‹ Compléments de Buffon [microforme]Chapitre 305 sur 514 · LE PÉTAURISTE À JOUES BLANCHES · texte numérisé non relu

LE PÉTAURISTE À JOUES BLANCHES

Est une grande espèce à robe grise cendrée et à boues blanches, qui vit au Japon, où l'a rencontré voyageur Vansiebold,

= LES POTOUROUS.

Hypsypryumnus.

STE SCIURIEN.

sciureus (?).

Les potourous appartiennent à l’ordre des marsnaux, et furent décrits par Vicq d'Azyr et Cuvier ous le nom de kangur'vo-r'at, classés parini les kanourous ou macropus par Shaw, dont liliger a formé on genre hypsyprymnus, et que M. Desmarest a ommé polourous en latinisant le nom de putoroo ue l'espèce primitivement connue porte chez les turels de la Nouvelle-Galles du Sud, au rapport le White, Le mot hypsyprymnos signifie qui est levé de la partie postérieure.

Les potourous ont les plus grands rapports avec kangourous ; et, par la forme et l’organisation leurs dents, ils font le passage des phalangers à sderniers. Ce qui les distingue surtout est l'appail dentaire, Voici ce que nous apprend à ce sujet «Fr, Cuvier ( Dents, p. 435) : trente dents; mû- Roire supérieure, six incisives, deux canines, deux usses molaires et huit vraies ; mâchoire inférieure, tincisives, canines nulles, deux fausses molaires, huit vraies.

À la mâchoire supérieure, la première incisive Sforte, plus longue que les autres, à trois faces, ondies en avant, et droites sur ses deux autres és; elle est en ontre enracinée profondément, et Gpsule dentaire reste libre : l1 seconde est une lle dent semblable à l'analogue des petaurus et

le neuf pouces de longue ue qui en a à peu prisit artes : sa taille est celle pelage est gris en des raie noire foncée s'étend ktrémité de la queue; 0 arines règnent sur les jeu est noire, bordée de blne plus pâle que le resté e poils très fournis pa ollande et l'ile déserte te surtout très commun eues, dans les arbres d'Ë ans les trous d'arbres, elh rtée.

pme

RISTE PYGMÉE.

pygmænus |).

e cette espèce un SOUSÉ a; elle se distingue dlepri

ielphis pygmeæa, Shaw, pl. 114, Gen Zool : petau-

Per oelre, Cat., Desmarest, Mammalo-

‘Pétaurista leucogenys, Temm., Disc, faune, p. 12.

des phalangers : la troisième, un peu plus grande que la précédente, est tranchante, et se rapproche de la forme normale des dents de son ordre, Après un intervalle vide vient une petite dent mince, comprimée et crochue, servant de canine, et qui, comme l'analoguc des phalangers, dépend presque autant de l'os incisif que du maxillaire, Un large vide suit, et la première mâchelière est une fausse molaire remarquable par sa forme singulière, mais dans laquelle on trouve modilice l'analogue des phalangers; elle est Jongue, mince, en forme de coin, striée sur ses deux faces, ct dentelée sur son bord, Les quatre molaires qui viennent immédiatement après ont de l'analogie entre elles, si ce n’est que la dernière est plus peute que les autres; et toutes possèdent les formes des molaires des phalangers. A la mâchoire inférieure, les incisives ressemblent à celles des deux genres précédents, et les fausses molaires sont, comme les molaires, sans aucune exception, semblables à leurs analogues de la mâchoire opposée. Dans leur action réciproque, ces dents n'offrent rien de particulier, si ce n'est que la f:ce externe de la fausse molaire inféricure correspond à la face interne de la fausse molaire supérieure. Ce système de dentition, dit M, Fr. Cuvier, nous est donné par quatre têtes qui appartiennent certainement à trois onu quatre espèces, l’une est celle du kanguroo-rat (hypsyprymnus Whitei: les espèces auxquelles les autres appartiennent ne nous sont point connues ; il est alors inutile de leur donner des noms.

Les caractères extérieurs des potourous sont principalement les s.ivants : leurs jambes de derrière sont beaucoup plus grandes à proportion que celles de devant, dont les pieds manquent de pouce, et ont les deux premiers doigts réunis jusqu'à l'ongle, en sorte, dit M. Cuvier, qu'on croit d'abord n’y voir que trois doigts, dont l’interne auroit deux ongles. Leur queue est longue et robuste. La poche abdominale est complète, et renferme deux mamelles. Leur estomac est grand, divisé en deux cavités munies de plusieurs boursouflures. Le cœcum est médiocre et arrondi.

Les potourous ne vivent que d’herbes qu'ils paissent avec leurs longues incisives coupantes. Ils se tiennent dans les broussailles et dans les buissons, où ils poussent de petits cris assez analogues à ceux des rats. Ils sautent ‘vec force. Bien qu’on ne connoisse qu’une espèce de ce genre, on a acquis la certitude qu'il y en a un bien plus grand nombre; et déjà, dans un envoi de MM. Quoy et Gaimard, adressé de la baie du Roi-Gcorges au Muséum, nous avons reconnu une belle espèce de potourou que ces naturalistes auront à décrire. Ces animaux sont très multipliés dans les cantons rocailleux de la Nouvelle-Galles du Sud, et notamment aux environs de Port-Jackson. Ils se sont aussi présentés aux

navigateurs sur toutes les eûtes occidentales et mé-+ ridionales de la Nouvell:-Hollande,

LE POTOUROU DE WHITE, Hypsyprymuus Wlilei (1).

Ce potourou a la tête triangulaire, large et un peu aplatie par derrière, pointue en avant; le mufñle et les narines sont placés à l'extrémité du muscau, et sont séparés dans leur milieu par un sillon longitudinal; les moustaches sont d'une médiocre longueur; la bouche est petite, et la mâcloire supérieure s'avance un peu plus que l'inférieure; quelques poils noirs surmontent l'œil; les oreilles sont courtes, très larges, et velues à leur partie postérieure. La grosseur du cou donne à cette espèce quelque ressemblance avec les rats, disent MM. Quoy et Gaimard. Leurs pattes antérieures sont petites, pourvues d'ongles blanchâtres, longs, grèles et arqués; l’on:le du milieu est plus saillant. Les membres postérieurs sont proportionnellement plus longs et plus déliés que dans les kangourous. La queue est à peu près aussi longue que le corps : elle est grêle, écailleuse, presque nue, flexible, et porte à terre; son extrémité est terminée par un bouquet de poils. La couleur du pelage de cet animal est uniformément d'un gris roux; la gorge, la poitrine, le ventre et l’intérieur des membres, sont d’un blanc sale ; le dessus de la tête, le dos, une partie des flancs et des cuisses, sont d'un gris brun : le bout de la queue est brun. Les poils sont de deux sortes : les plus profonds sont courts, doux, moelleux et un peu floconneux; ils présentent une teinte gris de sourie lorsqu'on les écarte : les extérieurs sont plus longs, roides et plus rares. Les tarses sont recouverts de poils longs, rudes et fauves , dirigés d'arrière en avant, et s'étendant ju-qu'à l'extrémité des ongles : ceux des pattes antérieures, plus doux, recouvrent les doigts. Tels sont les renseignements dont nous sommes redevables à l1 description soignée que MM. Quoy et Gaimard ont publiée d’après un individu bien conservé, et qui avoit les dimensions-suivantes : longueur du corps, du bout du musrau à l'origine de la queue, un pied cinq lignes; de la queue, un pied; de la tête, du bout du museau à l'occiput, trois pouces; des membres antérieurs, trois pouces six lignes; des membres postérieurs, huit pouces dix lignes. En général, la taille du potourou est celle d'un petit lapin.

() Quoy et Gaimard. Zoologie de l'Uranie, pl. 10: potorous murinuys et ranyurus Gaimardi, Desmarest, Mammalngie, sp. 422 et 842: kangurao-rat, Phillip,, it, pl 47; White, £t., pl. 60 : kanguroo rat, Cuvier, Règ. anim.,t.1, p, 191 : macropus minor, Shaw, Gen. Zool.. pl. 106,

HISTOIRE NATURELLE

Les potourous ant des mœurs très douees, 4 moins timides que celles des kankourous ls sn très agiles, et fuient en faisant des bonds consi rables lorsqu'on les inquiète. MM. Quoy et Gaimar rapportent qu'un de ces animaux vint enlever f milièrement des restes d'aliments, au milieu d'une cabane bâtie pour les abriter dans une excursio dans les montagnes Bleues, et qu'il s'enfuit par u trou à la manière des rats. Nous les avons souven vus, au mil'eu des rocailles de la Werra-Gambia courir sous les petits buissons qui couvrent ce partie de la Nouvelle-Holland:

MM. Quoy et Gaimard ont rapporté de l' Dirck-Hatichs plusieurs têtes ae potourous, quion à peu près les mêmes dimensions que le potourou( White : elles en diffèrent toutefois par l'étendue plu considérable de la cavité tympanique, par la kr geur des arcades zygomatiques, ce qui les rappn che de celle du kangourou élégant, et par la bri veté de la voûte palatine. Ces têtes appartiennent une espèce nouvelle pour laquelle ils proposent nom de potourou de Lesueur, hypsyprymnus L sueur.

Péron a déposé au Muséum d'histoire naturel un squelette de potourou dont la tête, longue dede pouces onze lignes, e. plus mince, pits pointue 4 plus allongée en cône que les précédentes; ies in sives supérieures mi \yennes et les canines € plus de longueur; la ‘isse du tympan est moif développée; les arcad zygomatiques sont plé étroites et moins conve es; l'extrémité des os 0 nez dépasse le niveau les dents incisives supé rieures. Sans doute ce uelette est celui qu'a mer tionné M. Fr. Cuvier. M. Quoy et Gaimard, apré l'avoir comparé avec | potourou de White, prop sent de le nommer po a de Péron, Aypsyprn nus Péon.

LE POTOUROU OURSON (1)

Découvezt à la Nouvelle-Guinée, I est plus sur jambes que les autres espèces; son pelage formé de gros poils brun marron; ses oreilles $ arrondies, très velues, et sa queue fort longe partout couverie de poils. Le jeune âge à 5 liv gris brun lavé de jaunâtre.

M. Ogilhy a fait connoître une nouvelle espé (H. setosus) (?), qui a été découverte sur les Lo de la rivière des Cygnes-Noirs, sur la côte occide tale de la Nouvelle- Hollande. Les habitants Sidney l’appcllent bettang kanguroo : son pel

} Hypsyprymnus ursinus, :emm,, Faune Jap?

note 2.

(+) Ogilby, Procsed,, 1, 149,

S mœurs très douces, à

des kankourous Ils son

faisant des bonds considél ète. MM. Quoy et Gaimaré animaux vint enlever fa aliments, au milieu d'une briter dans une excursic

es, et qu'il s'enfuit paru Is. Nous les avons souven les de la Werra-Gambia xissons qui couvrent cell land:

ard ont rapporté de l'i têtes ae potourous, quion ensions que le potourou( toutefois par l'étendue plu & tympanique, par la kr tiques , ce qui les rappr ou élégant, et par la bri . Ces têtes appartiennent r laquelle ils proposent | sueur , ypsyprymnus L

uséum d'histoire naturell dont la tête, longue de deu plus mince, pit's pointue 4 le les précédentes; ies in yennes et les canines of isse du tympan est moif

zygomatiques sont pli

es; l'extrémité des os les dents incisives supé uelette est celui qu'a mel M. Quoy et Gaimard, apré potourou de White, prop a de Péron, hypsyprit

Page 1