L'OTARIE CENDRÉ
Olaria cinerea (?).
Cette espèce est loin d’être connue; on lui donne neuf à dix pieds de longueur, et un pelage dur, grossier, de couleur grise cendrée. Péron en rencontra des individus sur les côtes méridionales de la Nouvelle - Hollande, à l'ile Decrès. Son cuir est très épais, et l’huile qu’on en retire est aussi bonne qu'abondante. ?
Il faut rapporter très probablement à l’otarie cendré une belle espèce envoyée au Muséum par MM. Quoy et Gaimard, et qui provient du port du Roi-Georges sur la côte S.-O. de la Nouvelle-Hollande. Son pelage, rude et grossier, est un peu plus long et un peu plus touffu sur le cou et sur les épaules, quoique dépassant de peu celui des parties inférieures. Cela peut tenir à l’âge ou à l’époque de la vie de l'animal, qui peut avoir dix pieds de longueur. Sa couleur est d’un brun fauve sale, et les nageoires sont noires. MM. Quoy et Gaimard ont aussi envoyé plusieurs phocacés de la même relâche
qui tous appartiennent au genre otarie ; et par eux |
nous posséderons entin des détails précis sur les es-
(:) Otaria coronata, Desmarest, sp. 383 : phoca coronata, Blainville.
(2) Péron et Lesueur, Voyage aux Terres Australes, LUE, p. 133; Desmarcest, Mammalogie, sp, 384.
HISTOIRE NATURELLE
pèces qui vivent dans les mers anlarctiques, et parn lesquelles ils nous en signaleront indubitablemen de nouvelles.
ds ie naleuct.
L'OTARIE ALBICOL.
Oltaria albicollis (1),
Cette espèce est encore mal connue, Pérn donne sur elle que fort peu de détails. Sa longue totale seroit de huit à neuf pieds ; son pelage est mar qué d’une grande tache blanche à la partie moyen et supérieure du cou. Les membres antérieurs sn situés très en arrière. Elle abonde sur les plages l'ile Eugène dans le sud de la Nouvelle-Hollande
L'OTARIE JAUNATRE, Oturia flavescens (?).
M. Desmarest a donné la description suivante à cette espèce : « Longueur totale, un pied dix pouces tête petite ; nez un peu aigu ; les oreilles très étroites pointues, en forme de feuille, longues d'un pour moustaches longues et blanches; pieds de dera sans aucun ongle apparent ; ceux de derrière fore ment palmés, avec de véritables ongles longs et di tincts, les trois intermédiaires plus larges que les tres; pelage jaune pâle uniforme, ou de couleur crème foncée sans mélange. On le dit du détroit Magellan, et il en existe un individu à Londres»