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DÉBRIS FOSSILES DE QUELQUES CERFS

En creusant l’ancien chenal de la Gardette, qui doit ##;,ir a amener les eaux du canal de Brouage aux fosses destinées à la conservation des bois de la marine, que l'on creuse vis-à-vis l'avant-garde du port, on a trouvé à deux mètres de profondeur des ossements et deux bois de cerfs. L'un de ces bois, assez bien conservé, a été coupé en morceaux et emporté par les ouvriers ; l’autre, plus voisin de l’état fossile, se compose d’un bois entier, moins le maître andouiller. La prairie de Rosne, où ces restes furent découverts, est formée par un terrain d’alluvion d’une grande étendue , au milieu duquel coule la Charente, et dont la surface est à peine au niveau à l'époque actuelle des plus grandes marées. Telle est en substance l'analyse d’une note insérée, sur l’indication de M. Matthieu, dans le n° 5 des Tablettes publiées le 16 janvier 1838 pour annoncer cette découverte fort intéressante, et les fragments qu'il indique, entre autres l'empaumur: intacte, furent déposés au Musée d'histoire naturelle de l'Ecole de médecine.

En examinant ces fragments, que je présentai à la Société d agriculture, sciences et arts de Rochefort, je ne pus qu'être étonné de quelques particularités de formes qui sembloient éloigner ces débris de ceux dus espèces vivantes, et je priai M. Matthicu, ingénieur en chef et directeur des travaux hydrauliques, q ai avoit le premier appe'é l'attention sur ces restes, de vouloir bien faire continuer ses recherches

(:) Cervus Duvaucelii, G.Guv., Oss. foss.,t. IV, p. 505, pl. 39, fig. 6 à 8.

(°) Cervus americanus, Harlan, Faune, p. 265, fossil

. elk des Etats-Unis.

@) Cervus occidentalis, Ham. Smith. Griff., I, 5, p. 777 ; Cervus auritus, Warden.

{&) Cervus nippon, Temm., Faune Jap., p. 12.

en nous mettant à même d'obtenir les fragments les ouvriers avoient emportés, et j'obtins ce qui

quoit à l'empaumure, c'est-à-dire tout le rest

bois du côté droit, excepté le maître andouiller étoit brisé à la base : la cassure du merrain e l'empaumure, faite de vieille date, s'ajustoit p tement, De plus on retrouva la portion posté d’un crâne enfoui avec ces bois.

Les cerfs et les daims étoient très abondants les forêts qui couvroient la Saintonge, l’Angoun jusqu'aux bords de la mer, dans les premiers te de notre ère. Les rois de race carlovingiennear des domaines où ils se rendoient fréquemment prendre le plaisir de la chasse, et l’ancien pal ducs d'Aquitaine, près de Saint-Jean-d'Angé souvent habité par Pepin et Charlemagne, Saint bert, le patron des chasseurs, étoit très véné Saintonge, où on l'a communément représenté qu’à la révolution, avec un cerf sur les enseign auberges de campagne. Le P, Mabillon (Ann!

21) cite une charte de 1047, par laquelle Geo Martel, comte de Saintonge, et son épouse, fl rent à Saintes un monastère de filles sous le no Notre-Dame (abbaye de Saintes) qu'ils dotère chement. Il est à noter qu'outre la dime sur ta cerfs et biches qu'on tueroit dans l'ile d'Oleron faire avec leur peau des couvertures de livres, il en outre permis à l’abbesse de faire prendre vifs une forêt de l’île tous les ans, un cerf et sa un sanglier et sa laie, un chevreuil et sa fem deux daims et deux lièvres, pareillement mi femelles, pour servir d’amusement à ces dame recreandam femineam imbecillitatem.)

Depuis long-temps les défrichements ont dans nos pays la race de ces bêtes fauves, et lui-même, déjà rare en France, disparoitral d’une portion de l’Europe tempérée.

Les dépouilles des diverses espèces du gen vus sont en général fort difficiles à reconnol les modifications d'âge qu'elles présentent, € que très nombreuses dans les musées, et 6 dans une foule de mémoires particuliers, cen'4 depuis la publication du grand ouvrage de U vier sur les ossements fossiles, qu'on à pu ( avec quelque exactitude des distinctions par

La plus remarquable des espèces fossiles cerf à bois gigantesques (cervus giganteus, primitivement décrite dans les n°* 227, 59!

des Transactions philosophiques de la Société de Londres. On trouve dans le n° 479 del collection pour 4746 une lettre de Thomis A ton, écrite à Marc Catesby sur deux bois 4 dinaires de cerf, extraits de la terre en di endroits de la province d’York. Cette lettre! compagnée d’un dessin (pl. 4 du n° 479, fig:

La première de ces têtes a été tirée des sable

diposi cour “à la Ent à lédiate iller Ü de la en lo er a vin très eur dd son an Ique cl lis, Ca fin et a Rpproch 1, tels ka {do avec t M doit e Me expè Ales aus (ar M LR tro Profond e

ne d'obtenir les fragments DES MAMMIFÈRES. 529

aportés, et j'obtins ce quoi de Rye qui se jette dans la Derwent, et la | quilles d'eau douce. Ce cerf enfin tient plus au cerf , c'est-à-dire tout le result à été déterrée d’un fond marécageux à Cow- | proprement dit que de l'élan,

cepté le maître andouiller pen 1744. Jusqu'à ce jour tous ces bois n'avoient Tous ces débris du cerf à bois gigantesques ont été Ja cssure du merrain Brncontrés qu'en Irlande, et les derniers débris | trouvés : la tête décrite par Molineux à quatre ou » vieille date, s'ajustoit t sous plusieurs couches de sable et de cail- | cinq pieds de profondeur dans une espèce de marne trouva la portion postéri@ de rivière. Mais je vais ici analyser l’article de | recouverte de tourbe et de terre franche ; les débris c ces bois. uvier. de Knowlton, dans des couches de diverses épaisns étoient très abondants De 1607, Thomas Molineux , dans le n° 227 du | seurs ; ceux de Kelly, dans des tourbes et un lit de nt la Saintonge, l'Angoun wrecueil, avoit décrit un crâne avec ses cornes, | gravier, où sont couchés des troncs d'arbres recoumer, dans les premiers le dans le comté de Meath, dans un verger, | verts de feuilles de chêne encore reconnoissables, de de race carlovingiennes dos d'une trentainedecrânes identiquesavoient | l'argile bleue avec coquilles, et de marne remplie e rendoient fréquemment Watnits dans un espace de vingt ans. M. Cuvier | de coquilles fluviatiles.

la chasse, et l'ancien pal ttproduits pl. 6, fig. 1. Les restes de ce cerf ont été aussi rencontrés en ès de Saint-Jean-d'Angédenes Kelly représenta dans le même re.ueil, | Irlande, en Angleterre, en Allemagne, en France epin et Charlemagne, Saint Bi, une perche isolée que M. Cuvier a repro- | cten Italie.

chasseurs, étoit très vénéel 6, Îig. 6. Les individus d'Allemagne ontété observés à Oëls communément représenté hi M. Cuvier mentionne les recherches de Pen- | en Silésie (1729); dans le vieux Rhin près de Dourvec un cerf sur les enscise@t Cu. pl. 6, fig. 4), de Parkinson, de Percy | lach (1664); à Vechelde, dans la tourbe; dans le

1e. Le P. Mabilton (Ann, LR". nl. 4, fig. 2), de Thomas Wright, de Gré- | Rhin près de Wornes (1771); à la naissance de l'Isde 1047, par laquelle GW Raoumowsky (Cuv., pl. 6, fig. 5), etentin la | sel, au-dessous d'Emmerich, dans le duché de Clèaintonge, et son épouse, Î prfaitement conservée figurée pl. 7, fig. 4,2, | ves (:800); sur les bords de l’Iss, dané un terrain onastère de filles sous le nc Ades ossements fossiles. sablonneux (1800). Ceux de France, dans les fouilles

e de Saintes) qu'ils dotèret de qui caractérise cette grande espèce d'élan | du canal de l’Ourcq, dans la forêt de Bondi, dans le, dit M. Cuvier (Osm., t. IV, p. 75), est la | un terrain meuble à Villers-sur-Mer, département

ter qu'outre la dime surtt «de ses bois, portés sur un merrain cylindri- | du Calvados. Ceux de l'Italie, en plusieurs lieux de

n tueroit dans l'ile d'Oleron

des couvertures de livres, ill dirigé obliquement en dehors, et un peu en | la Lombardie , sur les bords du P6 et du Lambro, ibbesse de faire prendre vis ten arrière, et qui s’aplatit en nue grande | à Pavie et à Turin. us les ans, un cerfetai qui varie pour la forme et le nombre des an- M. Hibbert a récemment publié, dans le Journal aie, un chevreuil et sa fe Îlers, mais qui a toujours sa concavité dirigée | scientifique d’Edimbourg (n° 5, p.15, 28: 4825), x lièvres, pareillement ml but et légèrement en arrière, et de manière tou- | une notice sur la découverte de l’élan fossile de l’île ir d’amusement à ces dame ki regarder un peu celle de la perche opposée. | de Man, trouvé dans un bassin de marne coquillière eam imbecillitatem.) disposition assez générale de ces bois est une | recouverte d’un banc de sables épais de trois pieds. ps les défrichements ont courte et grosse, ayant une couronne de pier- | On trouva le squelette entier. M. Hibbert conclut

ce de ces bêtes fauves, etl kà la base, la portion cylindrique du merrain | que cette espèce n’est point anté-diluvienne, mais re en France, disparoitrab ant à peu près le quart de la longueur totale. | qu’elle s’est éteinte dans des temps moins anciens.

Europe tempérée. Wiatement au-dessus de la couronne naît un Dans un mémoire inséré dans le n° 5 du même es diverses espèces du gen niller simple et pointu ; les autres sortent du | recueil, M. Hibbert s’étaie de l'opinion des anciens 1 fort difficiles à reconnol de la palme, et sont au nombre de neuf, in- | naturalistes suédois, qui disent que l'élan du Nord d'age qu'elles présentent, Len longueur et en courbure, en sorte qu’au total | ou de la Scandinavie vivoit dans les marais, pour at- Ses dans les musées, et "à vingt cors. Ces bois, dit M. Cuvier, ont une | tribuer la même manière de vivre à l’élan irlandois émoires particuliers, cene très reconnoissable , très caractéristique, et la | qu’il croit être le segh des anciens Bretons, le cervus on du grend ouvragt de GRtur de cette espèce ne permettoit pas de cher- | palmatus de Julius Capitolinus, et l'euryceros d'Opents fossiles, qu'on à pi son analogue parmi les animaux vivants, autre- | pien. Il pense enfin que ce cerf, dont la race est itude des distinctions parmi +4 chez l'élan, » aujourd’hui éteinte, habitoit les marécages des îles uable des espèces fossiles png, Buffon, attribuèrent ces dépouilles | Britanniques, et qu’il y remplaçoit l’élan du Nord.

psques (cer vus giganteus, net au renne, ce qui est erroné. Puis on les Or, le travail de M. Hibbert n'offre rien de nou-

rite dans les n°° 221,59 pos de quelques cerfs de l’Amérique du | veau. M. Cuvier avoit trop bien précisé que le cerf bhilosophiques de la Société ù de que le caribou, l’orignal et le cerf du | à bois gigantesques étoit intermédiaire au véritable ouve dans le n° 479 de là a (dont les deux premiers sont le renne et l’é- | cerf et à l'élan, en même temps qu’il formoit une

jee tout aussi peu de fondement. espèce distincte. pour qu’on puisse discuter les doutes

\doit en conclure que le cerf à bois gigantesques | et l'opinion hypothétique de l'écrivain anglois.

Mepèce perdue, différant de toutes les espèces Après le cerf aux bois gigantesques, M. G. Cuvier

4 aussi bien par ses bois que par son sque- | décrit d’autres débris appartenant à diverses espèces

ue Cuvier en a gravé un individu entier | du même genre. C’est ainsi qu’il place près des renrouvé dans l’île de Man, à dix-huit pieds | nes un cerf fort voisin, dont es restes ont été dé-

jrs dans une marnière remplie de co- | terrés proche d’Etampes, et retrouvés dans la cas

46 une lettre de Thomis K Catesby sur deux bois € extraits de la terre el vince d’York. Cette lettre essin (pl. 4 du n° 479, fig La têtes a été tirée des sable

0 RE IT | RE TR. ARR CRETE TT me 0e een

530 HISTOIRE NATURELLE

verne de Breugne dans le département du Lot. Des bois d'un daim de grande taille gisoient dans la vallée de la Somme proche Abbeville, et en divers lieux d'Allemagne, et notamment en Scanie ; un cerf fort voisin du chevreuil, qui semble en être distinct et dont la race seroit perdue, a été rencontré à Montabusard dans le Loiret; des bois de véritables chevreuils se sont communément offerts dans les tourbières des cuvirons de Beauvais et dans les sables d'alluvion,

M. Bravard à découvert au Puy-de-Dôme sept espèces de cerf nouvelles, et les restes de trois plus anciennement connues.

Le bois de cerf qui nous occupe, et qui a été rencontré dans le sol d'alluvion argilo-crayeux de la prairie de Rosne, se rapproche singulièrement des bois de l'espèce du cerlordiuaire (cervus elaphus, L.), bien qu'il semble être intermédiaire entre cette espèce, encore vivante aujourd'hui, et le cerf aux bois gigantesques; car la forme du merrain, sa grosseur, la concavité de l'empaumure, n'ont qu'une analogie fort éloignée avec ce qu'on observe aujourd'hui chez les cerfs vivants, Faut-il admettre avec M. G. Cuvier que les cerfs qui vivoient à l'époque où les Gaules étoient presque couvertes de forêts (05s., IV, p. 0) d'voient avoir des formes plus robustes? car ce savant dit : « Le bois fossile du cerf commun est plus grand même que celui du cerf du Canada de même âge; il en est de même pour la grosseur, Mais je n'attache pas une grande importance à cette circonstance, [Il étoit naturel que dans l'état sauvage, au milieu d’une nourriture abondante et non disputée, les bois des cerfs prissent un développement peu commun aujourd'hui, »

Les débris des cerfs communs fossiles ont été rencontrés, souvent en très grande abondance, dans les alluvions récente, les lits de sables, les tuflaux ; dans la caverne de Kirkdale remplie de débris d'animaux d'espèces très différentes avec les dépôts d'ossements d'éléphants et de rhinocéros ; dans des glaisières, et surtout dans les tourbières. La vallée de la Somme est riche en débris de ce genre : les tourbières de l'Oise en possèdent de nombreux restes, et ces ossements où bois fossiles ont encore été rencontrés dans le Dauphiné, la Provence, l'Orléanois et aux environs de Saint-Pétersbourg.

Les tourbières des environs de Surgères, exploitées en grand par la distillation des vins depuis quelques années, ont présenté un grand nombre de débris fossiles de cerfs, qui ont été dispersés, et que nous n'avons pu examiner,

« Le caractère général des bois du cerf commun, » dit M. G. Cuvier (Oss. foss., t. IV, p. 24), est d'être » ronds et arqués de manière que leur concavité re- » garde en dedans et un peu en arrière, et que leurs >» andouillers se dirigent en avant et un peu en de-

» hors. Les vieux cerfs, à huit ans e » des bois plus gros, des sillons plus marqués, d » pierrures où turbercules de leur soubussemg » plus saillants, ete, Passé sept'ans, des andouil] » croissent en nombre sans régle fixe; ils se mu » plient davantage vers le sommet du bois, où il ” groupent en une espèce de couronne ou d'em » mure, comme on le voit planche 5, aux figures » 10, 48 et 42, Ordinairement les plus vieux b » n'en ont en tout que dix ou douze, mais one » Vu qui en avoient jusqu'à trente-trois, »

Dans son Règne animal, M, Cuvier dit (tom, p. 262) : « Le bois du mâle est rond, et vient la » conde année, d'abord en forme de dag

Lau-dessus, ç

ues, pui

» prend ensuite à sa face inférieure plus de brane où d'andouillers à mesure qu'il avance e

n âge se couronne d'une espèce d'empaumure de g

sieurs pelites pointes. »

Desmarest, dans sa Mammalogie (1, I, p. 48 donne pour caractères essentiels des bois du « commun d'être ronds, branchus , de s'écarter d bord l'un de l'autre, puis de se rapprocher un vers l'extrémité, d'avoir trois andouillers tou en avant où un peu en dehors, et une e paum terminale où couronne formée de deux à cinq digu Il ajoute pour dimensions les plus ordinaires que bois ont deux pieds.

Or, par ces diagnoses, c’est aux bois du cerf dinaire que le bois fossile du cerf Rochefortinse porte le plus : et cependant j'ai examiné avec $ les figures de ces bois données par Georges Cu (Oss. foss., Lt. LV, pl. 5, fig. 4 à 12); Ballon etD benton (édit. de l'Impr. royale, et Buffon, Mami fères coloriés 2 v. in-4°), et surtout par ee dern décrivant sous les noms de bois de cerfs bizarres nombreuses modilications que ces bois prennent & l'âge; Frédéric Cuvier (Mammifères) et les pland de l'Encyclopédie, sans pouvoir me décider à porter au cerfcommun le bois objet de notre exam Le fossile Rochefortin est bien voisin sans doule l'espèce commune, mais il se rapproche aussi du à bois gigantesques, car, comme lui, il a la conca de son empaumure dirigée vers le ciel, et la de l’empaumure largement évasée, Une descrip minutieuse et une bonne figure rendront celle dk rence plus sensible.

Le bois de cerf fossile Rochefortin que nous dé vons appartenoit au côté gauche; il mesure:

Pieds, Pouc. LÀ

Longueur totale de le pierrure äu som:

met de la derniére dague. + 2 6 du maître andouiller. {On ne posséde qu'un fragment de cinq pouces et demi, ayantun diamètre de seize lignes.)

du de andouiller, . + : * ?

rfs, à huit ans et au-dessus, ç , des sillons plus marqués, dercules de leur soubasseme . Passé sept ans, des andouil] bre sans règle fixe; ils se mu

tpaiseeurà la base du maître andoulller

manquant. ts | 6 Gireunférence du merrain à la pierrure. » #8 » Longueur du 3e andouiller, , . , , » 11 »

Grconférence du merrain au-dessus des

vers le sommet du bois, où il deux premiers andouillers. » 6 4 espèce de couronne ou d'em De——— au-dorsbs du ch andouillef, » G » le voit planche 3, aux ursurdel'évasement del’empaumure, »n #4 4 6 NON prancne 5, aux figures reonférence de cel évasement. . . , 4 À » dinairement les plus vieux Hi Lngueur du premier andouiller de la

que dix ou douze, mais one couronne. + + + + + + + » 6 9 jusqu'à trente-trois, » —— du deuxième, + « + + + + D» #4 3 animal, M, Cuvier dit (tom du troisième... +. . + » 4 10 du mâle est rond, et veut le Us à 8 bord en forme de dagues, pui de la meule, re ° »y 2 7

1 face inférieure plus de brane à mesure qu'il avance en âge e espèce d'empaumure de p ntes. »

sa Mammalogie{t, IT, p. 44 ères essentiels des bois du @ ds, branchus, de s'écarter 4

Cebois s'insère sur le crâne par une meule évasée, tement pédiculée, et séparée de la couronne de ures par une longueur de deux pouces sept lià l'endroit de sa plus grande obliquité, et seuent d'un pouce en haut. La couronne de piersest très rugueuse, mince et adhérente à la base maitre andouiller (celui coupé par les ouvriers rassiers n'a pu être retrouvé). Le merrain est cyrique, très compacte, très épais, profondément lonné et rahoteux à sa surface. Le second anjiller nait au-dessus du premier et à le toucher ; &larrondi, recourbé en segment mince, rugueux, ayant que huit lignes de diamètre, ou trois poukeinq lignes de circonférence extérieure. Le troieandouiller est très long , recourbé, graduelbentaminci, rugueux , et séparé du deuxième par aez large intervalle, à partir de cet andouiller ; merrain se déjette légèrement en dehors, s'épaissit Séase bientôt sur son axe d'avant en arrière, manière à présenicr une surface convexe en deéline concavité en dedans, et surtout en haut. #rugosilés sillonnent cette couronne, épaisse, mase, divisée en cinq andouillers séparés par de pro- Mes échancrures, et disposés avec régularité, Ces duillers sont coniques, arrondis, graduellement lénés, L'antérieur est libre, long de cinq pouces M lignes ; celui qui vient ensuite est plus court, que droit. Le médian se dirige un peu en haut, assez pointu, Le quatrième est plus court , et Æilimement lié à la base du cinquième ou pos- Fur, qui est assez gros pour supporter en haut le Wiment d'un sixième andouiller, formant onglet à le du cinquième qui n’a que trois pouces trois #8, en partant du milieu de l'échancrure.

Arecces bois on a trouvé seulement la partie pos- “he anne de ce cerf, entourée Fee ufeà si lacustre, Toute la partie * in ele Æ$ Ssutures étoiemt vives et De he une extrême dureté. L'épaisseur D noce au es temporaux étoit démesurée ; oit jusqu’à onze lignes. Il est vrai

e, puis de se rapprocher un d'avoir trois andouillers tou 1 en dehors, et une eipaum nue formée de deux à cinq digg nsions les plus ordinaires que ÊR noses, c'est aux bois du cerf fossile du cerf Rochefortin se ‘ependant j'ai examiné avec 8 vis données par Georges Cu 1,5, tig. 4 à 12), Ballon al mpr. royale, et Buflon, Mam in-4°), et surtout par ee dern noms de bois de cerfs bizarres cations que ces bois prennent à vier (Manumifères) et les plan , Sans pouvoir me décider à jun le bois objet de notre exan rtin est bien voisin sans douté mais il se rapproche aussi du car, comme lui, il à la conca e dirigée vers le ciel, et la À rgement évasée, Une deserip bonne ligure rendront celle uk

bssile Rochefortin que nous dé u côté gauche; il mesure:

Pieds Pouc.

e le pierrure au SOM-

la dernière dague. + 2 6 re andouiller. {On ne qu'un fragment de

ices et demi, ayantun

e de seize lignes.)

ndouiller, . « « » ?

de dire que ces os sont très celluleux et sans presque de diploé. La partie postérieure du cerveau se trouve ainsi occuper une partie très rétrécie, Le diamètre de ce crâne, pris d'une fosse temporale à l’autre, avoit trois pouces dix lignes. La face occipitale externe est, on le sait, comme tronquée, mais sa surface à peine oblique est rendue sinueuse par des ondulations et des sillons destinés à loger des muscles d'une grande puissance d'énergie. Les condyles surtout sont proportionnellement d’une grosseur notable. Or, cette portion de crâne, comparée avec celle d'un élan de Terre-Neuve, la seule que nous ayons en notre possession, est plus forte en toutes ses parties, et garnie d’aspérités beaucoup plus considérables sur sa face occipitale.

Le cerf Rochefortin, tel que nous le concevons, devoit avoir les formes de l'élan, avec la tête longue, large, etles membres plus robustes du renne. Vivant dans les bois marécageux, son pelage devoit être composé de poils drus, courts, assez secs et cassants. Il fréquentoit les rives de la Charente que la mer baignoit alors jusqu'au Vergeroux, en s'étendant au pied du coteau de Surgères et jusqu'au-delà Annezai, en formant des presqu'iles de toutes ces terres hautes et crayeuses qui bordent aujourd'hui nos divers systèmes de marais. Le cerf géant et les autres cerfs ou daims, dont les races sont aujourd'hui éteintes, occupo'ent alors les lisières des vastes forêts qui couvroient une grande partie des Gaules : ces forêts s'étendoient sur les rives de tous nos fleuves, et sur les rivages de la mer. Ces animaux trouvoient dans ces solitudes les éléments de leur existence ; mais successivement traqués par les chasses des Celtes et des Romains, puis mis à découvert par les défrichements et par le desséchement successif des marais dans les trois à quatre premiers siècles de notre ère, leur race a été anéantie, à mesure que la culture des terres et que la population s’acc oissoient, Nul doute que les daims mentionnés par les auteurs latins dans l'ile d'Oléron n'aient appartenu à notre espèce aujourd'hui perdue, car les bois du cerf Rochefortin ne sont pas de vrais fossiles, dans l’acception ordinaire du mot, mais des débris soigneusement conservés dans des terrains d’alluvion d'une argile marneuse , mêlée de craie.

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