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LES CATOBLEPAS

distingué des damalis. Leur formule dentaire

| 4 trago camelus, Gm.

Connochaeti, Lichst.; Catoblepas, Pline, lib. 8, 32; Ælien, lib. 7, cap. 5.

DES MAMMIFERES.

Foment encore un genre démembré des antilo-

se compose d'incisives *; de canines, 0; de molaires, +, Leur tête est presque carrée; leurs cornes sent planes et larges à la base, attachées proche la crète frontale, et sont contournées vers le sommet. Leur mufle est large , leurs narines creusées comme celles des bœufs, et munies en dedans d'une sorte de valvule élastique. Sur les genoux s'élèvent des tubercules glanduleux; le cou est muni d’une crinière, et la gorge est couverte d’une épaisse barbe ; les paupières et les lèvres sont couvertes de soics. Le corps et la queue ont les formes et l'aspect de ces parties dans le cheval. Hs vivent en troupes dans les déserts de l'Afrique. Le type de ce genre est le GNou ou Niou ( À. gnu, Zimmerm. (!), qui vit dans les montagnes du nord du Cap. Il a été décrit par Buffon. La seconde espèce est le catoblepas taurina (Burchell ), le kohong de Lichsteinstein, le koknu des géographes Trutter et Sommerville , figuré par Daniells dans ses .ifrican d | scenerys, et par Hamilton Smith. Le catoblepas taureau adulte a quatre pieds et demi de hauteur au niveau des épaules; son bassin est déprimé sur cinq pieds de longueur à partir du thorax jusqu'à \ l'anus ; la tête, le cou et les épaules sont des plus ï robustes, et la tête est à proportion plus courte que large. Les cornes sont plus élargies à leur base que | celles du gnou ; elles sont noires et aussi plus séparées et plus irrégulièrement rugueuses. La crinière est longue, flottante, et va jusqu'au milieu des épaules. On remarque sous chaque œil une glande arrondie et nue laissant découler une humeur gluante. Sous le menton pend une longue barbe soyeuse tombant jusqu’à la poitrine. Son pelage est d'un cendré blanchâtre, et la queue, longue de trois pieds trois pouces, est couverte de longs crins noirs. Il vit en troupes sur le territoire des Hottentots Beljanuis, au cap de Bonne-Espérance. La troisième espèce est la bastard wild Leest des Hollandois du Cap, cato: lepas gorgon (H.S.), plus grand que le gau, ayant comme lui des cornes blanches, mais plus rapprochées, grêles, recourbées en dehors, noires au sommet. Le museau est presque quadrilatère. Les oreilles sont courtes; la crimière longue et flottante dépasse les épaules ; le menton n’a point de poils en forme de barbe. La queue est courte et noire, le pelage brun sale, mélangé de roux cendré avec des raies transversales plus obscures, et quatre ou cinq raies noires entourent les bras. Ou dit que cet animal féroce et dangereux vit en troupes dans l’intérieur de l'Afrique australe. Enfin on connoît des cornes d'un catoblepas diflérentes de criles des trois espèces précédentes, et que M. Hamilton Smith propose d'appeler C. Broo.sii. Ces cornes , À longues de treize pouces, sont noir luisant, presque

(") Les Hottentots prononcent tignu.

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546 HISTOIRE NATURELLE

planes à leur base, triangulaires, très rugueuses, granuleuses, grèles à leur pointe et doublement recourbées. Elles sont couservées dans le cabinet de M. Brookes,

Les antilopes gazella et lervia de Pallas sont douteuses, et nous ne connoissons pas l'antilope spinigera de Temminch, ni les À, tendal, chora et dammah de Ruppell.

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