IV, LA BALEINOPTÈRE MANGIDACH
Le jeune âge de cette espèce est le mangida des Aléoutes; elle est connue des Russes 59 nom de magida , et décrite par Pallas sous cel mangidak où balæna m:seulus. Sa taille € peu plus prononcée que celle de l'espèce suiv elle se distingue de l’abugulicq par un renlle plus considérable de la tête, par une nageoire sale pointue et plus déjetée en arrière du corps des pectorales plus étroites et plus aiguës à sommet, enlin parce que le rebord de la ma:
caudale n’est pas échancré. Les fanons du m dach n'ont que six pouces de longueur, etn6 vent que comme étoupes; Sa graisse luileus également concrète, et a les mêmes USife celle de l'espèce précédente. Een est de mêmn os et des tendons. Cependant on mange pari choir du ventre des jeunes individus, qui est té tandis qu'elle durcit et devient trop Coriare d âge plus avancé. Un individu, long de soixan pieds anglais, fournit de quatre-vingts 4 cent livres de tendons.
yourtes, et on retire d’un animal de cinquante pieds | jusqu’à quatre cents livres de tendons. Les évents \ALEINOPTÈRE AGAMACHTSCIHICIL. | dans la figure en bois, au lieu d’être placés sur le sommet de la tête, sont creusés en devant et comme Que baleinoptère, connue sous Je même nom | des narines : ce qu'on doit attribuer probablement res Russes et par Pallas, est un peu plus petite | à une erreur de l'artiste. h précédente, dont elle a les formes; elle est couleur brunâtre , excepté sous le ventre qui VIII. ane, marqué de rides, et aplati. On recherche , airs pour la nourriture, et ses fanons, qui LE PHYSETERE ALUGNINICH. blancs et longs de deux pieds, ne sont pas utià M. de Chamisso dit que sa taille ne dépasse Cette espèce est rapportée par M. de Chamisso sigehuit pieds anglais, et Pallas lui en donne | 4 genre ancylodon d'Illiger, et à pour synonymes à soixante-dix ; sa graisse est abondante, et | les noms de tchieduk et d’agidagich; elle paroit membranes des intestins servent aussi à faire | Se rapprocher du monodon spurius de Fabricius, kiélements, mais moins solides que ceux de | äinsi que de l'hyÿperoodon de M. Lacépède, et du seurs autres baleines. delphinus diodon de Hunter. Pallas décrit brièvement l’alugninich, et ne lui donne que deux dents VI. en avant de chacune des mâchoires; il dit que sa
e dans son milieu, ct de mû Ve 1$, considérée, par les Aléoute blis au Kamtschatka, comme es les baleines de leurs m , d'après l'opinion des habita cinquante pieds anglais de sont petits et inusités ; sa grai oncrète, à une saveur agréà ur le dos et les flancs, tandis » est unie aux fibres muscu . Son ennemi le plus acharné attaque et la harcèle pour lui ou dévorer sa graisse, dont il en effet on en trouve de mo a suite de blessures qui paroi es Aléoutes, lorsqu'ils s'empa e qui est assez rare, détache couvre la langue pour en (4
PNROR ES rer
| ; graisse est purgative , et seulement employée à brûs si minces et si transparen LA BALEINOPTÈRE ALIOMOCH. ler. Le tschieduk, du même auteur, a soixante-dix ! mps imperméables à la pluie, pieds, deux dents longues de neuf pouces à chaque | euples , et qu'ils obtiennent Laiomoch ou aliama des Aléoutes dans l’âge | maxillaire, et une graisse également nuisible. Enfin,
hoques ou de baleines. Les « employés à faire des armure tirent de la queue, pour en !
ke,et l'aliama gadach dans les prexières an- | son tschumtschugagack peut avoir environ quatrenest laliamot des Russes, et l’alliamak de | vingt-quatre pieds, suivant l'opinion des insulaires
2 IE à 80H
Au EN , Bis: elle ressemble aux espèces précédentes. Ce- | de Kadiak ; maisil a quatre dents à chaque mâchoire. | is cent vingt jusqu à cent s0ix nt, d'après la figure, le corps est p'us ra- | Ilest donc fort difficile de rapporter positivement | . si el plus épais, la mâchoire inférieure est plus | l'espèce de M. de Chamisso à celles de Pallas. fl
IV. eque la supéieure, la nageoire dorsale est | L'image aléoute représente toutefois à l'alugninich
hngée, mais peu haute et comme tronquée; les | deux évents séparés, deux dents à l’un et l’autre F
NOPTÈRE MANGIDACH. nles au contraire sont très longues et rappro- | maxillaires, et deux raies blanches entourant le des veux, et la caudale forme un large crois- | corps très obliquement.
le cette espèce est le mangide La partie inférieure de celle-ci est blanche, et M. de Chamisso possédoit trois figures de dau-
lle est connue des Russes 5) Ségalement la couleur des pectorales ; sa taille | phins : deux ont été jugées trop imparfaites et trop À
et décrite par Pallas sous cel dpasse guère trente-cinq pieds ; sa graisse hui- | grossières pour être publiées, et il s'est borné à
læna m:seulus. Sa taille e «sl abondante et fluide, et ses fanons sont | une seule qui termine son mémoire.
cée que celle de l'espèce sui @urls pour être employés.
de l'abugulicq par un ren IX.
» de la tête, par une MaseoIre VU.
lus déietée en arrière du corps , a LE MARSOUIN AGULUCH.
“a her ét plis ali à LE CACHALOT AGIDAGICH. |
. : : D M. de Chamisso regarde ce marsouin comme le Jarce que
#achalot est l'agidagich ou agdagjach des | dauphin orque ou l'épaulard de M. Cuvier. Les les que Pallas écrit aggadacchgik, etqui paroit | Russes le connoissent sous le nom de Lossatka, et Ml plarun des Russes ; sa grosse tête cubique, | Pallas l'a décrit sous celui d’ag'uk. Le dessin lui bre nagcoire caudale, l’étroitesse de la mâchoire | donne deux évents, ce qui est sans doute une erreur, re, sa bosse dorsale, tout annonce que c’est | une large nageoire dorsale, etune queue rectiligne.
Galot macrocéphale des auteurs. La longueur | Une raie blanche latérale se dessine de la commisdonne M. de Chamisso est de cent sept pieds | sure de la bouche jusqu’au-delà de la pectorale, et “environ, et il ne sera pas inutile de rappe- | une autre raie nait en avant de la dorsale, et se proque le pied anglois n'a que onze pouces du pied | longe obliquement jusqu’en dessous du corps près Re, Les dents de la mâchoire inférieure ont | de l'origine de la queue. Suivant M. de Chamisso sa Bees de longueur, et les branches osseuses de | taille est de treize pieds, ses dents sont petites et s. tt sont employées à la confection des javelots; | nombreuses; il vit en grandes troupes, et attaque pau de ce cachalot est usitée par les Aléoutes | avec férocité les baleines dontil est l’ennemi acharné.
4 lire des chaussures ; sa graisse huileuse, qu'on | Si cette espèce étoit exactement décrite, elle seroit
/ Mglive, sert uniquement à l'éclairage des | nouvelle : car l’orque ne lui ressemble point, et
8 échancré, Les fanons du six pouces de longuenr, dt e étoupes; Si graisse luileus hôte, et a les mêmes USIEÉ précédente. [en est de mê ; s, Cependant on mangé par es jeunes individus, qui est te reit et devient trop coriate dal . Un individu, long de soixan
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l'orque d'ailleurs ne peut se trouver dans lesmêmes mers; car chaque espèce de la famille des dauphins quitte peu les zoncs qui lui ont été affectées,
Description de que'ques cétacés des mers du Japon, d'après des figures peintes en Chincet au Japon ; par le comte DE LACEPEDE.
Nous plaçons à la suite des cétacés des iles kouriles et aléoutiennes, quelques espèces que M. le comte de Lacépède décrivit d'après des dessins japonois que lui avoit communiqués M. Abel de Remusat, et dont il fit l'objet d'un mémoire spécial qu'il lut à l’Institut le 21 septembre 1818. Des espèces qui ne reposent que sur des peintures de ce genre, sans description aucune, ne peuvent en ellet être rangées parmi celles admises dans les ouvrages comme réelles : car on sait que les peintres chinois se plaisent à cnluminer leurs dessins avec des couleurs de fantaisie, et que rarement ils s'astreignent à peindre la nature telle qu’elle est. D'un autre côté, cependant, M. de Lacépède assure que les traits distinctifs des diverses espèces sont présentés avec une grande netteté, et qu’ils portent tous les signes de l’authenticité ct de l'exactitude que les zoologistes sont accoutumés à reconnoitre, de sorte qu’on est tenté de regarder ces figures comme les portraits exacts d'espèces vraiment nouvelles.
6 Er.
Les Baleines à dos sans bosse.
LA BALEINE JAPONAISE, Balæna japonica. Lacér.
Nous emprunterons textuellement, pour cette espèce comme pour les suivantes, la description qu'en a tracée M. de Lacépède.
« L'évent est placé un peu au-devant des yeux; la nageoire caudale est grande ; on voit sur le museau trois bosses garnies de tubérosités, et placées Jlongitudinalement ; la couleur générale est noire ; le ventre est d’un blane éclatant, et cette grande place blanche est comme festonnée profondément dans son contour ; les mâchoires, les nageoires pectorales , et la caudale, sont bordées de blanc; des lignes courbes, noires et très fines, relèvent le blanc qui est autour des yeux et à la base des pectorales : on distingue des groupes de petites taches blancies sur Ja mâchoire inférieure, et d’autres petites taches de la même couleur sont répandues sur le museau. »
HISTOIRE NATURELLE
LA BALEINE LUNULÉE,
Balæna lunulata, Lacrr,
« L'évent de cette espèce est placé un peu en rière des yeux, et les deux mâchoires sont héris à l'extérieur de poils ou petits piquants noirs couleur générale est verdâtre, cton voit sur la le corps et les nageoires, un grand nombre dene
croissants blancs. »
Les Baleinoptères à plis longitudinaux sou gorge et sous le ventre,
If.
LA BALEINOPTÈRE MOUCHETÉE, Balænopiera punctulata. Lacer,
La nageoire dorsale est petite, et située à une tance égale des pectorales et de la caudale; cin six bosses sont placées longitudinalement su museau; la tête, le corps, et les rectorales, mouchetés de blanc sur un fond noir, et les lèv les sillons iongitudinaux , ct le tour des yeux, blancs.