‹ Compléments de Buffon [microforme]Chapitre 267 sur 514 · LES PHOQUES · texte numérisé non relu

LES PHOQUES

Phoca.

Sous ce nom générique Linnæus, Erxleben, Hliger, MM. Cuvicr, Geoffroy Saint-Hilaire, de Blainville, et la plupart des auteurs qui les ont suivis, comprennent une grande famille naturelle de mammifères carnivores et amphibies dont les pieds sont enveloppés dans la peau et disposés en forme de nageoires. Cette organisation gène leur marche sur la terre, où ils ne font guère que ramper sur les rivages, tandis que dans l’eau ils nagent avec facilité. Les carnivores amphibies ne comprennent que les deux genres anciens ,ho: a et triche hus, et forment ainsi un groupe très naturel que l’on a nommé phocacés. M. Cuvier le plac avant les marsupiaux et après les carnassiers digitigrades; M. Duméril au contraire le rejette à la lin de sa classe des mammifères, dans son avant-dernière famille, qui précède seulement les cétucés. M Latreille, dans ses familles naturelles du règne animal, a établi un cinquième ordre, celui des amphibies, ct sa première famiile est celle des cynomorphes , et comprend les genres phoque et vtarie, ce dernier n’élant qu’un démembiement du premier. M. Temminck a suivi à peu près la mème règle de clussilication que M. Cuvier. Les phoques ont dans ces derniers temps été l'objet de travaux estimables dont nous présentions une analyse détüillée; mais nous devons avouer cependant qu'il n’est pas d'êtres dont l'histoire soit plus incomplète, plus fautive, plus surchargée d'erreurs : aussi leur étude est-elle encore

dans l'enfance, Comment en effet pouvoir grouper ,

les renseignements épars, souvent invohérents, des voyageurs, les seuls qui nous en aient fourni de nombreux, mais dont l'abondance ne compense

pas la bonté, et qui sont on ne peut plus embarmg sauts à mettre en ordre et à consulter avec fruit? Ces animaux d'ailleurs varient suivant les âges, les its, les saisons et les climats. La plupart n'exise point dans nos musées, et ne sont établis que sur des descriptions souvent incomplètes ou sur dx figures dessinées avec plus ou moins d'exactitide Les mivens de comparaison manquent donc pour établir leurs caractères, et par conséquent la ma. jeure partie des espèces se trouve reposer sur de êtres équivoques. Il n’ea est pas de même de cells étudiées par les naturalistes modernes; leurs des criptions les isolent nettement de toutes les autres, et ce sont res espèces-là que nous citerons de pré férence. D'un autre côté, l'intérèt que prise l'histoire des phoques sous le rapport de l'orsani sation, des mœurs, de l'habitation: les ressources qu'ils fournissent à l'économie poiitique ; les arme. ments que nécessite leur casse; les traits divers qui se rapportent à chacun d'eux, nous forceronti nous étendre un peu sur ces divers points, à outre: passer les bornes habituelles de nos descriptions, Les phoques ont été connus des anciens, quisuvent les mentionnent dans leurs écrits sous le nom de phoca adopté par les modernes; les puèles les nommoient les troupeaux du vieux Protée, Tous le auteurs de l’époque de la régénération des lettre les décrivent également sous une foule de noms qu’il seroit sans utilité de reproduire; quelquesuns, tels que Celsius, Olaus Worm, Aldrovandi, Gessner, en dounèrent des figures plus ou moins grossières. Mais nous ne remonierons pas plus haut que ls écrits de Linnæus, et même que la douzième édilin du Systema Natu:œ donnée par Gmeiin. Les phoques, phoca, commencent la troisième classe, ls maumalia firæ de Linnæus, et le nombre des espèces est borné à dix ; cependant ces êtres venoient d'être mieux étudiés. Steller avoit fait cornoilre ceux du pôle boréal ; Eggède et Crantz y ajoutérent quelques espèces, et Molina les phoques por urigne et éléphant, de la mer du Sud. Ersleben (Sy t., 1777) n’a décrit que neuf espèces, et pan avoir donué tous ses soins à la synonymie, qui net est pas moins souvent erronée. Buffon et les nl ralistes qui le suivirent n'ajoutèrent que des ais partiels à ce que l’on savoit sur ces animaux; Mb déjà la multiplication des espèces ne permelli guère de les présenter avec ordre et netteté. Pém le premier, guidé par Buffon, eut l'idée heureuse de diviser le genre phoque en deux, suivant {l ces animaux ont une conque extérieure apparente ou nulle. Les prem'ers reçurent le nom d'otarie, o' ia; et les seconds conservèrent le nom de ph que proprement dit, phoca. Cette division fut géné ralement admise, et elle est d'autant plus comm

| pour Ja pratique qu'elle est fondée sur un caraclt

ile à sais , Fr, Cuvie ânes qui ex uwrisé à for es dents; et lement ét lainville av us nombre:

rés des dent udier les dé oms distincti Linngus ca cisives SUpé e six: les €) beures: les in égulères , Ob cisives du « Bug ou six di ulles; pieds esposition de modifia set après la pl jouta rhez la wtiieurs rét Vous passons « éentés par ç rmédiaires à ont Le num € dlnit ainsi le ui ont quatre Rs; des canin e de vingt, nchantes ou leuse ; à tous evant vont en ndis qu'aux oigt sont les ls courts; le ns la peau erière presqu ne {rès courte M. Fr, Cuvi Sé sur une

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de à saisir et à distingner. Tout récemment Fr, Cuvier, portant un examen attentif sur des sânes qui existent dans le Cabinet d'anatomie, fut lurisé à former sept genres fondés sur la forme x dents; etenfin Nylsson en ajouta un huitième, nlement établi sur ces organes. Mais M. de kinville avoit déjà cherché à séparer en coupes us nombreuses, et en se servant de caractères rés des dents incisives, des phoques dont il pût budier les dépouilles, mais sans leur donner de oms distinctifs.

Linnæus caractérisa les phoques ainsi qu'il suit : cisives supérieures aiguës, parallèles, au nombre esix: les extérieures plus grandes que les inté-

Éeures: les inférieures au nombre de quatre, égales,

sulères, obtuses : canines plus longues que les csives du double, aïignës, robustes; molaires, Eng ou six de chaque côté, tricuspides; auricules ulles; pieds postérieurs réunis. Erxleben adopta exposition des caractères donnés par Linnæus, et n modifia seulement quelques points. C’est ainsi

w'iprès la phrase erronée d’auricules nulles, il.

jouta chez la pupart, et qu'après celle de pieds ostieurs réunis, il plaça le mot pentadactyles. Vous passons sous silence les caractères génériques &enés par divers auteurs moins connus, et inrmédiaires à Linnæus et à M. Cuvier. Ce dernier, ont Le nom est d’un si grand poids en zoologie, élnit ainsi les phoques : « Ce sont des animaux ui ont quatre ou six incisives en haut, quatre en as; des canines pointues et des molaires au nome de vingt, vingt-deux ou vingt-quatre, toutes nchantes ou coniques, sans aucune partie tuberuleuse ; à tous les pieds cinq doigts, dont ceux de evant vont en décroissant du pouce au petit doigt, ndis qu'aux pieds de dersière le pouce et le petit gt sont les plus longs , et les intermédiaires les ls courts; les pieds de devant sont enveloppés ns la peau du corps jusqu’au poignet; ceux de errière presque jusqu'au talon : entre ceux-ci est ne lrès courle queue, »

M. Fr. Cuvier, dans un travail fort remarquable, &é sur une connoissance rigoureuse des espèes, divisa les phoques existant dans les collecons en sept genres qu'il nomma : Calocéphale, éorhyn ue, pélage stemma ope, mac:orhin, reloc-phale et platyrhinque. Dans ces sept genres L Fr, Cuvier ne décrivit qu’un petit nombre d'es- *s; il fut forcé de rejeter sous les anciens noms

Phoque et d'otarie, Ja plupart des individus vaement connus. Nous pensons devoir passer suc- “sivement en revue ces nouveaux genres et les ca- Rires qui leur sont assignés.

le CALOCEPHALE, calocephalus, Fr, Cuv. Mâche- "es formées principalement d’une grande pointe

ltée au milieu, d'une plus pelite située antérieu-

rement, et de deux, également plus petites, placées postérieurement; boite cérébrale bombée sur les côtés, aplatie au sommet ; de légères rugosités pour crêtes orcipitales ; trente-quatre dents, six incisives, deux canines, dix molaires en haut;quatreincisives, deux canines, dix molaires en bas.

Les espèces que M. Fr. Cuvier admet dans ce genre sont les phoques veau-marin, lièvre, marbré, lagure, groënlandois, hérissé et barbu Tel qu’il est composé, le groupe des calocéphales comprend des animaux qui vivent dans nos mers, et qui se distinguent par la membrane interdigitale, qui ne dépasse pas les doigts et qui n'enveloppe pas entièrement ceux de devant; en ce que les doigts vo:.t en diminuant de longueur graduellement de l’interne à l'ex terne, et que les deux doigts externes des picds postérieurs sont plus longs que les autres; par leur pupille verticale, par les narines qui sont obliques, par la langue qui est échancrée à son sommet ; par leurs mamelles qui sont au nombre de quatre, et abdominales.

Les calocéphales sont remarquables parune grande intelligence, ce qu’ils doivent en partie à leur organe cérébral largement développé. Is sont doux, faciles à apprivoiser, susceptibles d’attachement, et reconnoissent les soins qu’on leur porte ; ils nagent avec la plus grande aisance, mais se traînent avec difliculté elavec effort sur le rivage où ils se rendent pendant certain temps de l’unnée,

2° STÉNORHYNQUE slenorhynchus. Fr. Cuv. Le museau est très proéminent et elé ; les dents sont composées à leur partie moyenne d'un long tubercule arroudi, cylindrique, recourbé en arrière, et séparé de deux autres tubercules un peu plus petits, ‘’un antérieur et l’autre postérieur, par une profonde échancrure : leurs pieds n’ont que des ongles très petits.

Daus ce genre M. Fr. Cuvier ne place que le phoque leptonyx de M. de Blainville, dont le phoque de Weddell n’est pas très distinct. On ne connoît point ses habitudes ni ses mœurs.

3° PÉLAGE, pelagius. Fr. Cuv. Il a le museau allongé, très élargi à son extrémité, à chanfrein très arqué; incisives supérieures échancrées transversalement à leur extrémité ; les inférieures simples ; molaires, épaisses et coniques, n'ayant en avant et en arrière que de petites pointes rudimentaires.

Une seule espèce appartient au genre pélage ; c'est le phoque moine de la mer Adristique, dont les pieds de derrière sont quelquefois privés d’ongles, les narines parallèles, la pupille verticale, l'oreille sans conque externe : quatre mamelles placées auteur du nombril.

4° STEMMATOPE, stemma'opus. Fr. Cuv. Une scule espèce appartient à ce genre, que caractérisent un organc éreclile surmontant Ja tête; trente

dents, dont les molaires, courtes, élargies, ont une simple racine ; leur couronne, striée plutôt que dentelée, sort très peu des gencives; le museau est étroit, obtus, et le cerveau assez développé. Tout ce qu'on sait de son organisation se borne au manque d'oreille externe, à la langue qui est douce et échancrée, aux doigts qui sont onguiculés et débordés par la membrane natatoire. Le phoque mitré deCamper, phoca crislala, Gm., est encore le seul amphibie de cette tribu que l'on connoisse.

5o MacronuiN, macro:hinus. F. Cuv. Ce genre, comme le stemmatope, s'éloigne beaucoup des phoques proprement dits par ses formes et surtout par son système dentaire. Les dents sont au nombre de trente ; les incisives sont crochues comme les canines, mais seulement un peu plus petites; les racines des molaires sout simples, plus larges que les courounes, qui imitent un mamelon pédonculé. Le type de ce genre est fourni par l'éléphant de mer de Péron.

6 ARCTOCÉPHALE, arclocephalus. Fr. Cuv. Il a trente-six dents, la tête surbaissée, le museau rétréci; les quatre incisives moyennes sont partagées trausversalement dans leur milieu par une échancrure profonde; les inférieure, sont entaillées d'avant en arrière; les molaires n'ont qu’une racine, moins épaisse que la couronne, qui consiste en un tubercule moyen, ayant à sa base, en aiant et en arrière, un tubeicule beaucoup plus petit.

Dans les arctocéphales les membres antérieurs sont placés très en arrière, ce qui contribue à donner au cou une extension démesurée; les postérieurs ont leur membrane lobée dépassant les doigts et à cinq festons; la conque externe des oreilles est rudimentaire. On n’en connoit qu’une espèce, qui e:t l'ours de mer de Steller et de Forster.

70 PLATYRHYNQUE, pla'yrhynchus. Fr. Cuv. Sa région cérébrale est très élevée, le museau élargi; le mème système dentaire, numériquement, que les arctocéphales ; mais les incisives sont aiguës, et les molaires n'ont pas de pointe secondaire postérieurement. Le type de cette division est le lion marin de Steller.

Tel sont les sept genres adeptés par M. Fr. Cuvier, et dans lesquels, faute de détails précis, on ne peut classer la plupart des espèces mentionnées si vaguement sous les noms mille fois erronés de veau marin, lion marin, loup marin, etc. Un autre genre fut admis par Nylsson ct fondé sur le phoc: hisxida de Fabricius, et adopté par Hornschuch dans un Mémoire sur une espèce de phoque de Poméranie (Isis, t. VIII, p. 810; 1824), sous le norn d'halycherus. Les caractères principaux de ce

genre seroient, suivant Hornschuch , dans la quantité et la forme des dents; celles-ci sont au nombre

HISTOIRE NATURELLE

etsns grand nombreuses € court, et arro mais il est Mo au nombre de c'est à tort qu pris pour autar Jobe moyen ; | droite à gauch grand, très ÉP que irrégulière qu'à la gauche Jeux en dehor:

milieu de la p DoOlMons ON L n peu plus fchancrée à 1 Htroite, très r ourte à la ba eloppé, et ce portiun,

la vulve ch èvres sont mi tanglé au mi ie formant u pblongue et pre ques ne diflère uires mammi observent seul pendant les c ont voici les p des vertèbres sc ombre de quin usses; le stern {le dernier est êbres lombaire eu de hauteur RCTUIM quatre ; 0$ pubis son homme, F1 n° favant-bras son KL très dévelo Due les humérus

de trente-quatre. Toutes sont coniques, recourhés: les inférieures égales, courtes, séparées également par un intervalle vide ; les deux incisives externe d'en haut simulant des canines, et marquées d'un canal étroit à leur partie postérieure; les qua intermédiaires plus longues et d'égale longueur: canines inférieures rapprochées, sillonnées en x. rière et en dedans, s'engageant dans un intervalle des canines supérieures qui sont semblables: mo. laires triquêtres, les supérieures convexes sur le face externe, recourbées, les troisième et que trième plus grandes; les inférieures pyramidile, les denxième et troisième plus fortes : les ongles son plus longs et plus recourbés que chez les autre phoques. Une seule espèce est le phoque gris ph ca anneliata de Nylsson des mers du Nord,

Telles sont les divisions admises en ce j ur; mis comme la plupart des espèces ne sauroient yèr placées, et que ces genres seront un jour l'objt d’un nouveau travail et sans doute d'une nouvelle révision, nous suivrons dans la description deses pèces l’ordre plus commuuément admis des gens phoque et otarie.

Destinés à vivre dans un liquide dense {! tel que l'eau, susceptibles de séjourner long-temps terre, quoique ce ne soit pas cette dernière lali tation qui leur fournisse leur nourriture, les pho ques doivent jouir d’une organisation en rpp avec ces deux genres d'existence, Par les form extérieures de leur enveloppe corporelle, ils ne di fèrent point des quadrupèdes carnassiers terre tres, tandis que par leurs membres conformés po la natation ils s’en éloignent au contraire beaucotf Les phoques et les loutres ont aussi plus d'un poi d'analogie. Nous sommes redevables à Daubenl des premiers détails positifs sur l'anatomie dec genre. Selon lui, les phoques sont plus partieul rement remarquables par les circonstances sulfi tes : le bras et l’avant-bras sont couris, et cat sous la peau de la poitrine ; les doigts sont empié dans une membrane qui sert de nageoire, els au nombre de cinq; les poils sont généralemel durs, secs et cassants : dans quelques espèces

t se

sont de deux sortes, et il y en a de doux elt vs 05, à soyeux : les soies des moustaches sont généralemes ce qu il no éphareils des

plates, et même noueuses à la manière des ant de certains insectes coléoptères. Les viscères olref entre autres particularités un épiploon court €l fa mince, le foie plus étendu à droite qu'à gare l'estomac occupant le milieu de la région épige que. courbé en are de cercle, dont la convexilé trouve en arrière, et les deux ext émités en aval

vie de relatio l; el, sous cé ire que de no lé par M. de # des sens che ns le 1ome X xiété de on, “traduis par À lire, jeune sa de son cél

(') Buffon attribuoit à l'ouverture du trou de n cette facultés; mais les observations modernes | prouvé que cette prétendue ouverlure constanlé oblitérée comme chez les autres animauï.

elsans grand cul-de-sac ; le canal intestinal fait de

nombreuses cireonvolutions; le cœrum est fort

court, et arrondi par le hout ; le foie est très grand,

mais ilest moins épais ‘ue long et large; ses lobes,

au nombre de quatre, sont fort longs et pointus ; et

c'est à tort que Perrault en indique six, car il aura

pris pourautant delobesdistinets les trois portions du

Jobe moyen ; la rate est placée transversalement de

groite à gauche sur l'estomac ; le pancréas est assez

and, très épais, très compacte, de forme oblon-

que irrégulière, plus large à son extrémité droite qu'à la gauche; les reins sont fort grands, tubercu- Deux en dehors ; le cœur est ovoïde, placé dans le Milieu de la poitrine plus à droite qu’à gauche; les oumons ont un seul lobe volumineux , ie gauche opeu plus grand que le droit; la langue est éhancrée à l'extrémité, comme fourchue, très broïte, très mince au sommet, large, épaisse et ourte à la base, garnie de papilles : cerveau déelonpé, et cervelet beaucoup plus grand à proportion.

la vulve chez la femelle touche à l'anus; les kvres sont minces, le clitoris gros et long; vagin vanglé au milieu de sa longueur ; col de la maice formant un bourrelet aplati; vessie de forme jblongue et presque conique. Le squelette des phoques ne diffère que peu de la forme dévolue aux utres mammifères, et les différences principales 'olservent seulement dans les organes locomoteurs ; pendant les os offrent des différences saillantes, ont voici les principales : les apophyses épineuses es vertèbres sont très courtes; les côtes sont äu ombre de quinze de chaque côté, dix vraies et cinq Ausses; le sternum est composé de dix os fort étroits, te dernier est le plus long de tous. Il y a cinq vertbres lombaires, dont les apophyses épineuses ont eu de hauteur; la queue a douze vertèbres et le serum quatre ; le bassin est très long et fort étroit ; os pubis sont allongés, « articulés comme chez Fhomme, Il n’y a point de clavicules; les os de avant-bras sont très courts ; la tubérosité humérale SL très développée; les fémurs sont moins longs les humérus ; le tarse et le carpe sont composés e sep 05,

Mais ce qu'il importe le plus de connoître sont “appareils des sens des phoques, puisque par eux ‘ie de relation et de reproduction en est le résullie, sous ce rapport, nous ne pouvons mieux ire que de nous servir d’un très bon travail exélé par M. de Rosenthal : il est intitulé Des orga- 8 des sens chez les chirns de mer, et il est inséré ns le tome X11, page 615, des Mémoires de la oclété de Bonne, Ce Mémoire, écrit en allemand, a

oniques, recourhée:

, Sépares également eux incisives externes :S , et marquées d'un stérieure; les quaire et d’égale longueur:

ées , sillonnées en ar.

nt dans un intervalle sont semblables: mo.

ires convexes sur leur es troisième et que érieures pyramidlé, s fortes : les ongles sont s que chez les autre est le phoque gris des mers du Nord,

Jinises en ce j ur; mis ces ne sauroient y être seront un jour l'objet s doute d'une nouvelle 18 la description deses.

iment admis des genres

liquide dense (! tel que ourner Jong-lemps si pas cette dernière lab ur nourriture, les pho organisation en rappo istence. Par les form pe corporelle, ils nedif èdes carnassiers terre embres conformés po Lau contraire beaucoup ont aussi plus d'un ail redevables à Daubenlo tifs sur l'anatomie de 4 ues sont plus partitul les circonstances suitan s sont courts, €t at : les doigts sont empli ert de nageoire, est poils sont générale ans quelques espécts!

y en a de doux €l° taches sont généralemtt la manière des antrnié ères. Les viscères offre un épiploon coul el du à droite qu'à gai" cu de la région pig cle, dont la convesilé eux ext émités en atil

mi in; ; nu Rp “ pers par M. le docteur Isidore Geoffroy Saintpb un (] hire, jeune savant qui marche dignement sur les ouverture con$lal hees d

tres animaut. *son célèbre père, et qui a bien voulu nous

le communiquer, De Rosenthal entreprit son trava'l de concert avec le profrsseur Harnschuch, et chercha dans les dissemblances de l'organisation intérieure à retrouver si ces différences cuïncidoient avee les caractères différentiels extérieurs. Son but étoit de trouver le moyen de mieux préciser les caractères spécifiques, quoique plusieurs des organes internes soient peu propres à cet usage. Il s’occupa donc des appareils des sens et les étudia les uns après les autres. Nous allons le suivre dans le résultat de ses recherches.

Si le tact est dans toute sa perfectionchez l’homme, s'il conserve ses plus précieux attributs chez plusieurs animaux, il nerd la plupart de ses avantages chez les phoques. Leurs enveloppes extérieures, leurs membres ne sont pas disposés favorablement pour en être le siége. De Rosenthal regarde comme organes essentiels du toucher les longues soïes, d’une nature particulière, qui revêtent les lèvres sous forme de moustaches roides. Ces soies-pa pes sont implantées au milieu des fibres d'un muscle épais qui sert à l’occlusion des cavités nasales. Leur sensibilité exquise est mise en jeu au contact des corps, mais elle est plus avivée encore lorsqu'elle coïncide avec l'ouverture des narines, parce que le sens de l'odorat ajoute un moyen de plus à la perception de la sensation. Ces poils des moustaches sont roides, annelés le plus souvent, arrondis à leur extrémité inférieure où ils sont traversés d’un canal central dans l'étendue d’une ligne et demie. Ils sont, dans toute la portion enfoncée dans les interstices du muscle clausteur des narincs, entourés d’une capsu'e cornée cylindrique, ou bulbe producteur, ouverte à ses deux extrémités et nue en dehors, tandis que son intérieur est tapissé p2 une légère pellicule ou membrane vasculaire. Ce te membrane forme une véritable gaîne à la soie, s’unit à la capsule cornée par son extrémité ouverte inférieure, et va joindre le bout du canai de la soie et s’y attoche circulairement en y laissant pénétrer quelques légers petits vaisseaux. Cette membrane agit ainsi autour de la base du poil comme l’anneau membraneux qu’on observe sur le pourtour de l'ouverture inférieure des plumes (voyez Fr. Cuvier, Recherches sur l'organisa:ion drs plu: es, Mém. du Musé m, tom. XILE, p. 527) Cette membrane mince, dont l'existence est annoncée par les recherches de de Rosenthal, peut aisément être brisée, et c'est ce qui explique le silence que Rudolphi garde à son égard, car e le paroît lui avoir échappé (Mém. de l’Acad, de l'erlin, 4844 — 15). Cette membrane, en entra: t dans le bulbe pour en tapisser les parois internes, y laisse pénétrer des vaisseaux et des nerfs. Ces derniers appartiennent à la deuxième branche principale de la cinquième paire, qui prend sur la face un développement considérable, Ils envoient de nom-

breux filets aux extrémités du bulbe, dont les poils ou soies des moustaches sont les prolongements, et qui ont sans doute pour but de transmettre au bulbe, véritable siége de la sensation du toucher, les impressions qu’ils reçoivent par Île contact des corps extérieurs. On conçoit alors que les sensations de relation par le toucher doivent être très obtuses chez les phoques.

La langue et longue de trois pouces, ct est large à sa partie postérieure d’un pouce trois quarts environ (ces proportions appartiennent seulement aux espèces de la taille du veau marin du nord de l’Europe sans doute). Le muscle lingual recoit, comme chez les autresanimaux, les hyo-glosse, génio-glosse, et les autres muscles de l'uppareil hyoïdien, La membrane muqueuse qui le tapisse est douce , et se replie en plusieurs rides à la partie postérieure; elle recouvre une membrane fibreuse beaucoup plus épaisse, et qu’on ne peut comparer qu’au rés: au de Malpighi de certains animaux herbivores. Les papilles nerveuses, siége du goût, sont de grandeur très inégale ;elles ne sont pas roides, e: leurs pointes sont disigées en arrière : de très petits rameaux nerveux se rendent à chacune d'elles. L'os hyoïde, par la manière dont il est placé, et aussi par sa forme , a beaucoup de rapport avec criui de l’homme. Son corps est aplati, large d’à peu près trois lignes, et disposé obiiquement; de sorte que le bord tranchant est dirigé en haut et en devant, et que le bord épais est tourné en arrière et en bas. Les corues t yroïdiennes sont plus larges et plus robustes proportionneliement que ceiles de l'os hyoïde de l'homme, elles s'unissent immédiatement avec le cartilage thiroide : leurs extrémités sont terminées par une membrane qui aflecte la forme d’une membrane capsulaire; les cornes antérieures se composent de trois portions osseuses arrondies , réunies par des cartilages. Ces pièces osseuses accessoires ont été retrouvées chez le Nègre, et plus rarement chez les Européens, par Sæmmering. Les muscles de la région hyvïdienne ne présentent rien de particulier.

Ce sens est bien moins développé, suivant de Rosenthal, chez les phoques que chez les autres carnassiers. Il est de fait que la plupart d’entre eux paroissent ne point avoir la conscience des odeurs, même à une foible distance. On doit penser que chez les phoques l'appareil olfuciif est disposé, comme chez les poissons, à recevoir les particules des aromes apportées par un fluide beauroup plus dense que l'air, tel que eau. Leur respiration à terre est toujours gênée, et ne s’exécute que par des iuspirations fortes et aidées de tous les muscles, et notamment desdivers plans de fibres intercostales.

La cavité nasale est inégalement large, et très <omprimée à sa partie supérieure par le développe-

HISTOIRE NATURELLE

ment des fosses orbitaires. Le corps de l'ethmyy est très petit, et de Rosenthal compta dans le phorg f'etida, à la partie externe des cornets supérieurs sept apophyses aplaties et enroulées à leur bord: cornet inférieur est au contraire très grand , et rem. pliten grande partie tout l’espace des fosses nasale antérieures et postérieures, et se trouve formé de feuillets enroulés très minces ; la portion de la pitui. taire qui le tapisse est mince, et recoit comme àl'y. dinaire les nerfs des première et cinquième paires: le nerf olfactif offre des diflérenres que dé Ti. demann avoit entrevues. Ainsi, naissant d'un pe lougement remarquable du lobe moyen du cervey et d’un mince filet médullaire venant des parois las térales des cavités cérébrales , il prend la formed'u cordon assez large, s’unit à la substance grise, sg le lobe antérieur, et s’y loge dans une gouttitre pro fonde, jusqu’à la lame criblée où il se renfle ss forme d’un petit bulbe séparable en deux portions qui ont de la ressemblance avec les feuillets du sp Gun lucidum. La portion membraneuse du come inféricur reçoit quelques petits filets provenant de la cinquième paire Les observations de Trevirams semblent prouver qu'aucune branche de la première paire ne vient s’y adjoindre. Le rebord des n ri est formé d’une membrane épaisse, remp ie dé gra'sse, et qui s'atiache à la portion cartilagineux du vomer. Il en résulte que les ailes du nez jouissrt d’une grande mobilité, et peuvent éprouver un gré de contraction assez puissant pour les fer complétement. Ce mouvement est opéré par deu muscles , faisant l’offire de constricieurs, et don les libres s’entre-croisent dans la lèvre supér ei et dans la membrane museulo-fibrense du pourint des narines. Le plus large de ces muscles, l'él teur des ailes du nez, prend naissance sur les“ du maxillaire sur “rieur et des os nasaux, se diif oblique.nent en bas, et va s'épanouir dans le ll supérieur et au pourtour entier de la narine qui placée de son côté. Ses fibres, en se contracl tirent ainsi les ailes du nez en dehors et par COIK quent les ouvrent de toute la capacité de eur di mètre transversal. Le deuxième muscle, plus épi le constricteur des ailes du nez, nait de la 1 postérieure du maxillaire supérieur, Sur le re des alvéoles , 5° rend dans les téguments de l let supérieure, c'1 il forme un faisceant muscu, sont logés les bulbes producteurs des soies desnité taches, et se rend à la partie antérieure de la of nasale après avoir contourné le bord des burn teurs; ses fibres, en se contractant Sur leur po fixe en dedans, serrent les ailes du nez contié cloison, etapèrent en mème temps tin ben d’érection à chacun des poils ou soies des mousticlié Les yeux sont notablement grands, €l plus!

imaux. L | prochés que dans beaucoup d’autres animaux

est presque sp hauteur sur t transversal. L d'un tissu épai el mince dans bien qu'à la pa elle organisat Blumembach | ue cette dispo divers mouver omme dans le nce de l'épai mportante à ap jest nés à vivre il remarque ( ble chez tous le plétement osseu ot leur scléroti bezles baleine cornée est a mètre; elle c on milieu, et willels; une m nterne de la scl ice, et paroît otre les diver:

isle une autre ux feuillets ; lenne, est enti ire qui unit le H qui est génér bir: les vaisse une manière sé affectent la fo ériquement le ntérieure, La r nsisle en un ti recoitaucun vl nt de la mem choroide ramp) er dans son tis dedans , et la ni

Mère de la mé

eux de Malpig jihienne dev bment d'épides ue blanche, 1” sises, pouvan surface intérie toire est la pl fcouleur en Celle membra de plis qui s mesure qu’ils lsoleles chan [A

corps de l'ethmoide ompta dans le phors S cornels supérieurs, ulées à leur bord:le e très grand , et rem.

ice des fosses nasale et se trouve formé de la portion de la pitui.

L recoit comine à l'or et cinquième paires:

érenres que déjà Tie.

si, naissant d'un pr be moyen du cerve » venant des parois ke il prend la formed la substance grise,sous dans une goutlière pro de où il se renfle so able en deux portions ec les feuillets du sepembraneuse du cornet lits filets provenant de rvations de Trevirants branche de la première Le rebord des n ri e épaisse, rempie de a portion cartilagineus les ailes du nez jonisse euvent éprouver tn ( uissant pour les ferm ent est opéré par dei constricteurs, et don ans la lèvre supér en lo-fibrense du pourri le ces muscles, l'éléva d naissance sur lesril es os nasanx, $C ditig s'épanouir dans le lat tier de la narine qi es, en se contratli en dehors et par COX la capacité de leur ième muscle, plus © unez, nait de la jé supérieur, SUF le re es téguments de la Jè À faisceau muscu," teurs des soies desrin e antérieure de la 0 né le bord des Dur ontractant Sur eur po $ du nez conte ouve

8 aile me temps un M s ou soie ent grands, €t plus . D d'autres animalk:"

$ des mousticié

etpresque sphérique, et a un pouce six lignes de pauteur sur un pouce quatre lignes de diamètre wansversal, La membrane sclérotique se compose d'un tissu épais et presque fibro-cartilagineux, mou et mince dans son milieu, mais épais en avant aussi bien qu’à la partie postérieure. L'usage ou le but de elle organisation n’est pas encore connu , bien que Blumembach le premier ait mis en avant l'opinion ve cette disposition pouvoit servir au phoque aux divers mouvements de l'œil pour voir sur terre mme dans l’eau. De Rosenthal regarde la connoisnce de l'épaississement de la sclérotique comme mportanteà approfondir, et comme propreaux êtres jest nés à vivre dans un liquide dense tel que l'eau ; il remarque qu'on retrouve cette épaisseur nolale chez tous les animaux dont l'orbite est incomlétement osseuse ; que certains poissons entreautres atleur sclérotique comme cartilagineuse, et que les baleines elle est d’une force considérable. cornée est aplatie, ayant environ neuf lignes de mètre; elle est épaisse à ses bords, mince dans on milieu, et peut s'isoler aisément en plusieurs œillets; une membrane brunâtre tapisse la surface erne de la sclérotique; son tissu est cellulaire et biche, et paroît destiné à servir de moyen d'union ire les divers plans membraneux ; au-dessous isle une autre membrane aisément séparable en

x feuillets ; la vasculaire, ou tunique choroijee, est entièrement formée par un tissu celluire qui unit le réscau vasculaire qui la parcourt

H qui est généralement occupé par un pigmentum br: les vaisseaux s'unissent irrégulièrement , et ue manière serrée, à sa partie postérieure ; mais affectent la forme entortillée, et sont rangés syétriquement les uns à côté des autres, à la partie uérieure. La ruyschienne , ou membrane colorée, sise en un tissu homogène, mince, serré, qui reçoitaucun vaisseau , et elle se sépare très aiséent de la membrane vasculaire : les vaisseeux de choroide rampent sur sa face externe sans pénéer dans son tissu ; elle est teinte en dehors comme dedans , et la matière colorante ou pigmentum lui Mère de la même manière que le fait le tissu mukux de Malpighi à l’épiderme; en l’enlevant, la chienne devient transparente, et comme un pement d'épiderme ; deux portions de pigmentum, ne blanche, l’autre noire, assez denses et assez Awes, pouvant se diviser en lamelles, occupent surface intérieure de la partie postérieurede l'œil ; doire est la plus lâche , et on peut la débarrasser “couleur en la lavant avec de l’eau ; au devant telle membrane se trouve le corps ciliaire, comde plis qui sont d’abord petits, puis plus larges Mesure qu’ils avoisinent le cristallin; la cloison

lileles chambres de l'œil consiste en deux feuil- [A

lets qui paroissent être les prolongements des membranes vasculaire et ruyschienne; l'iris a, par la nature de son tissu, de grands rapports avec lu choroïde; mais, de plus qu’elle, il est parcouru par un plusgrand nombre de vaisseaux unis par un tissu cellulaire plus épais et plus lâche; on y distingue très aisément les diverses artères ciliaires, et le trajet que leurs canaux affectent : la membrane uvée est un simple prolongement de la ruyschienne ; elle offre des plis qui se dirigent vers la pupille, et qui partent de sa partie postérieure, et ses deux surfaces sont enduites d’un pigment noir ; la rétine prend naissance à une lamelle excavée de la terminaison du nerf optique, et esttrès mince par comparaison avec les membranes précédentes ; son tissu est formé par un réseau dont les mailles sont remplies d’une substance médullaire assez épaisse, qui se détache aisément par la macération : le tissu réticulé alorsreste à nu. La surface interne de la rétine est parsemée de vaisseaux qu’on y découvre aisément, et qui laissent de profondes impressions sur l'humeur vitrée ; quelques fibres un peu plus grosses paroissent, sous le pouvoir d’un verre grossissant, avoir quelque analogie avec des vaisseaux ; cependant leur ténuité est telle, qu'elles ne paroissent guère susceptibles de recevoir même du sérum : cette membrane sert à contenir une masse visqueuse , jaunâtre, qui est sans doute déposée par les petits vaisseaux, et analogue à ce que l’on observe chez beaucoup de poissons; le cristallin est grand, sphérique, et a environ six lignes de diamètre; l'humeur aqueuse est en quantité considérable ; six muscles servent à mouvoir en divers sens le globe de l’œil; un bourrelet presque immobile et circulaire , privé de cils, forme les paupières; le voile palpébral est grand, et, comme chez les autres animaux , il consiste en un repli lâche et mobile de tégument renforcé par un demi-cartilage mince , convexe , suivant la forme de l'œil ; quatre muscles nés de la partie postérieure de l'orbite, et dirigés en avant où il: s’unissent à la base des muscles droits, ont pour fonctions de mouvoir un peu les paupières ; séparés des muscles propres de l'œil dans la partie antérieure de l'orbite, il se perdent dans les fibres du palpébral, ou muscle orbiculaire.

La glande lacrymale est extrêmement petite ; on ne frouve aucun organe destiné à absorber ou à servir d’émonctoire à la sécrétion des larmes; la glande d’Harderius est minime, et toutefois existe avec ses Canaux.

Le conduit auditif, formé par l'union d'os et de carlilages , aboutit à une ouverture extérieure longue de deux lignes. La portion mobile consiste en quatre larges demi-anneaux cartilagineux unis l’un à l’autre par une membrane épaisse et forte ; il en

résulte un tuyau élastique, étroit, long de quinze lignes, un pou tordu, courbé, et susceptible d’être rétréci etraccourci suivant les mouvements de l’animal. L'anneau cartilagineux externe diffère pâr sa forme de ceux qui le suivent; sa portion antérieure est légèrement convexe, et est munie en dessus d’un petit prolongement faisant saillie sur l’ouverture auriculaire extérieure, et assez comparable au tragus de quelques animaux terrestres. Ce conduit recoit non seulement quelques fibres du peaussier, miisencore quelques muscles propres, qui naissent de l’aponévrose du crotaphyte, et se rendent à la partie postérieure du tube cartilagineux , en letirant en arrière lorsqu'ils agissent; un petit faisceau musculaire plus épais nait de la base de l’apophyse zygomatique , à la cavité glénoïde, monte au cartilage annulaire externe, et s'attache au devant; son action tend à fermer ce conduit en le tirant en avant et lui faisant exécuter un coude. Enfin des fibres musculaires disposées en faisceaux grêles s’avancent même jusqu’au troisième anneau , en partant du premier, et, le tirant en haut, exercent par ce moyen une fermeture complète. Le conduit auditif osseux a six lignes de longucur ; son ouverture est elliptique, et a, dans son plus grand diamètre, jusqu’à troislignes : la membrane du tympan est grande, inégalement arrondie, ayant un diamètre de six lignes sur une largeur de trois huitièmes de pouce ; sa position est oblique : la cavité du tympan est très développée et présente la forme d’une pyramide dont le sommet est dirigé en haut et en arrière ; le côté externe de cette pyramide supporte la membrane du tympan ; l’intérieur est adossé à la base du crâne, et le postérieur correspond au labyrinthe. Les petits os de l’oreille n’ont rien de remarquable, si ce n’est leur position quiest un peu plus obliqueque danslesautres mammifères : l’oreille interne n’a aussi rien de particulier ; le vestibule est très large, et a plus de trois lignes dans son plus grand diamètre : une lame criblée sert pour le passage du nerf acoustique, qui est très épais.

Habitants naturels des mers, les phoques ne sont nulle part plus abondants, nulle part réunis en troupeaux aussi nombreux que sur les rivages des erres frappées de mort etenveloppces des glaces du pôle. C’est là en effet que leurs sauvages tribus se plaisent de préférence depuis des siècles, et qu’elles y sont sans cesse et de plus en plus refoulées par le génie destructeur de l’homme qui les harcelle et les y poursuit, Toutes les mers de l'océan Atlantique comme la Méditerranée et la Caspienne, l'océan Indien comme la mer Rouge, la mer Equatoriale comme les océans Arctique et Antarctique, nourrissent des phocacés; mais cependant on peut hardiment poser en principe que les phoques qui vivent

HISTOIRE NATURELLE

| blent la valider), nous verrons que les phoques pe

ques arctique antarctiques

Lorsque la grands cétacé

sous l'équateur et entre les deux tropiques ne sont jamais que des espèces isolées ou solitaires, rar. ment réunies en petit nombre, ct que les phoques qui habitent autour du pôle boréal ou sur les limits du pôle austral se réunissent au contraire en com. pagnies et forment d'innombrables légions, Du voyageurs ont aussi prétendu que les phoques w trouvoient dans les eaux douces du lac Baïkal {Kra. kenninikow, Voyage en Sibérie et au K'amtschatka, t. IT, p. 421). On conçoit qu'un tel fait mérite examen bien réfléchi, avant d’être consacré, De naturalistes estimables , et Péron entre autres, ont écrit qu'on pouvoit fort bien avoir pris des loutre pour des phoques; ct, en effet, cette suppositiones extrêmement vraisemblable. On a long-temps en, et cette erreur-ci a été plus grave en ce qu'ellea contribué à embrouiller la synonymie, que certaines espèces de phoques vivoient indifféremment das

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