LES BLAIREAUX
Meles (°,.
Le bhireau d'Europe (7) a été décrit par Buffon.
l Bali-saor signifie en indien Cochon de sables.
e) Illiger,
(y Supplém., t. 111, pl. 50.
N' Allas, pl. 13.
F Geoffroy : Viverra Caudivoluula. Gm. Cescoleptes Jalotus, Martin , proc. VI, 83,
6) Brisson.
(Mes vulgaris, Guv. ; Ursus Meles, L.
Cet article sera consacré à une espèce fort voisine, regardée comme une simple variété par Buffon et par quelques autres auteurs , et décrite comme distincte par d’autres. C'est le BLAIREAU DU NORD (meles hudsonius ou labradoria) (1) que les Indiens creks appellent mistonusk, et les Paounis chocartaosh. C’est à tort que Buflon donne le nom de carcajou à cet animal, c'est la wolvérenne qui le porte dans le langage des chasseurs canadiens. Ce blaireau fréquente les plaines sablonneuses de Ja région des monts rocheux, au nord de la rivière de la Paix, par 58 degrés de latitude boréale ; il est excessivement commun dans les plaines qu’arrose le Missouri, sur les rives de la Saskatchewan et de la rivière Rouge. C'est un animal timide, engourdi pendant les mois d'hiver de novembre à avril, et beaucoup plus carmassier que celui d'Europe. Une femelle, tuée par Richardson, avoit dans son estomac une marmotte entière. Le blaireau du Labrador a donc le pelage plus clair que celui de l'Europe, beaucoup plus court; et enfin il présente quelques autres légères différences , dans le nombre des dents surtout.
Le BLAIREAU INDIEN (meles indica) (?) est noir en dessus, blanc en dessous; il a de longueur deux pieds quatre pouces sur quatre pouces de hauteur, le nez et la face au-dessus des yeux, noirs. Les Indiens le nomment bajou , et il habite l'Inde, entre Chuna-ghur et Delhi; cet animal n'appartient pas probablement au genre blaireau, et semble être plutôt un paradoxure ou une genette.
LES RATELS.
Mellivora (3).
Sont des gloutons par les caractères généraux, bien qu’ils retiennent quelques particularités des hyènes, des putois et des martes; ils sont, après les chats, les plus carnassiers des animaux, sans être dangereux. Leur museau court se termine par un mufle, et ne permet pas de penser que le sens de l'odorat soit très perfectionné. Leurs oreilles, très petites, donnent à l'audition peu de finesse; leur langue est papilleuse comme celle des chats; leur pelage est grossier et dur. Leurs pieds trapus ont cinq doigts garnis d'ongles très robustes, avec lesquels l'animal peut se creuser les terriers qu'il habite. La queue est brève, le corps épais; le pelage, gris en dessus, présente sur les côtés deux bandes blanches longitudinales, qui s'étendent des orcilles
() Richardson, Fauna , 37, pl. 2.
(2) Hardwice, Linn, Trans., t. IX, p. 115, pl. 9; Ursusindicus, Shaw , gen, Zool., t. I, p. 470.
€) Storr; Fr. Cuvier, dict. sc, nat., t, LIX, p. 446.
jusqu’à la queue. Sa taille est d'environ trois picds quatre pouces.
Célèbre dans toutes les relations des voyageurs à l'extrémité australe de l'Afrique, le RATEL (mellivora capensis) (1) a été décrit par Sparmann ; par Lacaille, qui le nomme llaireau puant, et est connu des Hollandois sous le nom de chercheur de miel (honig freter ). On rapporte qu’averti par un oiscau nommé, à cause de cette particularité de mœurs, coucou indicateur , de l'existence des ruches d'abcilles sauvages, il s'arrange de manière à butiner le miel qui s’y trouve en laissant des parcelles pour son complice ailé, à titre de récompense. Le ratel, toutefois, est encore très mal connu, et n'existe pas dans la plupart des musées européens.
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