‹ Compléments de Buffon [microforme]Chapitre 452 sur 514 · CE · texte numérisé non relu

CE

Les sousous sont sans contredit les plus re quables des cétacés par la forme de leur rusé De tous les dauphins à bec, a dit M Cuvier foss. te NV, p. 279), le plus ertraordinaire, e qui mérileroi peut-etre Le plus de farre vi ÿ6 à part, c'est Le dauphin du Gange on sousont: effet, le bec de la seule espèce que l'on cannoissg long, mince, comprimé sur les côtés, el renflé à extrémité, de manière qu'il est plus gros à celle tie qu'à son milieu, il est aussi un pente courbé d sa longueur, et ne ressemble pas mal au p ment de la tête de certains insectes du genre

fulgores. ve Les sousous ne comprennent qu'une espété

rolo

décrite dans la plupart des ouvrages systématious le nom de dauphin du Gange. Ce nom de west celui qu'elle porte dans le Bengale où elle jte les bouches du Gange. On est redevable des is circonstanciés que nous possédons aujour

Du. et des deux beaux individus qui enrichissent e Mustum, à MM. Diard et Duvaucel, et Luvier a comolété, par ses recherches, l'utilité nmprance des observations locales que lui wrent 08 deux naturalistes, Ce savant pense wque le dauphin du Grange est très probableue platanista de Pline, et qu'on doit le reuver dans de passage du naturalisté romain. In ne Indie platanistas vocant, rostro delp'inict de, magnitudine autein XY cuhito:um (Pline, AN, cap. NN.) »

Jhis ce qui rend les sousous encore plus distincts ts les autres cétacés de la grande famille des iphins, ne sont pas les enveloppes les plus su

celles, mais bien la partie la plus profonde et plis caractéristique de l'organisation, celle qui urie point, la charpente osseuse enfin. Nous muuterons au célèbre auteur des Ossements fo iles détails anatomiques les plus intéressants lesystème osseux de ces cétacés.

Le museau, très long, est extrêmement compané par les côtés. Les intermaxillaires en oceupat la partie supérieure , et les maxillaires l'inféire, Les premiers remontent jusqu'aux côtés, mime jusqu'au-dessus des narines, qui dans æe espèce sont plus longues que larges.

Le caractère le plus frappant de la tête, c'est qe les maxillaires, après avoir recouvert comme dns les autres dauphins les frontaux jusqu'aux iles temporales, produisent cracun une grande

nu de la mer Pacilique , et [ rafraichies de l'est, Quelq les détails dont se compos ront sans doute, pour un j attention sur ee dauphin, q s delphinorhynques pareequ long museau, par 48 degrés de latitude qu ngitude occidentale, la ve ouvrimes l'ile de Clermo u desiles de corail de la nes suivis par une nombrer achetés, que nous examinn s la proue où ils passoient se, Leur tête étoit ellilie, te nuseau, leur corps étoit mi gueur, qui sembloit être de de la queue étoit forte et p 1, placée au milieu du corg tous bifurquée légèrement paroissoit d'an vert clair d ce liquide, la teinte du dos é e, Le ventre étoit de coule aches blanches, arrondies.

de roussätre, Les rebords 4 out de la supérieure, étoi ivent oceupoit l'espace Intern ce dauphin souflloit souvent atation fûttrès rapide. nousn ins avec attention le mécanis nentrapide et alternetif dedr queue , mouvement analog rsque les marins goudillent, Lainsi tantôt sur un coté et oussent en avant, et acquitn

mmune. Roi osseuse qui se redresse et forme une vaste Me sur le dessus de l'appareil éjaculateur des

= mines. À cet effet, l'une de ces productions os- IV. «ses se rapproche de l'autre , et paroit même la

wcher sur les deux tiers antérieurs; mais en mire elles s'écartent pour laisser passage à l'élet C'est la ligne de réunion de ces deux parois Beusesqui soutient la carène que le front de cet imal montre à l'extérieur. En dessous, ces pa- Ni offrent plusieurs cavités où une espèce de réau formé par des branches osseuses très multi- Blées, Dans l'animal frais , la plus grande partie l'espace qu'elles couvrent est remplie d'une Mstnce tbreuse , serrée et assez dure.

Les fosses temporales sont très grandes; leurs MS supérieures cernent au haut de l'occiput Mepace rectangulaire, des deux côtés duquel w tangle droit le reste de la crête occipitale. L'pophyse Z2ÿgomatique est très longue et pro- Mbunée à la grandeur de la tempe, et forme

RSunissant avec l'apophyse orbitaire externe 4,

6 SOUSOUS.

tu sans contredit les plus rê és par la forme de leur musé ins à bee, a dit M Cuvier ), de plus ertraoidinare, t t-étre leplus de faire vin 94 ot SOUsou,

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DES MAMMIIÈRES. 609

» presque à elle seule l'arcade zygomatique. L'or- » bite est très petite; les palatins sont plus grands » que chez les autres dauphins, et ne touchent point » aux pariétaux, Les crêtes du basilaire et des occi- » pitaux latéraux, qui bordent au côté interne la » voûte sous laquelle est l'oreille, sont très épaisses » et hérissées de petites pointes osseuses. L'espace » qu'elles laissent entre elles est rempli et fermé par » l'os de la caisse, qui-est très grand et adhère au » rocher : celui-ci n'est pes simplement suspendu, » il est enchâssé à demeure entre le temporal et les » parties voisines de l'occipital, »

Parmi les autres particularités anatomiques que présente le dauphin du Gange, M, Cuvier mentionne encore la grande compression de la mâchoire inférieure qui rapproche les deux rangées de dents, et la longueur de la symph se, dont les branches acquièront aussi une plus grande hauteur, Cette lnque symphyse, dit M, Cuvier, ainsi que les crétes qui naissent du marillaire, nous préparent à ce que nous observerons dans le cachalot.

Le reste du squelette offre aussi des caractères qui sont propres à ce genre, Les vertèbres cervicales sont très distinctes, fortes, mais courtes; des apophyses transverses accessoires, plus longues que les véritables, partent du coté dés quatrième , cinquième et sixième, Les dorsales sont 4g nombre de onze ou douze. I y à vingt-huit lombaires, L'omoplate est,plus largequ'aux dauphins proprement dits,

LE SOUSOU PLATANISTE.

Delphinus gangeticus. Livéck (1).

C'est non loin de Calcutta et de Chandernagor que vit le sousou des Indous; il habite les innombrables canaux qui serpentent dans le delta du Bengale, et qui se jettent à la mer au fond de cet immeuse golfe, quoique souvent il remonte les eaux sacrées du fleuve chéri de Brama à de grandes distances dans l’intérieur.

Dans quel but la nature a-t-clle donné à ce cétacé un long bec caréné, armé de dents aiguës? Les animaux destinés à vivre dans les caux du Gange ont done besoin de ce museau prolongé pour fouiller dans les roseaux , dans le limon, peut-être, afin d'y atteindre plus sûrement leur proie ; car si un cétacé

() Delphinus gungeticus, Leb , Mém. de la Soc. nat. de Berlin, 1801, 4. Ut, pl. 2,p. 280; Roxburgh, Mém. de la Suc. asiat., Calcutta,t. VH, pl. 3, p.170; Delphinus rostratus, Shaw,Gen.zool., LU, part. 2, p. 51%; Delphinus shawensis, Blainv., Desm., Nouv, Dict. d'hist. nat, 2e édit, t IN; Cuvier, Oss. foss., LV, p. 278, 298, 307, pl. 22, 8; sir Everard Home, Trans. philosoph., 1818, p. #19, pl. 20; Desmoulins, Dict, classig. d'hist. nat., 1, V, p. 355.

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armé de dents robustes, comme le sousou, présente une disposition aussi caractéristique dans la forme de son museau, n'est-il pas remarquable de la retrouver dans un des sauriens les plus voraces des mêmes contrées, le gavial ?

Le sousou a cent vingt dents, c'est-à-dire soixante enhauteten bas, et par conséquent trente de chaque côté. Ces dents sont pointues, et de forme conique ; mais en vieillissant elles finissent par s’user au sommet. Leur racine est irréguière, et souvent comprimée latéralement. Toutes sont implantées sur les bords des mâchoires, dont la forme allongée, grêle au centre, un peu renflée à l'extrémité, est souvent, dans l’âge adulte du moins, légèrement recourbée. Les dents antérieures sont beaucoup plus longues , plus acérées, plus serrées les unes contre les autres que les postérieures. Elles s’entre-croisent à l'extrémité du museau, tandis que sur les branches de chaque maxillaire , elles sont distantes, courtes, et comme usées à leur pointe. Le sousou varie dans sa taille ; celle qui lui est le plus ordinaire ne s’éloigne pas de six à sept pieds; sa langue est charnue, épaisse, et légèrement arrondie en cœur ; les yeux sont presque imperceptibles, et placés très près de la comraissure de la bouche. L’évent n’est point en croissant comme on le remarque chez la plupart des cétacés de la grande famille des dauphins, mais bien en ligne droite et disposé longitudinalement. Les nagcoires pectorales sont larges et presque carrées à leur bord. La dorsale est rudimentaire, et ne paroit que comme un léger repli de la peau s'élevant un peu en arrière du milieu du dos.

La couleur générale de cette espèce est le gris de perle, le plus doux en dessus, passant au gris blanchâtre sous le corps, et qui, pendant la vie, brille de cet éclat satiné si rapidement éteint lorsque la mort a cessé d'animer l'organisme.

On remarque plusieurs individus bien conservés de ce dauphin rare et curieux dans les galeries du Muséum d'histoire naturelle. On en est redevable aux recherches assidues de MM. Duvaucel et Diard ; et le premier surtout, qui promettoit à la science un naturaliste plein d'ardeur, est mort sur les plages où vit le dauphin qui nous occupe, peu de temps aprés avoir enrichi sa patrie du bel individu dont nous avons fait graver la figure.

Le plus grand sousou que l'on possède à Paris a sept pieds trois pouces. Son museau a quatorze pouces jusqu’à la chute du front, et dix-sept jusqu'à la cominissure de la boucle ; la nageoire pectorale a un pied de longueur sur sept à huit pouces de largeur.

Combien il seroit intéressant de connoitre les mœurs, les habitudes, les appétits du sousou! On dit qu'il nage avec leateur, et qu'il vit en troupes nombreuses. Mais où se tient-ilau temps des amours ? quel est le nombre de ses petits? de quelle proie se

HISTOIRE NATURELLE

nourrit-il plus particulièrement? quelle pent à enfin l'étendue de la sagacité qui lui a été départie

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