, depuis, d'autres indirili
ils en ont publide paroît exacte, ct nous l'avons oduite planche 22 de notre Atlas, Telles sont données his'oriques que nous possédons sur ces
mifères : on voit qu'elles ne sont ni anciennes
omhreuses.
dir Raffles s'est exprimé, relativement à ces aninx, en ces lermes : « Depuis que j'ai rédigé mon logue, on m'a apporté un animal nouveau et sinr; ilLappartient aux viverres par le nombre de ts, mais il s'en distingue par leurs formes et par proportions : sa queue est dénudée comme celle a rat; si on lui conserve le nom de viverra, on Jui adjoindre comme désignation spécilique le de gymnura (queue nue). Cet animal a plus d’un à de longueur du nez à l’origine de la queuc, qui lemême plus de dix pouces. Le corps, les jambes, première moitié de la queue, sont d’un noir se, tandis que la tête, le cou jusqu'aux épaules, blancs; les yeux sont surmontés par un demile brun, et des poils blancs se trouvent mélangés noirs sur l'occiput ; la queue, que revêtent des Îles nues, est noire dans sa première moitié, et che dans le reste de son étendue; le pelage se
fme espéce ont été envoyés en France par M. Gouvoyagerir du Muséum ,-avec des notes pleines de ilsintéressants:
kaminant les: caractéres du genre éricule dans le eordre qu'il a suivi pour le genre précédent, M. I. roy remarque que le pelage chez ces animaux est différent de. celui des tanrecs, et, comme dans rissons, composé de trois sortes de poils : en prelieu de poils ordinaires, mais en petit nombre, S couvrant la tête jusqu'à la nuque, les membres ct s les parties inférieures du corps; en second licu uelques longs poils ou moustaches qui naissent es parties latérales du museau, et se dirigent en re; enfin en troisième lieu, de piquants trés résis- ,$0iten avant et au milieu du dos, soit en arrière. une différence notable entre les téguments des iles et des tanrecs, c'est que les longues soies, qui ceux-ci s'élévent du milieu des piquants, man- Volalement chez les premiers.
pieds, dans la forme de leurs ongles et celle de doigts, offrent des différences assez sensibles les lanrecs. La queue, plus courte encore que chez érissons , est complétement couverte par les pi- Is de la croupe.
léle, plns longne que dans les hérissons, plus equedansies tanrecs, indique également par sa eque ces animaux appartiennent à un genre intéraire, Les éricules ressemblent aux derniers par la e dela région moyenne de la tête, et notamment Caractère qui rend si remarquable le crâne des eGs par l'absence de l'arcade zygomatique.
s mêmes caractères mixtes se montrent, et plus ment encore, dans le systéme dentaire. En effet, que les molaires soient en même nombre, et à ès de même forme que chez les tanrecs , il ya lsautres des différences bien marquées. Ainsi, grandes canines qui distinguent si bien les tan-
compose de deux sortes de poils, l'un épais, très fourni, très soyeux, formant une bourre dense autour du corps, que traversent de longues soics ; le museau très allongé se termine par un mufle qui dépasse d'environ un pouce la mâchoire inférieure ; les narines sont en saillie, et leurs bords se trouvent être roulés ; la langue est ample , et douce sur sa surface ; les yeux sont petits ; les oreilles arrondies, dressées ct dénudées ; des moustaches composées do longs poils noirs et blancs sont implantées sur le museau; des poils ras et courts couvrent les jambes et les pieds, que terminent cinq doigts armés d'ongles aigus, comprimés et recourlés; une foite odeur de muse s'exhaloit de son corps. » Sir Rafies ajoute à ces détails quelques particularités sur les dents : ainsi il compta six incisives à la mâchoire supérieure ; les deux mo;ennes grandes et espacées, les deux cxternes très petites ; denx canines de la taille des incisives, et six molaires de chaque côté ; la première des mâchelières est petite, et a deux pointes sur sa couronne ; la seconde, plus ample, n'en a qu'une; la quatrième et la cinquième, les plus grandes, ont quatre tubercules, et la sixième seulement trois, A
recs, en ce que seuls entre Îles insectivores ils offrent cette disposition propre aux mammiféres carnivores, ne se présentent poiut chez les éricules dont les canincs seroient aisément confondues avec les premières molaires.
2% Les incisives qui, chez les tanrecs sont essentiellement #, ou aprés la chute {, sont chez les éricules au nombre de 4 seulement.
30 La canine trés séparée de la fausse molaire chez les tanrecs, y est presque contiguë chez les éricules.
4 Enfin , chez ces derniers les mâcheliéres, quoiqu'à peu prés de même forme que chez les tanrecs, ont transversalement plus d'élenduc à leur couronne ;: les fausses molaires sont aussi comparativement beaucoup plus petites.
Les notes remises par M. Goudot donnent sur les mœurs du sora les renseignements suivants :
L'animal habite l'intérieur des vastes foréts qui con: vrent les montagnes du pays des Ambanivoulers. Dars le jour, lorsqu'on est au milieu de ces bois, on voit fréquemment un sora sortir de sa retraite, et chercher en furetant sa nourriture ; il saute et court avec beaucoup d'agilité; lorsqu'on s’approche de lui, il hérisse aussitôt en diadéme la huppe épineuse qu'il porte ordinairement rabatlué sur le cou; on l'entend alors souffler trés distinctement, ct il saute par intervalle en hésissant de plus en plus ses piquants.
Les derniers détails, dit M. L. Geoffroy, sembleraient indiquer que les éricules, de même que les lanrecs , ne se mettent pas en bov!e à la manière des hérissons. Je suis cependant porté, jusqu'à preuve du contraire, à croire, en raison de la similitude si complète qui existe dans la nature et dans la disposition du légument des hérissons et des éricules, que ces deux genres doivent offrir une grande analogie dans leur mode de défense,
la mâchoire inférieure on a trouvé six incisives à peu près semblables à celles d'en haut, les deux canines et les molaires ne différant point par leur nombre et par leur forme de celles du maxillaire supérieur. Enfin sir Raffles pensoit que l’animal envoyé au major Farquhar de l'intérieur de Maluca , sous le nom de tikus «mbang bulan, n'étoit autre que le gymnure.
MM. Horsfield et Vigors ont pu examiner dans Ja collection de la Société de zoologie deux individus intacts du gymnure de Rafies : l’un étoit évidemment encore jeune, et l’autre, conservé dans des liqueurs spiritueuses, étoit adulte et dans un état parfait de conservation. Dans leur Mémoire ils penchent à placer ces animaux à côté des {upaïa, bien qu'ils leur assignert de grands rapports avec quelques cspèces de didelphes de la grande famille des marsupiaux ou mammifères à bourse (!).
Les mœurs des gymnures sont inconnues, et la seule espèce authentique est des îles indiennes de l'Est.
Ces mammifères sont évidemment les représen-
() D'après ces naturalistes, le genre gymnura a les caractères suivants (Zoo!. Journ., no x, p. 247 et248): « Ancisores suprà 2, remoti, maximi, subeylindrici, » apice rotundato; infrà 6, quatuor intermedii approxi- « mati, breviusculi, proclives, compressi, paginà ante- » riori convexA, interiori planà, scalpro rotundato, duo » laterales abbreviati, aculi. Lantarit supra utrinsecus » 2, abincisoribus remotiillisque breviores, conici, an- » ticimajores; infra utrinsecus 1,maximus,conicus, sub- » arcuatus introrsum spectans. Molares suprà utrin- » secus 8, a laniariis remoti, tres antici unicuspides, » primus elongatus scctorius, sccundns cttertius abbre- » viati, quertus cuspide conicA elongatâ, ad basim » gradu postico et cxteriori abbrevialo, quintus cus- » pide exteriori longissimä interivri abbreviala ; sextus » et septimus maximi, multicuspides, cuspidibus sub- » abbreviatis, rotundalis, octavus minor subtritorius, » cuspidibus obtusioribus; infrà 7, tres antici unicuspi- » des, compressi, primus et secundus breviores, tertius » subelongatus, quartus cuspide elongatä, gradu antc- » riori alteroque posteriori ahbreviatis, quintus, sextus » et septimus maximi, multicuspides cuspidibus elatio- » ribus, acutioribus. Caput clongalum acuminatum, » angustatum, lateribus compressum, suprà planiuscu- » lum. Rostrum obtusum, clongalum, protensum, » maxillam inferiorem longiludine magnuperé sune- » rans ; nares laterales, prominentes, marginibus con- » volutis., Lingua glabriuscula, grandis. Auriculæ ro- » tundatæ, prominulæ, nudæ; oculi parvi. Vibrissæ » elongatæ. Corpus subrohustum; cordario molli pilis » raris crectis, subelongalis , asperis. Cauda longius- » cuia, teres, attenuata, nuda , squamosa, pilis rarissi- » mis in juventute obsita. Pedes mediocres, plantigradi, » pentadactyli, anteriores pollice breviusculo, digitis » tribus intermediis longioribus subæqualibus, extce- » riori abbreviato; posteriores pollice brevissimo, » digitis tribus intermediis valdè elongatis, exteriori » mediocri. Ungues mediocres , angusti, arcuati, com- » pzessi, acutissimi, retractiles, »
HISTOIRE NATURELLE
tants en Asie des sarigues de l'Amérique «
péramèles de l’Australie. C’est peut-être prail marsupiaux qu'on devra les classer, lorsque kmg ganisation interne aura été soigneusement étudie,
LE GYMNURE DE RAFFLES, Gymnura Rafflesii (!),
Cet animal, qui rappelle aux amis des scie naturelles le nom recommandable de sir Stnial Rafiles, est remarquable par ses caractères pi ques, ct par les particularités d'organisation quena avons signalées dans les considérations général gi précèdent. Nous nous bornerons à dire que sp! lage sur le corps, les pieds, la moitié de la que est d’un noir mat, et qu’une ligne de cette nus surmonte l'œil ; la tête, le cou et l'extrémité &h queue sont au contraire de couleur blanche, af poils sont moins fournis sur la région dorsale.
Les dimensions de l'adulte sont les suivantes:
Pout, Lui
Longucur du corps et de la téte, du muscau à l'extrémité de
la queue. . . . . . ,
————— (de la queuc. TE
————— (Jolatête +: : , . . ,
————— du museau . , ,
Largeur entre lesyeux. . . . .
Intervalle entre les oreilles.
Elévation aux épaules. . . . . .
au bassin. , . . …
Longueur des tarses de devant, y
compris les doigts. . . »
————— desmembres postérieurs. »
= 533; Te mes æ © 1!
ms = @ € €
Le gymnurc de Rafles n’a point encore été enr au Muséum d'histoire naturelle de Paris. Cet découverte tout angloise, et c'est d'après les n ralistes de cette nation que nous en avons Intl description et reproduit la figure.
LES CLADOBATES,
OU LES TUPAÏIAS.
Cladobates (?).
em.
Les cladobates sont des mammifères récenm découverts dans les grandes îles de la Sonde elé#l
() Lesson, Manuel de Mammalogie | mal 1 p. 171 ; Vigors et Horsfeld, Zoo. Journ,, nil tembre 1827 ),p 248, ct pl. 8: viverra gymmrs,à haïfles, Cat. Trans. Soc. linn., t. XN1 (1823,
(+) Fr. Cuvier; Tupaia, sir Raffles, Horsfell:; glis, Diard; Glisoreæ, Desm.; Hytogale, T Remarques sur les dents des Cladobates, parer
«Isis , t. XX, 1827, pl, 10,
de l'Amérique « st peut-être pniÿ lasser, lorsque kmg gneusement étudie,
E RAFFLES, freaii
aux amis des scie ndable de sir Stan ses caractères géné d'organisation que] dérations générales af ‘ons à dire que sp la moitié de la qu ligne de cette num ou et l'extrémité&h ouleur blanche, «ki la région dorsale, sont les suivantes:
Pour. La tête, du mité de ere le ’, ….. » 106 y, . » 41 6 6 NRA oo . mit SR Pi e CR PA | » 51 . » jf 2vant, y xs. .
térieurs,
point encore élé en le de Paris. C'est c'est d'après les nous en avons trtth zure.
—-- )BATES, PAIAS.
jammifères récem É iles de la Sonde etô#l
mmalogie (mal 181 ool. Journ., ne 10 B : viverra gymnute, n., À. XNT (18231 aftles, Horsfleld.; + Hytogale, Ten® ladobates, par ex
la mâchoire i
près semblal etes molai et par leur ricur. Enfin au major F le nom de t gymnure. !
MM. Hot Ja collection!
intacts du g ment cncort queurs spiril fait de consci à placer ces leur assigne pèces de did piaux ou mi Les mœu seule cspèct l'Est.
Ces mam
() D'après caractères st « Jncisores :
» apice rotu « mai, brev » rioriconvi » lateralcs à » 2,abincis » ticimajore » arcuatus | » secus 8,43 » primus elt » viati, qui » gradu pof » pide exter » et septimi » abbreviat » cuspidibu » des, comf » subelongt » riori altel » et septim » ribus, af » angustati » lum. Roi » maxilla
»ransin
» volutis.
» tundatæ | » elongatæ » raris crel » cula, ter » mis inju!
» pentadac » tribus in!
» riori ab!
» digitis tt » mediocr!
» pressi, ai
HISTOIRE NATURELLE
OL ane; td pq)
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USoTUUY VAINUUUAS) te 21/2, ’
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Pablhe' par FourratF. a Zaris,
çst arrondie et ) press est do- 6 ; il ne pro- Jour s'ébaitre, ‘urcs des repas enir des fruits 4tana, habite est plus forte dix pouces de 8 de la queue, brunes de son s du corps qui » est aussi plus ureuil, ct rou.
‘d'une manière entà sir Rafles tenoient fixée 1-dessus ; de là lui donnenties NSRING, lupaïa i que l'indique useau cst mén pelage brun ssant au blante bandelctte uc côté se ter- > à six pouces cuf, C’est dans 1 qu'il scmble ‘e M. Horsfed, uclques autres
‘aïus (3), a son s, imitant les le devant des ce mème roux ‘urcs sont fau- : tache irrégu- ‘ue, distiques, ninaison : elle tandis que le assez commun am au Pégou, a ou le bangs
is,
cnre n’ont été 3s années , car
na, Fr. Cuvicr.
ates Javania,
Pégou; ils ont r n que ce terme ur désigner une | s sont un lien de
desmans, les lu ngeurs, auxquel rmes et par la pre la cime des arbre:
ngue queue couv prime abord,
ns
{ silles nues ct le ' ir prétoient une | jère mention qui e à Valentin, qui
à petit animal de | À ux espèces que À j noitre en Franc us le nom géné L'Hi { ns ses Recherch ï j pèce; et M. Béli Pégou, Toutefoi jers ne fussent qu
; ce,
Les cladohates,
caractères suival nts incisives sont | six en bas, pencl | | | ariées. Les canine : | | mbre de six à ch sis en cinq doigt:
bute, labitudes e:
| | le dentaire est olaires {=={, vrai | | ° périeures sont pt 4 | : ues; les inférieur tu | Dties et clliptiqu illes peu élevées d il uche cst ample a ; | | fsente un mufle, à :
rines ; leur pelag | igts des extrémi | | ractiles et non us les et de fruits.
Le Ress, tupaï mment les Malai e les forêts de Si nourrit des fruit éctgaie, et n'e algré la grosseur pelage est d'un és du corps, bla laqueue sont tcin ge de noir et de] IL pouces, la quer
meer En ha é SEE FACE PE EE M Re End rer , è è
‘| Sir Raffles, Cat
DES MAMMITÈRES.
pégou ; ils ont reçu des Malais le nom de tupaïa, n que ce terme soit chez ces peuples générique ur désigncr une foule depetitsanimaux grimpants. sont un lien de transition entre les hérissons, k desmans, les taupes insectivores ct les écureuils ngeurs, auxquels ils demeurent affiliés par leurs mes et par la prestesse avec laquelle ils gravissent la cime des arbres les plus élevés. Leur corps, leur ngue queue couverte de poils, les feroient prendre, prime abord, pour des Guerlingucts, si leurs silles nues et leur museau taillé en boutoir ne ir prétoient une physionomie distinctive. La prejère mention qui ait été faite des tupaïas paroit être e à Valentin, qui mentionna sous le nom de laupe à pelitanimal de ce genre. Puis sir Rafies décrivit ux espèces que M. F. Cuvier, de son côté, faisoit noître en France, à peu près à la même époque, is le nom générique de cladobates. Horsficld, ns ses Recherches sur Java, ajouta une troisième pèce; et M. Bélanger une quatrième , originaire y Pégou, Toutefois, il se pourroit que les trois prejers ne fussent que des âges différents d’une seule ce, Les cladobates, suivant sir Rafics, présentent caractères suivants : leur museau est allongé ; les ts incisives sont an nombre de quatre en haut ct six en bas, penchées en avant et celles du milieu artécs. Les canines sont distantes, les molaires au mbre de six à chaque mandibule, et les picds disis en cinq doigts. A ces caractères incomplets il bule, habitudes et mœurs des écurcuils. Leur forule dentaire est la suivante : incisives :, fausses olaires {==*, vraies molaires +, Les incisives périeures sont petites, coniques, obtuses et croues; les inférieures longues, couchées en avant, Dates et elliptiques. Leurs yeux sont grands, leurs illes peu élevées, arrondies, nues et larges: leur iche est ample avec une langue douce; le museau sente un mue, sur le côté duquel s'ouvrent les rines ; leur pelage dense et moclleux; et les cinq igls des extrémités sont armés d'ongles aigus, racliles et non usés par la marche, Ils vivent d'inles et de fruits.
Le Ress, tupaïa ferruginea (1), ou, comme le mment les Malais de Sumatra, tupaïa press, hae les forêts de Singapore et de Bencoolen . où il nourrit des fruits du kayo gadis. Il est d'humeur éelgaie, et n'a point les habitudes nocturnes, lgré la grosseur de ses yeux larges ct brillants; Pelage est d’un marron rouille sur le dos et les 6s du corps, blanchâtre sur le ventre. Les poils liqueur sont {cints de brun grisâtre, avec un mébee de noir et de blanc Sa taille varie entre six ou IL pouces, la queue non comprise ; et celle-ci a en-
1 Sir du » Cat ; Cladobates ferruginea , Fr, Cuv.
viron cinq ou six pouces. Sa forme cst arrondic et abondamment recouverte de poils. Le press est docile, facile à soumettre à la domesticité ; il ne profite de la liberté qu'on lui laisse que pour s’ébattre, car i! se rend avec ponctualité aux heures des repas de celui qu’il affectionne pour en obtenir des fruits ou du lait. Le TUPAÏA TANA (1), tupaïa tana, habite également l’île de Sumatra, et sa taille est plus forte que celle du press; il a de neuf à dix pouces de longueur, sans ajouter les sept pouces de la queue. Il ressemble au press par les teintes brunes de son pelage, excepté les parties inférieures du corps qui sont d’un rouge ferrugineux. La queue est aussi plus aplatie, assez analogue à celle de l'écureuil, et rou . geâtre. Son museau est surtout allongé d’une manière remarquable. Les habitants rapportèrentà sir Raflles que les habitudes de cette espèce la tenoient fixée sur le sol, ou à une faible distance au-dessus ; de là le nom de tupaïa tana ou de terre, que lui donnentles naturels. Le TUPAÏA BANGSRING ou SINSRING, lupaïa javanira (?), vit exclusivement , ainsi que l'indique son nom, dans l'ile de Java. Son museau est médiocre, ct sa queue très longue. Son pelage brun est tiqucté de jaunâtre en dessus, passant au blanchâtre sale en dessous, et une étroite bandelette blanche nait au cou et vient de chique côté se terminer au milieu de l'épaule, Le corps a six pouces et demi de longueur, et la queue neuf. C’est dans les forêts du district de Blambangan qu'il semble plus exclusivement habiter, au dire de M. Horsfied, et qu'il y vit de fruits, de noix et de quelques autres malières végétales,
Le Tupaïa pu PÉGOU, fr païa Peguarus (3), a son pelage roux tiqueté de noir en dessus, imitant les nuances du lièvre; la face externe ct le devant des membres, le dessus de la tête, sont de ce mème roux piqueté, tandis que les parties inférieures sont fauves; sur l'épaule apparoît une petite tache irrégulière fauve clair. Les poils de la queue, distiques, forment une touffe noirâtre à sa terminaison : elle est longue de sept pouces ct demi, tandis que le corps n’a que sept pouces. Ce tupaïa, assez commun dans les bois épais et humides de Siriam au Pégou, a les plus grands rapports avec le fana ou Ie bangs . ring.
LES MUSARAIGNES, Sorex.
Les espèces nombreuses de ce genre n’ont été bien étudiées que dans ces dernières années , car
() Sir Raffles ; Horsf.; C/adobates tana, Fr. Cuvicr. (+) Horsf., Rescar, in Java.; Cladobates Javanta, Fr. Cuvier, 35e liv, (5) Isid, Geoff., Zool. de Délangér, pl. 4.
ES SNR S rpms
362 HISTOIRE NATURELLE
Buffon n’a connu que trois espèces : la musaraigne commune ou musctte, le mus araneus de Pline, la musaraigne d’eau, découverte par Daubenton, sorex Daubentoni d'Erxleben, et la musaraigne de Sonnerat figurée dans le septième volume des Suppléments, sous le nom de rat musqué de l'Inde. Quant à la musaraigne du Brésil de Buffon, c’est très probablement un sarigue, le touan (didelphis tricolor).
Les musaraignes sont reconnoissables à leur museau allongé, terminé par un mufle, à leurs yeux petits et peu apparents, à leurs oreilles courtes et arrondies, à leur aspect de souris. Leur pelage est épais ct doux; mais sur chaque flanc existe, sous les poils ordinaires, une bandelette mince de soies rigides, entre lesquelles suinte au temps des amours un liquide d’odeur musquée fragrante, sécrété par un appareil glanduleux. Les pieds sont terminés par cinq doigts, dont la plante est calleuse, et six mamelles saillent sur le thorax et sur le ventre. Leurs dents à couronnes cuspidées les rendent essentiellement entomophages. Ces animaux sont très difficiles à distinguer les uns des autres; aussi pour rendre leur description plus facile à saisir, les caractériserons-nous par les traits les plus essentiels, en les groupant par régions.
Les musaraignes curopéennes terrestres sont les suivantes : 4° La MUSARAIGNE PYGMÉE (s0rex pyÿmeus) (1), décrite par Pallas, et qui habite les rives des fleuves de la Sibérie, de la Silésie et le Meklenbourg. C'est de tous les mammifères le plus petit, car sa longueur est, du bout du museau à l'anus, de vingt lignes, et sa pesanteur de trente-trois à quarante grains. Son pelage est fauve; sa queue, grêle et étranglée à la base, est annelée de soie. La variété de la Silésie est, suivant Gloger, d’un cendré fauve à reflets dorés, passant au cendré sur le corps, et au blanc pur au menton. 2 La MUSARAIGNE d'E- TRURIE (sorex elruscus) (?), tout aussi fluette dans ses proportions que l'espèce précédente, car clle n’a que vingt-deux lignes de longueur; un pelage gris cendré, tirant sur le blanchâtre en dessous; des oreilles arrondies, la queue médiocre et comme quadrangulaire; elle répand une forte odeur musquée, et se tient dans les trous des arbres et sous leurs racines dans la Toscane. 5° La MUSARAIGNE LEUCODE (sorex leucodon) (), a le corps long de deux pouces dix lignes, la queue de seize lignes. Le pelage est fauve sur le dos, tandis que le ventre et les flancs sont blancs; la queue est quadrangulaire. Commune aux environs de Strasbourg. On la ren-
(') Pallas. Laxmann: Sorez minutus, L.; Sorex minulissimus, Zimmerm,
(+) Savi, Mem., pl. 5.
(3, Hermann ; Screber, pl. 159.
contre encore dans plusieurs licux de Ja Fran d de l’Allemagne. On en distingue une varié | crite par Pallas (1), qui a lesorcilles petites, la que grêle et nue, le pelage à peu près fauve, Peu doit-on rapporter à la leucode deux autres er décrites par Pallas. La première, très commune du les jardins ct dans les forêts du Caucase, porte nom de sorex suaveolens. Son pelage est fu cendré; sa queuc grêle est couverte de poils court cntremélés à des poils plus longs. La deuxième même pays, est la surec Ginelini, rousse l oreilles cachées, à queue unicolore vêtue de pl sélacés. 40 Le MUSARAIGNE PLARON (sorex coniris tus) (2), longuc de quatre pouces , et qui vit dansle p'airies de la France ; a ses orcilles velues, trèss tites, entièrement cachées par les poils de là 1x Son pelage est noir cendré, sa queue est aplatieil base et à la pointe, ronde dans sa partie moyens À cette espèce se rapportent probablement coma variétés : la sorex eremita de Dechstein, à pes noir; la sorex cuniculorius ou leucurus, faued dessus, blanchâtre en dessous, à queue courte 14 minée de blanc; la sorex unicolor, cendré fun à queuc anguleuse à sa naissance, Le plaron trouve en Allemagne, et se reconnoit à son mu velu et épais , à ses incisives jaunes, et à l'épais relative de sa queuc. 5° La MUSARAIGNE CarRELit (surez tetragonurus) (3), de même que le plan, pourroient bien n’être que des variétés d'âge de musaraigne d’eau ou de Daubenton. Sa taille van de trois pouces trois à cinq lignes, la queue « prise. Les incisives sont fauves, les oreilles cours les poils qui la recouvrent sont, sur le dos, râtres, et fauve cendré sur le ventre. Sa queue, bn quement acuminée, est régulièrement quadrilatèt} on la rencontre en France et en Allemagne. d MUSARAIGNE MUSETTH (sorex arancus), si comm dans les campagnes et dans les prés de pres toute l’Europe, a été décrite par Buffon, et la sort vulgaris de Linné et d'Hermann ne parait point différer. 7° La MUSARAIGNE COURONNÉE (s0rez (0 natus) (!), est longue de deux pouces dix lignes, la queue a vingt lignes; toutes les parties s ricures sont d'un brun roux foncé, avecunc# de masque à teinte plus prononcée, qui envely le devant de la tête à partir du bout du mustil qu'à l’occiput, ct qu’encadre une ligne minte, drée. Sa queue est tétragone, la gorge blanchi les flancs gris roussâtre, et toutes les denis teil* de rouge à leur pointe. Cette musaraigne à ms très effilé est assez rare à Blou, sa patrie!
(') Sorex Güldenstadtii.
(+) Herm.; Encycl., pl. 4, fig. 6.
() Herm. 48,
(:) Millet, Faune de Maine-et-Loire , {, HP. 18,01 fig 1.
uest de Ja Fra sablonneux.
Les musaraign équentent le ur tribu un as t des poils dro bobiles et érectil des orteils, c us ancienneme de DAUBENTO icy-d’'Azyr sou:
bord des riviè:
es contrées de |’ spèces qui s’en | RAIGNE AMPHIE ue de toutes ses pies natatrices, rs de la longu prmément d’un ( u roux blanchät estres qu'aquati jonsiste en insec!
uente l'Allema étéelle disparoît QUEUE EN RAME Weue munie de | es dents supérie lus forte que cc r le bord des e:
automne en Allc LANCRES ( sorex mble singulière 'eu distingue pa orme toute spéci nines, Elles p langs de Ja fo PM, Geoffroy $ èce, la MUSARAI queue grêle, a ous, à pelage br gorge cendrée, haque oreille et taille est de tr!
olale, Son muse nvirons de Paris 40rex ramifer ), l queue quadr Winte; son pelag In fe en « älr, Elle fréque Pbberile, D
(] Gmelin : Sore pores carinatus,
&, Ornis » 2ecah
() Geoft, ° Ann, «
2ux de la Fran dl ue une variété dé Îles petites, la que rès fauve, Peu deux autres ei , très commune dan lu Caucase, porie ni pelage est fun vorle de poils court gs. La deuxième, neliné, roussätre, à olore vêtue de noi RON (sorex consiris s , et qui vit danse illes velues, très p : les poils de la 1 queue est aplatieàl is sa partie moyent probablement coma > Bechstein, à pes u leucurus, fauve e 3, à queue courte led icolor, cendré faute) nce. Le plaron sen :connoit à son muse iunes, et à l'épai 4 [USARAIGNE CARRELE même que le plan es variétés d'âge de enton. Sa taille vañ ignes, la queue à s, les oreilles couria ont, sur le dos, rentre. Sa queue, D èrement quadrilaèt) en Allemagne. & rancus), si comm s les prés de pré par Buffon, et la so ann ne parait point OURONNÉE (s0re7 k pouces dix lignes, utes les parties sù foncé , avec unt# oncée, qui envelf u bout du mustil une ligne mince, & la gorge blanchi butes Les dents (elle musaraigne à ME lou, sa patrie, (
Loire, t.1,p.18 0
uest de la France, et se ticnt dans les lieux secs sablonneux.
Les musaraignes européennes aquatiques, ou qui quentent le bord des eaux, comprennent dans gr tribu un assez grand nombre d'espèces. Elles t des poils droits et roides, plus ou moins longs, Lobiles et érectiles, garnissant les côtés des tarses des orteils, et qui servent à la natation. 4° La us anciennement connue est la MUSARAIGNE D'EAU de DausenTon ( sorex fodiens ) (1), décrite par icy-d'Azyr sous le nom de greber, commune sur bord des rivières et des fontaines de la plupart s contrées de l'Europe. Brehm (?) en admet trois pèces qui s’en rapprochent beaucoup. 2° La nu- MAIGNE AMPHIBIE ( sorex amphibius ), se distinue de toutes ses congénères par la brièvelé de ses nes natatrices, de sa queue qui n’a que les deux rs de la longueur du corps. Son pelage est uniprmément d’un cendré noirâtre, passant en dessous roux blanchâtre sale. Ses mains sont autant terestres qu'aquatiques, et sa nourriture principale bonsiste en insectes, et même en viande, Elle fréwente l'Allemagne principalement l'hiver , car été elle disparoît ou devient rare. 5° La MUSARAIGNE QUEUE EN RAME (sorex natans, Brelhim ), ayant sa ueue munie de poils serrés, disposés en rames, ct s dents supérieures gris blanchâtre, Sa taille cst lus forte que celle des précédentes. Elle est rare ur le bord des eaux , qu’elle ne quitte guère dans automne en Allemagne. 4° La MUSARAIGNE À DENTS LANCRES (sorex stajnalilis, Brehm ), qui resmble singulièrement aux précédentes, mais qui eu distingue par la blancheur de ses dents et la orme toute spéciale des incisives inférieures et des nines, Elles paroit être très commune dans les langs de la forêt montagneuse de Thuringe.
PM, Geoffroy Saint-Hilaire distingue comme es- &te, la MUSARAIGNE À LIGNES (sorex lineatus) (3), queue grêle, arrondie, fortement carénée en desous, à pelage brun noirâtre plus pâle sous le corps, gorge cendrée, mais distinguée par une tache sur laque oreille et une ligne blanche sur le chanfrein. X aille est de trois pouces six lignes de longucur le, Son museau est grêle ct effilé, elle vit aux nvirons de Paris. 5° La MUSARAIGNE PORTE-RAME sorex ramifer ), décrite par le même naturaliste, la queue quadrilatère à la base, comprimée à la Wnle; son pelage brun noirâtre foncé en dessus, run cendré en dessous, ct la gorge d’un cendré ar. Elle fréquente le bord des eaux aux environs Abbeville, M. Isidore Geoffroy Saint-Hilaire en
() Gmelin : Sorex Daubentonit, Binmenb. et Erxl.; orez Carinatus , Herinann; Sureæ fudiens, Becht. , Ornis , 2e cah. 1826.
À Geoft., Ann, du Muséum, t. XVII ,P.181.
signale une variété assez caractérisée par son pelage noir cendré en dessus, la gorge d'un gris net, et les soics des pieds et de la queue d’un beau noir, Son museau est très prolongé, et sa queue, garnie de squamelles, est légèrement villeuse, 6° La MUSARAIGNE A COLLIER ( soreæ collaris) (1), est totalement noire avec un collier blanc, On la rencontre communément dans les petites iles placées à l'embouchure de l'Escaut et sur les rives de la Meuse.
L'Asie possède plusieurs musaraignes assez distinctes. La Sibérie en a deux : 4” la MUSARAIGNE A QUEUE DE RAT (sorer myosurus, Pallas ), dont la queue est arrondic, épaisse, presque nuc ; le museau renflé, le pelage blanc ou brunâtre chez le mäle; et 2° la MUSARAIGNE GRÈLE (sorex exilis, Pallas), à queue ronde ; les formes massives, mais la taille très petite. 3° Eversmann a rencontré dans les déserts sablonneux, entre Orembourg et Bukhara, la MUSARAIGNE GRACIEUSE ( sorex pulchellus, Lichsteinstein), une des plus petites de la famille, à pelage gris foncé sur le dos, gris clair sur le sommet de la tête, ayant les flancs blancs de neige, les oreilles gris ardoisé, et une tache blanche sur la nuque Ses moustacl:es sont aussi d’un blanc éclatant. Elle place son nid au milieu des roseaux.
L'Inde offre plusieurs espèces à dents blanches, que les voyageurs ont long-temps confondues sous un même nom, tant leurs rapports sont intimes : ce sont les plus grandes que l’on connoisse : 4° la MUSARAI- GNE SONNERAT (so'ex Sonneratii) (?). À son pelage cendié, lavé de roussâtre en dessus et de gris clair en dessous ; une queue épaisse et arrondie, et le corps long de quatre pouces. Elle habite l'Inde, surtout le territoire de Pondichéry. On la trouve à l’ile de France. C'est probablement de cette espèce que parle sir Raffles dans son Catalogue, sous le nom de sorex cœrulescens, comme existant au Bengale, et ayant qu'une seule glande de chaque côté du corps, sécrétant le fluide d'odeur musquée qui a valu dans toutes les colonics le nom de rats-musqués appliqué aux animaux de ce genre. 2° La MUSARAIGNE GÉANTE (soreæ giganteus) (3). A son pelage générilementt fauve, bien que les poils soient cendrés à leur origine ct fauves à leur pointe. Ses oreilles sont assez grandes, non cachées par les poils des joues. La longueur totale du corps est de cinq pouces et demi; ct la queue, épaisse et arrondie, n’a que le tiers de cette dimension. Cet animal vit au Bengale, et, suivant le dire de M. Bélanger, aux environs de Pondichéry, où sa trop rapide multiplication apporte de
© (1) Geoffroy Saint-Hilaire, (2) Isid, Geoff. Saint-Hilaire, Mém, du Mus , 1827: Zool. de Bélanger, p. 109 : Etudes zoologiques, 13.
Figurée par Buffon dans ses Suppléments, est la Sorex indicus, auct, ) Zbidem.
a 2 cerise het a cu CS
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364 HISTOIRE NATURELLE
grands dégâts dans les magasins de riz. 5° La MusA- RAIGNE SERPENTAIRE OU MONDJOUROU (sure serpentarius (!). Vit également dans l'Inde, et s’est naturalisée à l'ile Maurice. Peut-être est-ce la même espèce qu'on rencontre sur l'ile de l’Ascension, où des navires l’auront iransportée? On à cru que son odeur pouvait chasser les serpents des habitations. M, Leschenault de La Tour s'exprime ainsi : « Les » musaraignes sont communes dans les maisons de » Pondichéry, où elles deviennent incommodes par » l'odeur musquée qu'elles exhalent. Cette odeur » est si pénétrante, que si elles passent sur une » gargoulette, elles la communiquent à l’eau con- >» tenue dans le vase; ct l’on prétend que les ser- » pents les fuient et s’éloignent des lieux où elles se » trouvent. Elles font fréquemment entendre dans » leurs courses un petit cri aigu que l’on rend à peu » près par la syllabe kouïk. » Nous-même, dans no: voyages, nous avons vérifié la justesse de ces remarques ; et dans les caves les vins ou les bouchons s’imprègnent tellement de ces cffluves, qu'il devient impossible de s’en servir. 4° La MUSARAIGNE MURINE (soreæ murinus, Linn.). Vit dans l'ile Java. Son pelage est généralement d’un brun foncé, avec le dessus du corps, la gorge et la face interne des membres d’un gris brunâtre. Sa queue est carrée, Jongue de vingt lignes, tandis que le corps et la tête n’ont guère plus de deux pouces quatre lignes. Ses oreilles sont grandes, sa queue écailleuse, et presque entièrement couverte de poils courts et fins, d’entre lesquels se détachent quelques longues soies.
Les musaraignes d'Afrique comptent quelques cspèces intéressantes. 4° La plus curieuse est, sans contredit, la MUSARAIGNE SACRÉE (sorex religiosus) (?), sans doute éteinte depuis des siècles, et qu’on ne rencontre plus que dans les catacombes à l'état de momie. Olivier, le premier (*), découvrit les débris de la grande musaraigne dans un des puits des oiseaux sacrés d'Aquisir, près de Memphis, et en fit graver une figure dans là relation de se; voyages ; long-temps après, M. Isidore Gcoffroy Saint-Hilaire la retrouva dans les collections de M. Passalacqua, car ce voyageur avoit recueilli, dans la Nécropolis de Thèbes, vingt-sept individus embaumés appartenant à plusieurs espèces distinctes. La musaraigne sacrée se distingue de ses congénères par sa très petite taille, à peu près égale à celle de la soreæ ctruscus; par sa queue fort longue, et dont l'extrémité pourroit atteindre et dépasser l'occiput. Ses oreilles sont très développées, et son pouce surtout est remarquablement court. Saqueue est régulièrement carrée comme
(:) Isidore Geoff. Saint.-Hil., Vay. de Bélanger, p. 119. (>) Zbid. Mém. du Muséum, 1827.
. F) Soreæ Olivieri, Desm., Mamm,, note, p. 459,
celle de la tetragonurus. Son pelage, débarrassé pa l'alcool des résines qui lui servoicnt de langes, à paru être un gris de souris uniforme. 2 La uusyny. GNE À QUEUE ÉPAISSE (sorec crassicaudus) (!), Eg suivant le naturaliste prussien Lichsteinstein, cell dont M. Isidore Geoffroy Saint-Hilaire a figuré we dépouille embaumée dans les Annalrs du Muséum, en la rapportant à la sorex giganteus Le Lype vivant habite toute l'Egypte inférieure, etsc fait reconnaitre à son pclage gris argenté, à sa queuc tétraédrique, munie de longs poils clair-semés. Sa taille est de cinq pouces et demi, et la queue a deux pouces nefli gnes; et, sous ces rapports, il y a conformité entre la musaraigne à queue épaisse et la géante, 5° Lay SARAIGNE CANNELLE (s0rex cénnamomeus, Lichst, A le dessus du corps de couleur cannelle, et le des sous gris. Sa queue est cylindrique, couverte depois serrés. Ses dimensions sont de cinq pouces pourk corps ct de vingt-une lignes pour la queue. Elle rit dans le midi de l'Afrique. 4° La MUSARAIGNE no {sorex flarescens, Isid. Geoff.) (?). A été découverte au cap de Bonne-Espérance, par M, Deialande. Flk habite plus particulièrement la Cafrerie et le pays des Hottentots. Adulte, elle a quatre pouces si li. gnes de longueur, tandis que la queue ne compe que dix-huit lignes. Le dessus du corps est un blmd roussâtre de teinte fraîche et satinée, tandis quek dedans des membres, le ventre, sont d’un blanc hré de cendré, Sur le chanfrein et sur le nez se dessine une ligne longitudinale brunâtre qui tranche avecles couleurs claires des parties voisines. La queue pre sente quelques longues soies dirigées en arrière. Le museau est très eflilé. Les poils des jeunes sujels sont bien plus fortement colorés que ceux des adulles. Les orcilles, blanches à leur base, sont brunesat sommet. 5° La MUSARAIGNE DES CHEMINS (sorex té rius) (3). A le pelage roux grisâtre en dessus, cendré clair en dessous ; les oreilles grandes, non cachée dans les poils. Sa queuc, un peu comprinée dans première portion, est arrondie à son extrémilé, et garnic de longues soics clair-semées, dirigées en ar rière. Elle a trois pouces de longueur, ct la qu deux. Cette musaraigne, découverte au Sénégal at
M. Perrottet, se trouve le plus ordinairement surl
chemins, le long des haies, ou cachée sous les nt
cines des arbres, et ne se rencontre qu'accidentells
ment dans les habitations. 6° La musanalGxE DU
(sureæ Cape:sis). N'est regardée par plusieurs 20
logistes que comme un duuble emploi de la mi
raigne de Sonnerat, ou sorex Indicus. M. Lichsteir
stein cependant la croit distincte, bien que l'ensemble
de leurs caractères soit identique. Celle du Cap #
(‘) Ehremberg et Hemprich ; Lichsteinstein, Mém.Mf les Musaraignes d'Afrique et d'Asie, 1829.
(:) Etudes z00! , pl. 13.
G) tsidor. Gecff., Vo, de Bélang., Zoo!, p. 1
jiféreroit de l'espèce indienne que par la couleur
Re la queue, qui est rousse, et par la plus grande | ngueur de cette partie, et encore par unc taille À noitidre.
ke L'Amérique compte aussi quelques musaraignes, ke plusieurs se tronvent avoir été décrites dans ces l, rniers temps. La première est la MUSARAIGNE DE n mu )sorex Surinamensis, Shaw, Screber, re g. 575, 6), qui a été observée dans la partie de la f, uyane dont elle porte le nom. Son pelage est à m inte cannelle en dessus, jaune cendré en dessous. le on museau est blanc et assez court; ses orcilles
pntamples, arrondies et nues; la queue, blancuc en sous, est longue de dix-huit lignes, et le corps a ois pouces. 2° La MUSARAIGNE MASQUÉE (s°700 per pnatus)1t). Est, par sa taille, une des plus petites péces du genre ; elle vit aux Etats-Unis, où elle
rle été découverte par M. Milbert. Sa couleur est en A) us brun roux, passant au cendré clair en dessous.
e bout du museau est brun noirâtre; les dents se guvent être colorées à leur extrémité ; les oreilles, ttes, sont entièrement cachées par les poils. La jeue est carrée, ne formant que le tiers des proporp sdu corps, qui a au plus deux pouces de longueur. La MUSARAIGNE NAINE (s0oreæ parvus, Say) (?). Paétre bien distincte de la précédente. Son pelage K brun cendré en dessus, gris cendré en dessous, queue est courte et ses dents sont noirâtres ; sa Îleest de deux pouces trois lignes, et la queuc n’a neuf lignes. Son museau est eMilé, et les picds t d'une teinte blanchâtre. Elle a été rencontrée s Council-Dluffs, sur les rives du Missouri. Rirdson en décrit une variété qui a une queue plus igue, et qui vit au détroit de Behring. 4° La mu- RAIGNE DES MARAIS (sorer palustris)(?) A trois Quces six lignes de longueur, la queue deux pouces pt lignes. Ses oreilles sontabondamment couvertes poils doux ; le corps est noir cendré sur le dos, cendré sur le ventre. Elle fréquente les bords des s de la baie d'Hudson. 5° La MUSARAIGNE DE Fonrs- (sorex Forsteri) (4). À la queue tétragonc, de la gueur du corps ; les oreilles poilues et brèves ; son ge gris brun en dessus et brun jaunâtre en dess. Un petit pinceau de poils termine la queue, qui longue de quinze lignes, lorsque le corps a deux es trois lignes. Forster décrivit le premier cette
è, qui vit par des températures rigoureuses au ddel'Amérique, dans le tome LXII, page 581, Transactions bhilosophiques de Londres. 6° La MRAIGNE À COURTE QUEUE (sorec brericaudatus,
D id Geoff., Etudes, pl. 14.
Long's Exped, , t, 1, p. 163,
! Richardson , Faun, am. bor., p. 5.
L'i, P. 65 Gapper, Zoo. journ., no 18, p.201,
DES MAMMIFÉRUS. 365
Say) (1). A trois pouces neuf lignes, et la queue un pouce. Son pelage est noir plombé en dessus , et à teinte plus claire sur les parties inféricures. Ses dents sont noirâtres, et sa queue courte et trapuc. Elle vit dans le Missouri. M. Godman a nommé musaraigne de Peale, ‘oreæ Pealii, une musaraigne américaine, dont M. Harlan a imprimé la description, traduite de M. Desmarest, comme étant identique avec la musette de France. Mais nous ne connoissons pas les caractères de cette espèce, très commune, à ce qu'il paroït, aux environs de Philadelphie. 7° La musa- RAIGNE TALPOÏDE (sorex talpoïles) (?). Vit dans les marécages du Haut Canada. Sa queue est arrondic, longuc d’un pouce; le corps est couvert de poils denses, d’un brun gris en dessus, plus clair en dessous ; il a quatre pouces ct demi de longueur. Or, cette espèce cst bien distincte de toutes les musaraignes américaines, par sa forte taille, la brièveté de sa queue, et son muscau conique.
Telles sont les espèces admises par les naturalistes; mais on conçoit que les nuances fugitives qui distinguent à peine quelques unes d'elles, rendent leur étude difficile, et que ces animaux demanderoient un travail spécial, accompagné de détails anatomiques ct de bonnes figures coloriées. Tout est donc à refaire dans ce petit genre.
Les soLébons (3) sont ainsi caractérisés : le système dentaire a vingt dents à chzque mâchoire, ou + incisives, ? fausses molaires ct : vraies. Le muscau est allongé, en boutoir ; les yeux sont très petits ; les oreilles grandes, arrondies, presque nues. Les picds sont plantigrades, pentadactyles, à doigts libres ; les ongles falciformes Le SOLÉNODONTE PARADOXAL ({), dont on iguore les mœurs, habite l'ile de Saint-Domingue. Il joint au poit des musaraignes la f me des petites espèces de sarigues , et la dentitio: des desmans. Sa taille est celle du rat surmulot. Son crâne est allongé, et son corps est couvert de poils très courts, soyeux et très rares sur les fesses. Les ongles sont plus longs aux pieds de devant. La queue est allongée, grêle, et en grande partie écailleuse.
LES DESMANS.
Mygale, Cuvien ; Myogalea, Visuen,
Buffon a décrit le cesman de la Moscovie, que Linné rangeoit parmi les castors ; mais M. Desrouais a fait connoître depuis une espèce distincte qui vit
(:) Long's Expedit. ,t.1, p. 164 : Harlan , Faune am, p. 29.
@) Gapper, Zool. journ. no 18 , p. 202, pl. 8.
() Solenodon, Frandt.
{: Solenodon paradozus , Brandt.
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en France aux environs de Tarbes au pied des Pyrénées, et nommée le DESMAN DES PYRÉNÉES (!) (mygale pyren1ïca) (?), Cet animal, long de quatre pouces, a la queue plus longue que lc corps, puisqu'elle mesure quatre pouces six lignes. La forme de cette dernière partie est un cylindre, diminuant graduellement de volume jusqu'à l'extrémité qui se trouve comprimée dans le sens vertical. Son pelage, formé de longues soies et de feutre, est brun-marron en dessus, passant au gris brun sur les flancs, ct au gris argentin sur le ventre. Ses ongles sont du double plus longs que ceux du desman de Russie, Ses mœurs sont inconnues, mais cette espèce doit, comme la précédente, fréquenter le bord des ruisseaux pour s’y creuser des galcries souterraines, dont l'ouverture est sous l’eau, bien qu'une grande portion des conduits soit tracée de manière, par son niveau, à ne jamais être submergée. Sans doute que ce desman se nourrit de vers, d'annélides ct d'insectes aquatiques.
Les cunysocuLones (chrysochloris) (3), comprennout deux mammifères décrits par Bullon sous les noms de taupe dorée et de taupe rouye d'Amérique, et peut-être aussi de {aupe de Pensylvanie du même auteur, En 4829 M. Smith a fait connoître la cuny- SOCIILORE HOTTENTOTE (chrysochloris hottentotus) (+), longue de quatre pouces, ct qui habite le territoire intérieur de l'extrémité méridionale de l'Afrique, mais qu’on ne rencontre jamais dans les environs du cap de Bonne-Espérance; tandis que la chrysochlore dorée est très commune dans cette dernière localité. La hottentote a le museau allongé, dénudé et couleur de chair; des taches blanches, plus ou moins étendues, se dessinent sur le front. Le corps est d'un brun rougeâtre à teinte ferrugineuse, ou marron; les jeunes individus ont leur pelage d’un vert noirâtre plus ou moins foncé.
© LES CONDY LURES.
Condylura, ILL'GER.
La taupe du Canada de Buffon est le cond'lure à museau étoilé (5), type de ce petit genre. On en distingue, 4° Le CONDYLURE A LONGUE QUEUE (Condylura longicaudata) ($), qui paroïit au docteur God-
® t) M. Isidore Geoffroy Saint-Hilaire sépare celle espèce des desmans, et en fail un genre qu'il nomme Mygaline.
{2) Geoff., Ann. du Mus., t, XVIT, pl. 4, fig. 1. Encycl, supp, 4, fig. 1 à 4, + () Cuvier.
{+ Zool. journ., t. IV, p. 436.
(5) Corcdylura cristata ; Dèsm.
(6) Desm. ; Talpa longicaudata, Pennant, Erxleb.
man reposer sur un individu mutilé de la Canada, auquel on aura enlevé dans la prés
les appendices charnus et rayonnés qui entoureghl museau. Cette espèce, décrite par Pennant sy nom de lonJ-tailed mole, est restée dans le ge taupe de M, Cuvier; mais ce n'est que par nel qu'on l'a crue privée des organes charnus du tour du museau, suivant le docteur Richardsn( C’est toutefois un animal distinct par l’ensentk à ses caractères de la taupe du Canada, et Les Chipge: wais le nomment naspass-kasic. Sa tête allongée ge termine par un museau entouré d’appendices cn lagineux sur le pourtour des narines, ayant hi rayons à la circonférence , ct deux plus courts «th lides implantés sur les narines. Son pelage, (mf de poils ras, est en dessus d'un brun noir luiuat Sa queue grêle est d’un tiers plus courte que lecry, qui a quatre pouces neuf lignes. Le condylina commun à la baie d'Hudson, vers le lac supérien Ses habitudes sont inconnues. Dans ces dernières nées, les naturalistes américains ont fait connoim deux espèces de ce genre. 2° L.c CO\DYLURE 4 60 QUEUE (condylura macroura)(?), qui vit sur bords de la Colombie, dans le Missouri, est rem quable par l’ampleur du diamètre de sa quew. à tête est large, son corps court et épais, etsonm seau possède scize rayons au pourtour, ei deux chus entre les narines, surmontés de deux lève Ces rayons sont cartilagineux, ct granulés sur ka surface. Les poils sont doux, très luisants et p longs que les autres espèces. Ils sont teints sur led d’un brun bistre tirant au noir, et d’un brun di sur le ventre. La queue, mince à son insertion, renfle subitement de manière à acquérir jusqu'à dé huit lignes de diamètre, puis elle s'amincit grd lement pour finir par un mince pinceau. Ellest#i rondic ou légèrement comprimée, et à soies ru Cet animal a quatre pouces trois lignes de longue et la queue présente deux pouces six lignes. il CONDYLURE A PELAGE VERT (condylura prasinale) ne doit pas être admis sans un nouvel examen. fourrure présente une magnifique coloration e1 14 d'émeraude, et ses poils sont longs et fins. Vif deux lanières composent la portion nasale mi laire qui distingue ce condylure. Sa queue, MA et grêle, n'a que les trois quarts ue la longitif corps, qui est de quatre pou:°: c! demi, Elle est verte de poils verticillés. On l'a rencontré di New-Jersey, aux Etats Unis.
(‘) Fauna am. boreal., p. 13.
(») Hartan, Faun, amer,, p. 39,ct Richardso9, F8 am. borea., p.284, pl. 24.
6) Haris , journal de Boston , août 1825.
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EN R ER YONNE Les naturalistes
lle des animaux onligrades, c'es la plante des frades, tels que
LES SCALOPES.
Scalops. Cuv. (!).
N'ont point été connus de Buffon. Ce sont des dits animaux qui tiennent des musaraignes par ur museau pointu , cartilagineux , terminé par un outoir, et des taupes par leurs mains élargies, ares d'ongles robustes très propres à creuser la re, Leurs yeux petits, leurs orcilles cachécs, ours mœurs enfin les rapprochent également des upes, mais leurs dents, assez semblables à celles s desmuns, peuvent être rendues par la formule jvante : incisives +, pelites molaires +, vraies moires À, total vingt-quatre. Leur queuc est courte; corps est trapu, couvert de poils ras, très doux, tsfins, implantés perpendiculiirement sur la peau omme celui des taupes. Les scalopes se tiennent de référence le long des rivières et des ruisseaux, et
deux seules espèces connucs habitent les Etutsnis, 4° Le scALOPE DU CANADA (scalop: Canaensis ) (2), qui vit depuis le Canada jusqu’en Virinie, est long de sept pouces ct demi, et la queue a que neuf lignes. À son pelage gris brun, et resmble singulièrement à la taupe communc. 2 Le ALOPE DE LA PENSY; VANIE (scalops Pensylvaica) (°), long de six pouces six lignes, ne diffère u précédent que parce que ses molaires se touent, et que leur couronnc est légèrement dentelée,
(1) Soreæ, Linné ; T'alpa, Pennant ; Talpasorez, ssun, Man,
(+ Desm., 245, Richardson, p. 9 ; Sorex aquaticus, \falpa fusca, Pennant ; Screb., pl. 158.
} Harlan, Faune am ,p. 33; Talpasoreæ, Less. , an, 124.
avec un sillon qui se prolonge sur le bord interne.’
De plus, la formule dentaire est la suivante : incisives ;, molaires =, total quarante, Cette cspèce encore douteuse habite la Pensylvanie.
Le scalope du Canada est la taupe des voyageurs Lewis et Clarke. Il est excessivement multiplié sur les rives de la Colombie, où il se creuse de profondes galcries. Le docteur Godman rapporte que cet animal , très vif le matin, cesse d'être agile vers le soir, et que régulièrement un individu observé vivant, prenait son repas à midi, et mangeait indifféremment de la viande et des légumes. C’est de
cet animal qu'il s'agit, lorsqu'on trouve mention-
née dans les livres américains la taupe d'Europe. AEEEE————"…——"—…————…—……—…—…—…——……—…—…—…—…—…—…——— LES TAUPES.
Talpa. L.
Il nc s’agit pas dans cet article de la taupe (!)ordinaire, mais bien de cette espèce italienne qu'a fait connoiître M. Savi, quoiqu'elle soit répandue en France ct appelée petite taupe. C'est la talpa cœca (?) caractérisée ainsi : ouverture des voiles palpébraux oblitérée, tandis que la taupe ordinaire a une petite ouverture à ces mêmes voiles. Cette taupe aveugle piroit être commune dans toute l'Europe, puisqu'’Aristote la mentionne en Grèce , Savi en Suisse et en Italie, Lecourten France, Schelhammer à Hambourg. Elle ressemble complétement, par tous ses auires caractères, à l'espèce vulgaire, mais sa laile est plus petite.
(') Talpa Europea, L. Brisson , 1750.
(+) Sopra la talpa cicca degli anticht, Pisa, 1829, et Memorie scicntifiche , p. 29.