‹ Compléments de Buffon [microforme]Chapitre 69 sur 514 · GUENON ASCAGNE OÙ BLANC-NEZ · texte numérisé non relu

GUENON ASCAGNE OÙ BLANC-NEZ

Cercopithecus petaurista. Enxz. (!).

amand décrivit l’ascagne sous le nom de blancans son édition de Buffon. fl en donna une fi-

imia petaurista, Linnœus , Gmelin; Erxleben, #, p. 35; Screber, pl. 19 B ; Buffon, Supplém., 5 Encyclopédie, pl. 19, fig. 3 : l'ascagne et le ‘:, Audebert, Singes, fam. #4, pl. 14 et 15 : Gnez, simia petaurista, G. Cuvier, Mén. du P. 5, édit. in-fol. : cercopithecus ascantus, Fr. » Mammif., p.16 , p. 59, édit, in-4e ; G. Cuvier, animal , t. 1, p. 93; Geoffroy Saint-Hilaire, Sénographié, huitième leçon, p. 19.

gure médiocre à la planche 59. Plus tard Audebert publia les descriptions de deux singes qu’il nomma ascagne et blanc-nez, qui tous deux appartiennent à la même espèce, et par conséquent à celle primi+ tivement figurée par l'éditeur hollandois que nous venons de nominer. M. G. Cuvier redressa cette erreur dans l’histoire qu’il traça de l’ascagne ou blancnez dans le grand ouvrage intitulé Ménagerie du Muséum, et en donna une figure supérieurement gravée par Miger, d'après le vélin de Maréchal.

Enfin, dans ces derniers temps, M. Fr. Cuvier a fourni un portrait colorié exact et gracieux d’un individu femelle de cette guenon dans la planche 46 de ses Mammifères lithographiés.

L’ascagne n'étoit distingué du blanc-nez que par la couleur bleue de la face , au lieu du noir qui teint la peau de la seconde espèce : mais souvent cette teinte noire de la peau change de nature chez les singes à l'époque du rut, et devient turgescente. pourprée, ou bleuâtre, sans que ce soit sous ce rapport un caractère distinctif.

L’ascagne est remarquable par l'élévation de son front, le grand aplatissement de la racine du nez, et la saillie que fait le museau. Ses oreilles sont larges, arrondies, brunâtres; d'épais favoris touffus flottent sur les joues, et garnissent le dessous du menton. Les couleurs qui se partagent les diverses régions de la tête sont assez tranchées. Ainsi tout le dessus du crâne est d’un vert jaune, plus brun sur le front, La face est d’un noir bleu dans l’état de vie, et une large tache blanct e cicupe l'extrémité du nez et une partie de la lèvre supérieure ; les poils des joues et du menton sont légers, fins, et d’un gris clair tirant sur le blanc pur. La face, excepté le tour des yeux, n’est point dénudée, mais bien recouverte de poils noirs très petits et très serrés ; les lèvres sont rubanées, c’est-à-dire peu épaisses et très étroites.

Le pelage du dos, du dessus de la queue, et des parties externes des membres, est doux, soyeux , verdâtre, légèrement teint de fauve sur la ligne vertébrale et sur la queue, tirant au gris clair en s'avançant vers les jambes et les mains ; le dessous du corps et de la queue, le dedans des bras et des cuisses, sont d’un blanc à peine teinté de grisâtre ; les doigts des pieds ct des mains sont carnés, mais assez bruns en dessous ou plutôt violâtres.

L’ascagne a de longueur totale, sans y comprendre la queue, quinze pouces, et cette dernière n'en a pas moins de dix-huit ; lorsqu’il marche à quatre pattes, son élévation la plus grande du sol est de dix pouces.

Un individu conservé vivant dans la ménagerie du Muséum étoit remarquable par son extrême douceur et par sa confiante familiarité. Sa nourriture consistoit en carottes, en pommes et autres aliments de même nature; ses mouvements étoient pleins de

LE mn on re nn gb Le + Z ms

den

Le her

CRT Le dd

PT EE D en

Page 1